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Publié le 20 Avril 2017

Il y a dans l'air comme une effluve de Rose,

Celle de mon sang coulant sur tes épines,

En adviendra quelque autre métamorphose,

Sublimant toujours la nature de mon être infime.

C'était subtil et doux, j'en aurais fait une overdose,

Tant de fois charmée j'ai rêvé, d'humeur chagrine, 

Lovée sur ton coeur, Valentin sachant l'apothéose,

Et les frémissements timides de nos âmes carlines.

Sur le bouts des doigts j'aurais appris ta gnose,

Très haut dans les cieux là où l'amour s'enracine, 

Si belles et puissantes sont de telles osmoses,

Qu'elles laissent, en s'éteignant, comme un air de famine.

Tu me manques et alors, j'ai bien le droit si je l'ose,

De ressentir un tel émoi, quand la peine me dessine, 

Ce fut si bon de prendre une pause,

Dans ces tourments que tu devines.

C'est aujourd'hui le jour de la Rose, 

Et je n'ai eu que les sournoises épines,

Sans toi mon printemps sera morose,

Mais je détruirai ce Mal que Kali me destine.

 

 

@ T

 

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Publié le 19 Février 2017

Si je me prête à ce jeu aujourd'hui, c'est qu'il est souvent question d'obscurantisme quand il s'agit de religion, et que le catharisme n'y coupe pas : qui se sera intéressé au sujet de près aura pu constater qu'il attire bon nombre d'illuminé-e-s plus ou moins sectaires, plus ou moins dangereux, et que dans tous les cas il est un ciment très prisé pour les conflits d'ego, ce qui est diamétralement opposé à l'esprit, s'il en est, cathare. Ce qui suit n'est que ma définition personnelle, que je ne cherche bien entendu pas imposer à qui que ce soit, mais qui peut, peut être, éclairer d'autres chercheuses-eurs en marche vers ce pacifisme décomplexé. Ce billet permettra en outre aux militant-e-s féministes qui me connaissent plus ou moins de lever certains doutes quant à un éventuel prosélytisme et aux abonné-e-s de mon blog de savoir avec plus de précision de quelle façon je me situe personnellement face aux différents courants que représentent le catharisme actuellement.

 

Tout d'abord, même si je milite pour l'accès à l'ordination des femmes quelles que soient les religions, -ce qui était déjà le cas en catharisme au Moyen Age-, je n'envisage pas le catharisme comme une religion à proprement parler, faite de dogmes et de rites mais plutôt comme une spiritualité de la transcendance de l'être aspirant à une paix profonde et à une connaissance de lui-même et du monde tout aussi approfondie. Je rejoins rarement Freud mais pour le coup je dois avouer qu'il me semble avoir raison quand il exprime que le besoin du religieux, du père, est immaturité flagrante : récemment, j'expliquais que les religions, dans leur ensemble, infantilisent. Agnostique plutôt qu'athée, c'est à dire me questionnant plutôt qu'affirmant mon intime conviction, j'appréhende d'un très bon oeil que les dits cathares aient abordé le problème de la divinité en parlant de bon ou mauvais principes, et aient considéré l'ordination en elle même comme le fait de s'ouvrir à l'entendement du bien. Pour le reste, j'ai fait mienne l'approche d'Abraham Maslow, père de la psychologie humaniste, estimant que chaque être humain est susceptible de connaître des états paroxystiques ou autres extases, le fameux sentiment océanique du Nobel de Littérature pacifiste et humaniste Romain Rolland, proche de la féministe Malwida Von Meysenbug et fervent opposant à la première guerre mondiale : on a trop tendance, aujourd'hui, à refuser aux individus d'être animés par des valeurs spirituelles ou humanistes (d'autant plus s'il s'agit de féminisme) fortes, de partir à la découverte de leur psyché ou de défendre avec convictions leurs idées et droits, d'expérimenter des états de conscience modifiés sous prétexte que la psychiatrie les assimilerait à des délires. C'est l'éternel problème : qu'est-ce qui est réellement démentiel, qu'est-ce qui ne l'est pas? Qu'est-il interdit d'aborder sous prétexte que nous n'en savons pas assez scientifiquement sur le sujet? Finalement, est-ce que je ne connais pas existe ou n'existe pas? Est-ce que ce que je ne connais pas est forcément condamnable, nuisible? Juste parce que moi je ne sais pas ou que cela ne me ressemble pas? Pour illustrer ces propos, je prends toujours l'exemple des extra-terrestres. Si demain Pierrette, Paula ou Jacqueline viennent me voir pour me dire qu'elles ont vu des extra-terrestres, je vais les croire. Je n'ai pas dit que je croirais aux extra-terrestres, mais je croirais qu'elles, en tous cas, elles croient en avoir vu. Pourquoi remettrais-je en question ce qu'elles me disent sous prétexte que moi, je n'en ai jamais vu? Et d'ailleurs, est-ce que parce que je ne les ai jamais vus, ils n'existent pas?

