Éloges de la gentillesse et foli@ du monde.

Publié le 25 Janvier 2014

Éloges de la gentillesse et foli@ du monde.

A la question "Comment aimes-tu les hommes?", je n'ose plus répondre "gentils" tant l'on m'a rit au nez. A l'époque, il y a une dizaine d'années, j'en éprouvais un profond mal-être, étant foncièrement gentille moi-même. J'évoluais, certes, dans le monde de la com', des médias, des commerciaux et autres manageurs, artifex au milieu de requins, mais j'aurais pu survivre si je n'avais pas eu à faire face à autant de superficialité. De techniques d'humiliation en techniques de manipulation, de sadisme en perversion, j'ai pris sur moi et ai suivi mon milky way, ma trame inconsciente me soufflant de préserver mon espèce, en voie de disparition. J'aurais pu flatter leur orgueil aussi, flatter leurs verges ou répondre à leur besoin de reconnaissance, mais je n'en ai rien fait. Et j'ai eu mal, très mal, toute douce et attentionnée que je suis. Bon, je les ai aimé(e)s.

Aujourd'hui, je m'accommode de réponses abracadabradantesques, mais le fond de ma pensée reste le même, fort heureusement. Je n'en reviens cependant pas de constater que celles et ceux qui calculent, profitent, manipulent et humilient jusqu'à en être haineux soient aussi bien représentés au sein de notre Société. C'est qu'ils/elles sont intelligents (enfin, c'est vite dit ils/elles sont surtout d'excellent(es) orateurs/trices ou ont de l'argent), ont une vie sociale riche, construite sur des arrières pensées très matérialistes voir malfaisantes. J'envie leur statut social, non pas par manque de notoriété, mais je porte des couleurs qu'il est bon de porter quand l'on est très entouré(e), et que l'on est "quelqu’un" puisque le monde est ainsi fait. Si j'avais eu plus que je ne suis, il est fort à parier que je n'aurais pas eu à passer par la case internement en HP : mon réseau de connaissances m'aurait épargné cette épreuve, et tant d'autres. Mais je suis, avant tout, solitaire, notamment parce que les méchancetés gratuites, de plus en plus subtiles, m'indisposent au plus au point. Techniques inquisitrices et nazies sous couvert d'une discipline vielle comme le monde patriarcal : la Programmation Neuro Linguistique (PNL). Tout le monde y va de sa petite psychologie à deux francs six sous, et, plutôt que d'être en un réel dialogue (dia logos) ou chacun argumenterait son point de vue, non dans le but de convaincre mais dans celui de partager et d'échanger, l'homme souhaite dominer, avoir raison et il juge et condamne plus qu'il n'écoute et n'accompagne autrui. Ainsi, à les entendre, je serais trop ou pas assez, selon elles/eux, bien entendu, mais rares sont celles et ceux qui se penchent sur celle que je suis réellement sans vouloir me transformer selon leur propre vision de la normalité, de la maternité ou de la féminité. Ce qui m'épanouit ne semble pas être à la portée de toutes et tous et ils/elles reprochent une marginalité quand je me suis totjorn gardée de leur expliquer que je fuyais leur médiocrité ainsi que leur malveillance.

Alors, bonjorn, je m'aime, c'est nouveau et je n'aurais plus jamais la patience de subir des relations polluantes qui oppriment ma fibre artistique ainsi que mon âme sensible. Alors fuyez-donc la folie du monde, laissez passer les orages, méditez et suivez votre intuition, aimez moins, peut-être, ne pardonnez pas tout, et sachez combattre pour vos valeurs plutôt que pour des principes.

A la prochaine conversation entre filles, quand elles me diront aimer les hommes avec des habdos, sans poils, avec une grande maison, une grosse voiture, je répondrai que j'aime ceux qui aiment les vieilles pierres. Mais aussi les jeux d'ombres et de lumières, les embruns marins, la poésie, penser, réfléchir, oeuvrer, et qui combattent pour leurs valeurs. Et qui sont sensibles à mes charmes. Et les artifex. Que, physiquement, je suis plus attirée par les teins clairs bruns aux yeux clairs qui maîtrisent leur libido mais pas nécessairement les flux et les reflux de leur âme. Je me suis totjorn demandé pourquoi, voir si ce n'était pas une forme de racisme. J'ajouterai encore que dans la mesure où la profondeur moyenne du vagin serait de 10 centimètres, pas besoin qu'il soit monté comme Rocco. Non sans une pointe d'humour. Peut-être éviteront-elle alors de me croiser.

Je saurais faire remarquer à un(e) patron(ne) ou un(e) collègue qu'il/elle travaille mal si je me fais harceler pour mon perfectionnisme. Et à un amant qu'il n'a rien à faire dans mon lit s'il est malveillant. Hum.

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société

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