Le genre, une histoire de racines.

Publié le 12 Février 2014

Le genre, une histoire de racines.

N'en déplaise à droite comme à gauche, je ne vais pas me faire que des ami(e)s avec ce billet. Mais bon, j'ai l'habitude. Je ne vois pas pourquoi les études genrées provoquent autant de houle. Déconstruire les mécanismes psychologiques inconscients qui nous assignent à un rôle afin de vivre notre propre vie avec plus de profondeur est plutôt sain. Ainsi, la persona définie dans la psychologie analytique de Jung pourrait entraver le développement de notre personnalité vraie, perdue au milieu des masques portés afin de complaire aux acteurs des normes sociales ou familiales.

Alors que les esprits les plus vils et médiocres se battent et racolent contre l'évolution de l'espèce humaine au nom des dieux phallus ou argent, d'autres combattent et pourfendent au nom de leurs valeurs afin d'impulser en la femme&l'homme la quête de nobles idéaux plutôt que de les voir se rabaisser à leurs pulsions et bas instincts. Ainsi, les principes sont les garde-fous des êtres corrompus par le gout pour le pouvoir et la domination. Combattre POUR ses valeurs, idées et idéaux et non CONTRE autrui est faire acte de sagesse. Les attaques actuelles contre la liberté de pensée, d'être et d'agir, notamment celle des femmes, est gage d'un manque de civilité inquiétant et de la gangrène rongeant l'Europe, voir l'Occident. Chacun ses Us&Coutumes. La femme, sur le territoire Français, doit être l'égale de l'homme, ses droits ainsi que sa dignité doivent être respectés et ses plaintes entendues. L'obscurantisme des intégristes religieux alimentant les droites extrêmes menant les foules inconscientes doit être regardé de plus près.

Les stéréotypes genrés sont dans les faits une problématique éducationnelle, et la violence d'un sexe envers l'autre est une déviance véhiculée inconsciemment voir impunément par le Système androcentré et phallocrate : la misogynie ordinaire que subissent les filles ainsi que le femmes est l'affaire de toutes et de tous, et c'est bien à l'école (mais pas que, certes) d'instruire à plus d'humanité au nom de l'égalité -et de civisme, j'en manque parfois- dans les rapports sociaux, dynamique édificatrice d'une Société moins corrompue par les instincts et la bestialité. Le Genre à l'école a pour mission d'instruire à des comportements humains sains, non corrompus par la domination. Du moins, c'est ainsi que je l'entend. Il me semble normal, aussi, non pas que l'on éduque à l'homosexualité (la quelle représente pour moi un choix, conscient ou non) ou à la sexualité tout court, mais que l'on prévienne l'homophobie et le sexisme et que l'on en protège les victimes. Cependant, je ne comprend guère qu'en règles générales, il en soit fait autant pour une communauté minoritaire et si peu pour les femmes, dont l'une meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint, et représentant plus de la moitié de l'humanité. Non, je n'estime pas que la vie ou le bonheur des gays valent moins que les miens ; mais moi aussi, j'ai des droits, et ma vision des choses. Et, dans la cohue actuelle, les enfants, sans les femmes, ne sont rien. La coalition politico-religieuse est le fait de la lâcheté et de la cruauté masculines, et il semblerait que les femmes aient décidé de faire autrement que de se soumettre.

Du reste, j'insiste, il existe bien d'étranges hétérosexuel(le)s, sur le territoire Français, relevant d'un Ministère inconnu et parfaitement aptes à vivre leur genre sexué d'êtres humains incarnés et à étudier le tissus mythique et genré (fort misogyne) de l'inconscient collectif. J'ai en moi un sens inné de la découverte, de la réflexion et un gout prononcé pour la vérité des instants de poésie, en toute liberté. D'ailleurs, hâte d'être au jorn de Vénus. La Lune pleine des Lupercales que je pense d'origine Étrusque, mon parfum, du foie gras, des huîtres, un verre ou deux de vin blanc selon l'appréciation du Chef, des vieilles pierres... Une soirée fée libre [félibrige] rome antique rien que pour moi, c'est cathartique (Et surtout que l'on ne vienne pas me déranger ; j'ai horreur que l'on me dérange dans ces moments là. Et non, il ne manquera pas un homme, même si j'ai eu vent que c'était la Saint Valentin). Mais, comme le disait dans le "Meilleur des mondes" Aldous Huxley : «On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.


Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

"Je n’ai pas la sainteté infuse avec la vie, mais j’ai la poésie pour condition d’existence, et tout ce qui tue trop cruellement le rêve du bon, du simple et du vrai, qui seul me soutient contre l’effroi du siècle, est une torture à laquelle je me dérobe autant qu’il m’est possible." Amantine Dupin (George Sand)

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Catharisme, #Société, #Sexualité

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