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Publié le 23 Avril 2017

Si la dite gauche qui nous gouverne était réellement de gauche, elle aurait appelé à ce que Mélenchon ou Hamon s'effacent au profit l'un de l'autre me semble-t'il, à s'unir, c'est ce que je me suis d'abord dit. À  moins que ce ne fut perdu d'avance et que cette option n'avantage trop Fillon ; peut-être n'ont-ils pas voulu prendre le risque d'un second tour LP-Fillon, sachant que Macron est sous l'aile de Hollande et d'autre vieux loups du PS? Est-ce que Macron est un pur produit "marketing" de lutte contre le FN? Il y a des chances en y réfléchissant bien. Je voterai donc Macron et vais éplucher son programme, même si je ne suis pas sûre que son imprégnation catholique (il aurait étudié chez les Jésuites, dont est aussi issu le Pape François) puisse correspondre à mes attentes et aspirations de femme [ayant envie d'être] libre, et que je ne suis pas non plus intimement convaincue qu'ils ne soient pas en Croisade contre l'hérésie, ce qui serait une bien triste nouvelle pour moi qui suis en reconquista ... de ma propre vie, et de rien d'autre. C'est qu'ils sont très soudés, ces gens là! Cependant, (suivez mon regard), si j'en pense quelques uns certes [très] égoïstes, centrés sur leurs propres intérêts, je doute qu'ils soient réellement animés de malveillance, contrairement à d'autres dont on sait pertinemment qu'ils sont haineux et méprisants pour différentes franges de la population. Je voterai de sorte à ce que l'alliance Poutine-Le Pen-Trump, raciste, misogyne et homophobe, humiliant les pauvres (entre autres) ne voit pas le jour, car ils manipulent leurs masses respectives (leur porte d'entrée est le racisme) qui prodigueront la violence de façon tout à fait décomplexée, et je préfère donc, fada que je suis, croire aux fées de ce gouvernement qui par stratégie fait (je rêve?) tampon dans cette putain de guerre idéologique plutôt que de sombrer en désespérance parce que les humanistes n'ont finalement parlé ... qu'aux humanistes, et qu'ils étaient trop peu nombreux. Mais y aurait-il encore des humanistes laborieux et complexés qui s'ignorent?

 

Je sais qu'en ce moment même où je me sens fébrile (félibre? fée libre?) les mémoires "graaliennes" d'Otto Rhan le nazi, si proche d'Hitler et pourtant si cher à certains catharisants hantent mon petit pays d'Oc aux créneaux dentelés et aux vieilles pierres dorées ; je sais aussi que les propagandes des droites extrêmes concernant notamment les réformes touchant à l'éducation et à l'égalité se sont enfoncées dans les esprits comme de la glace à l'Italienne, mais j'en appelle à la Cortesia que défendaient -aussi- nos faydits pendant la Croisade contre les Albigeois, larguesa, valor, onor, convivéncia et paratge, valeurs qui ont fondé la réputation du bien vivre ensemble en Occitanie -car oui, non seulement cathares et catholiques vivaient en paix, mais il en était de même entre les chrétiens, les musulmans et les juifs, ou les riches et les pauvres-, et qui ne peut d'aucune façon se fondre dans l'intégrisme religieux lové tout contre l'inquisition, elle même main dans la main avec les droites extrêmes... Je le rappelle, encore une fois, ici : La Manif Pour Tous, qui a lancé Le Printemps Français, est menée par les intégristes religieux de CIVITAS et consors, groupuscules qui ont coalisé avec les droites extrêmes et que la très controversée Boutin appelle désormais publiquement à voter Le Pen. Ce mouvement a de multiples tentacules et fut formé sous Ratzinger, le Pape Benoît XVI, issu des jeunesses hitleriennes et de la Congrégation pour la doctrine de la foi, c'est à dire l'inquisition. Soulignons que le choix de l'alias "Benoît" n'est pas anodin : c'est aussi celui qu'avait choisi l'inquisiteur Jaques Fournier, à l'origine des persécutions contre nos amis les dits cathares du Languedoc, quand il devint Pape, en 1334. Ne nous y trompons pas, ces manif contre l'égalité des droits sont des persécutions, pensez-y.  Les oisillons de LMPT n'hésiteront pas, après avoir plébiscité Fillon, cet autre représentant des droites extrêmes, à suivre Boutin chez Le Pen, au nom des racines dites chrétiennes de la France. Rien de tel pour lutter contre "l'islamisation du pays" qu'is dénoncent... Donc si je comprends le pourquoi du ni-ni, je ne suis pas sûre que, stratégiquement parlant, ce soit une aubaine ..

 

N'oublions pas que le FN est le pire ennemi des droits des femmes, de la liberté -de pensée, d'expression, de mouvement, d'être-, de la paix, de la diversité, et de la culture. Rien que ça. Eux ne feront pas dans la dentelle, et s'ils doivent écraser le peuple, en le divisant (ce qui est déjà le cas actuellement avec la manipulation de l'information, fake news aidant, et pourtant ils ne sont pas au pouvoir - sospir) ils n'y réfléchiront pas à deux fois, sous prétexte de sécurité nationale, voir internationale. La théorie de la grande invasion ne préparerait-elle pas le terrain à la guerre, tout simplement? Qu'est-ce que sacrifier un (des) peuple(s), pour certaine.s, dites-moi? Je pense donc qu'il faut continuer à diaboliser ce parti, dont les fondateurs, pour n'en citer que quelques uns, n'étaient pas des tendres ni des sains d'esprit : Léon Gaultier, de la Waffen SS, Pierre Bousquet, de la division SS Charlemagne, Emmanuel Allot, collaborateur des nazis et milicien, François Duprat, nationaliste et néofasciste ayant diffusé le négationnisme de la Shoah ... L'idée c'est justement de prendre conscience du lavage de cerveau prodigué par ces extrêmes droites justement pour devenir sympathiques aux yeux du plus grand nombre. Ce sont des techniques de manipulation sectaires visant à faire relayer la propagande nazie à leurs ouailles, et à les maintenir asservies en jouant avec les peurs collectives. Sous emprise, ils défendront becs et ongles leurs gourout.e.s, au nom de dieu et de la patrie. Désolant, effroyable, j'enrage : qui dit ces gens là dans les urnes, dit bien que leurs idéologies fascisantes sont dans les esprits. Résistons !

