Publié le 19 Septembre 2013

Prostitution&pornographie, les inséparables piliers du patriarcat.

C'est drôle comme les oiseaux de mauvaise augure peuvent s'agiter à ce sujet. Là, il est question du cadre que nous propose Maud Olivier afin de pénaliser les client(e)s des prostitué(e)s. Revoilà encore ces putains de féministes qui attentent gravement à nos droits et à notre liberté. Il en va de notre virilité masculine de nous imposer comme victimes que nous sommes de leur conspiration mondiale pour la suprématie féminine. Elles sont misandres ces lesbiennes frigides et castratrices, et sont prêtes à tout pour nous détruire. Elles cherchent à convertir nos femmes, nos filles et nos soeurs au nom d'un prétendu principe d'égalité.

Avant toute chose, il est essentiel de rappeler ici que les féministes oeuvrent et combattent pour le respect des droits et de la dignité des êtres humains. C'est aussi simple que cela. Je renvoie celles et ceux qui ne peuvent pas l'entendre vers leur conscience et leur miroir. C'est leur problème, un problème de taille, et non le notre.

Garante des rites de souveraineté, la prostitution "sacrée" refait surface et est bien vendue : la femme initiée, longtemps refoulée de la porte de certains groupuscules, passe du statut de démone tentatrice à celui d'initiatrice. Donc elle détiendrait un pouvoir qu'elle se doit de transmettre aux seuls hommes. Déesse ou prêtresse, mieux vaut alors qu'elle s'éclipse. La libération sexuelle, issue des fantasmes masculins, sert, encore une fois, les stratégies guerrières et les moeurs barbares de certains de ces Messieurs, conquérants plutôt que bâtisseurs. Ce sont, souvent, les mêmes qui usent de techniques de séduction, et abusent donc de biens insouciantes jeunes-filles ou femmes en les manipulant à l'affect. Eh oui, c'est un peu notre point faible. Mais cela se travaille. Ils ne méritent pas plus le pouvoir que nous autres, surtout vu le peu de cas qu'ils font des conséquences de leurs actes. Mais bien souvent, ils se protègent entre eux et cachent leurs cadavres. Et elles, encore et toujours, honteuses, se taisent et se cachent. Certains cadres et cadres sup', par exemple, sont rompus à ce type d'exercice, et, bien souvent, leurs femmes les attendent à la maison.

Pour d'autre, la prostitution, vieille comme le monde, c'est payer un rapport sexuel avec une femme qui, pour des raisons comme d'autres, en a fait son métier. Rien de mal d'ailleurs, diraient-ils, cela se fait, partout, et depuis toujours. Si elles le font c'est que, quelque part, elles sont consentantes. Certains sont mariés, d'autres puceaux, d'autres encore manquent de confiance ou sont violents. Ils souhaitent se vider les couilles, dominer, faire mal, peut-être même faire jouir, être écoutés, partager de la tendresse, avoir mal. Mais quel est donc le problème des hommes avec leur libido? Quel est le problème qu'ont les hommes avec les femmes s'ils payent pour faire, souvent sans coeur, ce qui est si naturel et sain quand on aime et qu'on se sait aimé en retour? L'Amour peut revêtir différentes formes certes, mais il est surtout, en soi, compréhension. Ah tiens donc! Mais enfin, ces femmes ne sont pas des psys! Si vous vous maîtrisez mal, allez donc voir celles et ceux qui dialoguent avec l'âme (psychologie, du grec psukhê, âme, et logos, parole) et qui vous aideront à analyser vos besoins, démarche qui vous permettra de panser, par exemple, vos blessures narcissiques. Pour le reste, à savoir les pulsions sexuelles et bas instincts, désolée de vous le dire, mais vous ne pouvez vous considérer comme des hommes, c'est un comportement très animal en réalité ...

Ces femmes se battent pour leur gagne-pain me direz-vous. Certes, mais elles valent mieux que d'être objétisées par le système androcentré, donc corrompu. Et, souvent, elles ne le savent pas. Par exemple, leur connaissance des hommes serait bien utile à la société puisqu'ils leurs montrent, souvent, leur face cachée. Eh oui, moi j'aime les femmes pour autre chose que ce qu'elles ont à m'offrir de jouissif, du moins physiquement. J'adorerais passer une nuit à discuter avec les putes. On referait certainement le monde, un verre et une clope à la main.

