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Publié le 19 Février 2017

Si je me prête à ce jeu aujourd'hui, c'est qu'il est souvent question d'obscurantisme quand il s'agit de religion, et que le catharisme n'y coupe pas : qui se sera intéressé au sujet de près aura pu constater qu'il attire bon nombre d'illuminé-e-s plus ou moins sectaires, plus ou moins dangereux, et que dans tous les cas il est un ciment très prisé pour les conflits d'ego, ce qui est diamétralement opposé à l'esprit, s'il en est, cathare. Ce qui suit n'est que ma définition personnelle, que je ne cherche bien entendu pas imposer à qui que ce soit, mais qui peut, peut être, éclairer d'autres chercheuses-eurs en marche vers ce pacifisme décomplexé. Ce billet permettra en outre aux militant-e-s féministes qui me connaissent plus ou moins de lever certains doutes quant à un éventuel prosélytisme et aux abonné-e-s de mon blog de savoir avec plus de précision de quelle façon je me situe personnellement face aux différents courants que représentent le catharisme actuellement.

 

Tout d'abord, même si je milite pour l'accès à l'ordination des femmes quelles que soient les religions, -ce qui était déjà le cas en catharisme au Moyen Age-, je n'envisage pas le catharisme comme une religion à proprement parler, faite de dogmes et de rites mais plutôt comme une spiritualité de la transcendance de l'être aspirant à une paix profonde et à une connaissance de lui-même et du monde tout aussi approfondie. Je rejoins rarement Freud mais pour le coup je dois avouer qu'il me semble avoir raison quand il exprime que le besoin du religieux, du père, est immaturité flagrante : récemment, j'expliquais que les religions, dans leur ensemble, infantilisent. Agnostique plutôt qu'athée, c'est à dire me questionnant plutôt qu'affirmant mon intime conviction, j'appréhende d'un très bon oeil que les dits cathares aient abordé le problème de la divinité en parlant de bon ou mauvais principes, et aient considéré l'ordination en elle même comme le fait de s'ouvrir à l'entendement du bien. Pour le reste, j'ai fait mienne l'approche d'Abraham Maslow, père de la psychologie humaniste, estimant que chaque être humain est susceptible de connaître des états paroxystiques ou autres extases, le fameux sentiment océanique du Nobel de Littérature pacifiste et humaniste Romain Rolland, proche de la féministe Malwida Von Meysenbug et fervent opposant à la première guerre mondiale : on a trop tendance, aujourd'hui, à refuser aux individus d'être animés par des valeurs spirituelles ou humanistes (d'autant plus s'il s'agit de féminisme) fortes, de partir à la découverte de leur psyché ou de défendre avec convictions leurs idées et droits, d'expérimenter des états de conscience modifiés sous prétexte que la psychiatrie les assimilerait à des délires. C'est l'éternel problème : qu'est-ce qui est réellement démentiel, qu'est-ce qui ne l'est pas? Qu'est-il interdit d'aborder sous prétexte que nous n'en savons pas assez scientifiquement sur le sujet? Finalement, est-ce que je ne connais pas existe ou n'existe pas? Est-ce que ce que je ne connais pas est forcément condamnable, nuisible? Juste parce que moi je ne sais pas ou que cela ne me ressemble pas? Pour illustrer ces propos, je prends toujours l'exemple des extra-terrestres. Si demain Pierrette, Paula ou Jacqueline viennent me voir pour me dire qu'elles ont vu des extra-terrestres, je vais les croire. Je n'ai pas dit que je croirais aux extra-terrestres, mais je croirais qu'elles, en tous cas, elles croient en avoir vu. Pourquoi remettrais-je en question ce qu'elles me disent sous prétexte que moi, je n'en ai jamais vu? Et d'ailleurs, est-ce que parce que je ne les ai jamais vus, ils n'existent pas?

 

Le catharisme, ce n'est pas des gars qui croient qu'au paradis il y a 72 vierges qui les attendent, ou d'autres qui estiment qu'une femme respectable se doit de s'identifier à une sainte ayant enfanté sans se «souiller». D'ailleurs, ce sont bien ces croyances en particulier qui génèrent un viol toutes les 7 minutes, en France, sans compter les viols pédocriminels ni les viols conjugaux : n'est-il pas souvent reproché aux femmes d'avoir trop bu, d'être habillées trop court plutôt que de reprocher aux hommes de ne pas savoir maîtriser leurs pulsions, et ainsi d'être des criminels? Pourtant, le profil de l'archidiacre Frollo est assez commun, et c'est bien aux femmes, impures et tentatrices, que l'on demande de se voiler : est-ce à dire que [tous] les hommes sont incapables de se maîtriser? Quelle insulte! Le catharisme estimait que les esprits qui habitent les corps sont les mêmes chez les femmes et les hommes, et considérait donc chacun-e comme égal-e. Le catharisme, estimait que la violence et la souffrance sont fils et petit fils du diable, donc du mauvais principe -pour cette raison, ils rejettaient la croix et la crucifixion au sens large-, et que ce sont pourtant elles qui mènent ce monde où «dieu» n'a aucune part, hors mis dans le coeur des hommes. Oui, chez les cathares, le message de Jésus etait pris au pied de la lettre : dieu est Amour. D'où l'idéal de bienveillance absolue que nous leur connaissons. Les cathares estimaient néanmoins, que chacun-e pouvait avoir accès aux Ecritures dites saintes et les enseignaient à toutes et tous afin que chacun-e soit libre de se défaire de l'endoctrinement de l'époque, c'est à dire celui de l'église catholique laquelle estimait, elle, que seules les élites pouvaient être instruites ; mais tout cela n'avait-il pas vocation à maintenir les esprits dans l'asservissement et l'ignorance afin de mieux les manipuler? Le terreau était propice au vivre ensemble, spirituellement et humainement, au Paratge, à la mystique des amant-e-s qu'était (entre autres) le Trobar, qui fut une réelle valeur ajoutée de cette civilisation Occitane, celle où l'amour de dieu, quel qu'il soit, des femmes, des hommes et de l'humanité était réellement un but individuel et collectif : Convivéncia, Larguesa, Sens, Valor, Onor, une très belle trame d'écheveau qui fut endommagée -jamais détruite- par ce génocide culturel,  car elles rendaient peut-être trop conscient-e-s, trop libres .... En tous les cas, j'ai toujours défendu, en la matière, la valeur de Marie-Madeleine, l'apôtresse, l'initiée, l'amante, et la sagesse de son Evangile apocryphe. Cela ne changera pas. Et je propose, depuis des années, ici officiellement et très sérieusement, de lui associer la cardabelle tout comme le sont d'autres chardons pour les douleurs du Christ ou de la Vierge, en symbolisme. Pourquoi les siennes, en tant que femme et non mère, seraient-elles invisibilisées? Son Evangile (du Grec ancien εὐαγγέλιον «bonne nouvelle»), exprime pourtant très bien le rejet de Pierre qui l'humilie publiquement, Pierre ayant renié Jésus sur la croix, trois fois, et pourtant père du catholicisme... 

 

Question : que savons nous de la chimie du cerveau lors d'une assomption, d'une ascension et autres extases ... orgasmiques ? N'avez-vous donc jamais été ravis, vous aussi, par les anges? Les neurosciences proposeraient-elles, à l'avenir, des explications à certains états hors du commun sans passer par la pathologisation de la moindre hypersensibilité, intuition, soif accrue de liberté ou idéalisme?

