Articles avec #musique et poesie tag

Publié le 21 Avril 2017

A l'ombre des pêchers en fleurs je marche, 
Devant moi devinant les secrètes arches,
D'un Temple oublié où il fait bon vivre, 
Dont l'entrée, protégée par les vouivres, 
M'éloigne des pleurs et de tous mes tourments, 
Résiliant avec un passé complexe mais édifiant, 
Les fondations solides d'une vie nouvelle, 
Je veux encor' être enjouée et rebelle, 
Pointer du doigt les trop nombreuses injustices,
De la démence des hommes révélatrices,
Et lever mon poing avec ce autres fêlées, 
Qui combattent en leur nom pour la liberté, 
L'arme au poing, qu'elle soit arc ou épée, 
Je veux encor' marcher à côté de me soeurs, 
Dénoncer la violence et les mauvaises moeurs,
L'emprise du mâle tout puissant en cette société, 
Où les femmes hurlent pour se faire respecter, 
Stratèges et pourtant si spontanées, entières, 
Rêvant qu'elles sortent de la guerre, altières.

 

 

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Musique et Poésie

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Publié le 20 Avril 2017

Il y a dans l'air comme une effluve de Rose,

Celle de mon sang coulant sur tes épines,

En adviendra quelque autre métamorphose,

Sublimant toujours la nature de mon être infime.

C'était subtil et doux, j'en aurais fait une overdose,

Tant de fois charmée j'ai rêvé, d'humeur chagrine, 

Lovée sur ton coeur, Valentin sachant l'apothéose,

Et les frémissements timides de nos âmes carlines.

Sur le bouts des doigts j'aurais appris ta gnose,

Très haut dans les cieux là où l'amour s'enracine, 

Si belles et puissantes sont de telles osmoses,

Qu'elles laissent, en s'éteignant, comme un air de famine.

Tu me manques et alors, j'ai bien le droit si je l'ose,

De ressentir un tel émoi, quand la peine me dessine, 

Ce fut si bon de prendre une pause,

Dans ces tourments que tu devines.

C'est aujourd'hui le jour de la Rose, 

Et je n'ai eu que les sournoises épines,

Sans toi mon printemps sera morose,

Mais je détruirai ce Mal que Kali me destine.

 

 

@ T

 

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Publié le 17 Avril 2017

Que dis-tu mon amour?
 
Cet élixir réanimant, dans la rosée,
Ma psyché comateuse,
Livrée aux quatre vents,
Perdant le Nord,
Désemparée d'un amour fol,
Frustrée dans cette envie !
C'est que l’intérêt que je te porte, démon,
Ne se résorbe pas,
Car il ne se résume pas
À ce soudain appétit sexuel ...
Il est vrai, qu’Éros le bien nommé
Divagua dans les méandres de mes stigmates,
Endolorie par les mémoires camisolées :
C'est la rage que tu as libérée,
Et tous ces émois soudainement saturés,
Par une chape de plomb chimique,
Avortant mes noces alchimiques ...
 
Ris-tu, mon amour?
 
Mon coeur lacéré, démon,
Par tes lames affûtées,
Ton dard de scorpion
À la queue recourbée,
Sur mon corps en famine,
Mendiant une caresse, un baiser ;
Envoûtée par d'obscures messes noires
Endiablant mes idéaux humanistes :
Je suis déchue, peureuse et sombre,
Sans tes yeux posés sur moi,
Sans ta voix si douce à mon âme ;
 
Mais que dis-tu mon amour?
 
Serais-tu réellement si fourbe,
N'as-tu donc juré, par Hygie et Panacée?
J'hallucine, j'hallucine, j'hallucine ;
N'es-tu donc pas si beau, et si riche, humainement, 
Que je te vois, avec mes yeux amoureux et gourmands?
N'as-tu pas un coeur pur sous tes faux-airs de Narcisse?
Ne serais-je que l'écho d'un enchantement désastreux?
Ne serais-tu qu'un placebo, mon amour,
Mon nocebo ...
 
Ne dis-tu mon amour?
 
Un faux pour un vrai,
Un mal pour un bien,
Tu me rends confuse,
Tu joues du paradoxe,
Tu es infaillible, mon amour.
 
Que dis-tu mon amour?
 