La pornographie, elle, a pour but de convaincre les femmes et notamment les jeunes filles qu'elles font mal l'amour. Qu'il faut qu'elles se comportent comme des bêtes afin de donner du plaisir à leurs partenaires. Or, je reste convaincue qu'il y a beaucoup plus de mauvais amants, qui n'ont que cure du plaisir féminin -ou qui en ont peur-, que de mauvaises amantes. Misogynie ancestrale. Alors, mesdames, mesdemoiselles, prenez donc vos aises. Le désir et le plaisir qu'il procure ne sont pas tabous. Certes, chacune y mettra la dose de sentiments qu'elle souhaite, mais soyons sincères, plus il y en a, mieux c'est. Toutefois, la réciprocité, le respect et la confiance font les bons âmant(e)s. Et ceci, certains hommes ont tendance à vouloir nous le faire oublier cherchant à nous convaincre que facilité est mère de tous les plaisirs charnels. D'ailleurs, ils essayent aussi de nous faire croire que la fidélité est passée de mode. Ou que l'échangisme et les orgies en sont une autre. Non pas que ce soient des modèles de sexualité malsains à proprement parler, mais j'estime qu'il faut une bonne dose de connaissance de soi, des autres et avoir de l'expérience avant de faire de tels choix. Choix que l'on ne fait qu'en connaissance de cause et non pour faire plaisir à son ou sa partenaire. Certains vous parleront d'un monde en perdition. Ils n'ont rien compris. La déshumanisation due au capitalisme d'une part et la diabolisation de la sensualité d'autre part sont responsables du mal d'amour qui souffle sur le monde. Dans cette dualité s'articule le "très saint" complexe madone (la Vierge) et catin (Myriam de Magdala) que les hommes nous font porter. Voyez donc où les dogmes canoniques et ancestraux nous mènent! Mais ceci est vérifié partout dans le monde, quelles que soient les confessions et les nationalités. Le patriarcat est une imposture monstrueuse. Il est à noter, aussi, qu'Adam fut faible et infidèle dès le commencement, et que c'est malgré tout à Lillith que ces imposteurs ont fait porter le chapeau. Ainsi va le Monde dans lequel nous évoluons. La femme est culpabilisée et diabolisée pour des fautes qu'elle n'a pas commises elle-même! Mais ce n'est pas de la faute d’Ève non plus : s'ils sont de trop mauvaise foi pour reconnaître qu'ils sont les seuls responsables de leurs pensées et de leurs actes, c'est leur problème. Bonjour l'Oedipe!

Donc on va demander à ces Messieurs qui rêvent de harems et de jeunes vierges faciles de se calmer, et d'aller se faire soigner. Et aux actrices et acteurs médiatiques de revaloriser la noblesse des sentiments profonds. NO PASARAN.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

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Publié le 17 Septembre 2013

C'est quoi la R-évolution Occitane?

Une évolution qui ne manque pas d'R. Voilà ce qu'est la R-évolution Occitane.

Combien sommes-nous en ne plus croire aux politicards, tous partis confondus? On sait d'eux que leur communication est étudiée par des conseillers, femmes et hommes qui sont grassement rémunérés afin qu'ils inspirent confiance : le moindre mot, le moindre geste sont étudiés afin de nous manipuler, ils savent même jouer avec nos émotions en dirigeant, par exemple, les actualités selon leur bon vouloir. L'analyse transactionnelle est un outil maîtrisé par les hauts fonctionnaires et grands patrons, qui distillent leurs techniques de management à leurs cadres, faisant du rendement et du profit les priorités de la Société. On voit ce que cela donne en se souvenant, par exemple, des victimes assassinées chez Orange ; car oui, ces suicides sont des meurtres déguisés car la pression qu'ont vécu ces personnes fut telle que la seule issue qu'ils voyaient était la mort. Imaginez leur souffrance... Et nous ne sommes pas à l'abris que cela se reproduise : beaucoup souffrent encore, et la crise génère des tensions qui sont toujours évacuées sur plus petit que soi, souvent ceux qui se taisent et qui prennent sur eux, foncièrement non-violents. La confiance s'effrite, la famille se fragilise (oui oui, à cause du Système, pas du droit des homos!), la besace à colères se remplit et on cherche des responsables : les juifs, les arabes, les femmes, les homos, les franc-maçons, les riches, les assistés (...) mais jamais on ne vise au dessus, par crainte des représailles, de perdre son boulot, sa maison ou ses enfants.

Là encore, ne me dites pas que ce n'est pas voulu? Peut-être qu'une guerre mondiale allégerait la planète? Et résoudrait de fait le problème des ressources épuisées de notre bonne mère la Terre? Pourtant, je ne suis pas conspirationniste, mais j'ai du temps pour penser, et plus je pense, plus je me dis qu'une bande de tordus, des dégénérés mentaux, nous mènent droit au mur. Pourquoi autant de pauvreté? C'est bien qu'elle est voulue puisqu'on sait créer de l'argent, pourquoi en créer si peu et affamer le peuple si ce n'est afin de nourrir les haines culturelles, identitaires, sexistes, générationnelles, confessionnelles? Nous pousser vers nos retranchements, nous rendre agressifs, méfiants, envieux, bref, nous pousser au vice et à la faute. En faisant passer cela pour une révolution, un combat du Peuple pour ses droits et sa dignité perdus dans l'ultra capitalisme.