 

Leur porte d'entrée est le racisme, quoi qu'on en dise, qu'on l'assume ou non. Et hélas, elle séduit, ce que je peux comprendre car les islamistes intégristes (l'islamisme est politique) sont en guerre idéologique contre nous et ont réellement la volonté d'islamiser l'Occident, ce qu'il faut arrêter de nier, en prenant les Français pour des mineurs à préserver d'une vérité qui risquerait de les insécuriser ou de provoquer des émeutes. La faute à la gauche de ne parfois pas prendre clairement position par relativisme culturel : c'est surtout un problème de communication en fait, car je ne doute aucunement du le fait que notre gouvernement actuel ne cherche pas à répandre l'islamisme ; difficile en effet de se positionner car d'un côté nous sommes réellement menacé.e.s d'attentats, et d'un autre côté il ne faut pas faire le nid de cet autre terrorisme que représentent les droites extrêmes, main dans la main avec les intégristes catholiques... Mais combien sont-ils vraiment, ces islamistes intégristes? Quel pourcentage des musulmans représentent-ils vraiment? 0,3%? Cette porte d'entrée n'est qu'un appât attirant les proies dans un piège, qui se refermera sur eux à très court terme. Alors indignons-nous, même si Macron n'est pas notre candidat.e.s rêvé.e, et mobilisons-nous d'ores et déjà pour 2022 : nous femmes, féministes, n'attendons-nous pas mieux comme candidate? Ne pouvons-nous pas envisager une coalition féministe, nous aussi, dans le but de nous emparer des campagnes politiques à venir car #2022 pourrait être l'année de la première PrésidentE de la République Française? 

 

Parenthèse : les cathares s'appelaient entre eux bonnes femmes et bonshommes, ce surnom serait attribué à un moine rhénan, Eckbert de Schonauqui s'en serait servi dans un sermon à leur sujet, les assimilant à des sorciers : "ketter", c'est à dire, adorateurs de chats, car les chats étaient des animaux attribués au ... diable ;-)

 

Allez, avec espoir, et sororité.

 

#Bâtissons

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Catharisme, #Occitanie, #Laïcité

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Publié le 21 Avril 2017

A l'ombre des pêchers en fleurs je marche, 
Devant moi devinant les secrètes arches,
D'un Temple oublié où il fait bon vivre, 
Dont l'entrée, protégée par les vouivres, 
M'éloigne des pleurs et de tous mes tourments, 
Résiliant avec un passé complexe mais édifiant, 
Les fondations solides d'une vie nouvelle, 
Je veux encor' être enjouée et rebelle, 
Pointer du doigt les trop nombreuses injustices,
De la démence des hommes révélatrices,
Et lever mon poing avec ce autres fêlées, 
Qui combattent en leur nom pour la liberté, 
L'arme au poing, qu'elle soit arc ou épée, 
Je veux encor' marcher à côté de me soeurs, 
Dénoncer la violence et les mauvaises moeurs,
L'emprise du mâle tout puissant en cette société, 
Où les femmes hurlent pour se faire respecter, 
Stratèges et pourtant si spontanées, entières, 
Rêvant qu'elles sortent de la guerre, altières.

 

 

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Musique et Poésie

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Publié le 17 Avril 2017

Que dis-tu mon amour?
 
Cet élixir réanimant, dans la rosée,
Ma psyché comateuse,
Livrée aux quatre vents,
Perdant le Nord,
Désemparée d'un amour fol,
Frustrée dans cette envie !
C'est que l’intérêt que je te porte, démon,
Ne se résorbe pas,
Car il ne se résume pas
À ce soudain appétit sexuel ...
Il est vrai, qu’Éros le bien nommé
Divagua dans les méandres de mes stigmates,
Endolorie par les mémoires camisolées :
C'est la rage que tu as libérée,
Et tous ces émois soudainement saturés,
Par une chape de plomb chimique,
Avortant mes noces alchimiques ...
 
Ris-tu, mon amour?
 
Mon coeur lacéré, démon,
Par tes lames affûtées,
Ton dard de scorpion
À la queue recourbée,
Sur mon corps en famine,
Mendiant une caresse, un baiser ;
Envoûtée par d'obscures messes noires
Endiablant mes idéaux humanistes :
Je suis déchue, peureuse et sombre,
Sans tes yeux posés sur moi,
Sans ta voix si douce à mon âme ;
 
Mais que dis-tu mon amour?
 
Serais-tu réellement si fourbe,
N'as-tu donc juré, par Hygie et Panacée?
J'hallucine, j'hallucine, j'hallucine ;
N'es-tu donc pas si beau, et si riche, humainement, 
Que je te vois, avec mes yeux amoureux et gourmands?
N'as-tu pas un coeur pur sous tes faux-airs de Narcisse?
Ne serais-je que l'écho d'un enchantement désastreux?
Ne serais-tu qu'un placebo, mon amour,
Mon nocebo ...
 
Ne dis-tu mon amour?
 
Un faux pour un vrai,
Un mal pour un bien,
Tu me rends confuse,
Tu joues du paradoxe,
Tu es infaillible, mon amour.
 
Que dis-tu mon amour?
 
