Transmutation de la libido : sublimation de l'énergie vitale du profane au sacré ou la domination du Serpent.

Publié le 2 Février 2014

Transmutation de la libido : sublimation de l'énergie vitale du profane au sacré ou la domination du Serpent.

En cette lune noire d'Imbolc, alors que l'érotisme, fantasmé par les hommes en mal de féminité devient à la mode, notamment sur les réseaux sociaux, non sans danger puisque, il faut rappeler que cette pratique vise, surtout, les plaisirs charnels sains et partagés et que tout le monde n'est pas à même de savoir sublimer ses désirs (sa libido) ce qui peut générer troubles, tensions agressives, souffrances (n'oublions pas que la psychopathie est, par définition, une souffrance de l'âme) ou déviances. Donc, les hommes se plaindraient de notre manque de féminité. Or que savent-ils du sexisme ordinaire très agressif que nous essuyons à chaque coin de rue quand nous prenons, justement, soin de notre corps et de notre féminité (complexe de Frollo très largement répandu) ? Que savent-ils de nos blessures et colères quand nous lisons des commentaires du genre "la féminité à l'état pur" sous une photo d'une femme dénudée et à la silhouette parfaite? Que savent-ils de la féminité, en dehors de ce qui les fait fantasmer? A quoi jouent ces femmes qui s'amusent à les faire fantasmer si ce n'est pour se nourrir de leur éros afin d'en tirer profit et supériorité? Et elles, ils, voudraient nous guider vers ce qu'ils considèrent être comme l'expression d'une sexualité libérée, plus mature? Quelle est la place des sentiments dans ces jeux précis? Mon corps n'est pas un objet dédié au plaisir masculin et le désir des hommes, quand il est dénué de sentiments, m'agresse et m'indispose. Je ne suis pas une femelle, et, si je manque effectivement de confiance parfois, je ne ressens pas le besoin d'être désirée afin de me sentir être, exister, ou aimée. Ces jeux de rôles, très connotés et fortement stéréotypés démontrent la bestialité ainsi que la prégnance de la domination dans les rapports dits humains.

La frustration sublimée, elle, en effet nourrit l'âme, et il y a un certain nombre de règles à ce jeu là : un Amor vrai, propre, conscient et réciproque (essentiel afin de ne pas tomber dans du sado-masochisme), c'est le minimum requis. Qui cherche trob'art , et je ne doute point de me délecter l'esprit avec l'ouvrage "L'érotique des Troubadours" de René Nelli.

Messieurs, aimez les femmes pour ce qu'elles sont plutôt que de vous aimer vous-mêmes, vous verrez que vous ne manquerez de rien, et que vous n'éprouverez pas le besoin d'aller voir ailleurs afin d'assouvir certains désirs, besoin dont vous nous faites porter la faute, depuis la nuit des temps. Cessons d'inverser les rôles, lles amoureux savent se dire ce dont ils ont envie, et faire ce qui nourrira leur couple. En revanche, si votre femme, mère de vos tris enfants, empêtrée entre le bureau, les affaires domestiques et l'éducation des enfants ne cherche pas à vous séduire, que vous demandez pourquoi et lui en tenez rigueur, allez d'urgence chez un psy, ou prenez le balais et donnez lui un coup de main, non sans amour, afin de la soulager ... Les femmes savent sublimer, bien mieux que les hommes et bien plus qu'il n'y paraît.

On dit les femmes compliquées ... Mais s'ils avaient conscience que c'est autre chose que leurs pulsions sexuelles qui les animent réellement, les révèlent, et les relèvent -et dont ils ont envie- ils envisageraient d'autres options que les fantasmes de prostitution légalisée où le féminin est avili et le corps de la femme objétisé afin de prendre -sans donner- de plaisir. L'hyper sexualisation ne sert qu'à abrutir les masses qui deviennent ainsi plus manipulables. Non les hommes ne sont pas qu'une moitié basse du corps mais les mâles si. Et inversement. Pourtant, croyez moi j'aime le sexe qui serait un anti dépressif puissant (tiens, en temps de crise, quoi de mieux?) ; mais la tournure que prennent les évènement m'indispose au plus au point. Le diktat des phéromones et du sexe facile, mode lancée par des prétendus hommes qui ne sont que des mâles en réalité ... j'ai honte de l'espèce "humaine" qui régresse, comme si la prostitution ainsi que la pornographie (dérivant parfois vers le viol, l'inceste et la pédophilie) les piliers du patriarcat, n'étaient que les seules réponses aux difficultés d'évolution de la psyché vers une pacification et une humanisation des moeurs. Et c'est dangereux car animalité, gout du sang ainsi que prédation y sont associé. C'est très clair comme observation. Mais que personne ne se sente visé ; quoi que. Maudit complexe madone et catin!

J'aurais bien développé un peu plus, mais je garde l'essenciel pour mes plaisirs personnels ;-)

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Sexualité, #Société, #Religion, #Symbolisme, #Féminin Sacré, #Catharisme

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Commenter cet article

Sylvie 15/08/2014 01:26

Les stéréotypes ont la. Dent dure , et ce type de mâle entraîne une perte de l essentiel .la femme aime aime surtout avec son cerveau et le sexe c est avant tout dans la tête chez le sexe dit faible.sic!! Messieurs a vos hor..euh neurones