Loin de moi l'idée de faire de l'anti-politisme primaire, ni de créer des dichotomies aggravantes. Ayons d'abord foi en nous et en nos semblables avant de servir les intérêts politiques d'une poignée de femmes et d'hommes qui ne sont pas à idéaliser car pas mieux placés que nous pour penser à nous-mêmes, à nos besoins et nos attentes. N'oublions pas que Jean Jaurès était Languedocien, tout comme Olympe de Gouges, assassinés tous les deux. Je ne parle pas de la région administrative mais de la région historique, qui s'étend de Nimes et Montpellier en passant par Narbonne et Carcassonne, jusqu'à Foix, Toulouse et Albi. Nous avons notre mot à dire et notre part à penser.

Pour s'en sortir, je ne vois que la liberté d'expression. Communiquons, cherchons des solutions, plutôt que d'alimenter nos peurs liberticides et fratricides (ce en quoi excellent certains merdias). Le "Sauveur" ne viendra pas, l'épisode est clôt, il est mort assassiné il y a deux mille ans sur la croix, comme les autres. Nous avons besoin d'argent. Puisqu'ils ne veulent ou peuvent, pas nous en donner, il va bien falloir faire quelque chose. On ne va quand même pas se le voler entre nous, non? Perso, si j'en avais, je n'achèterais plus que local, si possible : acheter des fringues et des jouets made in Asia faites par des petites mains de gosses à mes enfants, franchement, cela me fait chier. Lâcher du fric aux gros groupes, alors que certains n'ont aucune éthique dans les affaires et font passer l'humain en dernier lieu, idem. Mais en ce moment, moi, ce que je regarde, c'est mon porte monnaie comme beaucoup.

Pour toutes ces raisons, combattre pour le Droit des femmes et leur ascension est essentiel, non pas qu'elles soient plus humaines, mais elles sont, par habitude et conditionnement éducationnel, plus aptes à penser les qualités humaines et le droit humain avant le business. Cela n'empêche en rien que certaines deviennent des guerrières aux dents longues, mais les qualités de coeur sont bien plus souvent mieux assumées par les femmes que par les hommes.

L'idéal serait un binôme présidentiel mixte en 2017. Non pas un Président et sa compagne l'influençant, mais bel et bien un duo. Comme dans toutes les strates dirigeantes. Ce n'est pas de la complémentarité humaine, mais de la complémentarité de compétences et de visions. Tant que la femme ne sera pas l'égale de l'homme, ce monde n'ira pas bien. Après tout, avec les salaires qu'ils se font, ils peuvent bien partager. Mais combien en seraient capables? S'ils savaient, réellement, tenir le monde, il n'y aurait pas autant de souffrances et de violences.

Les grèves de ménage et de sexe produisent leurs effets ici.

Donc, Messieurs, veuillez cesser de nous dire que c'est votre domaine. Si ça l'était, depuis le temps, on le saurait.

Sororellement,

Illustration, évolution de l'esperluette.

Un artiste qui chanta, aussi, Brassens.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

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Publié le 16 Septembre 2013

In Nomine la Magdaléenne.

Alors, soyons clairs, c'est en partie parce que cela insupporte certain(e)s que je fais de Myriam de Magdala la disciple préférée de Jésus, et la mienne, par la même occasion. Non pas que j'ai quoi que ce soit contre Jean l’Évangéliste mais, tout comme elle, je suis une femme, et mon entendement ne se résume pas aux seuls Évangiles dits Canoniques, piliers de la très Sainte Église inquisitrice et misogyne Romaine, celle de Pierre, qui renia 3 fois Jésus sur la croix.

Pour certains, Marie la mère, dite encore la Vierge, représente la part féminine du Christ et pour d'autres, cette même part revient à Myriam de Magdala. Pour moi, la Magdaléenne est à part entière, femme et disciple, incarnée et spirituelle, maître en soi d'elle-même, aimée et aimante. Je ne dis pas qu'ils furent amants, je n'en sais rien. Je dis qu'ils s'aimèrent, non pas comme une soeur et un frère, mais bien comme une femme et homme. L'amour ne revêt pas qu'une dimension conjugale ou fraternelle. Il peut être aussi le fruit, défendu peut-être, d'une reconnaissance spirituelle. Ce que, j'imagine, certains appellent aujourd'hui l'oeucuménisme au sens large.

