La grande [Droit de réponse d'Al-Lāt اللات ]

Publié le 23 Décembre 2014

La grande [Droit de réponse d'Al-Lāt اللات ]

J'embaume le Persan Jasmin à des nuées à la ronde,
Celles qui ont succombé à mes célestes et mystérieuses ondes,
Ont soulevé l'Orient au début des années deux mille,
La colère mena la révolution des femmes et des filles,
Violée, excisée, lapidée, cachée, défigurée à l'acide,
Je suis la grande déesse, celle de la féminité, apatride,
Et je rompt la glace, pour Lune et l'Autre, que nul ne devine,
Délivrant des enfantements psychiques aux profondeurs abyssines.

Sur mon tapis volant, d'Orient, elles se prédestinent au voyage,
Qui les mèneront à bon port, nuit comme jour, quel qu'en soit l'âge,
Celui qui les verra, debout, rebelles à la loi et à l'ordre établi,
Quand elles viendront chercher en Occident un alibi,
Pour qu'en Iran, pays du soleil, enfin, librement elles se dévoilent,
Que les Saoudiennes conduisent sans l'accord d'un mâle,
Que Malala puisse insuffler aux filles le droit de s'instruire,
Et qu'ensemble nous puissions échafauder les plans de l'avenir.

Isis, Sammuramât, ils veulent convertir de force l'Europe,
Qu'ont-ils donc au fond de l'âme; provoquer ainsi le cyclope,
Nuirait aux pacifistes savants, frères de coeur, à la tradition,
Mais n'ont-ils donc aucune intégrité, bonté divine, aucune raison,
Pour épouser ainsi les frénésies du diable, et sa décadence,
Pensent-ils que les Occidentaux vont passer sous silence,
La violence qu'ils savent et que tous les jours ils constatent,
Les affrontements sont imminents, quelle qu'en soit la date.

Ishtar, Nisaba, n'avez-vous donc pas un sort évoquant un djin,
Nous devons contribuer à la paix dans nos attributions divines,
Tout en feignant la soumission, car nous n'aurons la puissance,
Qu'en volant des lames aiguisées, quelle aberrance,
Car nous devons défendre celles qu'ils tiennent en esclavagisme,
Combattant armes au poing, tête haute par notre activisme,
Que soient libres les femmes Yézidis, de leur vie, leurs mouvements,
De choisir l'expression de leur foi, leur toit, et leurs hommes évidemment.

Ô mes soeurs de sang, sinon, il vous reste l'astrolabe,
Pour prendre les mesures du ciel dans votre langue Arabe,
Et nous dire si vous maintenez le port du foulard ou non,
Et s'il vous plait ne me dites pas que là n'est pas la question,
Car savoir, à nos yeux, la haine et l'attirance pour les femmes,
Malgré tout génies impures et viles tentatrices infâmes,
Car demain nous devrons ensemble nous accorder,
Et vivre main dans la main le printemps des effrontées.

Sororellement,

Repost 0
Commenter cet article