In Nomine la Magdaléenne.

Publié le 16 Septembre 2013

In Nomine la Magdaléenne.

Alors, soyons clairs, c'est en partie parce que cela insupporte certain(e)s que je fais de Myriam de Magdala la disciple préférée de Jésus, et la mienne, par la même occasion. Non pas que j'ai quoi que ce soit contre Jean l’Évangéliste mais, tout comme elle, je suis une femme, et mon entendement ne se résume pas aux seuls Évangiles dits Canoniques, piliers de la très Sainte Église inquisitrice et misogyne Romaine, celle de Pierre, qui renia 3 fois Jésus sur la croix.

Pour certains, Marie la mère, dite encore la Vierge, représente la part féminine du Christ et pour d'autres, cette même part revient à Myriam de Magdala. Pour moi, la Magdaléenne est à part entière, femme et disciple, incarnée et spirituelle, maître en soi d'elle-même, aimée et aimante. Je ne dis pas qu'ils furent amants, je n'en sais rien. Je dis qu'ils s'aimèrent, non pas comme une soeur et un frère, mais bien comme une femme et homme. L'amour ne revêt pas qu'une dimension conjugale ou fraternelle. Il peut être aussi le fruit, défendu peut-être, d'une reconnaissance spirituelle. Ce que, j'imagine, certains appellent aujourd'hui l'oeucuménisme au sens large.

En tant que disciple, elle représente donc un courant du christianisme, courant qui lui est propre, et pas nécessairement exclusivement féminin. Tout comme Myriam la Juive dite encore la Prophétesse, l'une des mères de l'Alchimie Occidentale, elle est émanation du Féminin Sacré en celles qui se reconnaissent en elle. Elle est, pour moi, Voie Lactée, participant à l'édification de mon Temple intérieur et de mon ravissement spirituel. Pour d'autres elle n'est que possédée, prostituée ou femme adultère.

Si elle me fait me pencher sur la nature même de l'Esprit Saint, le Paraclet, que l'on peut traduire par les termes "consolateur" ou "avocat", c'est que je peine à croire que nul ne se fit le défenseur de Jésus sur cette satanée croix, instrument du diable : « Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. » Jean 18:36. Essayer, pour le moins, comme le fit Claudia Procula après son rêve.

Croix sur la quelle je ne laisserais pas, je le sais, un catholique, fut-ce Joseph Ratzinger, s'il était en mon pouvoir de l'en faire descendre. C'est plus qu'un devoir, je n'ai jamais aimé la logique de quêsteurs de victimes émissaires.

"18 Alors Marie se mit à pleurer. Elle dit à Pierre : « Pierre, mon frère, que vas-tu donc penser ? Crois-tu que c’est toute seule dans mon cœur que j’ai eu ces pensées 5 ou qu’à propos du Sauveur, je mente ?" Évangile de Myriam de Magdala. http://http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_marie.asp

"Lege, lege, relege, ora, labora et invenies"

Sororellement,

Illustration Myriam de Magdala, toile attribuée par certains, à tort ou à raison, à Léonardo Da Vinci. Elle était exposée au Museo Idéale Leonardo Da Vinci à Vinci même, en Toscane, début 2008. Je ne sais pas si elle y est encore.

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Triskèle 04/04/2014 15:29

Vos articles sont très intéressants. Concernant Marie Madeleine, je pense moi qu'elle était l'épouse de Jésus et lui a donné des enfants, de nombreux indices vont en ce sens.
Connaissez-vous ce site: http://matricien.org/bienvenue-sur-matrilabo-3/
Je vous souhaite bonne continuation, amitiés.