En tant que disciple, elle représente donc un courant du christianisme, courant qui lui est propre, et pas nécessairement exclusivement féminin. Tout comme Myriam la Juive dite encore la Prophétesse, l'une des mères de l'Alchimie Occidentale, elle est émanation du Féminin Sacré en celles qui se reconnaissent en elle. Elle est, pour moi, Voie Lactée, participant à l'édification de mon Temple intérieur et de mon ravissement spirituel. Pour d'autres elle n'est que possédée, prostituée ou femme adultère.

Si elle me fait me pencher sur la nature même de l'Esprit Saint, le Paraclet, que l'on peut traduire par les termes "consolateur" ou "avocat", c'est que je peine à croire que nul ne se fit le défenseur de Jésus sur cette satanée croix, instrument du diable : « Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. » Jean 18:36. Essayer, pour le moins, comme le fit Claudia Procula après son rêve.

Croix sur la quelle je ne laisserais pas, je le sais, un catholique, fut-ce Joseph Ratzinger, s'il était en mon pouvoir de l'en faire descendre. C'est plus qu'un devoir, je n'ai jamais aimé la logique de quêsteurs de victimes émissaires.

"18 Alors Marie se mit à pleurer. Elle dit à Pierre : « Pierre, mon frère, que vas-tu donc penser ? Crois-tu que c’est toute seule dans mon cœur que j’ai eu ces pensées 5 ou qu’à propos du Sauveur, je mente ?" Évangile de Myriam de Magdala. http://http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_marie.asp

"Lege, lege, relege, ora, labora et invenies"

Sororellement,

Illustration Myriam de Magdala, toile attribuée par certains, à tort ou à raison, à Léonardo Da Vinci. Elle était exposée au Museo Idéale Leonardo Da Vinci à Vinci même, en Toscane, début 2008. Je ne sais pas si elle y est encore.

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Publié le 14 Septembre 2013

Les cathares, le sexe et l'amour.

Ce qui suit n'est qu'une analyse personnelle et n'est pas un travail de recherches historiques, bien que fondé sur mes différentes lectures sur le sujet.

La déconstruction du catharisme par leurs contradicteurs est passée, et passe encore, par les questions concernant la sexualité. Or, seuls les dits parfaits, donc les consolés voués à l'entendement du Bien, la refusaient et, pour la plus part, ils avaient eu une vie sexuelle avant d'y renoncer, contrairement aux prêtres catholiques qui ne savent pas ce qu'est le pêché de chair. Les cathares refusaient le sacrement du mariage : ils pensaient que "dieu", ou le principe du Bien, n'avait aucune part dans cette institution Romaine résultant le plus souvent de stratégies politiques ou commerciales, et qui condamnait la femme à un rôle d'asservie sexuelle et domestique. Leur souci d'intégrité intellectuelle et spirituelle était poussé à son paroxysme, et devait dépasser l'entendement du commun des mortels. Il est fort à parier que c'est pour cette raison qu'ils rejetaient aussi le baptême des petits enfants : ce serait seulement aux environs du XII ème siècle, sous l’influence de la renaissance de la pensée Augustinienne afin de les contrer (rappelons ici au passage qu’Augustin d’Hippone, en son temps, combattait avec ferveur les hérésies, dont le Manichéisme qu’il avait pourtant embrassé durant sa jeunesse), notamment au travers des conceptions relatives au péché originel, que ce baptême aurait perdu sa dimension Pascale et serait devenu indispensable au « Salut », dès la naissance, permettant ainsi de donner une réponse au angoisses relatives au taux de mortalité infantile croissant.

Anne Brenon, dans son ouvrage "Les femmes cathares" et Gwendoline Hancke dans le sien "Femmes en Languedoc" nous apprendront qu'un vent de libération féminine souffle sur le Languedoc médiéval, probablement initié par les Trobadors et la Fin'Amor. Le désir est sublimé laissant chant libre aux sentiments plus profonds, plus nobles. N'est-ce pas là un signe d'évolution des rapports amoureux, la maîtrise de la libido induisant le raffinement des sens et le respect de la Dame -ou le respect mutuel-? Quoi qu'il en soit, en Occitanie, contrairement au Nord, les femmes pouvaient hériter du pouvoir et des biens, qu'elles administraient elles-mêmes. La femme consolée cathare, quant à elle, pouvait accomplir les rites et prêchait, au sein même des maisons où elle accueillait les femmes victimes de violences, les novices, les malades ou les mourant(e)s.