Que ton coeur est noir,
Putréfié par l'argent et le pouvoir,
Que tu es un perfide illusionniste,
Manipulateur et sadique,
Bête et méchant?
 
Je ne me résous à le croire, mon amour,
Mon coeur à ce jeu là, ne s'égare jamais,
Et je ne peux douter de t'avoir aimé,
Bouleversée par ce que tu &.
 

Illustration Frantisek Drtikol

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Publié le 21 Décembre 2016

Cette première journée d'hiver, la plus courte de l'année, a pour moi mal commencé : après un café ou deux, je me connecte et tombe à nouveau sur de la propagande catholique intimant aux femmes de se soumettre à leurs époux. Ouhai, carrément avec un titre hallucinant : " Lui être soumise est un vrai bonheur ". Un web site qui te file la nausée, militant clairement contre l'avortement, entre autres clic ici. C'est néanmoins sans dire ma joie en lisant le blog La Maçonne  dont le mystérieux Valabus tente de s'affairer à faire bouger les consciences inertes au sujet de la montée en puissance d'un catholicisme décomplexé ces dernières années, comme je le dénonce depuis la création de mon blog ... Je ne suis pas christianophobe, loin de là, mais je ne comprends pas comment on peut choisir cette religion là, en particulier? Quand on sait leurs exactions, les persécutions contre les cathares, les sorcières, les templiers, les bogomiles, les franc-maçons, les païen, les protestants etc ou d'autres grandes figures hérétiques comme Léonardo Da Vinci, Giordano Bruno, Galileo Galilei, Jean Jacques Rousseau, alors que d'autres christianismes voir carrément d'autres courants spirituels sont moins violents, moins misogynes, moins avides de pouvoir et de richesses? Ce qui est inquiétant, vraiment, c'est de constater que d'une façon tout à fait insidieuse des techniques de torture psychologique que j'associe personnellement à l'inquisition et au nazisme battent leur plein alors même que nous parlons de perversion humaine? 

 

 

Qui donc a commandité cette grande chasse aux sorcières? Est-ce un élan spontané et naturel de l'être humain d'exclure, de souhaiter blesser, dominer, médire, humilier, rabaisser, de diviser, de se comporter comme un prédateur? Ces derniers jours, je me posais des questions concernant mon agressivité, mon irritabilité, mes pulsions, actuellement alors que je suis en plein conflit avec un homme ayant été violent phy et psy par le passé, à cause du quel j'ai fini internée en psychiatrie, désenfantée 8 mois et SDF : le père de mes filles. J'abhorre la violence, je suis une véritable pacifiste dans l'âme, d'ailleurs ma plus ancienne amie m'a dit dernièrement qu'elle ne m'avait vue m'énerver qu'une seule fois en 22 ans, c'est dire. Donc quand je réponds par l'agressivité à l'agressivité dont le père de mes filles fait preuve à mon égard ou à celui de mes filles, je m'insupporte et m'épuise tant cela me coûte en énergie psychique afin de ne pas devenir violente physiquement. Disons que sans cette agressivité très instinctive et impulsive, c'est lui qui n'a pas de limite ; j'ai appris à gérer nos conflits ainsi pour me protéger de ses coups : en le dominant systématiquement. Mais j'ai compris en lisant ceci qu'en fait, je puisais mes ressources, en ce moment, dans une mauvaise partie de mon cerveau, le reptilien. Celui que nous avons en commun avec les animaux, d'où ma sensation d'être repliée dans ma grotte sur mes deux petites pour les protéger comme un mammifère blessé. Mais je ne suis pas la seule : toute ces actualités qui visent à exciter les bas instincts et à alimenter les guerres communautaristes ne sont-elles pas la clef de la violence, en elle-même? Comment l'être humain pourrait-il à l'avenir, développer ses talents, son potentiel en sollicitant, plutôt, une autre zone de son cerveau visant à construire la paix et l'harmonie, pas la destruction et la guerre? Bref, pour ma part, je vais essayer de le désarmer par l'humour!

