CES FEMMES QUI ONT FAIT L'HISTOIRE...Rosa Bonheur.

Publié le 29 Avril 2015

CES FEMMES QUI ONT FAIT L'HISTOIRE...Rosa Bonheur.

Rosa Bonheur (née à Bordeaux en 1822 et morte en 1899 en Seine et Marne)

Marie-Rosalie Bonheur, peintre et sculptrice Française, s'est imposée à force de détermination et grâce à son talent sans borne dans le monde de l'art ; captivée par le dessin dès l'enfance, elle alliera à sa passion pour les animaux la peinture et deviendra la plus grande peintre animalière de son temps, exposant dans le monde entier. A talent hors du commun, tempérament et vie hors norme, c'est ce que nous allons découvrir au travers du vent de liberté qui souffle sur cette destinée glorieuse déjouant les interdits moralisateurs de son siècle...

Garçon manqué, elle sera élevée à la campagne avec ses deux frères, à une époque qui considérait les femmes comme mineures et incapables. Son père, idéaliste, peintre paysagiste et professeur de dessin, étant très en avance sur son temps quant au statut des femmes, initiera de la même façon ses enfants aux arts, les encourageant tous à suivre sa propre voie, le talent ayant précocement éclot dans la fratrie. Elle quittera la campagne Girondine en 1830 afin de rejoindre, accompagnée de sa mère et de ses frères, son père à Paris, et deviendra élève dans son atelier après avoir été apprentie couturière après la mort de sa mère en 1833. A 14 ans, elle rencontre le grand amour de sa vie, Nathalie Micas, qui deviendra peintre elle aussi, dont le père commande un portrait à Raymond Bonheur, son propre père. Elles ne se sépareront plus qu'à la mort de Nathalie, en 1889. Elle expose pour la première fois au Salon de sculpture et de peinture de Paris à à peine 19 ans, et s'y fera remarquer en obtenant ne médaille de bronze. En 1849, elle succédera son père, qui vient de mourir, au poste de directrice de l'école gratuite de dessin pour jeunes filles. Montant à cheval comme un homme, fumant le Havane et s'habillant de vêtements masculins avec l'aval d'un permis de police qui lui était accordé pour raisons médicales, jamais pourtant, la moindre ombre ne vint ternir le tableau de sa réputation. Ses contemporains iront même jusqu'à la comparer à George Sand, pour son amour pour la campagne et ses manières masculines. C'est grâce à son oeuvre «Le marché aux chevaux» en 1853, qu'elle acquiert une notoriété lui valant une reconnaissance internationale, alors même que les femmes n'étaient pas admises au conservatoire. Après 1855, toute sa production étant vendue d'avance, elle ne paraît plus au Salon. Forte de ces succès, en 1865, l'impératrice Eugénie, qui l'avait déjà visitée l'année précédant dans son très grand atelier qu'elle fit construire à By, près de la forêt de Fontainebleau, où elle vit avec Nathalie, Madame Micas mère et sa lionne Fatma, en liberté -non sans aménager des espaces pour ses autres animaux-, viendra lui remettre en main propre les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur, ce qui fera d'elle la première femme artiste à recevoir cette distinction. Elle recevra une panoplie de Sioux, des arcs, et des flèches de la main de Buffalo Bill en 1889, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris alors qu'elle l'avait invité chez elle. Rosa refera sa vie avec Anna Klumpke, une autre peintre, qui lui survivra.

De nos jours, il est toujours possible de visiter son atelier au musée-château de By, près de Thomery.

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme

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