 

Le catharisme, ce n'est pas des gars qui croient qu'au paradis il y a 72 vierges qui les attendent, ou d'autres qui estiment qu'une femme respectable se doit de s'identifier à une sainte ayant enfanté sans se «souiller». D'ailleurs, ce sont bien ces croyances en particulier qui génèrent un viol toutes les 7 minutes, en France, sans compter les viols pédocriminels ni les viols conjugaux : n'est-il pas souvent reproché aux femmes d'avoir trop bu, d'être habillées trop court plutôt que de reprocher aux hommes de ne pas savoir maîtriser leurs pulsions, et ainsi d'être des criminels? Pourtant, le profil de l'archidiacre Frollo est assez commun, et c'est bien aux femmes, impures et tentatrices, que l'on demande de se voiler : est-ce à dire que [tous] les hommes sont incapables de se maîtriser? Quelle insulte! Le catharisme estimait que les esprits qui habitent les corps sont les mêmes chez les femmes et les hommes, et considérait donc chacun-e comme égal-e. Le catharisme, estimait que la violence et la souffrance sont fils et petit fils du diable, donc du mauvais principe -pour cette raison, ils rejettaient la croix et la crucifixion au sens large-, et que ce sont pourtant elles qui mènent ce monde où «dieu» n'a aucune part, hors mis dans le coeur des hommes. Oui, chez les cathares, le message de Jésus etait pris au pied de la lettre : dieu est Amour. D'où l'idéal de bienveillance absolue que nous leur connaissons. Les cathares estimaient néanmoins, que chacun-e pouvait avoir accès aux Ecritures dites saintes et les enseignaient à toutes et tous afin que chacun-e soit libre de se défaire de l'endoctrinement de l'époque, c'est à dire celui de l'église catholique laquelle estimait, elle, que seules les élites pouvaient être instruites ; mais tout cela n'avait-il pas vocation à maintenir les esprits dans l'asservissement et l'ignorance afin de mieux les manipuler? Le terreau était propice au vivre ensemble, spirituellement et humainement, au Paratge, à la mystique des amant-e-s qu'était (entre autres) le Trobar, qui fut une réelle valeur ajoutée de cette civilisation Occitane, celle où l'amour de dieu, quel qu'il soit, des femmes, des hommes et de l'humanité était réellement un but individuel et collectif : Convivéncia, Larguesa, Sens, Valor, Onor, une très belle trame d'écheveau qui fut endommagée -jamais détruite- par ce génocide culturel,  car elles rendaient peut-être trop conscient-e-s, trop libres .... En tous les cas, j'ai toujours défendu, en la matière, la valeur de Marie-Madeleine, l'apôtresse, l'initiée, l'amante, et la sagesse de son Evangile apocryphe. Cela ne changera pas. Et je propose, depuis des années, ici officiellement et très sérieusement, de lui associer la cardabelle tout comme le sont d'autres chardons pour les douleurs du Christ ou de la Vierge, en symbolisme. Pourquoi les siennes, en tant que femme et non mère, seraient-elles invisibilisées? Son Evangile (du Grec ancien εὐαγγέλιον «bonne nouvelle»), exprime pourtant très bien le rejet de Pierre qui l'humilie publiquement, Pierre ayant renié Jésus sur la croix, trois fois, et pourtant père du catholicisme... 

 

Question : que savons nous de la chimie du cerveau lors d'une assomption, d'une ascension et autres extases ... orgasmiques ? N'avez-vous donc jamais été ravis, vous aussi, par les anges? Les neurosciences proposeraient-elles, à l'avenir, des explications à certains états hors du commun sans passer par la pathologisation de la moindre hypersensibilité, intuition, soif accrue de liberté ou idéalisme?

 

 

Alors, il est vrai que je suis Carcassonnaise, et que chez nous, cette histoire est toujours vivante, vibrante, secrète, excitante ; certains n'y verront certes qu'une utopie mais n'a-t'on pas besoin de souffler dans les voiles de nos idéaux pour faire avancer nos embarcations? Devons-nous nous laisser abattre et accepter la violence si prégnante ici bas où nous sommes en pleine guerre idéologique et au bord de la guerre mondiale, assommé-e-s par toutes formes de radicalisations et autres terrorismes? Devons nous faire semblant de ne pas voir ce qui ne va pas? Ne peut-on pas envisager une nette amélioration, l'espérer, oeuvrer pour? Bâtissons, bâtissons.