 

 

Alors, il est vrai que je suis Carcassonnaise, et que chez nous, cette histoire est toujours vivante, vibrante, secrète, excitante ; certains n'y verront certes qu'une utopie mais n'a-t'on pas besoin de souffler dans les voiles de nos idéaux pour faire avancer nos embarcations? Devons-nous nous laisser abattre et accepter la violence si prégnante ici bas où nous sommes en pleine guerre idéologique et au bord de la guerre mondiale, assommé-e-s par toutes formes de radicalisations et autres terrorismes? Devons nous faire semblant de ne pas voir ce qui ne va pas? Ne peut-on pas envisager une nette amélioration, l'espérer, oeuvrer pour? Bâtissons, bâtissons.

 

 

Adelphiquement

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Catharisme, #Religion, #Spiritualité, #Occitanie, #Laïcité

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Publié le 14 Février 2017

Certains vous diront, chacun-e son rôle, et c'est précisément l'objectif des droites extrêmes et intégristes religieux mains dans la main : des fils immatures qui recherchent une deuxième maman pour les couver (repas, linge, ménage, éducation des enfants, bref toutes les affaires domestiques) par pur égoïsme car alors qu'elles s'affairent, corvéables à merci, eux se prélassent, s'amusent, s'instruisent, font carrière etc etc. La régression du partage des tâches ménagères est d'ailleurs un indice fort du sexisme qui anime l'inconscient collectif, pourtant, un homme qui se colle -lui aussi- aux tâches les plus ingrates au sein du foyer, c'est quand même ultra sexy et cela laisse plus de temps et d'énergie aux amants pour défaire les lits : faire ou défaire, à deux, c'est quand même mieux! C'est ici que l'on peut identifier me semble-t'il la naissance du complexe madone et catin, celui qui induit que certaines femmes seraient présentables publiquement, de bonnes moeurs, se pliant fort volontiers aux apparences que l'on sait tous parfois trompeuses, donc bonnes à marier car soumises et assignées à ce rôle d'esclaves sexuelles et domestiques, excisées symboliquement, et d'autres au contraire stimulantes et excitantes car plus insaisissables, indépendantes, libres et instruites, un peu à l'image que nous avons des courtisanes et autres femmes libres souvent assimilées à des prostituées dans l'antiquité parce qu'elles ne dépendaient d'aucun homme, du moins en particulier. Je parle là, bien entendu, de représentations symboliques, voir archétypales, dans la psyché masculine, il n'est donc pas question de cataloguer les femmes en fonction de ces deux critères, bien au contraire, c'est d'ailleurs l'objet de ce billet. Mais sexuellement, ce complexe oedipien divise : pourquoi donc y aurait-il la mère, respectable d'un côté et la pute, cristallisant toutes les pulsions, même les plus mortifères, de l'autre -vous conviendrez aisément que l'une et l'autre servent soit l'affect soit l'éros masculins-, WTF? Que ce soit dit, je sors les griffes pour protéger la sphinge en moi, que j'assume parfaitement ; et le p'tit Oedipe, ben il n'est roi, ni au pieu ni à table, faut pas pousser mémé dans les orties, et quand bien même, si je venais à dévorer un pénis, le mec repartirait quand même avec à la fin des débats ; vous me prenez pour qui? A moins qu'il ne me force à ce que je ne consens pas, et là c'est tant pis pour lui, quitte à passer pour virago!

 

Chroniques de Nuremberg

 

Madone et catin ... tiens mais ... ce ne seraient pas les «pères de l'église» qui auraient créé cette dichotomie dans les consciences afin de perpétrer l'infantilisation des êtres humains, instituant ainsi de la façon la plus vicieuse leur asservissement? Madone : Marie, la vierge mère de JC et la catin : Marie, apôtresse des apôtres et amante de JC ... l'une honorée et l'autre diabolisée tout comme le sont Lilith, la fée Morgane, les Amazones, ou la sphinge? La femme offrirait-elle à l'homme le pouvoir de se libérer au point qu'il n'ait plus besoin de croire en toutes ces bondieuseries? Serait-il en son pouvoir de proposer un éther au dessus du 7ème ciel, ou un paradis vivant, sur terre? Car oui, c'est en infantilisant qu'ils assoient leur pouvoir ; pourquoi s'appelleraient-ils pères sinon, d'ailleurs? Et pourquoi les êtres humains adultes que nous sommes auraient-ils besoin de parents de substitution et non de relations où l'on considère l'autre d'égal-e à égal-e, l'envisageant avec au moins autant de valeur que nous en avons nous mêmes? Pourquoi serions nous ces mineur-e-s qui avons besoin que l'on pense ou agisse à leur place, comme si nous étions dans l'incapacité de le faire? Oui, vraiment, je me questionne? Pourquoi donc les pères des églises, les pères des religions auraient à ce point peur des femmes, au point de les haïr dès lors qu'elles estiment et expriment ne pas avoir besoin d'eux, ni des hommes? Car oui, nous parlons d'égalité ici, pas de complémentarité. Je n'ai pas besoin de toi parce que tu me complètes dans l'absolu. Le besoin rend dépendant, pas amoureux. Je ne suis pas la moitié de moi-même, la moitié d'un tout qui te serait destiné et qui formerait une unité avec toi. Je te désire toi, en particulier. Nos qualités et compétences en revanche se complètent, oui! Mais tu es mon égal. Non, je ne suis pas cette enfant naïve qui attend le prince charmant parce qu'on lui met en tête depuis l'enfance justement, avec des contes, qu'elle sera sauvée par un homme. C'est du conditionnement, sociétal et éducationnel à la soumission et à la passivité : à qui profite le crime? Au patriarcat ... à ce monde édifié pour des hommes, par d'autres hommes, pour des fils, par des pères. Une société dans la quelle les hommes se cooptent et se couvrent entre eux, planquant impunément leurs cadavres de femmes, et ravageant la psyché féminine de toute cette violence et cette perversion dont ils savent faire oeuvre.

 

 

Alors et vous, plutôt madone ou catin? Ou bien les deux? Avec le/la même partenaire ou conjoint-e et amant-e(s) différent-e-s? Osez-vous ou n'osez vous pas tout exprimer avec celle/celui que vous aimez? Osez-vous être vous même, avec votre clair-obscur?

 

Avec sororité,

Evidemment, des femmes hypersexualisées, potiches. De belles plantes quoi. Sinon, pourquoi ne pas faire rentrer les Kurdes dans l'UE?

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Sexualité

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Publié le 11 Février 2017

Je viens de lire un excellent billet de Céline Héquet, ici sur les prétendus préjugés et discriminations que certains hommes subiraient notamment à cause des féministes dans notre société. Il est évident qu'ils souffrent, aussi, du conditionnement lié à l'éducation genrée et du poids des stéréotypes. C'est indéniable. Mais a-t'on déjà vu une classe dominante se plaindre de ce que lui fait subir la classe qu'elle opprime? #NotAllMen. Nan nan, je ne pratique pas la méthode d'amplification de l'équipe féminine de Mystère Obama à la Maison Blanche!

