Les bons voeux d'Adélaïs&Jasmine

Publié le 9 Janvier 2017

Il semblerait que le ton de mes derniers billets, réactionnels, écrits sur le coup de la colère, aient pu heurter certaines sensibilités. Il est vrai que je n'avais pas mis de gants. Bien entendu, le problème ce n'est pas l'homme en soi, mais le système patriarcal qui oppresse les femmes, du moins celles qui se veulent libres. Alors moi, ce qui me dérange, c'est que ce soit la forme et pas le fond qui ait interpellé, c'est à dire qu'on me soupçonne de misandrie plutôt que de s'indigner des exactions que je dénonce sur mon blog.  Ce que je trouve finalement assez symptomatique de l'aveuglement actuel quand il s'agit de remettre en question la suprématie du sacro saint phallus. Alors c'est vrai, j'ai choisi d'offrir à mes filles, à mes soeurs, à mes nièces de pouvoir s'épanouir en ce monde quoi qu'elles aient envie de faire de dire et de porter demain en combattant le sexisme et la misogynie où qu'ils se trouvent. Oui, parfois je suis déroutée (j'avais écrit dégoûtée, mon correcteur a fait des siennes, j'ai laissé) par les hommes, qui sont rappelons-le à l'origine des guerres, et la plus part du temps de la violence en général (meurtres, viols, pédophilie, agressions, vols, casses etc), des extinctions massives d'espèces et de la destruction de la planète : j'abhorre clairement et sans honte leur gout du pouvoir et de la domination. Oui je sais, #NotAllMen. Minimiser et invisibiliser ceci c'est faire la part belle à toutes ces exactions, silencier les victimes en donnant de la puissance aux bourreaux. Mais parfois ils m'attendrissent et m'émeuvent aussi -les hommes, pas les bourreaux-, certainement devrais-je le dire plus souvent, afin que les choses soient claires. En fait la vérité vraie c'est que je les aime tellement, je les considère tellement comme mes égaux en humanité que je ne leur laisse rien passer ; certain-e-s me diront trop idéaliste, mais n'est-ce pas ce qui fait tendre l'être humain-e vers le haut? N'est-ce pas ce qui donne envie de se dépasser et de d'envisager l'autre, toujours, sous son meilleur aspect, au summum de ses possibilités? Pourquoi n'aurais-je pas le droit de rêver la Cité Idéale? Je dis souvent "ce que mère pardonne femme ne pardonne point". Cela veut dire que nous sommes tellement conditionnées à endurer et à pardonner parce que ça a toujours été comme ça que le moindre mouvement de révolte de la psyché (où devrais-je écrire Psyché) est considéré comme problématique et rencontre de nombreuses oppositions tant la gent masculine n'a pas l'habitude d'être responsabilisée sur ces affaires là. Parce que la violence est associée à la puissance de la virilité dans ces enjeux de pouvoir. Celle d'un mâle dominant quoi, pas d'un homme. Croyez-vous vraiment que c'est en les infantilisant comme le ferait une mère que nous allons avancer sur cette question précise de la non-violence?

 

Tous mes espoirs sont dans mes voeux d'égalité donc, à la plume d'oie, sur le papier parchemin d'un carnet en cuir.

 

Avec sororité,

 

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme

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