Que ton coeur est noir,
Putréfié par l'argent et le pouvoir,
Que tu es un perfide illusionniste,
Manipulateur et sadique,
Bête et méchant?
 
Je ne me résous à le croire, mon amour,
Mon coeur à ce jeu là, ne s'égare jamais,
Et je ne peux douter de t'avoir aimé,
Bouleversée par ce que tu &.
 

Illustration Frantisek Drtikol

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Publié le 18 Mars 2017

Je ne comprends pas comment, en 2017, avec le nombre d'assos féministes qu'il y a il n'y ait pas de réelle ambition pour les présidentielles? Elles sont toutes a défendre leur candidat, comme les princesses et autres Dames défendraient leur Champion dans un tournoi de chevalerie, coincées entre leurs conflits d'égos surdimensionnés (la quelle laissera son nom gravé dans le marbre de l'histoire du féminisme?) et leur conflit de loyauté entre papa et maman. Genre tu milites (de militaire ; les amazones Kurdes en sont un superbe exemple) dans l'ombre de ceux qui ont déjà du pouvoir, pour te satisfaire des cacahuètes qu'ils te jettent. Tu bouffes leurs restes, tu fais leurs poubelles, les mime, les singe. Et pourtant, la planète et l'humanité sont à sang et à feu à cause de leurs politiques patriarcales et phallocrates, centrées sur la quête de pouvoir et l'esprit de domination plutôt que sur une quête de justice et l'égalité. Nous sommes en 2017, et malgré les centaines d'assos féministes (dont je ne suis pas), nous n'avons pas été capables de nous entendre sur un parti féministe, une candidate féministe, que nous aurions pu porter, toutes ensembles, tous bords confondus. Nous sommes en 2017 et nous ne faisons qu'en fonction de ce que nous laissent les hommes. lol. Et certaines viennent m'expliquer qu'elles suppriment mes billets de leurs groupes car "elles n'adhèrent pas à mes analyses". Et elles se disent universalistes et engagées sans respecter la liberté de conscience et d'expression, rejetant ce qu'elles ne comprennent pas, ou ce avec quoi elles ne sont pas d'accord, sans égard pour l'individualité d'autrui. Exaspérantes ces féministes de comptoir à la solde du patriarcat.
 
Les intégristes religieux font régresser les droits des femmes partout dans le monde, et elles se demandent pour quel candidat il faut voter. 5 femmes pour 49 candidat.e.s, certaines voteront, hélas encore, comme papa ou leur mari/conjoint quand d'autres estimeront qu'une femme n'a pas les épaules pour ce genre de fonction. Bref.
 
Et au passage, bravo et merci à Jon Palais pour ses actions et son engagement, oeuvrant concrètement, lui, pour le pacifisme, en intervenant par exemple dans un tout nouveau module de formation à la non-violence à l'Université.
 
 
#EnCampagneFéministe2022
 

 

 
Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Laïcité

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Publié le 14 Mars 2017

Danger.

 

Non pas que la menace islamiste -tant celle imposant la charria sur notre sol que celle posant des bombes- n'existe pas, mais elle n'est en rien comparable pour le pays, en regard des houles FN qui réveilleraient d'une façon décomplexée les haines, d'un côté comme de l'autre. Laisser les intégristes musulmans mener leurs ouailles un temps, j'entends les laisser faire, permettrait aux intégristes cathos et autres fanatiques nationalistes de légitimer une droitisation des plus nauséabondes en instaurant un climat de terreur délétère. Chacun son terrorisme.

 

J'en reviens à mes rêves, ceux mentionnés dans le laïus introduisant ce blog, ceux que j'ai fait après la naissance de ma fille, il y a 6 ans, et qui m'ont tourmentée au point d'en perdre la raison tant ces visions d'horreur étaient insoutenables. Le pays était à feu et à sang, des filles et des femmes violées, kidnapées pour constituer de nouveaux harems et autres maisons clauses, les maisons et les magasins pillés, les voitures explosant dans la rue, pendant que certains en profitaient pour assassiner, en bandes organisées. Désolation. Et bien entendu, non, il n'était pas question des musulmans, mais d'hommes de nationalités et religions diverses et variées, attendant tapis dans l'ombre afin de pouvoir passer à l'acte. Ce ne sont que des rêves, me direz-vous. Certes. Mais, j'aime autant faire avorter Nyx de sa fille Éris -quand on voit de quoi elle enfante- , déesse de la discorde (tiens cela me fait songer aux discordiens qui la vénèrent, pratiquant la chaos magick, y aurait-il un lien avec l'opération mindfuck?), tant qu'il est encore temps, du moins, si cela est dans mes cordes ; mais je n'y arriverai pas seule. Alors oui, il est vrai que nous pouvons craindre une invasion, car dans le lots de migrants -qui fuient leur pays en guerre-, il y a des terroristes et autres fous de dieu, des fanatiques : le déni des islamo-gauchistes à ce sujet est justement ce qui génère autant de haines et de discriminations, l'invisibilisation de cette problématique nourrissant les fantasmes des uns comme des autres. Halte au relativisme culturel, le risque est réel, pourquoi prendre le peuple pour des mineurs incapables d'entendre, de comprendre, de penser par lui-même? L'idée n'est pas de trop en faire (ou pas assez) mais de dire ce qui ne va pas nous ne sommes pas tous anarchistes ou immatures au point de vouloir faire basculer le pouvoir juste pour en jouir. Certaines bonnes volontés, et ce de façon tout à fait désintéressée ambitionnent sincèrement (naïvement?) de déjouer le sort funeste de l'Humanité, quel que soit le bord politique qui nous gouverne. Nous pouvons, aussi, trouver des solutions, #Ensemble. Je crois que c'est ça, la démocratie participative, non?