 

Quand inlassablement, finalement, tu décides de faire confiance, quand même. Parce qu'au delà des clivages et des stéréotypes de genre, tu sais pertinemment ce qui les conditionne et la puissance de l'égrégore (pensée/inconscient collectif d'un groupe) de la meute masculiniste ... Les femmes combattent pour leurs droits, leur dignité alors que ces mâles guerroient, eux, pour leurs privilèges et garder le pouvoir. Nous ne cherchons pas des alliés pour les dominer, les séduire, les perdre en leur faisant du chantage ou en les harcelant, nous ne visons pas leurs places, ne voulons pas leur mal ... je sais ces peurs très profondément ancrées dans la psyché masculine, je sais aussi trop bien la violence qu'elles éveillent, j'ai regardé de nombreuses fois, impuissante, des hommes que j'aimais -amis, amants- basculer dans ce côté obscur et se repaître de ma souffrance parce qu'ils finissaient par m'évaluer comme dangereuse, bien satisfaits de m'avoir mise hors d'état de nuire .. mais dangereuse pourquoi? Pour leur virilité? Leur statut de dominant? Nous cherchons des alliés pour combattre la misogynie, et les inégalités que nous subissons tous les jours, pour dénoncer les injustices devant les quelles plus personne ne se lève tant elles sont banalisées. Oui, toi, homme, je persiste à te faire confiance et à avoir envie de t'aimer, malgré mon coup de mou après l'élection de Trump et tous les remous que je sais qu'elle provoquera, lui qui hait tant les femmes ... Alors oui, il faut savoir faire confiance, pas tout le temps, pas sans condition, mais je l'assume, questions d'éducation.

 

 

Les pères de la psy, de la politique, de la communication, de la justice, des finances, de l'industrie, de la médecine, de la philosophie, des sciences etc etc sont, bien entendu, des hommes. Tout a été pensé et créé, par eux et pour eux, c'est le principe même du patriarcat que les féministes s'évertuent de détricoter, théorisant selon l'expérience et le savoir féminins, non en tant que tels ontologiquement mais se transmettant transgénérationnellement selon les normes sociétales et éducationnelles. Or, sous prétexte que ces théories ne se reflèteraient pas parfaitement dans les leurs ou pointeraient autre chose comme par exemple le fait que ce soit la structure de la psyché des femmes pauvres et maltraitées et non la violence et la justice patriarcales qui soient à remettre en question concernant la personnalité sensitive soit disant pathologique, elles auraient moins de valeur? Comment alors ne pas pathologiser la violence ou la perversion qui édifient quand même la structure du patriarcat? Pourquoi toujours envisager Camille Claudel comme une malade mentale, une femme fragile, et non comme une artiste talentueuse, certainement hypersensible et traumatisée par ce que lui a fait subir le "grand" Rodin, narcissique et égoïste, s'appropriant leurs oeuvres à deux mains, et humiliant ses sentiments en la manipulant au point de la mettre sous emprise? Qu'en dirait un-e victimologue comme Muriel Salmona aujourd'hui? Des exemples psy car ils me semblent tellement plus faciles à saisir afin d'illustrer mon propos. Et que j'ambitionne de décrocher un Doctorat, en psycho. Oui. Je vais révolutionner la psycho. J'en ai assez de ces théories et concepts, de ces préjugés parfaitement misogynes .....

 

Avec sororité, 

 

Illustration : L'amour vainqueur de Bouguereau (toujours autour du mythe d'Eros et Psyché, Psyché que l'on reconnait, cachée, à ses ailes de papillon)

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme

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Publié le 29 Janvier 2017

Ma fille a fait un bisous à A en cachette de E. Elle m'a expliqué qu'en fait il était amoureux des deux, mais qu'il la préférait à E, il le lui avait dit. Je lui ai demandé comment elle se sentirait si A et E se faisaient des bisous en cachette? Et ce qu'elle ressentait en pensait qu'il était aussi amoureux d'E? Si cela lui faisait de la peine? Si elle était sûre qu'il ne disait pas la même chose à E? Finalement elle préfère K ou V qui ne sont amoureux que d'elle, car en plus ils sont gentils, font des blagues et sont intéressants. Mais elle ne sait pas quoi leur dire, elle me dit être timide.

Curieusement j'ai toujours trouvé très très sadique de faire endurer à plusieurs personnes (femmes ou hommes) de se concurrencer et de faire des "efforts" afin de séduire quelqu'un-e. Non seulement celles (ou ceux) mis en compétition se soumettent a une règle dégradante, humiliante et inique en acceptant de souffrir (ces masochistes), mais en plus que se cache-t'il de forcément déviant dans le coeur (ou l'esprit) de l'affreux/se narcissique qui jouit d'autant de pouvoir sur autrui en les abaissant à des rôles d'objets à sa disposition? Bon, il aura fallu que j'ai près de quarante ans pour savoir ce que c'est d'avoir deux personnes en tête (oui, chez moi l'un-e chasse systématiquement l'autre et encore c'est si j'ai vraiment été malmenée, à bout de patience et de ce que j'avais a donner) et d'avoir envie des deux, de me sentir proche des deux au point que je serais bien embêtée si je devais choisir tant les deux m'attirent. Disons que le militant à temps plein fait écho à mes propres axes de vie et que je suis particulièrement allergique aux piqûres du scorpion, que je connais tout de même un peu mieux que le premier et que je trouve irrésistible. Dans tous les cas ils m'émeuvent tous les deux, je les désire tous les deux, juste assez pour alimenter quelque rêverie. Mais, si je venais à constater qu'ils étaient tous les deux attirés par moi, il ne me viendrait pas à l'esprit de les mettre en concurrence afin de les départager, voir de leur imposer des épreuves et que le meilleur gagne. Non non non. 

Vous devez vous demander où je veux en venir. En fait, la compétition, c'est l'un des piliers de notre société, nous ne sommes pas éduqué-e-s dans le but de nous améliorer ou de coopérer mais plutôt d'arriver en tête en battant l'autre. Oui, battre. Gagner, être le premier, dépasser les autres et non se dépasser à soi-même. Evidemment, vous l'aurez remarqué, certains ne reculent devant rien, n'existant même qu'en écrasant autrui, se sentant vivre quand ils jouissent de la souffrance qu'ils infligent. Cela vous parle? C'est commun, et pourtant, c'est pervers. Alors c'est vrai qu'il arrive à tout le monde d'être blessant-e plus ou moins inconsciemment, l'être humain peut être génial mais il est aussi fait d'orgueil, de narcissisme, de pulsions. Mais tout le monde ne prend pas plaisir à faire mal, certain-e-s font même tout ce qui est en leur pouvoir pour être le plus bienveillant possible. Ce monde est violent, régi par la violence, et rien, à part peut-être la prise de conscience des femmes, ne m'inspire plus réellement confiance, trève d'optimisme :  mon coeur se serre en pensant que les élections amerloques vont se traduire dans la pensée collective et universelle par l'exclusion et la violence, l'intégrisme, la misogynie, l'homophobie, l'antisémitisme, le racisme. Il faut programmer d'avoir à faire face à la malignité dans les années à venir, on sait bien que les states donnent souvent le la, alliés à un autre fou qu'est Poutine contre une non moins prétendue islamisation de l'Occident. Si au moindre combat de coq, nous sommes foutus, même sans -et ce sera tellement plus pernicieux, insidieux- il faut se dire que cette vague scélérate, à moins que l'on ne se distingue lors de ces élections, va nous ensevelir et nous regarderons impuissant-e-s s'effondrer ce qu'il nous reste de bases saines, justes et égalitaires. C'est un peu, en effet, une guerre idéologique : quand on entend que la Russie revient sur sa loi contre les violences intra-familiales par "tradition" ou que les Républicains font censurer une mesure contre la violence éducative ordinaire en excluant  «tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles» de la règle civile devant être lue aux couples au moment du mariage, ou en lisant les commentaires haineux des droites extrêmes contre la Women's March ou les tensions certaines à l'Assemblée pour l'adoption de l'extension au numérique pour le délit d'entrave à l'IVG, ou les circonstances de la mort de Pateh Sabally, cela, je le répète, ne m'inspire rien qui vaille.

