Perceptions

Publié le 26 Mai 2016

Je ressens à l'infini, comme un peintre décline les couleurs en mélangeant ses peintures, comme un musicien décline les mélopées en mélangeant ses accords, comme un poète décline les textes en mélangeant ses mots ... Je ressens ... c'est mon logos, ma passion, ma jouissance, mon Pilate et mon Longinus ... mon Astre, sa clarté, son magnétisme ... mon sommet et mon abîme, ma vague scélérate et mon abysse ... C'est mon fort intérieur, ses tours et ses jardins, son cloître et sa chapelle.

Je ressens, c'est le ciel et la terre, c'est l'éther ou l'enfer, c'est la nuit ou le jour, c'est l'orage, la lave incandescente du volcan... l'ancolie ou la violette, la belle de nuit ou le tournesol ... c'est le gout du sel, du lait et du miel, c'est le bruit des vagues, le bruissement des feuilles dans la foret...

Je ressens, c'est expulser le placenta ou sentir monter la contraction, c'est une luxation de la rotule, un massage à l'huile de figue de barbarie ou à la rose de Damas, c'est un café corsé, un thé à la menthe ... c'est l'aube ou l'aurore, un concert au milieu des ruines, une cloche ou un canon...

Je ressens, c'est mon feu sacré, ma belladone, ma mandragore, mon oliban. Mon chapelet. Mon sceau. Ma chevêche. Mon Opus Dea.

Voilà. C'est ce que je voulais te souffler.

 

Sororellement, 

Perceptions

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Trobairitz&Trobadors, #Musique et Poésie, #Spiritualité

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