Dire que les bonnes-femmes et bons hommes condamnaient l'amour physique me semble être abusif même si, j'en conviens, ils nourrissaient autour d'eux l'amour de "dieu", l'amour du Bien. Je pense au contraire qu'ils distinguaient les pulsions animales (bas instincts) et les désirs plus sains, notamment à travers la sublimation de la libido. Les Languedociens étaient donc bien en avance sur leur temps, prônant l'Amour et le Paratge, spirituellement et humainement.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Catharisme, #Sexualité, #Trobairitz&Trobadors, #Féminisme

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Publié le 13 Septembre 2013

Pourquoi un "Printemps" Occitan plutôt que Français

Impossible de passer le cap de l'an sans revenir sur les raisons qui m'ont fait créer, d'abord sur facebook, le groupe Adélaïs&Jasmine.

Il y quelques mois, une certaine catégorie d'individus -que je ne juge ni ne condamne- battait le pavé afin de préserver, selon eux, l'intégrité de la famille traditionnelle Française. Le "Printemps Français" était lancé. Qui des droites ou des catholiques fit le premier pas, je ne pourrais vous dire, mais si leurs intention diffèrent dans le fond, elles se rejoignent dans la forme. Or, si les bords politiques m'indiffèrent totalement, car les individualités humaines ont toutes leurs propres valeurs ajoutées, les questions religieuses, souvent pernicieuses, m'indisposent au plus haut point. Soyons clairs, surtout quand il s'agit des catholiques. Pas celles et ceux vivant dans la foi et oeuvrant pour l'humanité au nom du "dieu" qui est Amour, mais ceux trichant avec l'histoire, manipulant les masses et les consciences depuis des siècles à des fins que je suis, en l'état, bien incapable d'imaginer. Mais il suffit de regarder en arrière : païens, manichéens, bogomiles, cathares, templiers, protestants, franc-maçons et j'en passe, les méthodes de persécution, de répression et d'asservissement sont identiques, violentes et inhumaines.

Nous disions donc que ces bonnes gens étaient dans la rue, non pas pour réclamer un toit pour tous, de la nourriture pour tous, des soins pour tous ou du travail pour tous, ils y étaient pour s'opposer à une loi conférant aux homosexuel(les) les mêmes droits matrimoniaux qu'aux hétérosexuels. Nous n'avons entendu parler que de cela pendant des mois. Ce sont souvent les mêmes qui s'opposent, notamment, à l'avortement ou à la procréation médicalement assistée. C'est leur droit, et ils ont bien raison de le faire. Mais ont-ils une âme? Ont-ils une conscience? L'accès à la prêtrise pour les femmes me semble pourtant un sujet plus urgent mais une catholique m'a répondu, confiante, que Jésus et les Apôtres étaient des hommes ...

Nous les entendrons probablement, sous peu, contre les fameuses études sur le genre. Est-ce le mot "genre" qui fait peur? Que les petites filles ne s'identifient plus à de douces princesses et les petits garçons à de preux chevaliers pose un problème d'envergure? A moins qu'ils ne soient incapables de voir le mal que fait l'éducation abrahamique, phallocrate, androcentrée et patriarcale autour d'eux, jusque dans l'inconscient collectif? STOP MISOGYNIE - STOP HOMOPHOBIE.

Alors les voilà les raisons de la création d'Adélaïs&Jasmine. Que je puisse être associée à ce mouvement m'a été insupportable. Simplement pour dire qu'il y avait, aussi, des hérétiques qui jouaient. Même si je prends tout cela très au sérieux!

Sororellement,

Illustration Emmanuel Benner, "Marie-Madeleine au désert"

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Religion, #Laïcité, #Manipulation

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Publié le 13 Septembre 2013

Endura chez les cathares : suicide, renoncement ou catharsis?

Endura est vocable occitan que nous pouvons traduire par "privation", "endurance" ou "persévérance". Dans les faits, c'est un jeûne rituel qui s'offrait aux consolés (adultes baptisés par imposition des mains, les dits "parfaits") ayant pour but d'entrer dans des états de conscience modifiés comme, par exemple, la méditation, permettant de se détacher de la matière au profit du monde spirituel.

La version des inquisiteurs, qui fut plus tard reprise par des historiens majoritairement catholiques, vise à décridibiliser le catharisme : à toute "bonne" fin, il s'agirait, pour eux, d'un suicide impulsé par la très sainte horreur du monde qu'auraient eu les bonnes femmes et les bons hommes. Mais il n'en est rien : les cathares ne haïssaient point le monde, mais ne supportaient pas et condamnaient la violence du monde, et tout ce qu'elle recouvre. C'est ainsi qu'il faut entendre que seul le diable peut être maître du monde : souffrance et violence, largement répandues, ne pouvant émaner de "dieu", du Bien.