 

 

Il n'est jamais trop tard pour se reconvertir, professionnellement ou pas d'ailleurs, se former, reprendre les études en fonction des besoins sociétaux actuels. J'ai 25 ans encore à tirer, autant mettre coeur et esprit à l'ouvrage. Courage et sororité!

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société

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Publié le 21 Janvier 2017

L'impact du porno sur la sexualité des hommes a pour conséquence directe la souffrance psychique que cela génère chez les femmes qui brident forcément leur désir ne se sentant elles-mêmes pas désirées pour ce qu'elles sont mais plutôt objétisées, comparées, remplaçables, jetables, non désirables, infériorisées. Je sens poindre encore l'ultime attaque de névrose que je prends de plein fouet à chaque fois que j'aborde le lien très serré entre le désir qu'éprouvent certaines femmes et la capacité qu'ont leurs amants à les érotiser (au sens noble : l'érotisme n'est pas un vice, ni perversion, ni pornographie) c'est à dire à connaître d'autres éthers en fantasmant une joute érotique avec elles. Non, je ne parle pas que de cul, de pénétration, de cuni ou de fellation, mais de tout cet avant plein de promesses, à la fois tendres ou coquines, sensuelles ou torrides, cet avant où l'on ne s'effleure qu'avec les yeux -miroirs des âmes- où nos inconscients se mêlent pour des joutes exquises ... cet avant où l'on s'accorde quel que soit le degré d'intimité désiré (purement sexuel, affectif, intellectuel, spirituel) cet avant où l'on se met au diapason, où l'on se mord, où l'on se pique, où l'on s'entraîne dans les profondeurs abyssales. Alors certes, il y a un avant, le tout premier, et ceux qui suivent : cet avant, c'est le royaume du désir. Une connivence entre deux amant-e-s qui s'interpellent au plus profond sans forcément s'être touché-e-s, c'est une vibration qu'il me plait d'imaginer telle un bouclier protecteur, celui derrière le quel les amant-e-s se trouvent et se retrouvent, communient plus qu'ils ne communiquent, se mêlent et se nouent. Oui, je sais, ça plombe un peu l'ambiance, c'est hormonal paraît-il, le cerveau qui nous jouerait des tours, sans détour. Les troubadours ne le savaient pas quand ils créèrent l'amor de lonh, celui où l'on ne se touche que par la pensée ... au moins pendant un temps. Oui je sais, c'est rome antique, je l'assume parfaitement, au moins autant que j'assume aimer brûler d'un désir plus violent, avide, possessif et les joies du rough sex. Enfin dans mes fantasmes, car je suis à jeun depuis plus de 6 ans (j'ai mal à mon gras et les pro-féministes ne courent pas les rues mais j'ai faim de tout, miam ... j'ai un séducteur nombriliste ou deux qui m'ont mise en appétit ces sadiques ... je les pendrais bien par le nez à un hameçon géant pour les jeter aux requins 凸(`⌒´メ)凸) et je suis encore dubitative quand je repense à mon ex pourtant violent en dehors du sexe, qui ne faisait que l'amour et qu'en douceur, se sentant "sale" dans certains de mes commandos armés et trouvant ma lingerie sexy comme porte ja' en dentelle et autres corsets trop sulfureux à son gout. Maudit complexe madone et catin institué par les pères de l'église, j'aurai ta peau.

 

La problématique du porno, c'est qu'aujourd'hui avec internet tout le monde y a accès en un rien de temps sans la moindre surveillance et que donc [c'est le plus terrible] des gosses à peine sortis de l'enfance y trouvent matière à parfaire voir carrément à instruire leur éducation sexuelle. Le sentiments, la romance, le respect, le consentement, les préliminaires, le désir même sont vandalisés, les femmes rabaissées, humiliées, violentées et les pratiques de plus en plus hard sont devenues le commun au grand dam des actrices de films X qui acceptent, selon Ovidie, des condition de travail absolument insoutenables. Le problème, c'est qu'à un moment donné, cette perversion instillée au goûte à goûte s'est étendue insidieusement au point que nous sommes dans une permissivité laxiste et relativiste tolérant ce que jamais nous ne devrions, au moins afin de préserver l'innocence. Je pense à un Polanski par exemple, poursuivi par les EU pour des faits "graves mais anciens" selon A. Azoulay Ministre de la Culture, ayant drogué et violé une mineure de 13 ans, qui aujourd'hui est nommé président des Césars : n'y avait-il personne de plus ... exemplaire? Un choix éthique et juste n'est-ce pas ce qu'attend le public, finalement? Autre exemple, cette affaire de réseau pédophile sur Youtube, vous me demanderez le rapport, mais c'est des causes aux effets ... Les trois P, Prostitution, Pornographie et Pédophilie, les trois piliers du patriarcat. Ici l'un de ces piliers, que le féminisme vise bien entendu sciemment : la pédocriminalité. Oui car on évitera de dire [pédo] philie : philia φιλία est le mot grec qui exprime le sentiment qu'est l'amitié, et de fait la réciprocité dans ce lien. On considère qu'un élève par classe est victime d'inceste ... Quand les gosses font leur éducation sexuelle sur uporn, que le sentiment est devenu le boulet des "faibles", que le respect et le consentement ne sont plus transmis dans l'éducation, que la violence et la domination sont des codes sociétaux forts, cela donne un bien vilain horizon, surtout pour les filles et les femmes, à priori, mais pour les garçons et le hommes aussi, qui deviennent pervers en devenant addicts à cette violence, car cela en est, de la violence. Et quand on lit les témoignages de paye ton bahut/ta fac/ton couple/ta robe/ta blouse, c'est à pleurer. Pour prendre conscience de ce qu'est réellement la misogynie au quotidien, il n'y a pas mieux !

