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Publié le 14 Mars 2017

Danger.

 

Non pas que la menace islamiste -tant celle imposant la charria sur notre sol que celle posant des bombes- n'existe pas, mais elle n'est en rien comparable pour le pays, en regard des houles FN qui réveilleraient d'une façon décomplexée les haines, d'un côté comme de l'autre. Laisser les intégristes musulmans mener leurs ouailles un temps, j'entends les laisser faire, permettrait aux intégristes cathos et autres fanatiques nationalistes de légitimer une droitisation des plus nauséabondes en instaurant un climat de terreur délétère. Chacun son terrorisme.

 

J'en reviens à mes rêves, ceux mentionnés dans le laïus introduisant ce blog, ceux que j'ai fait après la naissance de ma fille, il y a 6 ans, et qui m'ont tourmentée au point d'en perdre la raison tant ces visions d'horreur étaient insoutenables. Le pays était à feu et à sang, des filles et des femmes violées, kidnapées pour constituer de nouveaux harems et autres maisons clauses, les maisons et les magasins pillés, les voitures explosant dans la rue, pendant que certains en profitaient pour assassiner, en bandes organisées. Désolation. Et bien entendu, non, il n'était pas question des musulmans, mais d'hommes de nationalités et religions diverses et variées, attendant tapis dans l'ombre afin de pouvoir passer à l'acte. Ce ne sont que des rêves, me direz-vous. Certes. Mais, j'aime autant faire avorter Nyx de sa fille Éris -quand on voit de quoi elle enfante- , déesse de la discorde (tiens cela me fait songer aux discordiens qui la vénèrent, pratiquant la chaos magick, y aurait-il un lien avec l'opération mindfuck?), tant qu'il est encore temps, du moins, si cela est dans mes cordes ; mais je n'y arriverai pas seule. Alors oui, il est vrai que nous pouvons craindre une invasion, car dans le lots de migrants -qui fuient leur pays en guerre-, il y a des terroristes et autres fous de dieu, des fanatiques : le déni des islamo-gauchistes à ce sujet est justement ce qui génère autant de haines et de discriminations, l'invisibilisation de cette problématique nourrissant les fantasmes des uns comme des autres. Halte au relativisme culturel, le risque est réel, pourquoi prendre le peuple pour des mineurs incapables d'entendre, de comprendre, de penser par lui-même? L'idée n'est pas de trop en faire (ou pas assez) mais de dire ce qui ne va pas nous ne sommes pas tous anarchistes ou immatures au point de vouloir faire basculer le pouvoir juste pour en jouir. Certaines bonnes volontés, et ce de façon tout à fait désintéressée ambitionnent sincèrement (naïvement?) de déjouer le sort funeste de l'Humanité, quel que soit le bord politique qui nous gouverne. Nous pouvons, aussi, trouver des solutions, #Ensemble. Je crois que c'est ça, la démocratie participative, non?

 

Parlons d'état d'esprit, car bien entendu, on ne peut pas exclure une -toute prétendue- élite (l'étymologie nous ramène d'ailleurs ici au sens religieux de l'élu) sous seul prétexte qu'elle a du pouvoir et/ou de l'argent ; en revanche, à ces fonctions, elles/ils sont censés représenter le peuple, ses intérêts et servir ses droits or ce sont bien souvent les intérêts de l'Etat qui priment, non pour la Nation en soi mais bien pour ses élus qui se servent plutôt qu'ils ne servent. Pour cette raison le peuple est stratégiquement divisé, seule façon pour certains partis de régner en attisant les haines et en créant des discriminations. Mais ainsi est l'être humain, la classe moyenne préférera taper sur les pauvres qui "abusent" du système plutôt que sur tous ces escrocs corrompus qui détournent impunément des milliards, et pourtant ce sont bien eux les véritables abuseurs d'autant plus rageant qu'ils profitent (parfois) de la clémence de la justice et de la complicité des médias. Ce n'est qu'une question d'argent : comme il se fabrique, à qui profite réellement la pauvreté, à qui profite de maintenir les pauvres (souvent les femmes d'ailleurs), dans cet état de servitude? Je vais vous éclairer sur une conquête sociétale des droites extrêmes ces dernières années, puisque le plafond de verre concernant la carrière des femmes vient d'elles, en paupérisant les femmes seules avec enfants, non seulement elle les rendent vulnérables au point que certaines se remettent en couple acceptant par désespoir des conditions de vie insoutenables, mises en "concurrence" avec les femmes de l'Est ou musulmanes se soumettant avec moins de difficulté car culturellement éduquées à servir le foyer/les hommes, mais en plus elles sont présentées comme un (mauvais) exemple de ce à quoi la quête de liberté peut aboutir, incitant par la même à subir les violences sans rien dire : c'est clairement l'intérêt des hommes Russes qui a fait, dernièrement, dépénaliser les violences domestiques : certains en rêvent, en France, oui oui. Ces hommes veulent nous garder asservies, d'autant qu'ils estiment qu'on leur prend leurs emplois ! Non vraiment, on ne peut pas comparer les luttes des extrêmes gauches et celles des extrêmes droites. 

