Croiser le fer.

Publié le 12 Février 2014

Croiser le fer.

Quand d'intuition ma raison s'éclipse,

Car c'est ainsi que j'entre en lices,

Je laisse au firmament le soin de me guider,

Afin d'oublier tout ce que j'ai ;

Amnésique en l'état des jours vaincus,

C'est là que je m'aime le mieux, nue ;

Je fais une pause dans les profondeurs,

Loin de l'espace-temps, ô pur bonheur.

Mon âme se dévoile aux doux murmures Océaniques,

Loin, bien loin du genre hystérique,

Et je contemple, absorbée par l’indicible,

Le sang, l'éther de l'Autre comme une Bible.

Je joue avec le feu de ses hématomes,

Afin de panser ses maux avec le baume,

Et j'erre sur les chemins de sa vie,

Aussi bien veillante qu'une très douce âmie.

Ainsi se dénouent les histoires sans paroles,

Quand les sceaux se brisent dévoilant la corolle,

Et que le prisme irisé aux sept couleurs se libère,

C'est dans la magie de ces instants suspendus que j'interfère.

L'être est subtil et parfois si fragile

Quand l'éternité s'est faite vile,

Que les tensions se dérobent telles des démons,

Et qu'en l'esprit sont purs poisons.

Alors des mots, en missiles, en rafales,

ou des gestes hautement pourfendables,

Troublent la sérénité jouissive,

De l'intense communion sensitive.

S'il n'est poin sot, l'Autre saura faire sa part,

Et jouter pas à pas afin de goûter le divin breuvage,

Mêlant la Joy d'Amor des enfants sages,

Fruit de l'union d'Eros&Psyché,

Poétiquement nommée Volupté.

La curiosité n'est pas un vilain défaut...

Sororellement,

.

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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