Précarité des femmes en 2013 : des données alarmantes.

Publié le 8 Septembre 2013

Qu'elles soient jeunes, isolées avec ou sans enfants ou dans la fleur de l'âge, les femmes subissent la crise de plein fouet et les dernières études en la matière (IPSOS/Secours populaire http://http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=867b949cec592b4ca27c697faf806614&id_actu=8251) révèlent qu'elles sont nombreuses à ne plus pouvoir trouver un emploi stable, faire face aux dépenses relatives aux simples besoins de base (se loger et se nourrir), et donc à s'endetter. Étudiantes, mères isolées et retraitées, même combat pour la survie.

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) nous informe, lors d'une étude de la délégation du droit des femmes et de l'égalité publiée ce 8 Mars 2013, qu' "En France, en 2010, 4,7 millions de femmes avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté soit 964 euros mensuels pour une personne seule. 70% des « travailleurs pauvres » sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales dont 33% ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté." Et les choses vont en empirant.

Certain(e)s, hélas, vous diront que les femmes, dans leur désir d'autonomie, devenues exigeantes et compétitives, mettent à mal la Société et la famille. Elles travaillent, créent, divorcent, séduisent, s'initient, tapent du poing sur la table, et sont de plus en plus nombreuses à dénoncer les violences qu'elles subissent, qu'elles soient conjugales ou sexistes. Bref, elles vivent aussi pour elles, et non plus exclusivement pour la famille.

Certains hommes, plus ou moins jeunes, souhaiteraient retrouver ce paradis perdu d'une femme à la maison, esclave sexuelle, aide ménagère, et "bonne" mère de famille, soumise à l'autorité du mâle dominant (de véritables animaux). Je me demande, sans plonger dans la paranoïa pour autant, si cela a un lien direct avec la crise? Après tout, les strates dirigeantes de notre Société sont essentiellement masculines, alors, coalition ? Consciente ou inconsciente? La libération dite sexuelle aurait-elle, surtout, servi les hommes et leurs pulsions sexuelles? Le risque est réel : même des groupes de femmes, comme les "blanches" Antigones par exemple, se constituent en niant le principe fondamental d'égalité (et donc le féminisme) entre femmes et hommes pour prôner la complémentarité. Je ne sais pas si elles sont bien conscientes qu' être complémentaire ne rend pas plus libre : la complémentarité se dessine dans le besoin, or, en amour, le besoin est à proscrire car il rend dépendant. Des compétences sont complémentaires ; mais si femmes et hommes sont différents, même quand ils s'unissent, ils doivent rester égaux en devoirs et droits, ce qui n'est bien souvent pas le cas dans le patriarcat. Le blanc n'est donc pas ma couleur : le dress-code, ici, c'est black-black, même si l'arc-en-ciel me fait frémir.

Restons optimistes, reculer, un peu, permet aussi de prendre de l'élan.

Peut-être que des maisons de femmes, comme le faisaient les femmes cathares en Languedoc médiéval, afin d'accueillir les victimes de violences, les affamées, les malades ou les mourantes (la religion en moins, hein!) seraient une solution.

Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Catharisme, #Laïcité, #Prostitution

Repost 0
Commenter cet article