Les consolés (même les mourants qui demandaient une "bonne fin"), qui entraient en "dieu" renonçaient aux attachements matériels (même aux affects), aux passions et désirs de ce monde, donc au paraître, aux conflits et au sexe, jeûnaient régulièrement au pain et à l'eau et ne mangeaient plus de nourriture carnée, par bienveillance envers les animaux. Revêtus, Ils s'engageaient donc, en toute connaissance de cause, à être des femmes et des hommes de "l'entendement du Bien". Il est essentiel de souligner que les simples croyants continuaient, quant à eux, à vivre normalement et que celles et ceux qui demandaient le consolamentum (baptême) le faisaient souvent dans le fleur de l'âge, après une vie mondaine bien remplie, avec le consentement de leur conjoint.

La catharsis est une purification des passions (du latin pâtir donc souffrir), l'un des effets de la tragédie nous apprend Aristote, bénéfique et libérateur sur celle ou celui qui ouvre sa conscience à la portée de ses émotions ou de celles des autres, en les observant objectivement, avec le filtre de la raison et non celui de la passion. Elle permet un meilleur discernement. Elle trouve toute sa place dans le cheminement intérieur des dits cathares.

L'endura n'était donc pas un suicide car les cathares aimaient la vie bien plus que les données inquisitoriales catholiques, corrompues par leur soucis de domination et leur appropriation habituelle du christianisme, ne le racontent.

Amistats et Sororellement,

Illustration : Jeu d'ombres et lumières sur une meurtrière dans Cité de Carcassonne.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Catharisme, #Religion, #Manipulation

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Publié le 13 Septembre 2013

Trobairitz Catalane pleurant la perte de l'être aimé.

Au hasard du feuilletage, je suis tombée hier, en découvrant l'ouvrage de Delphine Aguilera "Femmes poètes du Moyen-Age, les Trobairitz" (page 152) sur un planh de Trobairitz anonyme, en Catalan dans sa langue d'origine, mais traduit en Français.

"Le coeur triste, dévoré d'inquiétude,

Les yeux pleins de larmes, m'arrachant les cheveux,

En poussant de gros soupirs, hélas, je prendrai congé

De Fine Amor et de tous ses conseils :

Car il ne me plait pas d'aimer homme au monde

Désormais ni de lui manifester mon bon vouloir,

Puisque la mort cruelle m'a ravi Celui a qui

Sans nul déplaisir je voulais plus de bien qu'à moi-même

Et c'est pourquoi j'ai ce comportement

Désespéré, que j'aurai chaque jour,

Et, le visage triste, je ferai comprendre

A tous ceux qui m'entourent

Qu'ils n'ont plus besoin d'avoir en moi nulle espérance

Mais peuvent bien aller chercher ailleurs

Une Dame qui les aime et leur accorde son amitié :

Car moi je me sépare de Joie et d'Amour ..."

Amistats et Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Trobairitz&Trobadors, #Féminisme, #Symbolisme, #Musique et Poésie

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Publié le 12 Septembre 2013

Polygamie, "mariages" forcés et excisions, ou la négation de la féminité.

Si je suis personnellement contre le mariage, en revanche, je pense que l'union entre deux individus (de sexes opposés ou non) devrait être scellée par un lien d'Amor véritable, réciproque et exclusif. Un engagement sans faille nourri par la confiance mutuelle. Voilà le pourquoi des guillemets au mot mariage dans le titre.

Comment être indifférent(e)s au sort de ces fillettes violées légalement selon l'Islam -entre autres- sous prétexte qu'Aïcha, épouse préférée du Prophète Mahomet -polygame- avait 9 ans pour son "mariage"? Là encore, on va me targuer d'islamophobie. Or, je ne pense pas que cet Islam là soit à proprement parler une religion où "dieu" est grand. Les hommes qui s'adonnent à ces pratiques ne sont pas des croyants et je suis intimement convaincue que les vrais musulman(e)s les condamnent, même silencieusement, par honte ou par crainte des représailles. Cette coutume est fréquente en Moyen Orient, mais on la rencontre encore un peu partout dans le monde, notamment en Asie et en Afrique. La pauvreté en serait la principale cause. La misère a bon dos. Les conséquences sont l'esclavagisme sexuel et domestique des fillettes et femmes, sans parler des problèmes de santé générés par des grossesses précoces.

