La miserable astrada.

Publié le 2 Mars 2015

La miserable astrada.

Je suis la ténébreuse, -la veuve,- l'inconsolée,
La comtesse de Burlats aux créneaux dentelés,
Ma seule étoile scintille encor et mon luth constellé,
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit complice, toi qui m'a consolée,
Rends-moi la Toscane et la vieille étoile d'Étrurie,
Le Trobar qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la tombe où le jasmin à la violette s'allie.

Suis-je Psyché ou Esméralda..., Constance ou Libuše?
Mes reins sont rouges encore de l'étreinte du Roi,
J'ai rêvé dans la grotte où se dresse une acantha.

Et j'ai deux fois, au combat, entendu la mélopée des muses,
Soufflant tour à tour sur la flamme de πρόνοια,
Les soupirs de la daïmone et le cri de la damnée.

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Symbolisme, #Trobairitz&Trobadors

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