 

Bref, pas de quoi vouloir faire des gosses/construire ou sauver un couple avec ce genre de personnalité formatée par ce qui relève d'une éducation genrée, c'est un conditionnement sociétal, un barbarisme dont je me demande bien le but? Quand j'écoute certains conseils sexo assez communs comme "imaginez faire l'amour avec qqn d'autre pour mettre du piment"  ou "les femmes désirent leur homme quand il les trompe, car ce qui attise le désir, c'est le manque" je dois avouer que je me sens particulièrement mal à l'aise : l'autre n'est pas une poupée gonflable (et dire qu'il en est commercialisé qui ressemblent à des enfants, spécialement pour les pédocriminels) et l'exclusivité plutôt que le manque peut, aussi, attiser le désir, des femmes. Là encore, objection patriarcale de subir des relations toxiques où l'on se fait humilier et rabaisser sous prétexte que les hommes seraient "comme ça". En fait, les sexologues étant souvent des hommes, (il est mal vu qu'une femme s'intéresse, affiche ou vive librement sa sexualité), il n'est bien entendu jamais question d'abandonner certains privilèges! C'est donc demander aux femmes d'endosser un rôle maternel et sacrificiel en acceptant et endurant des souffrances intolérables sous prétexte qu'elles servent la toute puissance du sacro-saint phallus. En fait, c'est pervers. Et je doute que les hommes, amoureux, supporteraient à ce sujet 1/3 de ce que l'on subit à être mises en permanence en concurrence, pornifiées, humiliées. Bien entendu, il faut aller au delà du cas individuel, et voir les causes, ainsi que les effets. A qui profite réellement la stimulation de ce désir masculin vagabond si savamment orchestrée et cette pornification des femmes dont on s'évertue à éteindre le désir, diabolisé depuis la nuit des temps? Ah mais oui, à la préséance de la domination masculine!

 

Donc en cette journée extraordinaire de marche mondiale des femmes contre l'investiture du Trump je vous dis, avec sororité, qu'on ne se laissera pas abattre, la porte est et restera toujours ouverte, chez moi.

 

Edit du 22/01 à 21h17

 

Ouh là là, fallait s'y attendre, si certains estiment ce billet carrément initiatique d'autres réclament le porno comme un droit (comme ce fut le cas avec la prostitution) nous disant  "insurgez-vous plutôt sur la maltraitance Animale que sur des vidéos de cul qui rendent service" ou d'autres encore estimant que *pudibonderie* les représentations sont tabous car le sexe serait un aspect rejeté de la vie. Ils ne savent plus quoi inventer pour pouvoir continuer à se masturber sans culpabiliser, ces amateurs de voyeurisme. Alors bien entendu, on va commencer avec l'hypocrisie nauséabonde, genre, nous demander de nous insurger contre la maltraitance animale plutôt que contre les maltraitances faites aux femmes sous prétexte que certains ont besoin du porno pour avoir une érection ... pauv' gars! Ensuite, il n'est pas question de rejeter les représentation de l'éros, mais de faire en sorte qu'il reste intimement lié à la psyché afin que s'épanouisse la volupté ... mais pour les deux amants, pas que pour un seul! Les femmes ne sont pas au service des hommes, et dans le porno, elles sont trop souvent violentées, humiliées, rabaissées. Les hommes n'ont pas plus de libido que les femmes, et s'ils travaillaient plutôt à faire croître le désir et la tension érotique de leur amante, ils connaîtraient des merveilles qu'aucun porno ne pourrait remplacer : pourquoi les femmes rendraient-elles services, comme esclaves sexuelles, aux hommes? Là on parle de porno, pas d'érotisme et il n'est que très très très rarement question de l'érotisation du corps des hommes à destination des fantasmes des femmes. Du reste, je n'ai pas d'érection (clitoridienne) en me rinçant l'oeil sur un homme dont je ne sais rien de son "intérieur" (sa psyché)... un abruti, un mec creux, fasciste, intégriste, islamiste, nazi ne me donne pas envie, qu'en sait-on sur papier glacé? Excusez-moi de ne pas donner dans la superficialité : les hommes seraient-ils tous aussi peu profonds? Mais il est vrai que je suis sapiosexuelle, je vous en demande un peu trop. Les femmes ne sont pas des objets prédestinés à vous faire dresser la verge messieurs, ni juste là pour votre bon plaisir. Ce qui est réellement tabou, c'est la violence et l'humiliation que subissent les femmes sous prétexte que "ça rend service" à des frustrés sans le moindre égard pour l'objet de leur désir, tant qu' ils jouissent. C'est pervers. Et puis, franchement, il y a des Clubs où l'on peu s'exhiber, regarder, échanger, caresser, lécher, pénétrer, se faire pénétrer, attacher, soumettre (...) l'entrée est payante, réservée aux adultes consentant-e-s et où l'on peut s'adonner à tous types de fantasmes (je ne parle pas de cruauté ni de perversion) en étant, dans le feu de l'action, conscients de la condition et du consentement des participant-e-s et de la façon dont les femmes (et les hommes) sont réellement traité-e-s. What else?

 

Edit du 30 Janvier à 21h

Ce matin, alors que j'avais publié ce billet dans le groupe "Pour une éthique contemporaine", sur facebook, l'un des administrateurs, au près du quel je défendais que la pornographie n'aidait pas à la jouissance féminine car trop violente, m'affirmait au contraire que le porno aidait à l'épanouissement de la sexualité des femmes, et soulignait mon puritanisme (lol). Il s'agit de Gérard Vignaud, psychologue et psychanalyste, président de l'Institut d'éthique contemporaine, dont les deux dernières conférences avait pour thème la femme libre. Depuis, j'ai été éjectée du groupe sans préavis, et mon billet aurait été supprimé, lui aussi, selon un membre de l'Institut avec le quel j'ai discuté en messagerie privée. Si quelqu'un connait ce Monsieur, saluez le de ma part et proposez-lui plutôt de revenir aux basiques et de se former en éthique humaniste, car la misogynie et l'irrespect flagrant dont il a fait preuve, sans compter le déni de la violence en question, -ce qui est le propre des pervers- sont hélas le pâle reflet de ce que les femmes ont a subir quand il s'agit de leur sexualité. J'adore quand un vieux bitard veut m'expliquer ce qui doit ou non m'exciter. 

"On entre en éthique quand, à l’affirmation par soi de sa liberté, on ajoute ... la liberté de l’autre ..." Paul Ricoeur (piqué sur leur site, à mourir de rire)

Good night

 

Illustration Emily Balivet, Les trois Parques, ou Moires

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Sexualité

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Publié le 17 Janvier 2017

Non, je ne t'écrirai pas, ce serait juste pour maintenir un lien que je veux indéfectible et je sais qu'il n'en est rien. Je t'ai trop investi, je ne renie rien ni ne veux faire marche arrière, mais la confiance rompue, à quoi bon aller plus avant? Pourtant, j'en ai, des choses à te dire. A toi, et à toi seul ... c'est le gout que tu m'as rendu, celui du partage, de l'intime. Celui qui fait mal, celui qui m'épuise, qui me voit me réveiller en sursaut en pleine nuit, qui me donne des palpitations, qui me frustre, qui m'endolorit ... qui m'écorche. Désespérance. Je ne te remercie pas, je ne m'ouvrirai plus, c'est fini, même si j'ai envie de lui : il n'est pas sadique.

 

Non, je ne t'écrirai plus, à quoi servirait de te dire le mal qui me ronge à part nourrir le pouvoir que tu as sur moi ipso facto?

 

Je me rends donc au silence, en silence. Et ne veux plus prononcer ton nom ni entendre parler de toi.