 

Alors non, le FN ne sera pas la panacée, bien au contraire, pensez-y ... Si l'ordre naît du chaos selon certains, d'autres estiment que le chaos représentera le salut et purifiera les Nations, un bain de sang censé apaiser le courroux des cieux. Alors, vraiment, non merci.

 

 

Edit  du 18/03, je m'adresse à MHV, qui m'a soufflé des mots doux sorores, -peut-être est-elle trop pro FN- quand je lui ai demandé un peu de franchise sur les raisons qui lui ont fait supprimer mon billet? Je souhaitais lui répondre, parce que ce genre de trouduc' se dit féministe et vient t'humilier en privé, sans raison, juste pour le plaisir. Sans grand courage d'ailleurs. Juste de la malignité, rien de constructif, vous en conviendrez.

 

"Ah, et donc, tu prônes un universalisme où seul ce qui te semble digne d’intérêt a le droit d'être? Parce qu' en dehors de toi rien n'a le droit d'exister? Tu connais le principe de liberté, d'expression notamment? Tu sais que je me bats pour que toutes les femmes puissent s'exprimer librement, même celles que je ne comprends pas, même celles que je n'aime pas, même celles dont j'abhorre les idées, même celles qui ne peuvent faire qu'avec mépris et condescendance, comme toi?"

 

 

Avec sororité,

 

Illustration : Nyx avec le génie de l'amour et des études, Pablo Americo.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Féminicides, #Figures féminines

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Publié le 11 Mars 2017

Sulfur.

 

Tu sens le soufre.

 

On me l'a dit quelques fois. Cela m'a toujours blessée, car je ne comprenais pas pourquoi.

 

Si je me questionne sur l'appartenance catholique, même inconsciente, de certains occitanistes -car je ne peux simplement pas comprendre qu'après toutes ces persécutions, tous ces massacres (des cathares aux franc-maçons, en passant par les templiers et les sorcières),  certains se revendiquent encore de cette religion en terme de spiritualité, à moins que seul le gout du pouvoir ne les anime-, c'est que les choses sont claires : les manifestations de ces dernières années contre les droits des homosexuels, la régression des droits ainsi que des libertés des femmes, visant à repositionner la famille dite traditionnelle comme exemple moteur et fondamental de la Société sont, aussi, des persécutions. Mais si je me questionne pareillement sur les sympathisants cathares fleurtant avec les droites extrêmes, je ne peux non plus me réduire à penser que le déclin de notre belle civilisation soit le fait de Na Loba, la sulfureuse louve dont personne ne sait lire le mercure, archétype de femme plutôt que celui de mère, à l'instar de Marie-Madeleine face à la Vierge ou Lilith plutôt qu'Eve, femmes libres assimilées à des démones prostituées par les pères de l'église comme le fut Acca Larentia, lupa, à l'origine de Rome, et certainement issue d'un culte anciennement Étrusque. Tellement facile, encore une fois, d'exciser symboliquement la force et la fougue féminines, de museler le(s) désir(s) des femmes, et de les voiler afin de les soumettre, en niant leur être plutôt que d'éduquer ces mâles au consentement et au respect. La louve, symbole fort chez les Celtes, les Romains et les Nordiques (entre autres), symbolisant les instincts, la force et la puissance, le retour à la nature sauvage, la meute ... La louve, mère adoptive de Mowgli, aussi.