 

Parlons d'état d'esprit, car bien entendu, on ne peut pas exclure une -toute prétendue- élite (l'étymologie nous ramène d'ailleurs ici au sens religieux de l'élu) sous seul prétexte qu'elle a du pouvoir et/ou de l'argent ; en revanche, à ces fonctions, elles/ils sont censés représenter le peuple, ses intérêts et servir ses droits or ce sont bien souvent les intérêts de l'Etat qui priment, non pour la Nation en soi mais bien pour ses élus qui se servent plutôt qu'ils ne servent. Pour cette raison le peuple est stratégiquement divisé, seule façon pour certains partis de régner en attisant les haines et en créant des discriminations. Mais ainsi est l'être humain, la classe moyenne préférera taper sur les pauvres qui "abusent" du système plutôt que sur tous ces escrocs corrompus qui détournent impunément des milliards, et pourtant ce sont bien eux les véritables abuseurs d'autant plus rageant qu'ils profitent (parfois) de la clémence de la justice et de la complicité des médias. Ce n'est qu'une question d'argent : comme il se fabrique, à qui profite réellement la pauvreté, à qui profite de maintenir les pauvres (souvent les femmes d'ailleurs), dans cet état de servitude? Je vais vous éclairer sur une conquête sociétale des droites extrêmes ces dernières années, puisque le plafond de verre concernant la carrière des femmes vient d'elles, en paupérisant les femmes seules avec enfants, non seulement elle les rendent vulnérables au point que certaines se remettent en couple acceptant par désespoir des conditions de vie insoutenables, mises en "concurrence" avec les femmes de l'Est ou musulmanes se soumettant avec moins de difficulté car culturellement éduquées à servir le foyer/les hommes, mais en plus elles sont présentées comme un (mauvais) exemple de ce à quoi la quête de liberté peut aboutir, incitant par la même à subir les violences sans rien dire : c'est clairement l'intérêt des hommes Russes qui a fait, dernièrement, dépénaliser les violences domestiques : certains en rêvent, en France, oui oui. Ces hommes veulent nous garder asservies, d'autant qu'ils estiment qu'on leur prend leurs emplois ! Non vraiment, on ne peut pas comparer les luttes des extrêmes gauches et celles des extrêmes droites. 

 

Alors non, le FN ne sera pas la panacée, bien au contraire, pensez-y ... Si l'ordre naît du chaos selon certains, d'autres estiment que le chaos représentera le salut et purifiera les Nations, un bain de sang censé apaiser le courroux des cieux. Alors, vraiment, non merci.

 

 

Edit  du 18/03, je m'adresse à MHV, qui m'a soufflé des mots doux sorores, -peut-être est-elle trop pro FN- quand je lui ai demandé un peu de franchise sur les raisons qui lui ont fait supprimer mon billet? Je souhaitais lui répondre, parce que ce genre de trouduc' se dit féministe et vient t'humilier en privé, sans raison, juste pour le plaisir. Sans grand courage d'ailleurs. Juste de la malignité, rien de constructif, vous en conviendrez.

 

"Ah, et donc, tu prônes un universalisme où seul ce qui te semble digne d’intérêt a le droit d'être? Parce qu' en dehors de toi rien n'a le droit d'exister? Tu connais le principe de liberté, d'expression notamment? Tu sais que je me bats pour que toutes les femmes puissent s'exprimer librement, même celles que je ne comprends pas, même celles que je n'aime pas, même celles dont j'abhorre les idées, même celles qui ne peuvent faire qu'avec mépris et condescendance, comme toi?"

 

 

Avec sororité,

 

Illustration : Nyx avec le génie de l'amour et des études, Pablo Americo.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Féminicides, #Figures féminines

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Publié le 13 Mars 2017

"Virginia Woolf avait raison : « Tuer la fée du foyer reste le premier devoir d’une femme qui veut écrire. » Si j’osais ! Mais les fées du foyer ont la vie dure, et dans mon cas, il faudrait tuer dans la foulée la mère et la grand-mère ! Woolf a sous-estimé le problème : elle n’avait pas d’enfants et Beauvoir non plus. Il aurait fallu me prévenir il y a très longtemps." Benoite Groult, "Mon Evasion".
 
Pari relevé, suite à grève de ménage (et de sexe) en réaction à violences conjugales physiques et psychologiques, certes il y a quelques années, mais comme l'affaire n'est toujours pas réglée....prenez-en de la graine. C'est dingue hein, mais j'ai discuté avec deux femmes aujourd'hui, maniaques du ménage. Je me sens toujours comme une moins que rien face aux maniaques du ménage, ils/elles te font les gros yeux et t'évaluent à ta capacité à astiquer, quoi que tu fasses à côté. Ma mère et ma grand-mère étaient femmes de ménage. Comme si la valeur des femmes était fonction de la façon dont elles tiennent "leur" maison (en demande-t'on autant à ces messieurs?), ces "bonnes ménagères". Et en plus le patriarcat te fait croire que c'est honorifique, de t’acquitter avec coeur de ces corvées qui font de toi une esclave.
 
 
Je ne suis la boniche de personne, pas même de mes filles. Chez moi c'est le strict minimum, je sais faire hein, parfaitement même, mais je préfère ... faire autre chose. La révolution, peindre, écrire, écouter de la musique, penser la société, le féminisme, me battre pour mes droits, ceux de mes filles, rêver, méditer. Faire des dreamcatchers, des bijoux, trouver l'inspiration, bâtir un monde plus égalitaire, plus juste. Donc deux fois aujourd'hui "on" me ramène au ménage et je tombe -encore- sur ma chère Benoîte Groulte, découverte alors que j'étais enfermée en psychiatrie, dans la bibliothèque de l'hôpital : "Ainsi soit-elle" que je recommande à toutes. Elle me sauve, 2 fois ! Car à ma première lecture, j'ai compris que ce n'était pas moi qui n'allait pas, mais le monde qui me traitait mal.
 