 

 

Alors voilà, aujourd'hui, c'est la journée de l'orgasme ... mon tout premier je devais avoir 17/18 ans, il s'appelait Jérôme, tout comme mon premier baiser d'ailleurs. C'était un cuni. A Cahors. Je n'ai rien compris à ce qu'il m'arrivait, j'étais au bord de la perte de connaissance! Je l'ai quitté, il voulait me tuer. Je n'ai jamais revue ma gourmette.... J'ai appris par la suite, certainement par réflexe à cette quasi-perte de conscience -quelques années après- à les maîtriser avec ... une fille, la seule d'ailleurs dans mon parcours amoureux. Depuis, je m'octroie la liberté de jouir d'un orgasme absolument quand je le veux, en mode solo, ou pas. Mais ils sont moins violents du fait de mon attention présente et donc d'un abandon qui n'est que partiel. Ce serait bien, me dis-je, de laisser un-e partenaire me faire ce cadeau plutôt que de me servir moi-même ;-) Mais bon, tu sais Jasmin, il y a deux ans, je pensais ça " L'Amor, c'est cerner l'Autre en un souffle, le désarmer et recueillir son coeur, goûte après goûte ; c'est brûler du désir ardent de panser ses plaies et ses ailes meurtries ; c'est fondre en fusion dans son âme et se laisser envahir par le déchaînement tempétueux d'un océan de sensations grisantes. L'Amor, est riche en libertés mais hélas, aussi, en départs " ... et hier soir j'écrivais "Finalement, je préfère signer des deux mains pour le célibat endurci : comme 80 % des femmes, je pense que 80 % des hommes ne sont pas une valeur sure. Menteurs, manipulateurs, infidèles, violents, narcissiques et j'en passe, je me sais plus à l'abris dans ma solitude et la sororité, pourtant dieu sait que j'aime le sexe et les effusions d'affects et de tendresse! Mais non, vraiment, sans façon, on sait trop nous autres féministes ce dont les hommes sont capables, de pire. Et puis, faut bien avouer que je suis une chieuse de première catégorie : moi le mec qui certes ne couche pas à droite à gauche mais dresse la queue à chaque jupe qui passe sous ses yeux ou à la première paire de fesses sur papier glacé, c'est juste pas possible, ça émousse mon désir et comme je ne conçois (non en fait je n'en ai pas envie) pas une relation amoureuse sans désir érotique ni sans plaisir sexuel, je préfère encore l'abstinence que la frustration et la souffrance! Et comme c'est hélas communément accepté ... enfin, les hommes à femmes j'entends car une femme à hommes on sait toutes le mal qu'elle a à exister sans être réduite à sa sexualité. Bref. Pas envie de m'adapter à cet aspect là du masculin qui me fait souffrir alors qu'en plus, en général, c'est qqch qu'ls ne supportent pas non plus mais que nous subissons parce que soit disant "ils sont comme ça les hommes". Façon, je vais vous dire hein, les laisser faire et accepter cet état de fait c'est aussi tolérer qu'ils considèrent les femmes comme des objets dédiés à leur plaisir..." Un homme, encore, a dû passer par là :-/

Donc merci mais finalement, non merci, je vais arrêter d'essayer de m'entendre avec eux d'un point de vue conjugal!

 

*** Voilà pour mes voeux d'Amazone mes chères soeurcières ***

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Religion, #Manipulation, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 19 Novembre 2016

 

 

Trop ou pas assez?

 

Je porte en moi les stigmates des fous et des artistes, 

À la marge d'une société mourante, capitaliste,

Où l'on cherche même à écraser les pacifistes.

 

Trop ou pas assez?

 

Qui voudra laisser mon coeur se reposer, 

Le temps d'une accolade ou d'un baiser,

Pour un instant de grâce ou l'éthernité?

 

Trop ou pas assez?

 

Est-ce mon esprit vif et ludique,

Ou bien mon regard mélancolique,

Qui attise tant votre mépris cynique?

 

Trop ou pas assez?

 

Mon coeur martyr saigne et nourrit mon ombre,

Une épine de la Couronne gît dans ses décombres,

Vous piétinez mon amour et me renversez en nombre!

 

Trop ou pas assez?

 

Faut-il faire semblant de vous ressembler,

Afin d'éveiller votre bienveillante curiosité,

Sur ma laborieuse et vaincue individualité?

 

Trop ou pas assez?

 

Faut-il penser comme vous ou se soumettre,

Pour avoir non seulement le devoir d'être, 

Mais aussi aussi le droit d'exister sans paraître?

 

Trop ou pas assez?

