Solstice d'hiver, journée de l'orgasme et cerveau reptilien

Publié le 21 Décembre 2016

Cette première journée d'hiver, la plus courte de l'année, a pour moi mal commencé : après un café ou deux, je me connecte et tombe à nouveau sur de la propagande catholique intimant aux femmes de se soumettre à leurs époux. Ouhai, carrément avec un titre hallucinant : " Lui être soumise est un vrai bonheur ". Un web site qui te file la nausée, militant clairement contre l'avortement, entre autres clic ici. C'est néanmoins sans dire ma joie en lisant le blog La Maçonne  dont le mystérieux Valabus tente de s'affairer à faire bouger les consciences inertes au sujet de la montée en puissance d'un catholicisme décomplexé ces dernières années, comme je le dénonce depuis la création de mon blog ... Je ne suis pas christianophobe, loin de là, mais je ne comprends pas comment on peut choisir cette religion là, en particulier? Quand on sait leurs exactions, les persécutions contre les cathares, les sorcières, les templiers, les bogomiles, les franc-maçons, les païen, les protestants etc ou d'autres grandes figures hérétiques comme Léonardo Da Vinci, Giordano Bruno, Galileo Galilei, Jean Jacques Rousseau, alors que d'autres christianismes voir carrément d'autres courants spirituels sont moins violents, moins misogynes, moins avides de pouvoir et de richesses? Ce qui est inquiétant, vraiment, c'est de constater que d'une façon tout à fait insidieuse des techniques de torture psychologique que j'associe personnellement à l'inquisition et au nazisme battent leur plein alors même que nous parlons de perversion humaine? 

 

 

Qui donc a commandité cette grande chasse aux sorcières? Est-ce un élan spontané et naturel de l'être humain d'exclure, de souhaiter blesser, dominer, médire, humilier, rabaisser, de diviser, de se comporter comme un prédateur? Ces derniers jours, je me posais des questions concernant mon agressivité, mon irritabilité, mes pulsions, actuellement alors que je suis en plein conflit avec un homme ayant été violent phy et psy par le passé, à cause du quel j'ai fini internée en psychiatrie, désenfantée 8 mois et SDF : le père de mes filles. J'abhorre la violence, je suis une véritable pacifiste dans l'âme, d'ailleurs ma plus ancienne amie m'a dit dernièrement qu'elle ne m'avait vue m'énerver qu'une seule fois en 22 ans, c'est dire. Donc quand je réponds par l'agressivité à l'agressivité dont le père de mes filles fait preuve à mon égard ou à celui de mes filles, je m'insupporte et m'épuise tant cela me coûte en énergie psychique afin de ne pas devenir violente physiquement. Disons que sans cette agressivité très instinctive et impulsive, c'est lui qui n'a pas de limite ; j'ai appris à gérer nos conflits ainsi pour me protéger de ses coups : en le dominant systématiquement. Mais j'ai compris en lisant ceci qu'en fait, je puisais mes ressources, en ce moment, dans une mauvaise partie de mon cerveau, le reptilien. Celui que nous avons en commun avec les animaux, d'où ma sensation d'être repliée dans ma grotte sur mes deux petites pour les protéger comme un mammifère blessé. Mais je ne suis pas la seule : toute ces actualités qui visent à exciter les bas instincts et à alimenter les guerres communautaristes ne sont-elles pas la clef de la violence, en elle-même? Comment l'être humain pourrait-il à l'avenir, développer ses talents, son potentiel en sollicitant, plutôt, une autre zone de son cerveau visant à construire la paix et l'harmonie, pas la destruction et la guerre? Bref, pour ma part, je vais essayer de le désarmer par l'humour!

 

 

Alors voilà, aujourd'hui, c'est la journée de l'orgasme ... mon tout premier je devais avoir 17/18 ans, il s'appelait Jérôme, tout comme mon premier baiser d'ailleurs. C'était un cuni. A Cahors. Je n'ai rien compris à ce qu'il m'arrivait, j'étais au bord de la perte de connaissance! Je l'ai quitté, il voulait me tuer. Je n'ai jamais revue ma gourmette.... J'ai appris par la suite, certainement par réflexe à cette quasi-perte de conscience -quelques années après- à les maîtriser avec ... une fille, la seule d'ailleurs dans mon parcours amoureux. Depuis, je m'octroie la liberté de jouir d'un orgasme absolument quand je le veux, en mode solo, ou pas. Mais ils sont moins violents du fait de mon attention présente et donc d'un abandon qui n'est que partiel. Ce serait bien, me dis-je, de laisser un-e partenaire me faire ce cadeau plutôt que de me servir moi-même ;-) Mais bon, tu sais Jasmin, il y a deux ans, je pensais ça " L'Amor, c'est cerner l'Autre en un souffle, le désarmer et recueillir son coeur, goûte après goûte ; c'est brûler du désir ardent de panser ses plaies et ses ailes meurtries ; c'est fondre en fusion dans son âme et se laisser envahir par le déchaînement tempétueux d'un océan de sensations grisantes. L'Amor, est riche en libertés mais hélas, aussi, en départs " ... et hier soir j'écrivais "Finalement, je préfère signer des deux mains pour le célibat endurci : comme 80 % des femmes, je pense que 80 % des hommes ne sont pas une valeur sure. Menteurs, manipulateurs, infidèles, violents, narcissiques et j'en passe, je me sais plus à l'abris dans ma solitude et la sororité, pourtant dieu sait que j'aime le sexe et les effusions d'affects et de tendresse! Mais non, vraiment, sans façon, on sait trop nous autres féministes ce dont les hommes sont capables, de pire. Et puis, faut bien avouer que je suis une chieuse de première catégorie : moi le mec qui certes ne couche pas à droite à gauche mais dresse la queue à chaque jupe qui passe sous ses yeux ou à la première paire de fesses sur papier glacé, c'est juste pas possible, ça émousse mon désir et comme je ne conçois (non en fait je n'en ai pas envie) pas une relation amoureuse sans désir érotique ni sans plaisir sexuel, je préfère encore l'abstinence que la frustration et la souffrance! Et comme c'est hélas communément accepté ... enfin, les hommes à femmes j'entends car une femme à hommes on sait toutes le mal qu'elle a à exister sans être réduite à sa sexualité. Bref. Pas envie de m'adapter à cet aspect là du masculin qui me fait souffrir alors qu'en plus, en général, c'est qqch qu'ls ne supportent pas non plus mais que nous subissons parce que soit disant "ils sont comme ça les hommes". Façon, je vais vous dire hein, les laisser faire et accepter cet état de fait c'est aussi tolérer qu'ils considèrent les femmes comme des objets dédiés à leur plaisir..." Un homme, encore, a dû passer par là :-/

Donc merci mais finalement, non merci, je vais arrêter d'essayer de m'entendre avec eux d'un point de vue conjugal!

 

*** Voilà pour mes voeux d'Amazone mes chères soeurcières ***

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Religion, #Manipulation, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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