Cela va sembler exagéré à certain.e.s mais non, vraiment, je ne reviendrai pas sur ce point, et ce n'est pas une simple provocation extrémiste : je préfère rester seule que me taper tout toute seule pendant que chouchou écrit/lit/regarde un match de foot/rêvasse/va au café. Et je pense que Najet, il y a peu, l'a compris quand je lui ai expliqué que moi mon trip, c'était l'égalité, moit-moit, que je voulais TOUT partager, même les affaires domestiques. Elle voulait me présenter l'un de ses fils semble-t'il mais elle m'a avoué qu'à la maison ils ne faisaient rien du tout, qu'ils ne l'aidaient pas, ces garnements. Alors quand elle m'a demandé pourquoi je n'avais pas refait ma vie, je lui ai dit que c'est parce que je ne supportais plus les hommes. Promis la prochaine fois je répondrais que c'est parce que je n'ai pas trouvé l'amour que je cherche ;-)

 

C'est vrai quoI, si je préfère balancer des sorts de bannissement ou envoyer de bonnes ondes, à la place?

 

 

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société

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Publié le 12 Mars 2017

On m'a fait remarquer que je ne regardais plus les hommes. En fait, si, je les vois, mais plus comme d'éventuels amants, futurs partenaires de joutes amoureuses, mais plutôt comme de potentiels ennemis, non à abattre mais dont il faut se méfier. Oui, selon mon expérience, je trouve les hommes lâches, fourbes et potentiellement dangereux, essentiellement car ils sont très égocentrés, habitués qu'il sont à être infantilisés et servis. Il n'empêche que je puisse être touchée par ce qu'il dégagent, ou la nature de leurs réflexions et leur engagement humanistes mais là encore, je ne les considérerais pas comme de potentiels amants, simplement comme des êtres dignes d’intérêt, éveillant ma curiosité. Je ressentirais un élan de tendresse, de l'empathie, de la sympathie, parfois même des affects plus profonds, mais je ne les considérerais toujours pas comme des amants potentiels : je les vois, mais pas dans mon lit. Par contre, il me suffira de la magie d'un instant, aussi infime soit-il, un frémissement dans la voix, un regard éperdu, vibrer d'un frôlement ou d'une attention timide mais sincère pour basculer totalement. Ce qui est redoutable, c'est que ces moments là puissent être reniés, voir, pire, feints ! Oui, je redoute, à ce jeu là, ces putains de tordus d'hommes menteurs, et séducteurs, acquérant leurs techniques de manipulation en bande organisée, visant à piller la psyché féminine, car une amante qui se livre tout à fait, garante des rites de souveraineté, plus savoureuse, plus tendre, plus généreuse : une véritable porte vers le ciel, initiant à des plaisirs éthérés exquis.

 

Un homme vraiment amoureux de moi -et non de lui-, non, je crois que je ne sais pas ce que c'est. Je laisse trop de liberté, et n'en ai jamais assez, ce qui se retourne toujours contre moi. Mettre un cadre, poser des limites, ses conditions : on négocie une relation comme on le fait avec un contrat, imposant des règles censées nous protéger de la trahison, de la tromperie, de l'abus. Et on me demande encore pourquoi je n'ai jamais voulu me marier ou pourquoi je ne veux pas revivre avec quelqu'un? Cela ne ressemblerait-il pas à une stratégie guerrière plus qu'à de l'amour? Ishtar?

 

Alors le prochain, je mettrai mes règles : on travaille à se faire moins de mal (le plus de bien?) possible, on se ment le moins possible. On communique -avec le corps, les yeux, la langue, les lèvres, les corps à corps, l'esprit, la conscience, les inconsciences, les symboles, la parole-, autant que peut se faire. On prend le temps, et please, Goddess, rien de tiède ou de gris, je veux être tourmentée par la passion, le désir et le manque. Un fol amour ou rien ^^

 

C'est vrai, je ne mate pas les mecs comme des bouts de viande ;-)

 

#AdopteUnChatNoir

 

 

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Sexualité

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Publié le 11 Mars 2017

Sulfur.

 

Tu sens le soufre.

 

On me l'a dit quelques fois. Cela m'a toujours blessée, car je ne comprenais pas pourquoi.

 

Si je me questionne sur l'appartenance catholique, même inconsciente, de certains occitanistes -car je ne peux simplement pas comprendre qu'après toutes ces persécutions, tous ces massacres (des cathares aux franc-maçons, en passant par les templiers et les sorcières),  certains se revendiquent encore de cette religion en terme de spiritualité, à moins que seul le gout du pouvoir ne les anime-, c'est que les choses sont claires : les manifestations de ces dernières années contre les droits des homosexuels, la régression des droits ainsi que des libertés des femmes, visant à repositionner la famille dite traditionnelle comme exemple moteur et fondamental de la Société sont, aussi, des persécutions. Mais si je me questionne pareillement sur les sympathisants cathares fleurtant avec les droites extrêmes, je ne peux non plus me réduire à penser que le déclin de notre belle civilisation soit le fait de Na Loba, la sulfureuse louve dont personne ne sait lire le mercure, archétype de femme plutôt que celui de mère, à l'instar de Marie-Madeleine face à la Vierge ou Lilith plutôt qu'Eve, femmes libres assimilées à des démones prostituées par les pères de l'église comme le fut Acca Larentia, lupa, à l'origine de Rome, et certainement issue d'un culte anciennement Étrusque. Tellement facile, encore une fois, d'exciser symboliquement la force et la fougue féminines, de museler le(s) désir(s) des femmes, et de les voiler afin de les soumettre, en niant leur être plutôt que d'éduquer ces mâles au consentement et au respect. La louve, symbole fort chez les Celtes, les Romains et les Nordiques (entre autres), symbolisant les instincts, la force et la puissance, le retour à la nature sauvage, la meute ... La louve, mère adoptive de Mowgli, aussi.