 

 

Adelphiquement

 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Catharisme, #Religion, #Spiritualité, #Occitanie, #Laïcité

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Publié le 14 Janvier 2017

Ce livre est une véritable révélation pour moi, tant il concentre tous les sujets de réflexions qui m'animent depuis l'adolescence. Non pas que j'y apprenne beaucoup, mais quand la Société te met dans la marge tant tes sujets de recherche et ta pensée sont singuliers, il est vraiment salvateur, cet écho. Bien-sûr, Jacqueline Kelen n'est parfois pas tendre, notamment avec certains de mes défauts ou mauvaises habitudes, mais que je suis foncièrement encline à corriger : le simple fait de savoir que nous sommes au moins deux à avoir ces réflexions sur l'amour et le divin -en soi, et celui que la vie nous intime à partager- est absolument libérateur. Je vais enfin pouvoir reposer en paix, sans me demander sans cesse ce qui ne tourne pas rond chez moi pour être a ce point habitée par cet esprit ardent, que je devine aujourd'hui contagieux.

 

Jamais je n'aurais pu imaginer que mon rapport à l'amour, à la vie, à la spiritualité, au féminin, au sacré, pouvait être aussi familier à une autre femme ... que j'ai découverte au hasard d'une vidéo où il était question à la fois des cathares, du trobar, de la fin'amor, des fedelis d'amor, d'éros et psyché, du complexe madone et catin, de la misogynie des Ecritures dites saintes, de poésie et d'[extase].

 

Exquise, cette femme et exquise et parle un langage qui fait scintiller toute la poussière d'étoiles en mon âme. Quelques extraits (mais pas trop) du début du livre "Un chemin d'ambroisie" de J.KELEN, que j'ai dévoré. Elle a été productrice à France Culture 20 ans et est l'autrice d'une 30aine d'ouvrages. Elle est d'une spiritualité qui sonne avec authenticité. Je recommande vivement cet ouvrage, qui rend assurément ses lettres de noblesse au plus mystérieux des sentiments...

 

"Je comprends que le manichéisme, puis le catharisme aient voulu résoudre cette sombre énigme en évoquant le Démiurge mauvais, créateur de ce monde."

"Lorsque deux fins amants ont célébré le rituel d'amour, ont communié et louangé dans cette secrète liturgie, désormais la prétentieuse sexologie, les bizarreries érotiques et les élucubrations freudiennes leur paraissent totalement dérisoires." 

"Mais pour les catholiques bien endoctrinés, l'appel de l'éros et, pire, le consentement à l'éros ont fait naître en eux un nouveau péché, la culpabilité. C'est même une caractéristique majeure du psychisme des catholiques."

"Le château de l'amour se construit par le toit. Et ses plans sont d'abord tracés dans le ciel."

"Peu de préceptes religieux résistent lorsqu'on évacue de la psyché humaine la peur, la honte et la culpabilité. Plus précisément, ce qui résiste n'a rien à voir avec la morale ou l'endoctrinement : c'est le message spirituel vivant." 

"Le côté du coeur joue volontiers des tours à la femme Celle-ci préférera souvent le malheur, l'exil et le châtiment, mais avec l'homme qu'elle aime, plutôt que la liberté, la joie et la beauté vécues solitairement."

"On n'épouse pas une femme libre. Mais celui qui aimerait véritablement une femme libre aurait pour seul désir de devenir libre lui aussi."

"Le lien est tissé menu entre une vie spirituelle authentique et la vie amoureuse que l'on y mène, y compris dans les relations sexuelles : ce qui est en Haut (les réalités célestes) résonne dans ce qui est en Bas (les éventements terrestres, la condition humaine et charnelle) ; et ce qui vit en bas réjouit ou afflige l'en Haut. L'érotique désigne précisément le lien indissoluble, forcément amoureux, entre l'en Bas et l'en Haut."

"A ressasser la douceur de la virginale mère, il devient pour un homme impossible ou effrayant de s'abandonner à l'amour de la femme."

"Comme la plupart des femmes préfèrent avoir un homme dans leur vie plutôt que de manifester l'Eternel Féminin et d'éclairer le monde par leur esprit, il y a infiniment plus de gentilles ménagères rebaptisées muses que de femmes éveilleuses et créatrices. Celles-ci sont le plus souvent solitaires, à la fois par gout, par destin, et par défection masculine."
 