Dans l'absolu, distinguant l'être humain de ses pensées et de ses actes, l'un étant ontologiquement bon (concept d'égalité concernant ce qui nous anime) et le reste dépendant de l'expérience, donc du vécu, du conditionnement familial et sociétal, des tramas et autres fractures psychiques, du rapport à la violence et à la souffrance, au bonheur, de la résilience au malheur, de la capacité à aimer et être aimé, de la chimie du cerveau etc etc. Bref, de son rapport individuel au monde.- Néanmoins, au delà des conceptions philosophiques sur la nature des esprits ou le sexe des anges, ne pouvant relever que de l’agnosticisme me semble-t'il, il faut admettre que si seul l'Amour peut être céleste et divin, on ne peut nier que la réflexion initiale censée mener à un cheminement spirituel ne peut aller de paire avec la violence exprimée par certaines croyances menant à un endoctrinement servant la malignité, le pouvoir... Je ne pense pas que nous puissions comparer les droites extrêmes intimant les pauvres à rester asservis, esclaves du Système dont les salaires ne permettent qu'à payer leurs factures, ou encore alimentant et protégeant l'hégémonie phallocrate visant à faire des femmes des esclaves sexuelles et domestiques ou encore excluant et persécutant des êtres humain.e.s plus bronzé.e.s, selon leurs convictions spirituelles ou leurs choix amoureux et les luttes pour la justice, l'égalité et la vérité de ces mêmes persécuté.e.s, humilié.e.s, violenté.e.s, esclaves modernes, victimes du patriarcat.

D'ailleurs, tout comme le fait ci-dessous la philosophe Simone Weil, j'ai personnellement attribué la cause de cette défaite Occitane au Comte de Toulouse ici.

"Ce coup les fit plier ; il avait été infligé à cet effet. Il ne leur fut pas permis de s'en relever ; les atrocités se succédèrent. Il se produisit des effets de panique très favorables aux agresseurs. La terreur est une arme a un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent a conserver leur liberté et leur bonheur que ceux qui songent à détruire et à écraser ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent les hommes libres contre des agresseurs. Les gens d'oc subirent défaite après défaite : tout le pays fut soumis. S'il faut croire le poète, Toulouse, ayant prété serment à Simon de Montfort, sur le conseil du comte de Toulouse lui-même, après la défaite de Muret, ne songea pas à violer sa parole ; et sans doute les vainqueurs auraient pu s'appuyer sur l'esprit de fidélité qui dans ce pays accompagnait toujours l'obéissance. Mais ils traitèrent les populations conquises en ennemies, et ces hommes, accoutumés à obéir par devoir et noblement, furent contraints d'obéir par crainte et dans l'humiliation. "  Simone Weil, "L'inspiration Occitane".

"Mais que personne ne pense que je m'abaisse pour les riches, s'ils deviennent pires qu'ils ne sont ; car une joie pure naît en moi et me guide ; cela me tient doucement joyeux et me délasse dans la parfaite amitié de celle qui me plaît le plus ; et si vous voulez savoir son nom, demandez-le dans la contrée de Carcassonne." Peire Vidal

Alors, encore un mythe misogynisé?

 

Avec sororité.

Illustration : "Na Loba" toile en cours, noir et bronze, acrylique

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Publié le 1 Décembre 2016

Discussion ce soir avec une amie qui me demande ce que je pense de Salomé, et justement, cela fait des années que je tourne autour de ce mythe sulfureux sans pour autant ressentir ce personnage féminin comme néfaste. Je pensais plutôt en faire une poésie dans ma série [Droit de réponse] peut-être que cela viendra après. Ce qui me chagrine c'est que d'autres femmes puissent voir dans son comportement une insulte à "dieu" la condamnant à être prédatrice alors qu'il y a de très fortes probabilités que ce mythe ait été misogynisé par les dits pères de l'Eglise comme c'est souvent le cas avec les femmes de la Bible. Alors, si cette petite aventure peut ouvrir une réflexion chez d'autres féministes qui se questionnent elles aussi à ce sujet ..

 

D’abord effectivement on oppose Salomé à Jean le Baptiste qui lui est célébré pour le solstice ... d'été (nuit la plus courte de l'année, ritualisée dans de nombreuses cultures dites païennes) , et ce n'est pas la saison! Rires. En fait, elle est diabolisée autant que lui peut être sacralisé dans son rôle de précurseur du Christ criant dans le désert, baptisant d'eau au delà du Jourdain, à Béthanie (la maison d'Anne?), et je pense même encensé au sein de certaines loges dites des "deux Jean". La peur du pouvoir féminin, la séduction, la danse, la sensualité dans ce mythe précis ne sont-ils pas le caput mortuum de l'ascète -immature?- dévoué à dieu? N'y-a-t'il pas une double initiation dans cette attirance? Pourquoi autant de misogynie? L'ombre de l'archétype de Lilith plane ... et c'est un exemple précis d'imprégnation dans l'inconscient collectif qui oppresse la moitié de l'Humanité, les fameux 52 %.

