Publié le 16 Août 2016

Révolution Féministe

CAMPAGNE " OCCUPATION DE L'ESPACE PUBLIC " :

"Le site Révolution Féministe organise une campagne (intemporelle) intitulée " Occupation de l'espace public " par le biais de la pose d'autocollants tout au long de l'année afin de fournir une visibilité au féminisme universaliste et laïc.

Si vous souhaitez y participer, il suffit de vous inscrire et un album de vos photos les plus marquantes ou insolites sera en ligne sur notre page facebook.

Les actions à effectuer sont les suivantes :

1 : Inscription à la campagne " Occupation de l'espace public " (Bouton "S'inscrire" puis "Compléter") via eventbrite.fr

2 : Envoi de vos photos de pose d'autocollants pour l'album via Facebook ou Twitter

3 : Partage du présent lien de l'événement à la fréquence de votre choix.

Merci par avance.

Révolution Féministe

Site féministe universaliste et laïc
https://revolutionfeministe.wordpress.com"

Présentation de Révolution Féministe :

Site féministe universaliste et laïc

"Nous sommes ravies de vous annoncer la création du site internet de Révolution féministe dans lequel vous trouverez des articles, des interviews, des portraits et des visuels entre autres accessibles via la page d’accueil ou au moyen de la rubrique « Catégories ».

Nous sommes un collectif de féministes universalistes laïques, engagées dans la lutte contre les violences machistes et pour que l’égalité de droit entre les femmes et les hommes soit une réalité tout comme la reconnaissance des droits humains.

Nous nous insurgeons contre toutes les tentatives de récupération du féminisme que ce soit par des individus, des formations politiques ou des instances religieuses dans ce système qu’est le patriarcat, que nous voulons abolir.

Nous sommes universalistes et nous condamnons tous types de discriminations qu’elles soient additionnelles ou non ainsi que tous types d’oppressions ou de violences relevant de la domination masculine à l’endroit des femmes, des enfants (et des animaux) – ceci à l’échelle de la planète peu importe leur milieu social, leur couleur de peau, leur handicap, leur localisation géographique, leur nationalité ou leur religion sans rentrer dans le piège patriarcal de la hiérarchisation des combats.

Nous sommes convaincues que la laïcité est une valeur universelle et qu’elle ne doit pas être adjectivée. Les « accommodements religieux » sont préjudiciables à l’émancipation des femmes et nuisent aux droits des enfants.

La laïcité permet une égalité de traitement entre les athées, les agnostiques et les croyant-e-s sans qu’une religion d’Etat ne soit établie bien évidemment. La laïcité est indissociable du féminisme qui est lui-même un projet de société égalitaire ou tout simplement humaniste. Il est donc question de mettre toutes les religions (et sectes) à l’index pour ce qui concerne les affaires de la cité et les règles de vie en collectivité afin de pouvoir construire ensemble un espace commun au lieu de basculer vers les dangers du particularisme, du discours identitaire ou vers la tentation d’ethniciser sans cesse le débat."

Révolution Féministe

Site féministe universaliste et laïc

https://revolutionfeministe.wordpress.com

Avec Sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société

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Publié le 8 Août 2016

Elle et ses chats noirs ...
Elle et ses chats noirs ...

Fille du Soleil pour les uns, je rayonne de beauté et de grâce,

Ou d'Hécate la lunaire pour les autres, je m'impose par l'audace,
Et j'attire dans mes filets les voyageurs aux longs cours,
Marins, héros ou guerriers, ils rêvent de me faire la cour,
Alors pour les éprouver, je les séduis et les enivre gaiement,
Mais qu'ils ne se jouent de moi ou ce sont des nuits de tourments,
Qu'il leur sera infligé, mes colères sont telluriques et anciennes,
Mes filtres en fauves les transformeraient, je suis magicienne.

Si ma naissance fait de moi une créature envoûtante, céleste,
La légende, elle, me prête une aura maléfique, noire et funeste,
Car mes poisons d'une grande renommée sont sorcellerie :
Je commande au ciel, fait choir les étoiles et ma jalousie,
N'ayant d'égale que le feu animant ma passion pour la vie terrestre,
C'est au coeur de mon somptueux palais que je séquestre,
Les malheureux qui croisent ma route et cherchent à me dominer,
Braves loups ou lions, grâce à mes breuvages, à mes pieds.

