Maso, Jésus?

Publié le 10 Septembre 2016

Ascension de Marie-Madeleine,
Ascension de Marie-Madeleine,

Je n'aime pas souffrir. Je n'aime pas que l'on charcute mes blessures de guerre. Car je risque la surinfection, la gangrène, et l'amputation. Et je ne veux plus qu'on m'ampute d'une partie de mon âme... Non, je n'aime pas souffrir, mais nous sommes conditionnés, christianisme aidant, à subir dans l'espoir d'un hypothétique paradis. Encaisser, se taire, courber l'échine, tendre l'autre joue, c'est soit-disant le message chrétien. Mouhai. Jésus dit bien qu'il n'est pas de ce monde, sinon, les siens lui seraient venus en aide, alors? Ben que tu sois chrétien ou pas, c'est l'un des fondamentaux de notre inconscient collectif, autant en être conscient! Hélas, c'est un paquetage transgénérationnel, pour certains plus que pour d'autres certes, mais que nous nous transmettons de génération en génération. Ceci dit, je ne prends absolument aucun plaisir à infliger de la souffrance, et quand ça m'arrive, c'est inconscient, généralement sous le coup de la colère, et dès que je sais que je fais mal, je soigne, je répare. Idem dans les relations plus intimes, quand je perçois, ressens les failles : c'est absolument irrésistible, il faut que je panse les bleus à l'âme, et j'y prends un plaisir fou, c'est jubilatoire. Bon c'est vrai, il me semble parfois que j'exorcise et que le démon se retourne contre moi. Ou que l'autre s'envole tjrs une fois regonflé de confiance, me laissant seule face à mes propres blessures. Le pervers, le sadique, on cette même faculté, de ressentir, sauf qu'eux s'en servent pour faire mal, pour dominer, vampiriser, asseoir leur emprise, manipuler, écraser, briser. Et en distillant leur venin dans les plaies, ils font imploser la psyché, qui se dissocie, qui éclate, se divise. J'avoue, je me suis posé des questions sur la valeur métaphysique de ce genre de liens, de rencontres, qui me semblent opérer d'inconscient à inconscient. Comment peut-on se nourir de la souffrance d'autrui, en violentant, physiquement ou psychologiquement? En humiliant, rabaissant, méprisant, ignorant?

J'aimais, j'aime encore. Et je serais prête à toutes les folies par amour. A faire de la place, à donner beaucoup, à défendre, protéger, prendre soin. Me cacher, me taire, attendre. A revoir mes idéaux, ma vision idéale du couple j'entends. Mais je ne supporte plus qu'on me blesse. Alors maintenant j'exige. Tout ou rien, le bien ou rien. J'aime trop l'amour pour gâcher celui que je porte avec qqn qui n'en veut pas.

Amistats

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société

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