Dans l'absolu, distinguant l'être humain de ses pensées et de ses actes, l'un étant ontologiquement bon (concept d'égalité concernant ce qui nous anime) et le reste dépendant de l'expérience, donc du vécu, du conditionnement familial et sociétal, des tramas et autres fractures psychiques, du rapport à la violence et à la souffrance, au bonheur, de la résilience au malheur, de la capacité à aimer et être aimé, de la chimie du cerveau etc etc. Bref, de son rapport individuel au monde.- Néanmoins, au delà des conceptions philosophiques sur la nature des esprits ou le sexe des anges, ne pouvant relever que de l’agnosticisme me semble-t'il, il faut admettre que si seul l'Amour peut être céleste et divin, on ne peut nier que la réflexion initiale censée mener à un cheminement spirituel ne peut aller de paire avec la violence exprimée par certaines croyances menant à un endoctrinement servant la malignité, le pouvoir... Je ne pense pas que nous puissions comparer les droites extrêmes intimant les pauvres à rester asservis, esclaves du Système dont les salaires ne permettent qu'à payer leurs factures, ou encore alimentant et protégeant l'hégémonie phallocrate visant à faire des femmes des esclaves sexuelles et domestiques ou encore excluant et persécutant des êtres humain.e.s plus bronzé.e.s, selon leurs convictions spirituelles ou leurs choix amoureux et les luttes pour la justice, l'égalité et la vérité de ces mêmes persécuté.e.s, humilié.e.s, violenté.e.s, esclaves modernes, victimes du patriarcat.

D'ailleurs, tout comme le fait ci-dessous la philosophe Simone Weil, j'ai personnellement attribué la cause de cette défaite Occitane au Comte de Toulouse ici.

"Ce coup les fit plier ; il avait été infligé à cet effet. Il ne leur fut pas permis de s'en relever ; les atrocités se succédèrent. Il se produisit des effets de panique très favorables aux agresseurs. La terreur est une arme a un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent a conserver leur liberté et leur bonheur que ceux qui songent à détruire et à écraser ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent les hommes libres contre des agresseurs. Les gens d'oc subirent défaite après défaite : tout le pays fut soumis. S'il faut croire le poète, Toulouse, ayant prété serment à Simon de Montfort, sur le conseil du comte de Toulouse lui-même, après la défaite de Muret, ne songea pas à violer sa parole ; et sans doute les vainqueurs auraient pu s'appuyer sur l'esprit de fidélité qui dans ce pays accompagnait toujours l'obéissance. Mais ils traitèrent les populations conquises en ennemies, et ces hommes, accoutumés à obéir par devoir et noblement, furent contraints d'obéir par crainte et dans l'humiliation. "  Simone Weil, "L'inspiration Occitane".

"Mais que personne ne pense que je m'abaisse pour les riches, s'ils deviennent pires qu'ils ne sont ; car une joie pure naît en moi et me guide ; cela me tient doucement joyeux et me délasse dans la parfaite amitié de celle qui me plaît le plus ; et si vous voulez savoir son nom, demandez-le dans la contrée de Carcassonne." Peire Vidal

Alors, encore un mythe misogynisé?

 

Avec sororité.

Illustration : "Na Loba" toile en cours, noir et bronze, acrylique

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Publié le 19 Février 2017

Si je me prête à ce jeu aujourd'hui, c'est qu'il est souvent question d'obscurantisme quand il s'agit de religion, et que le catharisme n'y coupe pas : qui se sera intéressé au sujet de près aura pu constater qu'il attire bon nombre d'illuminé-e-s plus ou moins sectaires, plus ou moins dangereux, et que dans tous les cas il est un ciment très prisé pour les conflits d'ego, ce qui est diamétralement opposé à l'esprit, s'il en est, cathare. Ce qui suit n'est que ma définition personnelle, que je ne cherche bien entendu pas imposer à qui que ce soit, mais qui peut, peut être, éclairer d'autres chercheuses-eurs en marche vers ce pacifisme décomplexé. Ce billet permettra en outre aux militant-e-s féministes qui me connaissent plus ou moins de lever certains doutes quant à un éventuel prosélytisme et aux abonné-e-s de mon blog de savoir avec plus de précision de quelle façon je me situe personnellement face aux différents courants que représentent le catharisme actuellement.

 