 

D'où l'enjeu de conscientiser la double quête initiatique à percevoir dans ce mythe ainsi que l'aspect symbolique de la tête qui est demandée par la mère (la Mère?), le crâne (caput mortuum des alchimistes). C'est le  désir sexuel -tout supposé, elle danse- qui en fait, selon l'iconographie patriarcale, donc misogyne, une perfide tentatrice, manipulatrice. Ramenant les hommes à des esclaves de leur libido bien incapables de la maîtriser. Voilons-là! Selon certains dont Oscar Wilde, elle chercherait à séduire Jean Le Baptiste pour le détourner de dieu -ou de son destin-. Exemple d'interprétation à forte domination masculine, n'aurait-elle t'elle pas eu plutôt une mission, une quête spirituelle de même valeur, elle aussi? Et pourquoi non? On le sait, la femme en tant qu'être libre, c'est le mal. L'étymologie de ce prénom nous ramène par ailleurs à שָׁלוֹם Shalom, paix ; je ne pense donc pas qu'il soit réellement question d'une condamnation à mort mais d'une décapitation symbolique, le premier mot qui me soit venu à l'esprit est "capitulation". De plus, subdūcere, séduire, "soulever" donc tirer du bas vers le haut pour certains quand pour d'autres c'est détourner du droit chemin. Question de « charme », d'enchantement donc d'un côté contre une question de manipulation de l'autre. Ici se pose effectivement la question du consentement mutuel à ce jeu là qui est parfois conscient et respecté et parfois pas. La méconnaissance des femmes et de leur rapport à leur éros, ce désir pourtant reconnu comme impérieux chez les hommes ne trouve pas d'écho positif dans sa libre expression en ce qui concerne la psyché féminine -nous pouvons faire une parallèle dans ce rejet avec la sphynge d'Oedipe - qui se doit de recevoir et d'être soumise car ayant un sexe de nature introvertie. C'est oublier que le clitoris est,1 lui aussi, un organe érectile.

 

Salomé par Gustave Moreau

 

Cela fait par ailleurs plusieurs années que je propose le solstice d'hiver sous l'égide d'Angérona la bien nommée, déesse Romaine très ancienne, certainement Étrusque, et pour ceux qui célèbrent aussi le christianisme, je pense que l'on peut parfaitement éclairer la dualité masculine et féminine du Christ en Marie-Madeleine et Jean l’Évangéliste, frère et soeur. En toute égalité.

 

« L'attachement à la matière
engendre une passion contre nature.
Le trouble naît
"Soyez en harmonie..."
Si vous êtes déréglés,
inspirez-vous des représentations
de votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles
pour entendre entende. » Évangile de Marie-Madeleine

 

Alors à ceux qui m'on fait remarquer que ces deux personnages féminins "voulaient être" de même niveau que les deux Jean, je rétorque que non, ce n'est pas une question de vouloir mais d'être, car c'est ontologique. Et je n'attends absolument pas que ce me soit validé par des pontes mâââles ni chez les cathares, ni chez les franc-maçons, les martinistes, les rose-croix ou que sais-je encore qui, ne représentent pour moi aucunement un pouvoir, un ascendant spirituel quelconque au quel je devrais me soumettre.

 

Avec sororité, 

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Publié le 8 Août 2016

Elle et ses chats noirs ...
Elle et ses chats noirs ...

Fille du Soleil pour les uns, je rayonne de beauté et de grâce,

Ou d'Hécate la lunaire pour les autres, je m'impose par l'audace,
Et j'attire dans mes filets les voyageurs aux longs cours,
Marins, héros ou guerriers, ils rêvent de me faire la cour,
Alors pour les éprouver, je les séduis et les enivre gaiement,
Mais qu'ils ne se jouent de moi ou ce sont des nuits de tourments,
Qu'il leur sera infligé, mes colères sont telluriques et anciennes,
Mes filtres en fauves les transformeraient, je suis magicienne.

Si ma naissance fait de moi une créature envoûtante, céleste,
La légende, elle, me prête une aura maléfique, noire et funeste,
Car mes poisons d'une grande renommée sont sorcellerie :
Je commande au ciel, fait choir les étoiles et ma jalousie,
N'ayant d'égale que le feu animant ma passion pour la vie terrestre,
C'est au coeur de mon somptueux palais que je séquestre,
Les malheureux qui croisent ma route et cherchent à me dominer,
Braves loups ou lions, grâce à mes breuvages, à mes pieds.

Tout est de métal précieux sous ma main délicate et experte,
Il me plait d'entonner de troublantes mélopées aux dieux offertes,
Sur mon ouvrage, tissant ma toile aussi grande que la mer, immortelle,
Ouvrant la destinée d'Ulysse, humiliant ses compagnons rebelles,
Aux lois qui sont les miennes sur l'île d'Aiaié, où je domestique,
Les âmes sauvages des hommes les rendant amnésiques,
De leur liberté passée, ils vont, chiens et chats sous mes doigts,
Quand ce n'est pas en pourceaux que je les métamorphose sans émoi.