Tout est de métal précieux sous ma main délicate et experte,
Il me plait d'entonner de troublantes mélopées aux dieux offertes,
Sur mon ouvrage, tissant ma toile aussi grande que la mer, immortelle,
Ouvrant la destinée d'Ulysse, humiliant ses compagnons rebelles,
Aux lois qui sont les miennes sur l'île d'Aiaié, où je domestique,
Les âmes sauvages des hommes les rendant amnésiques,
De leur liberté passée, ils vont, chiens et chats sous mes doigts,
Quand ce n'est pas en pourceaux que je les métamorphose sans émoi.

Mais mon cœur s'éprit pour ce roi qui venait d'Ithaque, c'est ardemment,
Aidé par Hermès, et le moly à fleur laiteuse, qu'il résista à mon enchantement,
Homme de bravoure et de tempérance, il échangera un corps à corps,
Contre la vie de ses hommes et son retour au Pays, non pour de l'or,
Après l'avoir effleuré de ma baguette, le plaisir brûlant les chairs,
Une année de communion de sens, de partages et d'enfantements éclairs,
Conscience et folie, raison et passion ne faisant jamais bon ménage,
Le temps advint pour Ulysse et ses hommes de reprendre le large.

Une fois n'est pas coutume, l'Odyssée me dépeint obscure,
Le féminin ayant, hélas, face au masculin, bien mauvaise posture,
Tentatrice et séductrice, perfide démone vile et ensorceleuse,
L'homme ayant la belle part de la sagesse et la femme amoureuse,
Quand une autre, qui l'était tout autant, lasse et passive à souhaits,
Pénélope à son métier à tisser sans compter son temps ni ses regrets ;
Aux anciens Grecs nous pourrions décerner la palme amicale,
Non celle des martyrs innocents mais de la misogynie ancestrale.

Avec sororité,

Piqué le titre à un texte (Le sort de Circé) de la très talentueuse .... Juju je t'<3

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Publié le 7 Août 2016

Cycle Dianique
Cycle Dianique

La Parité, selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales : 1. Rapport d'égalité, de similitude entre deux choses ou deux êtres (le plus souvent comptables). Parité absolue d'idées; parité parfaite; parité de salaire, de traitement. Ces deux terribles journées (...) avaient coûté à l'ennemi cent cinquante mille hommes de ses meilleures troupes, dont cinquante mille tués sur le champ de bataille. Il n'y avait nulle parité avec nos pertes, qui ne s'élevaient pas à cinquante mille (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823, p.27).À quinze ans, un adolescent et une jeune fille sont vraiment du même âge. Ils s'aiment ou ils croient s'aimer. À vingt ans, cette parité d'âge n'est plus que dans les dates (Bourget, Sens mort, 1915, p.217).

***

La parité absolue, concept philosophique du XXIIème siècle?

Voilà, tu vois, la parité, à la base c'est pas compliqué. C'est considérer les femmes comme des êtres humains à part ... entière! Mais moi, la parité, parce que je suis une grande idéaliste, je l'imagine partout, à chaque instant, à chaque battement de coeur. Peut-être est-ce parce que j'ai été habituée à -presque- tout partager à part égale que j'envisage l'autre systématiquement comme mon égal-e, avec au moins autant de valeur que moi? Un peu, genre, ce que dit le préambule de la constitution qui garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme depuis 1946!

Car oui, la parité, c'est une question de salaire, certes, -à postes et qualifications égales les femmes sont rémunérées, en moyenne, 24% de moins- ; d'accession à l'éducation, à la formation et à l'embauche ; c'est aussi le problème de la précarité, notamment des femmes seules avec enfants et des retraitées (pour rappel : http://adelaisetjasmine.over-blog.com/pr%C3%A9carit%C3%A9-des-femmes-en-2013-des-donn%C3%A9es-alarmantes ), ou les affaires domestiques dont se chargent environ deux fois plus les femmes que les hommes. Que dire alors de la parité en politique? Jamais de femme présidente réellement pressentie en France, seulement 15% de femmes maires ou 19 % à l'Assemblée Nationale? Qu'en est-il de cette autre strate édifiante de notre Société, la Haute Fonction Publique ou même des directions et conseilsd'administration des grosses entreprises? Les médias? Puis est-ce qu'il y a des p'tits garçons qui rentrent au pays l'été afin qu'on leur coupe une partie du gland -plaisir sacrilège oblige- et qu'on les force à se marier avec des femmes de 20, 30, 40 ans leurs aînées, voir plus? 12 768 viols ont été déclarés en France en 2014, soit un viol toutes les 40 minutes (et encore qu'il ne s'agit que ceux qui sont déclarés). Une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint. Voilà pour la piquouze de rappel, des faits quantifiables, pour rafraîchir la mémoire voir informer au besoin.