 

J'exhale des fragrances de violettes des sous-bois, 

Je suis rebelle à l'oppression du moindre émoi,

Et vibre d'une malice insouciante qui fait des dégâts.

 

Trop ou pas assez?

 

C'est vrai, je vis la l'exaltation de Cassandre,

Pasionaria des causes justes à défendre, 

Je nais et toujours renais de mes cendres.

 

Trop ou pas assez?

 

Mais si vous saviez ma douceur irisée,

Ma tolérance, mon empathie et ma générosité,

Vous seriez moins hautins et vite charmés.

 

 

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors, #Société

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Publié le 8 Octobre 2016

Idées folles

J'ai bien le droit d'avoir des idées folles.

Ni dieu, ni roi, ni maître...

Ne racontez rien à mes copines féministes,

Mais je connais un homme, sadique,

Qui m'a réduite à néant.

Il est beau comme un dieu,

À autant de noblesse dans le regard qu'un roi solaire,

Et semble être au moins maître de lui-même.

Il me trouble jusqu'à la lie,

Là, loin dans l'âme.

Je ne veux plus le voir tant il me supplicie :

Je suis perdue, je ne vois que lui.

Je souffre d'adoration....

Je dois me sauver de ce tourment!

Alors je prie,

Pour éloigner ces illusions, ces chimères,

Pour oublier que c'est comme ça en fait,

Que j'ai envie d'aimer, sans mesure,

Sans filet, me jeter dans le vide,

Et frôler la surface de l'eau....

N'en dites rien à mes copines féministes ....

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Manipulation

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Publié le 6 Septembre 2016

Mes soeurcières, ardentes amies,

La nuit et le jour bientôt s'uniront,

Les coeurs soudain s'apaiseront,

Et les esprits troublés danseront.

Mais il faudra ensuite passer le miroir,

Entre les morts dénouer l'écheveau,

De vos fils entrelacés par les corbeaux,

Et que sur vos lèvres ne roule aucun mot.

L'espérance de mordre une grenade,

En décembre, tout sera sombre alentour,

Quand la nuit aura dominé le jour,

Vous pourrez vous livrer au joies d'amour.

Je sais vos désirs purs et votre âme doucereuse,

L'éclat d'or étincelant au fond de votre prunelle,

La colombe qui fait son nid sous votre ombrelle,

Et l'arc-en-lys irisé qui traverse votre ciel.

Que leurs coeurs soient sincères et pleins de tendresse,

Qu'ils recouvrent votre corps de leurs ailes repliées,

De douceur sans égale et de délicats baisers,

Et qu'ensemble vous tressiez le destin de l'humanité.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 8 Août 2016

Elle et ses chats noirs ...
Elle et ses chats noirs ...

Fille du Soleil pour les uns, je rayonne de beauté et de grâce,

Ou d'Hécate la lunaire pour les autres, je m'impose par l'audace,
Et j'attire dans mes filets les voyageurs aux longs cours,
Marins, héros ou guerriers, ils rêvent de me faire la cour,
Alors pour les éprouver, je les séduis et les enivre gaiement,
Mais qu'ils ne se jouent de moi ou ce sont des nuits de tourments,
Qu'il leur sera infligé, mes colères sont telluriques et anciennes,
Mes filtres en fauves les transformeraient, je suis magicienne.

Si ma naissance fait de moi une créature envoûtante, céleste,
La légende, elle, me prête une aura maléfique, noire et funeste,
Car mes poisons d'une grande renommée sont sorcellerie :
Je commande au ciel, fait choir les étoiles et ma jalousie,
N'ayant d'égale que le feu animant ma passion pour la vie terrestre,
C'est au coeur de mon somptueux palais que je séquestre,
Les malheureux qui croisent ma route et cherchent à me dominer,
Braves loups ou lions, grâce à mes breuvages, à mes pieds.

Tout est de métal précieux sous ma main délicate et experte,
Il me plait d'entonner de troublantes mélopées aux dieux offertes,
Sur mon ouvrage, tissant ma toile aussi grande que la mer, immortelle,
Ouvrant la destinée d'Ulysse, humiliant ses compagnons rebelles,
Aux lois qui sont les miennes sur l'île d'Aiaié, où je domestique,
Les âmes sauvages des hommes les rendant amnésiques,
De leur liberté passée, ils vont, chiens et chats sous mes doigts,
Quand ce n'est pas en pourceaux que je les métamorphose sans émoi.