Mais mon cœur s'éprit pour ce roi qui venait d'Ithaque, c'est ardemment,
Aidé par Hermès, et le moly à fleur laiteuse, qu'il résista à mon enchantement,
Homme de bravoure et de tempérance, il échangera un corps à corps,
Contre la vie de ses hommes et son retour au Pays, non pour de l'or,
Après l'avoir effleuré de ma baguette, le plaisir brûlant les chairs,
Une année de communion de sens, de partages et d'enfantements éclairs,
Conscience et folie, raison et passion ne faisant jamais bon ménage,
Le temps advint pour Ulysse et ses hommes de reprendre le large.

Une fois n'est pas coutume, l'Odyssée me dépeint obscure,
Le féminin ayant, hélas, face au masculin, bien mauvaise posture,
Tentatrice et séductrice, perfide démone vile et ensorceleuse,
L'homme ayant la belle part de la sagesse et la femme amoureuse,
Quand une autre, qui l'était tout autant, lasse et passive à souhaits,
Pénélope à son métier à tisser sans compter son temps ni ses regrets ;
Aux anciens Grecs nous pourrions décerner la palme amicale,
Non celle des martyrs innocents mais de la misogynie ancestrale.

Avec sororité,

Piqué le titre à un texte (Le sort de Circé) de la très talentueuse .... Juju je t'<3

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Publié le 29 Avril 2015

CES FEMMES QUI ONT FAIT L'HISTOIRE...Rosa Bonheur.

Rosa Bonheur (née à Bordeaux en 1822 et morte en 1899 en Seine et Marne)

Marie-Rosalie Bonheur, peintre et sculptrice Française, s'est imposée à force de détermination et grâce à son talent sans borne dans le monde de l'art ; captivée par le dessin dès l'enfance, elle alliera à sa passion pour les animaux la peinture et deviendra la plus grande peintre animalière de son temps, exposant dans le monde entier. A talent hors du commun, tempérament et vie hors norme, c'est ce que nous allons découvrir au travers du vent de liberté qui souffle sur cette destinée glorieuse déjouant les interdits moralisateurs de son siècle...

Garçon manqué, elle sera élevée à la campagne avec ses deux frères, à une époque qui considérait les femmes comme mineures et incapables. Son père, idéaliste, peintre paysagiste et professeur de dessin, étant très en avance sur son temps quant au statut des femmes, initiera de la même façon ses enfants aux arts, les encourageant tous à suivre sa propre voie, le talent ayant précocement éclot dans la fratrie. Elle quittera la campagne Girondine en 1830 afin de rejoindre, accompagnée de sa mère et de ses frères, son père à Paris, et deviendra élève dans son atelier après avoir été apprentie couturière après la mort de sa mère en 1833. A 14 ans, elle rencontre le grand amour de sa vie, Nathalie Micas, qui deviendra peintre elle aussi, dont le père commande un portrait à Raymond Bonheur, son propre père. Elles ne se sépareront plus qu'à la mort de Nathalie, en 1889. Elle expose pour la première fois au Salon de sculpture et de peinture de Paris à à peine 19 ans, et s'y fera remarquer en obtenant ne médaille de bronze. En 1849, elle succédera son père, qui vient de mourir, au poste de directrice de l'école gratuite de dessin pour jeunes filles. Montant à cheval comme un homme, fumant le Havane et s'habillant de vêtements masculins avec l'aval d'un permis de police qui lui était accordé pour raisons médicales, jamais pourtant, la moindre ombre ne vint ternir le tableau de sa réputation. Ses contemporains iront même jusqu'à la comparer à George Sand, pour son amour pour la campagne et ses manières masculines. C'est grâce à son oeuvre «Le marché aux chevaux» en 1853, qu'elle acquiert une notoriété lui valant une reconnaissance internationale, alors même que les femmes n'étaient pas admises au conservatoire. Après 1855, toute sa production étant vendue d'avance, elle ne paraît plus au Salon. Forte de ces succès, en 1865, l'impératrice Eugénie, qui l'avait déjà visitée l'année précédant dans son très grand atelier qu'elle fit construire à By, près de la forêt de Fontainebleau, où elle vit avec Nathalie, Madame Micas mère et sa lionne Fatma, en liberté -non sans aménager des espaces pour ses autres animaux-, viendra lui remettre en main propre les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur, ce qui fera d'elle la première femme artiste à recevoir cette distinction. Elle recevra une panoplie de Sioux, des arcs, et des flèches de la main de Buffalo Bill en 1889, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris alors qu'elle l'avait invité chez elle. Rosa refera sa vie avec Anna Klumpke, une autre peintre, qui lui survivra.