Les mutilations sexuelles, quant à elles, bien qu'illégales dans la plupart des pays du monde, concerneraient, selon les derniers chiffres de l'UNICEF publiés cet été, près de 140 millions de femmes et de filles sur terre. Certains auteurs les mentionnent depuis l'antiquité. Traditionnellement, les organes génitaux non mutilés sont associés à la prostitution, et cette pratique s'exerce aussi dans les matriarcats, comme c'est le cas dans certaines tribus du Burkina Faso. L'excision protégerait les femmes de leurs appétits sexuels débridés. Un autre des arguments est que les hommes étant polygames, ils ne peuvent pas satisfaire toutes leurs épouses, et qu'il est donc pratique de les avoir sans désir sexuel plutôt qu'infidèles. D'abord intervient la clitoridectomie, puis les grandes lèvres sont cousues ensembles, laissant un minuscule trou. Les jambes sont elles aussi attachées ensembles, durant quelques jours, afin de permettre la cicatrisation. Les infections sont fréquentes, l'urine et le sang ne pouvant être évacués correctement. La nuit de noce est d'un romantisme à vous couper le souffle : le mari commence par ouvrir le sexe avec les doigts ou un couteau. Les rapports sexuels sont douloureux et sans plaisir, cela va sans dire. Dans de nombreux pays, la réinfibulation (couture des grandes ou petites lèvres) est exigée après chaque grossesse afin que les femmes restent "étroites comme des vierges". N'oublions pas que des centaines de petites Françaises d'origine étrangère rentrent au pays chaque été. Aborder ces sujets dès l'école serait une façon de faire de la prévention efficace, de sensibiliser les enfants non issus de l'immigration, et d'engager des débats et témoignages. Al-lat (اللات déesse de la féminité pré-islamique) est grande.

En toute bonne foi, l’élu islamiste Tunisien Habib Ellouze nous a dernièrement parlé de l'excision : c'est une "opération esthétique", "sans conséquence pour le plaisir de la femme", "bénéfique contre les odeurs corporelles" ce qui a fait bondir le Dr Henning, chirurgien gynécologue bénévole pour l'ONG Clitoraid, qui reconstruit les femmes, physiquement et psychologiquement, victimes de cette barbarie selon les méthodes du Dr. Pierre Foldes.

Le droit des femmes et des filles me tient à coeur. En revanche, le paradoxe, c'est que, malgré l'islamophobie ambiante -tout à fait condamnable-, certains se réjouiraient de pouvoir s'adonner à la polygamie et aux "mariages" forcés et précoces. Mais ils sont bien trop hypocrites pour le reconnaître. Vice ou égrégore? Le cerveau étant un émetteur-récepteur, nous pouvons en effet nous questionner.

Z'avez pas vu Lillith? (Oui, avec deux ailes, c'est comme cela que ça s'écrit)

Sororellement,

Illustration : "L'origine du Monde" du Gustave Courbet.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminicides, #Religion, #Manipulation, #Viol

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Publié le 12 Septembre 2013

Le masculinisme ou le reflet de la misogynie ancestrale du patriarcat.

Le masculinisme est un courant d'air putride visant à défendre le droit des hommes et leurs intérêts, dont, notamment ceux des pères. Certes, le sexisme doit être combattu de toutes parts, et les droits des hommes, et des pères, respectés. Je sais que certaines femmes sont manipulatrices, voir perverses, violentes, castratrices, dominatrices, narcissiques et j'en passe. Je sais aussi que la Justice, bien souvent, n'accorde pas autant de droits, au sujet des enfants, aux hommes qu'aux femmes. Les plaintes de certains pères, -ceux qui n'ont rien à se reprocher- mis à l'écart par le système, je les prends donc tout à fait en considération. La Justice est parfois injuste.

Mon problème avec les masculinistes c'est que, plutôt que de se battre contre les injustices que subissent certains hommes, ce qui serait tout à fait louable, ils se battent contre le féminisme. Ils sont idiots, et de très mauvaise foi : ne pas reconnaître que les femmes n'ont pas -encore- les mêmes droits que les hommes, que leur humanité n'est pas respectée à toute heure c'est mentir. Pas besoin d'avoir fait de grandes écoles, il s'agit d'observer les faits. Combien d'hommes, en effet (même s'il y en a, certes) subissent des violences conjugales? Le sexisme ordinaire? Le harcèlement sexuel? Les viols? La discrimination -sexiste- à l'éducation, à l'embauche et à l'évolution professionnelle? La discrimination -sexiste- spirituelle au sein même de leurs propres religions? La servitude sexuelle et domestique? La polygamie? Les excisions? Les mariages forcés et précoces? (...) Si vous constatez tout cela, et que vous souhaitez que les choses évoluent dans le bon sens pour les femmes, vous être donc féministe, ou, si vous préférez, vous avez une conscience féministe. Alors oui, il faut être un idiot, redoublé d'un lâche, pour nier l'évidence.