Mais, philosophiquement, qu'est-ce qu'un concept -le quel pourrait même devenir fondamental et s'étendre au racisme ou à l'homophobie par exemple- pourrait nous apporter ? φιλοσοφία ou «aimer la sagesse», oui, l'idée est bien de remonter aux causes afin d'essayer d’arrêter de panser les plaies béantes des unes comme des autres, qui ne sont hélas, que les conséquences d'un manque de parité, dû à la misogynie patriarcale. Et là je viens de manger un kiwi, histoire de réflexion, car je ne sais pas comment aborder ce qui suit. Pour moi, nous avons, nous féministes, à travailler sur l'inconscient collectif, car c'est là que Pandore est trop curieuse, Lilith trop sulfureuse, Al-lat une impudique éhontée (pour reprendre le terme de Sérénade Chafik qui m'a en partie inspiré ce billet d'humeur avec son article «Nous femmes sur nos terres d'Islam»(http://laregledujeu.org/2016/06/20/29392/nous-femmes-sur-nos-terres-d-islam/) Penthésilée trop virago, ou bien encore Flore et Cassandre violées, Héra subissant les infidélités chroniques de son violeur de Zeus, Esméralda la duperie mortelle de Phoebus ainsi que la perversion de Frollo, Aliénor et Esclarmonde, trop libres, Maryam de Magdala, trop initiée, Salomé, trop sensuelle, Boadicée, trop rebelle, Circé, trop ensorcelante... Et qui sais-je encore? N'est ce pas dans cette trame inconsciente que le mâle se sent légitime dans son rôle de dominant voir de prédateur? N'ont-elle pas été, toutes, non soumises par essence, par nature, mais soumises par le-s mâle-s, l'histoire, le mythe? N'est-ce pas ce qu'elles sont en tant que femmes, ou êtres humaines, qui est piétiné, souillé, brisé, banni? Sans parler des dégâts inhérents aux grandes religions monothéistes, dans les quelles les femmes n'existent qu'en tant que filles, ou mères : dévastateur en réalité, une excision psychique, symbolique. Or elles ne servent en rien «dieu», elles servent les hommes, qui se servent, entre eux. Un autre genre de plafond de verre, en somme. Reste à définir pourquoi certaines ont besoin d'entrer en religion et de crouler sous le poids des dogmes et des maîtres plutôt que de vivre une spiritualité libre? Toujours est-il que je préfère accompagner ces femmes dans leur trip plutôt que leur opposer la laïcité à tout prix, l'un n'empêchant pas l'autre : ce n'est pas le chemin le plus facile pour se libérer, mais que vaut l'expérience du vécu? Qui suis-je pour réduire leur choix à de la folie, de l'inconscience? Vous trouverez sur ce blog plusieurs poésies issues d'un recueil en cours d'écriture, "De Lune à l'Autre", déclamant un droit de réponse de plusieurs personnages féminins issus de la littérature, de l'histoire ou de la mythologie, et soulignant la misogynie qu'on ne perçoit pas toujours...

Travailler sur l’inconscient collectif c'est aussi soigner nos refoulements, frustrations, souffrances, hontes, culpabilités et autres joyeusetés transgénérationnelles, tout ce que l'on encaisse car d'autres générations ont encaissé en se disant c'est normal, c'est relatif à tel ou tel genre. Des exemples concrets. Etre au service, faire plaisir. Je ne dis pas que dans une relation équilibrée ce n'est pas jouissif, quand c'est réciproque. J'affirme que les femmes sont éduquées depuis des lustres à se sacrifier. Autre exemple alors même que TOUS les hommes que j'ai connu n'auraient jamais supporté d'être mis en concurrence, c'est moi qui en prenait plein la tête si je faisais remarquer l'indélicatesse voir carrément une fois, l'infidélité. Qui n'a pas vécu ce genre de situation ou l'autre devient nettement manipulateur voir malveillant avec des phrases du genre "tu te fais des films","tu fais des histoires","c'est pas vrai il ne s'est rien passé" et arrivent à te faire douter alors que ça c'est passé sous tes yeux? Un piège pervers et narcissique aussi vieux que l'humanité. Et là, dans ces situations précises, c'est bien aux femmes de s'armer car eux aussi se transmettent ce subterfuge de génération en génération.... Technique malhonnête, comme souvent, plutôt lâche et infantilisante : c'est patriarcal. Faire passer les femmes pour folles ou hystériques, c'est pas nouveau, et ça marche, pourquoi s'en passer après tout. N'est-ce pas ce qu'on risque chaque fois que nous sommes poussées à bout, quand nous explosons, finalement? Cette conscience ne nous pousserait-elle pas à subir plutôt qu'à nous révolter, par crainte, d'être effectivement prises pour folles ou de la violence que pourrait éventuellement générer cette résistance?