 

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Manipulation

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Publié le 9 Janvier 2017

Il semblerait que le ton de mes derniers billets, réactionnels, écrits sur le coup de la colère, aient pu heurter certaines sensibilités. Il est vrai que je n'avais pas mis de gants. Bien entendu, le problème ce n'est pas l'homme en soi, mais le système patriarcal qui oppresse les femmes, du moins celles qui se veulent libres. Alors moi, ce qui me dérange, c'est que ce soit la forme et pas le fond qui ait interpellé, c'est à dire qu'on me soupçonne de misandrie plutôt que de s'indigner des exactions que je dénonce sur mon blog.  Ce que je trouve finalement assez symptomatique de l'aveuglement actuel quand il s'agit de remettre en question la suprématie du sacro saint phallus. Alors c'est vrai, j'ai choisi d'offrir à mes filles, à mes soeurs, à mes nièces de pouvoir s'épanouir en ce monde quoi qu'elles aient envie de faire de dire et de porter demain en combattant le sexisme et la misogynie où qu'ils se trouvent. Oui, parfois je suis déroutée (j'avais écrit dégoûtée, mon correcteur a fait des siennes, j'ai laissé) par les hommes, qui sont rappelons-le à l'origine des guerres, et la plus part du temps de la violence en général (meurtres, viols, pédophilie, agressions, vols, casses etc), des extinctions massives d'espèces et de la destruction de la planète : j'abhorre clairement et sans honte leur gout du pouvoir et de la domination. Oui je sais, #NotAllMen. Minimiser et invisibiliser ceci c'est faire la part belle à toutes ces exactions, silencier les victimes en donnant de la puissance aux bourreaux. Mais parfois ils m'attendrissent et m'émeuvent aussi -les hommes, pas les bourreaux-, certainement devrais-je le dire plus souvent, afin que les choses soient claires. En fait la vérité vraie c'est que je les aime tellement, je les considère tellement comme mes égaux en humanité que je ne leur laisse rien passer ; certain-e-s me diront trop idéaliste, mais n'est-ce pas ce qui fait tendre l'être humain-e vers le haut? N'est-ce pas ce qui donne envie de se dépasser et de d'envisager l'autre, toujours, sous son meilleur aspect, au summum de ses possibilités? Pourquoi n'aurais-je pas le droit de rêver la Cité Idéale? Je dis souvent "ce que mère pardonne femme ne pardonne point". Cela veut dire que nous sommes tellement conditionnées à endurer et à pardonner parce que ça a toujours été comme ça que le moindre mouvement de révolte de la psyché (où devrais-je écrire Psyché) est considéré comme problématique et rencontre de nombreuses oppositions tant la gent masculine n'a pas l'habitude d'être responsabilisée sur ces affaires là. Parce que la violence est associée à la puissance de la virilité dans ces enjeux de pouvoir. Celle d'un mâle dominant quoi, pas d'un homme. Croyez-vous vraiment que c'est en les infantilisant comme le ferait une mère que nous allons avancer sur cette question précise de la non-violence?

 

Tous mes espoirs sont dans mes voeux d'égalité donc, à la plume d'oie, sur le papier parchemin d'un carnet en cuir.

 

Avec sororité,

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme

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Publié le 8 Janvier 2017

Facebook a fermé "Babylone 2.0".

+ de 50 000 mecs, jeunes et moins jeunes, partageaient des photos [souvent volées, et sans autorisation, cela va de soi] de leurs conquêtes nues, ou en tenue sexy, dans un groupe secret, et se marraient ensemble à commenter leur physique, et leurs exploits sexuels. 50 000. 50 nuances de mépris, de violence, de souffrance, de tentatives de suicide, d'intimidation, de chantage, de sadisme, de perversion, de menaces, de honte, de culpabilité. 50 nuances de misogynie. 50 nuances de mort, physique ou psychique. Facebook avait autorisé la publication de ces images alors que les photos des FEMEN, la toile "L'origine du monde" de Courbet ou la Marianne de Delacroix sont floutées quand elles ne sont pas carrément supprimées pour avoir été signalées en masse. Donc en fait, Facebook a fermé Babylone 2.0 juste parce cela a fait des vagues, et que la presse, alarmée par les féministes, a relayé cette information de la plus haute importance.... La peine encourue est de 2 ans de prison et 60 000€ d'amende depuis peu, selon l'article 226-1 du Code Pénal. Les moralistes vous diront que les filles sont responsables de s'être laissées prendre en photo. Alors, souvent d'abord, les filles et femmes ne savent pas qu'on les a prises en photo, ensuite, l'érotisme au sens noble n'est pas perversion : ce jeu peut et devrait être un piment pour deux d'amant-e-s amoureux-ses et respectueux-ses l'un-e de l'autre... le fantasme serait donc prohibé au sein du couple et affiché partout dans la pub? Oui mais voilà, c'est sans compter sur la perversion de ces Messieurs, estimant que le corps des femmes leur appartient. En général, ils préfèrent plutôt détruire une femme qui les a fait planer grave plutôt que d'imaginer qu'elle en fera planer un autre. Alors ils ne lésinent pas sur les moyens, pour lui faire mal. Une pétition est en cours ici notamment pour une journée de sensibilisation des jeunes générations.

C'est bien ça le plus difficile à vivre quand on a toujours aimé, respecté et eu confiance aux hommes ... quand on a toujours cru en l'amour ... de se dire qu'en fait ... ce n'est peut-être pas [vraiment] réciproque, et préférer se faire des plans sur la comète sans eux, plutôt que de tenter l'aventure à nouveau -pour la énième fois- car entre toutes ces les techniques de manipulations perverses vendues à prix d'or, le porno qui a fait de la femme un objet consommable, interchangeable et jetable, les masculinistes qui se battent contre les droits des femmes, sans compter les briseurs de femmes libres en bandes organisées et les intégristes religieux qui voilent les ambitions des femmes cherchant à se réaliser en dehors de la maternité ... on n'ose plus croire en l'amour hétérosexuel, ni en faire un moteur, ou un principe éducationnel ... Un homme vraiment bien, ça ne court pas les rues ... faut arrêter de laisser nos gamines se shooter à cet opium qu'est l'amour et que lui inculquent les romances Disney. Et je plussoie l'équipe de Two Girls 1 Mag qui explique si bien, -ironiquement, en remerciant les hommes- que la peur qui nous anime toutes et que nous nous transmettons de soeur en soeur et de mère en fille, d'être moquées ou fantasmées, publiquement humiliées, et qui engendre d'avoir à choisir finalement entre célibat ou paranoïa, pèse lourd sur notre capacité à pouvoir accorder notre confiance.

 

 

Mais si mon dégoût s'arrêtait ici ... j'en suis bouleversée.... les soldats Français ayant violé des femmes et des enfants en Centrafrique ne seront pas poursuivis, l'affaire est étouffée. Comment les hommes peuvent-ils être aussi pourris, la justice aussi vermoulue et les politicards aussi corrompus? Si ils et elles avaient étés des femmes et des enfants blancs, est-ce que cela aurait changé quelque chose? Le viol est un crime de guerre, le viol est acte de cruauté dans les conflits armés, quelle que soit la guerre, quelle que soit la couleur de peau ou la nationalité des hommes : la perversion XY... Non, le viol n'est pas du sexe, pour sexer il faut être deux à consentir, à désirer. Le viol c'est de la domination, des pulsions prédatrices et mortifères, une agression, de la violence, un crime. Le viol, c'est considérer d'autres êtres humains comme des objets à sa disposition, c'est déchoir en humanité, c'est n'être plus qu'une sous-merde parmi les hommes. Ne pas condamner c'est être complices, cautionner. On sait à quoi s'en tenir. J'en avais touché deux trois mots ici il y a quelques années.