Tout d'abord, même si je milite pour l'accès à l'ordination des femmes quelles que soient les religions, -ce qui était déjà le cas en catharisme au Moyen Age-, je n'envisage pas le catharisme comme une religion à proprement parler, faite de dogmes et de rites mais plutôt comme une spiritualité de la transcendance de l'être aspirant à une paix profonde et à une connaissance de lui-même et du monde tout aussi approfondie. Je rejoins rarement Freud mais pour le coup je dois avouer qu'il me semble avoir raison quand il exprime que le besoin du religieux, du père, est immaturité flagrante : récemment, j'expliquais que les religions, dans leur ensemble, infantilisent. Agnostique plutôt qu'athée, c'est à dire me questionnant plutôt qu'affirmant mon intime conviction, j'appréhende d'un très bon oeil que les dits cathares aient abordé le problème de la divinité en parlant de bon ou mauvais principes, et aient considéré l'ordination en elle même comme le fait de s'ouvrir à l'entendement du bien. Pour le reste, j'ai fait mienne l'approche d'Abraham Maslow, père de la psychologie humaniste, estimant que chaque être humain est susceptible de connaître des états paroxystiques ou autres extases, le fameux sentiment océanique du Nobel de Littérature pacifiste et humaniste Romain Rolland, proche de la féministe Malwida Von Meysenbug et fervent opposant à la première guerre mondiale : on a trop tendance, aujourd'hui, à refuser aux individus d'être animés par des valeurs spirituelles ou humanistes (d'autant plus s'il s'agit de féminisme) fortes, de partir à la découverte de leur psyché ou de défendre avec convictions leurs idées et droits, d'expérimenter des états de conscience modifiés sous prétexte que la psychiatrie les assimilerait à des délires. C'est l'éternel problème : qu'est-ce qui est réellement démentiel, qu'est-ce qui ne l'est pas? Qu'est-il interdit d'aborder sous prétexte que nous n'en savons pas assez scientifiquement sur le sujet? Finalement, est-ce que je ne connais pas existe ou n'existe pas? Est-ce que ce que je ne connais pas est forcément condamnable, nuisible? Juste parce que moi je ne sais pas ou que cela ne me ressemble pas? Pour illustrer ces propos, je prends toujours l'exemple des extra-terrestres. Si demain Pierrette, Paula ou Jacqueline viennent me voir pour me dire qu'elles ont vu des extra-terrestres, je vais les croire. Je n'ai pas dit que je croirais aux extra-terrestres, mais je croirais qu'elles, en tous cas, elles croient en avoir vu. Pourquoi remettrais-je en question ce qu'elles me disent sous prétexte que moi, je n'en ai jamais vu? Et d'ailleurs, est-ce que parce que je ne les ai jamais vus, ils n'existent pas?

 

Le catharisme, ce n'est pas des gars qui croient qu'au paradis il y a 72 vierges qui les attendent, ou d'autres qui estiment qu'une femme respectable se doit de s'identifier à une sainte ayant enfanté sans se «souiller». D'ailleurs, ce sont bien ces croyances en particulier qui génèrent un viol toutes les 7 minutes, en France, sans compter les viols pédocriminels ni les viols conjugaux : n'est-il pas souvent reproché aux femmes d'avoir trop bu, d'être habillées trop court plutôt que de reprocher aux hommes de ne pas savoir maîtriser leurs pulsions, et ainsi d'être des criminels? Pourtant, le profil de l'archidiacre Frollo est assez commun, et c'est bien aux femmes, impures et tentatrices, que l'on demande de se voiler : est-ce à dire que [tous] les hommes sont incapables de se maîtriser? Quelle insulte! Le catharisme estimait que les esprits qui habitent les corps sont les mêmes chez les femmes et les hommes, et considérait donc chacun-e comme égal-e. Le catharisme, estimait que la violence et la souffrance sont fils et petit fils du diable, donc du mauvais principe -pour cette raison, ils rejettaient la croix et la crucifixion au sens large-, et que ce sont pourtant elles qui mènent ce monde où «dieu» n'a aucune part, hors mis dans le coeur des hommes. Oui, chez les cathares, le message de Jésus etait pris au pied de la lettre : dieu est Amour. D'où l'idéal de bienveillance absolue que nous leur connaissons. Les cathares estimaient néanmoins, que chacun-e pouvait avoir accès aux Ecritures dites saintes et les enseignaient à toutes et tous afin que chacun-e soit libre de se défaire de l'endoctrinement de l'époque, c'est à dire celui de l'église catholique laquelle estimait, elle, que seules les élites pouvaient être instruites ; mais tout cela n'avait-il pas vocation à maintenir les esprits dans l'asservissement et l'ignorance afin de mieux les manipuler? Le terreau était propice au vivre ensemble, spirituellement et humainement, au Paratge, à la mystique des amant-e-s qu'était (entre autres) le Trobar, qui fut une réelle valeur ajoutée de cette civilisation Occitane, celle où l'amour de dieu, quel qu'il soit, des femmes, des hommes et de l'humanité était réellement un but individuel et collectif : Convivéncia, Larguesa, Sens, Valor, Onor, une très belle trame d'écheveau qui fut endommagée -jamais détruite- par ce génocide culturel,  car elles rendaient peut-être trop conscient-e-s, trop libres .... En tous les cas, j'ai toujours défendu, en la matière, la valeur de Marie-Madeleine, l'apôtresse, l'initiée, l'amante, et la sagesse de son Evangile apocryphe. Cela ne changera pas. Et je propose, depuis des années, ici officiellement et très sérieusement, de lui associer la cardabelle tout comme le sont d'autres chardons pour les douleurs du Christ ou de la Vierge, en symbolisme. Pourquoi les siennes, en tant que femme et non mère, seraient-elles invisibilisées? Son Evangile (du Grec ancien εὐαγγέλιον «bonne nouvelle»), exprime pourtant très bien le rejet de Pierre qui l'humilie publiquement, Pierre ayant renié Jésus sur la croix, trois fois, et pourtant père du catholicisme... 

 

Question : que savons nous de la chimie du cerveau lors d'une assomption, d'une ascension et autres extases ... orgasmiques ? N'avez-vous donc jamais été ravis, vous aussi, par les anges? Les neurosciences proposeraient-elles, à l'avenir, des explications à certains états hors du commun sans passer par la pathologisation de la moindre hypersensibilité, intuition, soif accrue de liberté ou idéalisme?

 

 

Alors, il est vrai que je suis Carcassonnaise, et que chez nous, cette histoire est toujours vivante, vibrante, secrète, excitante ; certains n'y verront certes qu'une utopie mais n'a-t'on pas besoin de souffler dans les voiles de nos idéaux pour faire avancer nos embarcations? Devons-nous nous laisser abattre et accepter la violence si prégnante ici bas où nous sommes en pleine guerre idéologique et au bord de la guerre mondiale, assommé-e-s par toutes formes de radicalisations et autres terrorismes? Devons nous faire semblant de ne pas voir ce qui ne va pas? Ne peut-on pas envisager une nette amélioration, l'espérer, oeuvrer pour? Bâtissons, bâtissons.