De nos jours, il est toujours possible de visiter son atelier au musée-château de By, près de Thomery.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme

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Publié le 23 Décembre 2014

La grande [Droit de réponse d'Al-Lāt اللات ]

J'embaume le Persan Jasmin à des nuées à la ronde,
Celles qui ont succombé à mes célestes et mystérieuses ondes,
Ont soulevé l'Orient au début des années deux mille,
La colère mena la révolution des femmes et des filles,
Violée, excisée, lapidée, cachée, défigurée à l'acide,
Je suis la grande déesse, celle de la féminité, apatride,
Et je rompt la glace, pour Lune et l'Autre, que nul ne devine,
Délivrant des enfantements psychiques aux profondeurs abyssines.

Sur mon tapis volant, d'Orient, elles se prédestinent au voyage,
Qui les mèneront à bon port, nuit comme jour, quel qu'en soit l'âge,
Celui qui les verra, debout, rebelles à la loi et à l'ordre établi,
Quand elles viendront chercher en Occident un alibi,
Pour qu'en Iran, pays du soleil, enfin, librement elles se dévoilent,
Que les Saoudiennes conduisent sans l'accord d'un mâle,
Que Malala puisse insuffler aux filles le droit de s'instruire,
Et qu'ensemble nous puissions échafauder les plans de l'avenir.

Isis, Sammuramât, ils veulent convertir de force l'Europe,
Qu'ont-ils donc au fond de l'âme; provoquer ainsi le cyclope,
Nuirait aux pacifistes savants, frères de coeur, à la tradition,
Mais n'ont-ils donc aucune intégrité, bonté divine, aucune raison,
Pour épouser ainsi les frénésies du diable, et sa décadence,
Pensent-ils que les Occidentaux vont passer sous silence,
La violence qu'ils savent et que tous les jours ils constatent,
Les affrontements sont imminents, quelle qu'en soit la date.

Ishtar, Nisaba, n'avez-vous donc pas un sort évoquant un djin,
Nous devons contribuer à la paix dans nos attributions divines,
Tout en feignant la soumission, car nous n'aurons la puissance,
Qu'en volant des lames aiguisées, quelle aberrance,
Car nous devons défendre celles qu'ils tiennent en esclavagisme,
Combattant armes au poing, tête haute par notre activisme,
Que soient libres les femmes Yézidis, de leur vie, leurs mouvements,
De choisir l'expression de leur foi, leur toit, et leurs hommes évidemment.

Ô mes soeurs de sang, sinon, il vous reste l'astrolabe,
Pour prendre les mesures du ciel dans votre langue Arabe,
Et nous dire si vous maintenez le port du foulard ou non,
Et s'il vous plait ne me dites pas que là n'est pas la question,
Car savoir, à nos yeux, la haine et l'attirance pour les femmes,
Malgré tout génies impures et viles tentatrices infâmes,
Car demain nous devrons ensemble nous accorder,
Et vivre main dans la main le printemps des effrontées.

Sororellement,

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Publié le 21 Décembre 2014

Logos [Droit de réponse d'Angérona et Tacita]

Au commencement était le verbe, et ciel que je fus bavarde !
Mais sororale, je perdis la langue violemment par mégarde,
Sous les foudres de Jupiter aux appétits mondains célèbres,
Décidant de mon triste sort qui aurait été funèbre,
Si je n'avais conquis le coeur du sain et précieux Mercure,
Qui plutôt que me mener aux enfers, tenta l'aventure,
Pénétrant les eaux alchimiques dont je suis la souveraine,
Pourfendant ainsi les porteurs de médisances et haines.

Protectrice des bâtisseurs et gardienne des plans édifiés,
Je suis garante du secret et du silence de l'initiée,
Qui découvre sombrement l'hiver et voit naître le solstice ;
Je guéris les maux, panse et referme les cicatrices,
Préside à la lumière qui revient et cultive le mystère,
Des cycles de la vie, du rythme qui s'accélère,
Et si l'on me représente un doigt sur la bouche, fermée,
C'est pour mieux représenter les enjeux des destinées.

Toutes deux liées à la naissance de la perfide Rome,
Écrivant l'histoire rapportée d'un puissant Royaume,
Pourtant d'Origine Étrusque dont on ne presque sait rien,
Civilisation de fins artistes qui nous surprendra demain,
Alors que la guerre partout battra son plein et se fera entendre,
Nous reparlerons de ces femmes insoumises et de leurs cendres,
Des quelles le majestueux phénix renaîtra et nettoiera ses plumes,
Libérant ainsi nos soeurs, brisant la loi du silence sans amertume.