Ma dernière amertume cette semaine concernera Christophe Béjach ancien conseiller de Montebourg à Bercy, condamné (qu') à du sursis pour avoir envisagé des clichés pornographiques avec trois petites filles et planifié un rapport sexuel avec la plus grande, de 12 ans. Il a été retrouvé dans son ordi des images de pénétration d'enfants. Du sursis. Il était dépressif le pauvre. Sinon, il y a aussi la gamine de 12 ans violée par 10 garçons, dont 1 majeur, ou le réseau pédophile de Youtube. On pensera à ces révoltantes affaires de raids anti-féministes qui défrayent la chronique actuellement, et encore, vous vous doutez bien que cette haine distillée publiquement n'est que la partie visible de l'iceberg. Pas besoin de creuser beaucoup, les joyeusetés tombent du ciel.

Ces exactions patriarcales, cette perversion XY que vous êtes encore bien trop nombreux et nombreuses à ne pas vouloir voir corrompent l'être humain-e, avilissent l'humanité et détruisent la planète. Je n'en suis pas exempte mais je travaille à mon amélioration ; c'est ce que les cathares appelaient le melhorament, quoi qu'en disent les religieux du Livre conditionnés par les dogmes qu'ils associent à une toute prétendue loi divine. Alors dites vous bien qu'il n'y a pas de trop petite pierre quand on construit une meurtrière dans un rempart, et qu'ignorer une injustice, c'est prendre le parti du tortionnaire. Je terminerai avec la savoureuse et caustique écrivaine Jaqueline Kelen, qui a été productrice à France Culture pendant 20 ans, dont j'adore la plume suave et bien trempée dans son ouvrage "Un chemin d'ambroisie" : " Je comprends que le manichéisme, puis le catharisme aient voulu résoudre cette sombre énigme en évoquant le Démiurge mauvais, créateur de ce monde. "

 

Avec sororité.

 

 

J'avoue

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminicides, #Féminisme, #Manipulation, #Femen

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Publié le 27 Décembre 2016

Non mais sérieux, on s'attendait à quoi? Qu'on nous applaudisse et qu'on nous suive parce que le féminisme -cette idée radicale que la femme est un-e être humain-e à part entière- c'est subversif? Les droits des femmes régressent partout dans le monde et on s'étonne encore, que certains, que l'on pensait nos amis, des êtres dignes de notre confiance et de notre amour nous tournent le dos ou nous malmènent sans que nous ne comprenions pourquoi? Non mais sérieux, on s'attendait à quoi? À ce qu'ils admettent la différence de traitement et notre piètre condition? À ce que, finalement, ils abandonnent consciemment certains de leurs privilèges par respect et/ou amour pour nous? À ce qu'ils combattent cette injuste coalition politico-religieuse patriarcale visant essentiellement à nous remettre à notre place, baillonnées, à leur disposition, derrières nos fourneaux?  Non mais sérieux, on croyait quoi? Qu'ils allaient faire preuve d'empathie, d'intelligence? Qu'ils allaient, pacifistes dans l'âme, être guidés par un esprit de justice et d'équité? Qu'ils allaient faire un effort?

 

Nos mères -et la société patriarcale en général- les éduquent comme des dieux depuis l'enfance, et les femmes continuent à les infantiliser en les servant comme des dieux, j'entends par là, en s'occupant encore trop souvent de leur linge, des repas, du ménage, des courses, des soins aux enfants, même quand elles travaillent autant qu'eux : le mythe de la double journée des femmes n'en est pas un. Et vous croyiez qu'après avoir été servis comme des dieux toute leur vie -à moins d'avoir étés rendus plus nobles par des féministes- quand le choix se poserait, le plus grand nombre allait nous suivre? Parce que la question se pose actuellement, l'engouement pour les droites extrêmes est un indice cruel de l'état d'esprit qui mène les peuples : l'élection de Trump en est la preuve ; tout, même le pire, mais surtout pas une femme! Combien passent leurs nerfs impunément sur leur famille, femmes ou enfants, considérés comme plus fragiles, à cause paraît-il de la pression subie au boulot ... Sous prétexte que cela a toujours été comme ça, personne ne dit rien comme si c'était normal ? Combien considèrent leurs infirmières, commerciales, secrétaires (...) comme de simples vides couilles, des putes à leur disposition, le repos du guerrier et les jettent une fois "consommées"? Entend-on souvent qu'un cadre a été viré pour avoir sauté son employée en lui promettant monts et merveilles? Non! En général, c'est l'employée qui est virée, harcelée, poussée à bout, à la faute. Ormeta. Tu vois, comme j'ai été une mauvaise mère sacrificielle, que j'ai dénoncé les violences que je subissais, que j'ai quitté le père de mes deux filles alors qu'elles étaient bébés, qu'en plus j'étais traumatisée, j'ai été punie. Punie de ne plus réussir à affronter la situation, qui avait pourri parce que sa violence a lui n'a pas été maîtrisée. Oui, j'ai été punie, désenfantée, bannie de ma famille -comme en 2007 je l'avais été par une grosse boite de médias gratuits, perdant tout, pour être tombée amoureuse de l'un de mes cadres-, internée en psychiatrie, contrainte à une médication qui m'a anesthésiée des années durant et fait prendre 50 kilos, parce qu'il a été pointé ma façon de réagir à la violence et pas la violence elle même. À cause d'un abruti qui n'a pas pris mes différentes plaintes qui auraient pu coûter du pénal à mon agresseur, -le protégeant lui, donc- tout en se foutant de ma gueule et en me mettant, mes filles et moi même, en dangerAu contraire, les différentes décisions de justice ont glorifié son sentiment de toute puissance et d'impunité. Aujourd'hui, ce rôle de mère sacrificielle m'a rattrapée (non je ne regrette pas d' avoir la garde de mes filles), je n'ai pas eu le choix, on me l'a imposé. Quand lui voyage, s'achète des bâteaux, est mobile professionnellement, libre de toute entrave, me mettant à sa disposition pour son droit de garde, a des boites de capotes vides qui traînent, moi j'ai tiré une croix sur ma carrière, vis en dessous du seuil de pauvreté, là où je peux mais surtout trop loin du moindre lien affectif avec un-e adulte, refuse des entretiens pour des postes très intéressants mais chronophages et me suffit de sa pension alimentaire (fixée au minimum) tout en subissant encore sa violence sans que personne ne l'ait remis à sa place. Je meurs en tant que femme à son profit, et ça tu vois, c'est aussi un privilège qu'ils ne veulent pas perdre. 

 

C'est là que j'ai envie de remercier l'Huma et Marianne, l'une faisant la lumière sur le harcèlement et les menaces que subissent les féministes voir l'exemple de Flo Manradet dernièrement et signer ici la pétition SVP et l'autre pour son dossier spécial Femmes. Ou les Inrocks aussi, féministe friendly, cela donne envie de se ré-abonner à la presse papier, très malade à cause du web, et c'est quasiment un geste militant ! Alors bon, faut absolument arrêter de se dire que si les droits des femmes régressent partout dans le monde alors que les intégrismes religieux ainsi que les politicards conservateurs (les bases mêmes du patriarcat) font de plus en plus parler d'eux, c'est une fortuite coïncidence, et que si les féministes se font agresser c'est qu'elles exagèrent, ou le cherchent ! Bref, pensez à vous inscrire sur les listes électorales, plus que qq jours (jusqu'au 31/12), parce qu'entre Trump et Poutine, à la moindre friction, on va le sentir passer, le combat de coqs.