Alors oui, la parité ne peut-être qu'absolue, finalement.

Avec sororité.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Spiritualité, #Sexualité

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Publié le 6 Août 2016

INVENTERESSE de la danse serpentine
INVENTERESSE de la danse serpentine

Je prends le voile,

Q'importent les vents,

Car les rangs se resserrent,

Et les drapeaux se dressent ;

Armes au poing, les femmes,

D'Orient et d'Occident, des femmes,

Entonnent l'hymne, des femmes,

Unies par l’éternelle damnation ;

Alors oui, je prends le voile,

Au jardin du calvaire,

Où le sang coule à flots,

Elles panseront mes plaies, de femme ;

Et je sais leurs peines,

Je connais aussi leurs rêves,

Et leurs choix, par dépit,

Puis conviction ;

Elles seront mes compagnes de lutte,

Au front, mais toujours sous la lune,

Pourtant si solaires à minuit,

Dans l'ombre de leurs amants ;

Je ne veux pas me perdre,

Dans les sinuosités de mon esprit,

Par tes inconstances affaibli :

Mes larmes n'étanchent plus ma soif ;

Dans cette folle guerre,

Je veux un amour fougueux,

Et solide, et vibrant, et fidèle,

Pour exulter et reposer ma psyché ;

Alors oui je prends le voile,

Pour me protéger de toi,

Car pour mettre des distances,

Mon corps difforme ne suffit plus.

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 31 Juillet 2016

JW WATERHOUSE
JW WATERHOUSE

Hey toi, je te vois de là avec ton regard glauque et libidineux, non, ce post ne s'adresse pas à toi, ta branlette n’intéresse pas plus que ton avis sur le sujet. Je n'écris pas pour ton plaisir personnel, mais pour le mien.

Je viens de lire un excellent article sur l'arnaque de l'amour patriarcal https://hortensedulac.wordpress.com/2015/01/01/lamour-patriarcal-est-une-arnaque-monumentale/ et si j'adhère presque en tous points sur les différents sujets dont il traite, j'avais envie de revenir sur le chapitre de la jouissance féminine. Parce que, oui, les femmes sont capables de jouir, elles aussi, quand elle veulent. Oui, les femme peuvent dissocier amour et sexe, mais l'extase est tellement plus ravisseuse quand les deux sont intimement mêlés. Alors oui, l'amour patriarcal c'est de l'arnaque, viriliste, androcentré, macho, sexiste et tt ce que vous voudrez, mais quand même, pourquoi cracher sur un plaisir sain (je n'ai pas dit facile), et gratuit?

D'abord, s'aimer soi-même. Hélas, c'est compliqué pour les femmes qui sont mises en perpétuelle compétition tant le mâle a besoin de diviser pour mieux régner, grand prédateur qu'il est dans l'absolu. C'est compliqué aussi car les merdias (dont les têtes pensantes sont essentiellement masculines) véhiculent une image des femmes stéréotypée, pornifiée, et, il faut le dire, presque toujours retouchée. Ensuite, les femmes sont effectivement éduquées à aimer, donner, pardonner, être sages, passives et gentilles, et non à être en paix {entre elles et} avec elles-mêmes. Apprend-on réellement à se découvrir et à nous contenter de ce que nous sommes, dans la conscience de notre perfectibilité? Ah les fameux complexes liés aux dicktats de la beauté (physique), de la minceur, de la fermeté, du glabre, de la longueur des cheveux ou de la taille des seins... Injonctions patriarcales, quand tu nous tiens! Ne plus oser sortir non coiffée/maquillée/apprêtée est par ailleurs bien souvent un dilemme pour certaines, même pour aller chercher le pain. Il faut paraître. Etre présentable. Car oui, dans ce monde ne se nourrissant que des apparences, se focalisant sur la forme et non le fond, seule l'image compte, c'est bien connu! Et le hic c'est ça, c'est que pour jouir, faut un minimum se connaître ... et se laisser aller ; je sais que c'est difficile pour certaines, l'idée n'est pas de les culpabiliser mais au contraire d'encourager à se donner du plaisir, à en prendre là où on nous a toujours appris dans les magasines féminins à en donner ! L'orgasme ne doit pas être une fin en soi, mais enfin, s'il se présente, autant se donner les moyens de l'accueillir, non? Quand je pense que certain-e-s ont même créé un business avec ces pratiques masturbatoires (par un tiers moitié coach-moitié gourous), je me dis qu'il vaut mieux garder son fric, et, finalement, s'accorder la chance d'éprouver du plaisir, sans forcément attendre que ce soit un tiers qui nous le procure, en se caressant ou en se frottant par exemple, car non, ce n'est pas sale et se masturber n'est pas l'apanage des garçons.