Que serait donc la femme si sa parole était réellement vaine,
Occidentales, veuillez apprécier cette grâce, cette aubaine,
De pouvoir délier votre langue et dire les méfaits,
Qu'inlassablement quotidiennement vous subissez ;
Il n'y aura nulle autre façon de faire mieux tourner le monde,
Car tout comme votre sein gauche, nu, la terre est ronde,
Prenez les armes et le pouvoir, évoquez Tyché, Fortuna,
Tournez la roue, plantez le clou de la déesse Nortia.

Que ne s'arrêtent les symbolistes de creuser ce silence,
Qui est notre sceau, notre étendard et toute la violence,
Que certaines ont encore à endurer dans ce monde dit civilisé,
Où les larmes ne cessent de couler sur les remords oubliés,
Car seules, vivantes et debout, elles ont à défendre leurs droits,
Ne pouvant pas toujours compter sur la justice et sur la loi ;
Elles sont une à une les déesses animées par l'étincelle,
D'un précieux savoir céleste et ancestral, notre sel.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme, #Féminin Sacré

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Publié le 21 Décembre 2014

Lawrence Alma Tadema
Lawrence Alma Tadema

Caressant, à l'aube, les perles de rosée,
Sur le tapis vert ou s'étend le frêle muguet,
Brin sauvage laissant un sillage embaumé,
Prédisant à la venue du joli mois de Mai,
Tant de dons m'ont été octroyés,
Et pourtant lourd est le fond de ma pensée,
Les larmes roulant le long de mes joues dorées,
Mes maux sont hécatombe pour l'humanité.

Zeus, encore lui, le tout puissant,
Me créa sur un coup de colère infligeant,
Aux hommes dans leurs désirs aliénants,
La punition divine par le feu et le sang,
Péché fou de l'âme attisée et convoitant,
Le corps d'une femme courtisant,
Musicienne et gracieuse, librement,
La fougue et le bon sens de son amant.

Fruit humain de la coalition divine,
Ma grande beauté n'est pas anodine,
L'esprit insufflé par les cieux me destine,
Chevelure plongeant sur ma poitrine,
A répandre le chaos et rester chagrine,
Malgré tous mes dons et mon intelligence fine,
Ma curiosité cadeau d'Hermès à l'origine,
Faisant choir le mal et mêler ses racines.

Qu'ont-ils donc, ces dieux, à créer pour punir,
Une victoire pour l'humain en devenir,
Quelques flammes volées pour réunir,
Autour de l'âtre les âmes à accueillir,
Pour exulter autour du savoir et agir,
Édifier un monde où s'irise l'avenir,
Où s'étendent les ailes de l'âme, sans l'alourdir,
Où l'astre solaire s’apprête à alunir.

Tout comme Ève et Lilith, je serais la fautive,
Prométhée, lui, un héros, pas d'alternative,
La femme donc toujours sujette aux invectives,
Quand il s'agit d'un mythe à la trame déconstructive,
Grecs et Romains à l'assaut de la légende abusive,
Influant sur les mentalités simples et craintives,
Faisant le beau sexe perfide et oisives,
Tels sont les échos mondains dans nos archives.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Figures féminines

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Publié le 3 Décembre 2014

Berthe-Corinne Le Barillier (Jean Bertheroy) , &quot;Sémiramis&quot;.

Ce n'était pas assez d'étendre son empire
Des rives de l'Euphrate au fleuve Etymander ;
Ce n'était pas assez de conquérir la mer
Et de fertiliser le pays de la myrrhe.

Il lui fallait encore des palais de porphyre,
Des jardins suspendus sous les feux du soleil,
De gigantesques tours dont le dôme vermeil
Captive les rayons de l'astre qui s'y mire.

Il lui fallait des lacs au bord des quels le soir,
Charmeresse lascive elle venait s'asseoir,
Quand sa voix se mêlait à celle du zéphyre ;
Alors elle rêvait qu'accélérant leurs pas
Les plus beaux fils d'Asie accouraient dans ses bras
Avec des élans de satyre.

***

Car elle était la femme aux désirs invaincus.
Dercéto qui l'avait, au souffle de Bélus,
Engendrée en la nuit profonde
Avait mis dans son âme et jeté dans son sang
Le germe du génie indomptable et puissant
Qui devait étonner le monde.