 

 

 

 

 

Avec sororité,

 

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Religion, #Manipulation, #Femen

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Publié le 21 Décembre 2016

Cette première journée d'hiver, la plus courte de l'année, a pour moi mal commencé : après un café ou deux, je me connecte et tombe à nouveau sur de la propagande catholique intimant aux femmes de se soumettre à leurs époux. Ouhai, carrément avec un titre hallucinant : " Lui être soumise est un vrai bonheur ". Un web site qui te file la nausée, militant clairement contre l'avortement, entre autres clic ici. C'est néanmoins sans dire ma joie en lisant le blog La Maçonne  dont le mystérieux Valabus tente de s'affairer à faire bouger les consciences inertes au sujet de la montée en puissance d'un catholicisme décomplexé ces dernières années, comme je le dénonce depuis la création de mon blog ... Je ne suis pas christianophobe, loin de là, mais je ne comprends pas comment on peut choisir cette religion là, en particulier? Quand on sait leurs exactions, les persécutions contre les cathares, les sorcières, les templiers, les bogomiles, les franc-maçons, les païen, les protestants etc ou d'autres grandes figures hérétiques comme Léonardo Da Vinci, Giordano Bruno, Galileo Galilei, Jean Jacques Rousseau, alors que d'autres christianismes voir carrément d'autres courants spirituels sont moins violents, moins misogynes, moins avides de pouvoir et de richesses? Ce qui est inquiétant, vraiment, c'est de constater que d'une façon tout à fait insidieuse des techniques de torture psychologique que j'associe personnellement à l'inquisition et au nazisme battent leur plein alors même que nous parlons de perversion humaine? 

 

 

Qui donc a commandité cette grande chasse aux sorcières? Est-ce un élan spontané et naturel de l'être humain d'exclure, de souhaiter blesser, dominer, médire, humilier, rabaisser, de diviser, de se comporter comme un prédateur? Ces derniers jours, je me posais des questions concernant mon agressivité, mon irritabilité, mes pulsions, actuellement alors que je suis en plein conflit avec un homme ayant été violent phy et psy par le passé, à cause du quel j'ai fini internée en psychiatrie, désenfantée 8 mois et SDF : le père de mes filles. J'abhorre la violence, je suis une véritable pacifiste dans l'âme, d'ailleurs ma plus ancienne amie m'a dit dernièrement qu'elle ne m'avait vue m'énerver qu'une seule fois en 22 ans, c'est dire. Donc quand je réponds par l'agressivité à l'agressivité dont le père de mes filles fait preuve à mon égard ou à celui de mes filles, je m'insupporte et m'épuise tant cela me coûte en énergie psychique afin de ne pas devenir violente physiquement. Disons que sans cette agressivité très instinctive et impulsive, c'est lui qui n'a pas de limite ; j'ai appris à gérer nos conflits ainsi pour me protéger de ses coups : en le dominant systématiquement. Mais j'ai compris en lisant ceci qu'en fait, je puisais mes ressources, en ce moment, dans une mauvaise partie de mon cerveau, le reptilien. Celui que nous avons en commun avec les animaux, d'où ma sensation d'être repliée dans ma grotte sur mes deux petites pour les protéger comme un mammifère blessé. Mais je ne suis pas la seule : toute ces actualités qui visent à exciter les bas instincts et à alimenter les guerres communautaristes ne sont-elles pas la clef de la violence, en elle-même? Comment l'être humain pourrait-il à l'avenir, développer ses talents, son potentiel en sollicitant, plutôt, une autre zone de son cerveau visant à construire la paix et l'harmonie, pas la destruction et la guerre? Bref, pour ma part, je vais essayer de le désarmer par l'humour!

 

 

Alors voilà, aujourd'hui, c'est la journée de l'orgasme ... mon tout premier je devais avoir 17/18 ans, il s'appelait Jérôme, tout comme mon premier baiser d'ailleurs. C'était un cuni. A Cahors. Je n'ai rien compris à ce qu'il m'arrivait, j'étais au bord de la perte de connaissance! Je l'ai quitté, il voulait me tuer. Je n'ai jamais revue ma gourmette.... J'ai appris par la suite, certainement par réflexe à cette quasi-perte de conscience -quelques années après- à les maîtriser avec ... une fille, la seule d'ailleurs dans mon parcours amoureux. Depuis, je m'octroie la liberté de jouir d'un orgasme absolument quand je le veux, en mode solo, ou pas. Mais ils sont moins violents du fait de mon attention présente et donc d'un abandon qui n'est que partiel. Ce serait bien, me dis-je, de laisser un-e partenaire me faire ce cadeau plutôt que de me servir moi-même ;-) Mais bon, tu sais Jasmin, il y a deux ans, je pensais ça " L'Amor, c'est cerner l'Autre en un souffle, le désarmer et recueillir son coeur, goûte après goûte ; c'est brûler du désir ardent de panser ses plaies et ses ailes meurtries ; c'est fondre en fusion dans son âme et se laisser envahir par le déchaînement tempétueux d'un océan de sensations grisantes. L'Amor, est riche en libertés mais hélas, aussi, en départs " ... et hier soir j'écrivais "Finalement, je préfère signer des deux mains pour le célibat endurci : comme 80 % des femmes, je pense que 80 % des hommes ne sont pas une valeur sure. Menteurs, manipulateurs, infidèles, violents, narcissiques et j'en passe, je me sais plus à l'abris dans ma solitude et la sororité, pourtant dieu sait que j'aime le sexe et les effusions d'affects et de tendresse! Mais non, vraiment, sans façon, on sait trop nous autres féministes ce dont les hommes sont capables, de pire. Et puis, faut bien avouer que je suis une chieuse de première catégorie : moi le mec qui certes ne couche pas à droite à gauche mais dresse la queue à chaque jupe qui passe sous ses yeux ou à la première paire de fesses sur papier glacé, c'est juste pas possible, ça émousse mon désir et comme je ne conçois (non en fait je n'en ai pas envie) pas une relation amoureuse sans désir érotique ni sans plaisir sexuel, je préfère encore l'abstinence que la frustration et la souffrance! Et comme c'est hélas communément accepté ... enfin, les hommes à femmes j'entends car une femme à hommes on sait toutes le mal qu'elle a à exister sans être réduite à sa sexualité. Bref. Pas envie de m'adapter à cet aspect là du masculin qui me fait souffrir alors qu'en plus, en général, c'est qqch qu'ls ne supportent pas non plus mais que nous subissons parce que soit disant "ils sont comme ça les hommes". Façon, je vais vous dire hein, les laisser faire et accepter cet état de fait c'est aussi tolérer qu'ils considèrent les femmes comme des objets dédiés à leur plaisir..." Un homme, encore, a dû passer par là :-/

Donc merci mais finalement, non merci, je vais arrêter d'essayer de m'entendre avec eux d'un point de vue conjugal!

 

*** Voilà pour mes voeux d'Amazone mes chères soeurcières ***

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Religion, #Manipulation, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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