 

 

Adelphiquement

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Catharisme, #Religion, #Spiritualité, #Occitanie, #Laïcité

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Publié le 14 Février 2017

Certains vous diront, chacun-e son rôle, et c'est précisément l'objectif des droites extrêmes et intégristes religieux mains dans la main : des fils immatures qui recherchent une deuxième maman pour les couver (repas, linge, ménage, éducation des enfants, bref toutes les affaires domestiques) par pur égoïsme car alors qu'elles s'affairent, corvéables à merci, eux se prélassent, s'amusent, s'instruisent, font carrière etc etc. La régression du partage des tâches ménagères est d'ailleurs un indice fort du sexisme qui anime l'inconscient collectif, pourtant, un homme qui se colle -lui aussi- aux tâches les plus ingrates au sein du foyer, c'est quand même ultra sexy et cela laisse plus de temps et d'énergie aux amants pour défaire les lits : faire ou défaire, à deux, c'est quand même mieux! C'est ici que l'on peut identifier me semble-t'il la naissance du complexe madone et catin, celui qui induit que certaines femmes seraient présentables publiquement, de bonnes moeurs, se pliant fort volontiers aux apparences que l'on sait tous parfois trompeuses, donc bonnes à marier car soumises et assignées à ce rôle d'esclaves sexuelles et domestiques, excisées symboliquement, et d'autres au contraire stimulantes et excitantes car plus insaisissables, indépendantes, libres et instruites, un peu à l'image que nous avons des courtisanes et autres femmes libres souvent assimilées à des prostituées dans l'antiquité parce qu'elles ne dépendaient d'aucun homme, du moins en particulier. Je parle là, bien entendu, de représentations symboliques, voir archétypales, dans la psyché masculine, il n'est donc pas question de cataloguer les femmes en fonction de ces deux critères, bien au contraire, c'est d'ailleurs l'objet de ce billet. Mais sexuellement, ce complexe oedipien divise : pourquoi donc y aurait-il la mère, respectable d'un côté et la pute, cristallisant toutes les pulsions, même les plus mortifères, de l'autre -vous conviendrez aisément que l'une et l'autre servent soit l'affect soit l'éros masculins-, WTF? Que ce soit dit, je sors les griffes pour protéger la sphinge en moi, que j'assume parfaitement ; et le p'tit Oedipe, ben il n'est roi, ni au pieu ni à table, faut pas pousser mémé dans les orties, et quand bien même, si je venais à dévorer un pénis, le mec repartirait quand même avec à la fin des débats ; vous me prenez pour qui? A moins qu'il ne me force à ce que je ne consens pas, et là c'est tant pis pour lui, quitte à passer pour virago!

 

Chroniques de Nuremberg

 

Madone et catin ... tiens mais ... ce ne seraient pas les «pères de l'église» qui auraient créé cette dichotomie dans les consciences afin de perpétrer l'infantilisation des êtres humains, instituant ainsi de la façon la plus vicieuse leur asservissement? Madone : Marie, la vierge mère de JC et la catin : Marie, apôtresse des apôtres et amante de JC ... l'une honorée et l'autre diabolisée tout comme le sont Lilith, la fée Morgane, les Amazones, ou la sphinge? La femme offrirait-elle à l'homme le pouvoir de se libérer au point qu'il n'ait plus besoin de croire en toutes ces bondieuseries? Serait-il en son pouvoir de proposer un éther au dessus du 7ème ciel, ou un paradis vivant, sur terre? Car oui, c'est en infantilisant qu'ils assoient leur pouvoir ; pourquoi s'appelleraient-ils pères sinon, d'ailleurs? Et pourquoi les êtres humains adultes que nous sommes auraient-ils besoin de parents de substitution et non de relations où l'on considère l'autre d'égal-e à égal-e, l'envisageant avec au moins autant de valeur que nous en avons nous mêmes? Pourquoi serions nous ces mineur-e-s qui avons besoin que l'on pense ou agisse à leur place, comme si nous étions dans l'incapacité de le faire? Oui, vraiment, je me questionne? Pourquoi donc les pères des églises, les pères des religions auraient à ce point peur des femmes, au point de les haïr dès lors qu'elles estiment et expriment ne pas avoir besoin d'eux, ni des hommes? Car oui, nous parlons d'égalité ici, pas de complémentarité. Je n'ai pas besoin de toi parce que tu me complètes dans l'absolu. Le besoin rend dépendant, pas amoureux. Je ne suis pas la moitié de moi-même, la moitié d'un tout qui te serait destiné et qui formerait une unité avec toi. Je te désire toi, en particulier. Nos qualités et compétences en revanche se complètent, oui! Mais tu es mon égal. Non, je ne suis pas cette enfant naïve qui attend le prince charmant parce qu'on lui met en tête depuis l'enfance justement, avec des contes, qu'elle sera sauvée par un homme. C'est du conditionnement, sociétal et éducationnel à la soumission et à la passivité : à qui profite le crime? Au patriarcat ... à ce monde édifié pour des hommes, par d'autres hommes, pour des fils, par des pères. Une société dans la quelle les hommes se cooptent et se couvrent entre eux, planquant impunément leurs cadavres de femmes, et ravageant la psyché féminine de toute cette violence et cette perversion dont ils savent faire oeuvre.

 

 

Alors et vous, plutôt madone ou catin? Ou bien les deux? Avec le/la même partenaire ou conjoint-e et amant-e(s) différent-e-s? Osez-vous ou n'osez vous pas tout exprimer avec celle/celui que vous aimez? Osez-vous être vous même, avec votre clair-obscur?

 

Avec sororité,

Evidemment, des femmes hypersexualisées, potiches. De belles plantes quoi. Sinon, pourquoi ne pas faire rentrer les Kurdes dans l'UE?

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Sexualité

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