Les femmes, objets sexuels des guerriers et au nom de "dieu".

Publié le 11 Septembre 2013

Les femmes, objets sexuels des guerriers et au nom de "dieu".

Cet été, Angélina Joly, ambassadrice de l'ONU, plaidait devant le Conseil du G8 en la faveur des femmes victimes de violences sexuelles lors des conflits armés, tout en pointant du doigt l’inaction habituelle quand il est question de sauver des femmes et de pénaliser leurs bourreaux. Elle pensait notamment au sort des Syriennes et des Congolaises, mais cette ignominie est hélas une réalité tangible en temps de guerre, quelles que soient l'époque et le lieu. Et surtout, qu'on ne se sente pas à l'abris de tels débordements avec nos Occidentaux si bien éduqués, ou nos bons Français, car ils ne valent pas mieux que les autres, pour certains tout du moins ; les femmes Tutsies survivantes du génocide du Rwanda ne sauraient me contredire. Le viol des filles et des femmes est utilisé comme une arme de guerre, et c'est un crime contre l'Humanité. Mais alors, qu'est-il fait afin d'éradiquer ce fléau, ce féminicide? Concrètement, pas grand chose ... une pétition a été lancée pour la création d'un Tribunal pénal international pour juger les crimes commis en République démocratique du Congo, notamment les viols (il y en aurait eu près de 500 000 depuis 1996). Voici la pétition : http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/stop-au-viol-comme-arme-de-guerre-pour-un-tribunal-p%C3%A9nal-international-pour-la-r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo et il existe un Observatoire international des violences sexuelles dans les conflits armés rassemblant plusieurs organisations dans le but de sensibiliser à la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits.

Mais, il n'y a pas que cette tactique militaire et barbare qui m'indispose au plus haut point. Je pense notamment aux Coptes, enlevées, violentées, mariées et converties de force à l'Islam en Egypte. Les médias en parlent peu, et, sur les réseaux sociaux l'information ne circule quasiment pas. Or, prendre partie pour ces femmes, et lutter avec elles même si je conviens que d'ici, sans appuis que je suis, je ne peux rien faire, et bien je me dis que c'est notre devoir à toutes de prendre la parole pour elles puisqu'elles ne peuvent le faire. Faisons du bruit à leur sujet, qu'on nous entende et qu'on leur vienne en aide. Loin de moi l'idée nourrir l'islamophobie ambiante, mais il s'agit de faits que je ne peux pas ne pas dénoncer. Se taire et détourner le regard c'est se rendre complice... Je me souviens, il y a quelques mois de cela, avoir vu une vidéo dans la quelle une femme Copte se faisait violer, en Egypte, par un homme se faisant aider par d'autres la déshabillant. Il criait "Allah Akbar" (Allah est grand). En plein jour, en pleine ville et personne n'a bougé. Je descends fumer une clope, pour digérer, et je tombe sur une voisine, Marocaine. Je lui raconte. Elle me répond "C'est comme ça chez nous, c'était une fille de mauvaise vie, elle avait dû chercher l'embrouille." Si je n'ai rien contre l'Islam, personnellement, je ne reconnais pas ces hommes (violeur, complices, et filmeur) comme des musulmans. Al-lat (اللات déesse de la féminité pré-islamique) est grande.

L'enlèvement des Sabines aurait bien contribué à l'édification de Rome. Certes, ce n'est qu'un mythe. Mais tout de même.

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Viol, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Société, #Sexualité

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