A son pouvoir sans nom rien n'avait résisté :
Elle avait tout sondé, tout refait, tout tenté,
Créé des forts et des royaumes ;
Elle avait dominé les peuples insoumis,
Et devant sa grandeur ses plus fiers ennemis
S'effaçaient comme des fantômes.

Et quand elle attirait sur son coeur triomphant
Le Chaldéen nubile ou le Médique enfant
Le prince ou le soldat farouche,
Nul de de ceux qu'elle avait admis à son baiser
-Philtre que versait l'âme au corps sans l'apaiser-
Ne sortait vivant de sa couche.

***

Pour immortaliser leur rêve souverain
D'autres s'étaient taillés dans le marbre ou l'airain
Une impérissable statue ;
Mais elle, qui changeait toute chose à son gré,
Dédaignait de sentir d'un contour mesuré
Sa gloire immense revêtue ;

Et s'attaquant au sol d'un gigantesque mont,
Elle ordonna qu'il prit la forme de son front,
Le galbe de son corps splendide ;
Et le mont ébauché projeta sous le ciel,
En face des splendeurs étranges de Babel,
L'ombre de la reine Abbasside !...

***

Maintenant des chacals sont errant en ces lieux
Et plus rien ne survie aux jours de Babylone :
Une arcade brisée, une antique colonne
Rappellent tristement le lointain glorieux.

Des herbes ont poussé sur le terrain crayeux
Où jadis s'élevaient les temples de délices ;
Et, louches instruments des suprêmes justices,
S'y promènent en paix des scorpions hideux.

Sémiramis est morte et mort Sardanapale ...
A peine voyons-nous encor leur face pâle
Dans la nuit du passé se dresser à nos yeux ;

Car rien n'est éternel ni l'orgueil ni la gloire,
Et les voyant si grands, la décevante Histoire
Doute des Héros et des Dieux !

Sororellement,

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Publié le 9 Novembre 2014

CES FEMMES QUI ONT FAIT L'HISTOIRE...Aliénor d'Aquitaine

La plus piquante des reines de France est Occitane. Petite fille de Guillaume IX, Duc d'Aquitaine et de Gascogne, premier troubadour connu, et Languedocienne par sa grand-mère Philipp(e)a comtesse de Toulouse, Aliénor aurait donc voulu prétendre à ce Comté ; mais non, dans toute sa grandeur, mon intrigante préférée fut tour à tour reine de France puis d'Angleterre, personnage hautement sulfureux dans l'inconscient collectif, car souvent pointée du doigt par les hommes, notamment les prélats qui l’entouraient ... et dieu sait que le sort des femmes au moyen âge n'est pas à envier, même celles de son rang, considérées comme de simples monnaies d'échange dans des stratégies politiques et financières qui menaient au mariage, voyant les femmes (vous avez lu femmes, mais rappelons ici qu'Aliénor fut donnée en première noce à Louis VII à l'âge de 15 ans) libres de ... se soumettre de l'autorité du père à celle de l'époux. Louée par sa cour de troubadours et trouvères qu'elle protégeait, nous ne savons rien cependant sur son physique, pas même la couleur de ses yeux ou de ses cheveux, si ce n'est qu'elle était très belle, auréolée de ses multiples talents qui devaient lui octroyer un charme insaisissable, rebelle et artiste dans l'âme, son intelligence fine lui allouant de surcroît un magnétisme inégalable. Femme politique à la poigne de fer, son gout prononcé pour le pouvoir et les mondanités évoluera au fil des ans, la laissant tantôt frustrée ne pouvant pas gérer le duché d'Aquitaine qu'elle apportait en dot, tantôt épanouie dans le rôle -fort tardif- de régente de son fils "au coeur de lion", protecteur, lui aussi, des troubadours et faiseur de rimes.

Si son épopée vous inspire, laissez-vous embarquer sur les flots par l'Ensemble Tre Fontane, "Musiques à la cour d'Aliénor d'Aquitaine", et découvrez des compositions de troubadours et trouvères l'ayant connue.

Je terminerai avec un extrait de "Sang Royal", une prose déjà publiée sur ce blog :

"Pour m'être rebellée je perdis 16 ans de ma vie en prison,
Peine levée par mon bien aimé fils Richard au Coeur de Lion,
Scandaleuse et séductrice sont des traits qui souvent reviennent,
Quand il est question de l'insoumise et indomptable Reine,
Mes affaires de coeur semblant alors primer sur mon courage,
Déterrez donc mes qualités afin de me rendre hommage,
Faites de moi une femme libre, aussi précieuse qu'un diamant,
Ayant transmis fougue et rébellion au peuple Occitan."

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme, #Occitanie

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