Mais mon cœur s'éprit pour ce roi qui venait d'Ithaque, c'est ardemment,
Aidé par Hermès, et le moly à fleur laiteuse, qu'il résista à mon enchantement,
Homme de bravoure et de tempérance, il échangera un corps à corps,
Contre la vie de ses hommes et son retour au Pays, non pour de l'or,
Après l'avoir effleuré de ma baguette, le plaisir brûlant les chairs,
Une année de communion de sens, de partages et d'enfantements éclairs,
Conscience et folie, raison et passion ne faisant jamais bon ménage,
Le temps advint pour Ulysse et ses hommes de reprendre le large.

Une fois n'est pas coutume, l'Odyssée me dépeint obscure,
Le féminin ayant, hélas, face au masculin, bien mauvaise posture,
Tentatrice et séductrice, perfide démone vile et ensorceleuse,
L'homme ayant la belle part de la sagesse et la femme amoureuse,
Quand une autre, qui l'était tout autant, lasse et passive à souhaits,
Pénélope à son métier à tisser sans compter son temps ni ses regrets ;
Aux anciens Grecs nous pourrions décerner la palme amicale,
Non celle des martyrs innocents mais de la misogynie ancestrale.

Avec sororité,

Piqué le titre à un texte (Le sort de Circé) de la très talentueuse .... Juju je t'<3

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Publié le 6 Août 2016

INVENTERESSE de la danse serpentine
INVENTERESSE de la danse serpentine

Je prends le voile,

Q'importent les vents,

Car les rangs se resserrent,

Et les drapeaux se dressent ;

Armes au poing, les femmes,

D'Orient et d'Occident, des femmes,

Entonnent l'hymne, des femmes,

Unies par l’éternelle damnation ;

Alors oui, je prends le voile,

Au jardin du calvaire,

Où le sang coule à flots,

Elles panseront mes plaies, de femme ;

Et je sais leurs peines,

Je connais aussi leurs rêves,

Et leurs choix, par dépit,

Puis conviction ;

Elles seront mes compagnes de lutte,

Au front, mais toujours sous la lune,

Pourtant si solaires à minuit,

Dans l'ombre de leurs amants ;

Je ne veux pas me perdre,

Dans les sinuosités de mon esprit,

Par tes inconstances affaibli :

Mes larmes n'étanchent plus ma soif ;

Dans cette folle guerre,

Je veux un amour fougueux,

Et solide, et vibrant, et fidèle,

Pour exulter et reposer ma psyché ;

Alors oui je prends le voile,

Pour me protéger de toi,

Car pour mettre des distances,

Mon corps difforme ne suffit plus.

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 26 Mai 2016

Je ressens à l'infini, comme un peintre décline les couleurs en mélangeant ses peintures, comme un musicien décline les mélopées en mélangeant ses accords, comme un poète décline les textes en mélangeant ses mots ... Je ressens ... c'est mon logos, ma passion, ma jouissance, mon Pilate et mon Longinus ... mon Astre, sa clarté, son magnétisme ... mon sommet et mon abîme, ma vague scélérate et mon abysse ... C'est mon fort intérieur, ses tours et ses jardins, son cloître et sa chapelle.

Je ressens, c'est le ciel et la terre, c'est l'éther ou l'enfer, c'est la nuit ou le jour, c'est l'orage, la lave incandescente du volcan... l'ancolie ou la violette, la belle de nuit ou le tournesol ... c'est le gout du sel, du lait et du miel, c'est le bruit des vagues, le bruissement des feuilles dans la foret...

Je ressens, c'est expulser le placenta ou sentir monter la contraction, c'est une luxation de la rotule, un massage à l'huile de figue de barbarie ou à la rose de Damas, c'est un café corsé, un thé à la menthe ... c'est l'aube ou l'aurore, un concert au milieu des ruines, une cloche ou un canon...

Je ressens, c'est mon feu sacré, ma belladone, ma mandragore, mon oliban. Mon chapelet. Mon sceau. Ma chevêche. Mon Opus Dea.

Voilà. C'est ce que je voulais te souffler.

 

Sororellement, 

Perceptions

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Trobairitz&Trobadors, #Musique et Poésie, #Spiritualité

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