Parfois, quand je lis, que j'écris ou que je vois, bref, dans certaines situations stimulantes, je bande. Non pas comme un homme mais bien comme une femme ; car j'ai deux sexes dont l'un, même si certaines me parlent de "gonflements", est un organe érectile pouvant être, aussi, stimulé par l'intellect. Je disais donc, je bande, et le corps caverneux de mon clitoris peut mesurer jusqu'à 10 cm au repos. Je bande, je l'assume, et je ne suis pas en parfait accord avec certaines de mes amies qui disent que le clitoris a une fonction procréatrice indirecte car sa stimulation entraîne les sécrétions vaginales aidant à la fécondation ; j'entends leur point de vue, mais il ne me satisfait guère. Je préfère penser, plus poétiquement, que "dieu" a créé l'homme à son image et que la "déesse" créa la femme à la sienne, avec un "deuxième sexe" dont la fonction exclusive est de nous procurer du plaisir. Je ne suis pourtant pas une virago : je suis une femme avec certaines caractéristiques physiologiques communément acceptées comme étant masculines. Or il se trouve qu'ici, précisément, le plus grand nombre a tort. E pur si muove.

Ceci étant dit, j'aime les hommes pour ce qu'ils sont et non ce qu'ils représentent, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs fragilités. Même s'ils m'ont souvent fait souffrir. Or, certains sont misogynes sans le savoir, sans mêmes en prendre conscience : ils n'ont rien à nous apprendre de par leur position masculine prétendument supérieure, dans quelque domaine que ce soit. Tout est déjà en nous, nous ne sommes des êtres ni supérieures, ni inférieures, mais complètes.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Manipulation

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Publié le 11 Septembre 2013

Les femmes, objets sexuels des guerriers et au nom de "dieu".

Cet été, Angélina Joly, ambassadrice de l'ONU, plaidait devant le Conseil du G8 en la faveur des femmes victimes de violences sexuelles lors des conflits armés, tout en pointant du doigt l’inaction habituelle quand il est question de sauver des femmes et de pénaliser leurs bourreaux. Elle pensait notamment au sort des Syriennes et des Congolaises, mais cette ignominie est hélas une réalité tangible en temps de guerre, quelles que soient l'époque et le lieu. Et surtout, qu'on ne se sente pas à l'abris de tels débordements avec nos Occidentaux si bien éduqués, ou nos bons Français, car ils ne valent pas mieux que les autres, pour certains tout du moins ; les femmes Tutsies survivantes du génocide du Rwanda ne sauraient me contredire. Le viol des filles et des femmes est utilisé comme une arme de guerre, et c'est un crime contre l'Humanité. Mais alors, qu'est-il fait afin d'éradiquer ce fléau, ce féminicide? Concrètement, pas grand chose ... une pétition a été lancée pour la création d'un Tribunal pénal international pour juger les crimes commis en République démocratique du Congo, notamment les viols (il y en aurait eu près de 500 000 depuis 1996). Voici la pétition : http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/stop-au-viol-comme-arme-de-guerre-pour-un-tribunal-p%C3%A9nal-international-pour-la-r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo et il existe un Observatoire international des violences sexuelles dans les conflits armés rassemblant plusieurs organisations dans le but de sensibiliser à la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits.

Mais, il n'y a pas que cette tactique militaire et barbare qui m'indispose au plus haut point. Je pense notamment aux Coptes, enlevées, violentées, mariées et converties de force à l'Islam en Egypte. Les médias en parlent peu, et, sur les réseaux sociaux l'information ne circule quasiment pas. Or, prendre partie pour ces femmes, et lutter avec elles même si je conviens que d'ici, sans appuis que je suis, je ne peux rien faire, et bien je me dis que c'est notre devoir à toutes de prendre la parole pour elles puisqu'elles ne peuvent le faire. Faisons du bruit à leur sujet, qu'on nous entende et qu'on leur vienne en aide. Loin de moi l'idée nourrir l'islamophobie ambiante, mais il s'agit de faits que je ne peux pas ne pas dénoncer. Se taire et détourner le regard c'est se rendre complice... Je me souviens, il y a quelques mois de cela, avoir vu une vidéo dans la quelle une femme Copte se faisait violer, en Egypte, par un homme se faisant aider par d'autres la déshabillant. Il criait "Allah Akbar" (Allah est grand). En plein jour, en pleine ville et personne n'a bougé. Je descends fumer une clope, pour digérer, et je tombe sur une voisine, Marocaine. Je lui raconte. Elle me répond "C'est comme ça chez nous, c'était une fille de mauvaise vie, elle avait dû chercher l'embrouille." Si je n'ai rien contre l'Islam, personnellement, je ne reconnais pas ces hommes (violeur, complices, et filmeur) comme des musulmans. Al-lat (اللات déesse de la féminité pré-islamique) est grande.

L'enlèvement des Sabines aurait bien contribué à l'édification de Rome. Certes, ce n'est qu'un mythe. Mais tout de même.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Viol, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Société, #Sexualité

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