Apprendre à se connaître, c'est aussi ne plus accepter de pratiques qui nous déplaisent pour faire plaisir à l'autre, c'est savoir s'écouter et dire non quand on n'a pas envie. Bref libre à nous de refuser la sodomie, de faire une fellation, l'échangisme, le bondage, le sadomasochisme, ou je ne sais quoi d'autre quand on n'en a pas envie! C'est savoir être directives et dire ce qui nous fait envie, aussi. C'est s'accorder -OMGoddesses- d'éprouver des vagues désir intense qui nous submergent, car oui, les femme sont capables, elles aussi, de désirer intensément et de chavirer. L'étymologie du vocable "désir" nous ramène par ailleurs à la contemplation des astres, n'est ce pas là l'idée que l'on pourrait se faire de la sidération dans la quelle nous entraîne l'extase? L’érotisme, au sens noble, ne serait-il pas, d'abord, une question de désir, et d'espérance? Oui, au sens noble, car j'entends par là relatif à Éros, l'amour, amant mystérieux de Psyché, l'âme, dont l'union donnera Volupté après de nombreuses (mes)aventures dont Psyché seule est l'héroïne? Si le besoin rend dépendant, le désir comme moteur ne rendrait-il pas, lui, libre de toute entrave, de tout devoir conjugal, qu'il soit homo ou hétéro? Certaines me diront que les harceleurs, les violeurs, désirent, eux aussi. Il me plait de donner une graduation au désir, en remontant symboliquement, afin de sublimer, du sexe vers la tête, en passant par le coeur, le niveau bassement sexuel s'attardant sur des pulsions bestiales que certains ne maîtriseraient pas. Alors pourquoi n'y aurait-il pas d'érotique féministe s'édifiant sur la confiance, l'égalité, la réciprocité, le partage? Pourquoi renoncer à ces délices alors que nous pourrions simplement apprendre à construire nos relations différemment en nous connaissant nous-mêmes? Peut-on encore se dire féministe radicale en ayant des orgasmes et en aimant la pénétration? En refusant le complexe madone et catin? En aimant les joies que procure l'amour, notamment les joutes érotiques? Je me le demande...

Edit du 03/08, 14h32 après relecture, à l'attention de Flo&Yannick en premier lieu, en soutien et pour le plaisir de la provoc'. S'il est vrai qu'il est impératif de se défaire des normes patriarcales, des diktats qui oppriment les femmes, je tenais à ajouter cependant que si j'assume parfaitement de sortir -parfois- en crocks, pas maquillée et les cheveux dredlockés, ma plus grande frustration actuellement après prise de poids conséquente est de ne pas pouvoir me fringuer comme je le souhaite. J'aime m'épiler, me gommer au sucre et au miel, avoir la peau veloutée d'huiles précieuses, me faire des masques à la rose de Damas, et crève d'envie de bas couture sur un porte ja', avec des talons ... de corsets, de bustiers, de petites robes légères, de soie sauvage, de lacets, c'est te dire Flo si ma "féminité" me pique aussi ;-) Se plaire, avoir une bonne image de soi-même (intérieurement et extérieurement) n'est pas forcément du narcissisme, et avoir envie de séduire son amant et là plus précisément son mari n'est pas non plus signe de soumission hein. L'idéal restant de se faire plaisir sans (se) faire mal! C'est beau l'amour, qu'on se le dise. Moi je trouve plutôt sympa que Yannick te défende publiquement. Et inversement, toujours. Un couple soudé qui sait se protéger des intempéries, ça me fait kiffer! Bises à vs deux!

Alors voilà mon point de vue, certes teinté de romantisme, -on ne se refait pas- sur l'amour, le sexe, le désir, le plaisir. Je terminerai avec un extrait d'une lettre d'Anaïs Nin à un collectionneur d'histoires érotiques : "Cher collectionneur, Nous vous détestons. Le sexe perd tout son pouvoir et toute sa magie lorsqu’il devient explicite, abusif, lorsqu’il devient mécaniquement obsessionnel. C’est parfaitement ennuyeux. Je ne connais personne qui nous ait aussi bien enseigné combien c’est une erreur de ne pas y mêler l’émotion, la faim, le désir, la luxure, des caprices, des lubies, des liens personnels, des relations plus profondes, qui en changent la couleur, le parfum, les rythmes, l’intensité." http://www.deslettres.fr/lettre-danais-nin-collectionneur/

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Sexualité, #Société, #Féminisme

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