 

 

Avec sororité, 

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Publié le 1 Décembre 2016

Discussion ce soir avec une amie qui me demande ce que je pense de Salomé, et justement, cela fait des années que je tourne autour de ce mythe sulfureux sans pour autant ressentir ce personnage féminin comme néfaste. Je pensais plutôt en faire une poésie dans ma série [Droit de réponse] peut-être que cela viendra après. Ce qui me chagrine c'est que d'autres femmes puissent voir dans son comportement une insulte à "dieu" la condamnant à être prédatrice alors qu'il y a de très fortes probabilités que ce mythe ait été misogynisé par les dits pères de l'Eglise comme c'est souvent le cas avec les femmes de la Bible. Alors, si cette petite aventure peut ouvrir une réflexion chez d'autres féministes qui se questionnent elles aussi à ce sujet ..

 

D’abord effectivement on oppose Salomé à Jean le Baptiste qui lui est célébré pour le solstice ... d'été (nuit la plus courte de l'année, ritualisée dans de nombreuses cultures dites païennes) , et ce n'est pas la saison! Rires. En fait, elle est diabolisée autant que lui peut être sacralisé dans son rôle de précurseur du Christ criant dans le désert, baptisant d'eau au delà du Jourdain, à Béthanie (la maison d'Anne?), et je pense même encensé au sein de certaines loges dites des "deux Jean". La peur du pouvoir féminin, la séduction, la danse, la sensualité dans ce mythe précis ne sont-ils pas le caput mortuum de l'ascète -immature?- dévoué à dieu? N'y-a-t'il pas une double initiation dans cette attirance? Pourquoi autant de misogynie? L'ombre de l'archétype de Lilith plane ... et c'est un exemple précis d'imprégnation dans l'inconscient collectif qui oppresse la moitié de l'Humanité, les fameux 52 %.

 

D'où l'enjeu de conscientiser la double quête initiatique à percevoir dans ce mythe ainsi que l'aspect symbolique de la tête qui est demandée par la mère (la Mère?), le crâne (caput mortuum des alchimistes). C'est le  désir sexuel -tout supposé, elle danse- qui en fait, selon l'iconographie patriarcale, donc misogyne, une perfide tentatrice, manipulatrice. Ramenant les hommes à des esclaves de leur libido bien incapables de la maîtriser. Voilons-là! Selon certains dont Oscar Wilde, elle chercherait à séduire Jean Le Baptiste pour le détourner de dieu -ou de son destin-. Exemple d'interprétation à forte domination masculine, n'aurait-elle t'elle pas eu plutôt une mission, une quête spirituelle de même valeur, elle aussi? Et pourquoi non? On le sait, la femme en tant qu'être libre, c'est le mal. L'étymologie de ce prénom nous ramène par ailleurs à שָׁלוֹם Shalom, paix ; je ne pense donc pas qu'il soit réellement question d'une condamnation à mort mais d'une décapitation symbolique, le premier mot qui me soit venu à l'esprit est "capitulation". De plus, subdūcere, séduire, "soulever" donc tirer du bas vers le haut pour certains quand pour d'autres c'est détourner du droit chemin. Question de « charme », d'enchantement donc d'un côté contre une question de manipulation de l'autre. Ici se pose effectivement la question du consentement mutuel à ce jeu là qui est parfois conscient et respecté et parfois pas. La méconnaissance des femmes et de leur rapport à leur éros, ce désir pourtant reconnu comme impérieux chez les hommes ne trouve pas d'écho positif dans sa libre expression en ce qui concerne la psyché féminine -nous pouvons faire une parallèle dans ce rejet avec la sphynge d'Oedipe - qui se doit de recevoir et d'être soumise car ayant un sexe de nature introvertie. C'est oublier que le clitoris est,1 lui aussi, un organe érectile.

 

Salomé par Gustave Moreau

 

Cela fait par ailleurs plusieurs années que je propose le solstice d'hiver sous l'égide d'Angérona la bien nommée, déesse Romaine très ancienne, certainement Étrusque, et pour ceux qui célèbrent aussi le christianisme, je pense que l'on peut parfaitement éclairer la dualité masculine et féminine du Christ en Marie-Madeleine et Jean l’Évangéliste, frère et soeur. En toute égalité.

 

« L'attachement à la matière
engendre une passion contre nature.
Le trouble naît
"Soyez en harmonie..."
Si vous êtes déréglés,
inspirez-vous des représentations
de votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles
pour entendre entende. » Évangile de Marie-Madeleine

 

Alors à ceux qui m'on fait remarquer que ces deux personnages féminins "voulaient être" de même niveau que les deux Jean, je rétorque que non, ce n'est pas une question de vouloir mais d'être, car c'est ontologique. Et je n'attends absolument pas que ce me soit validé par des pontes mâââles ni chez les cathares, ni chez les franc-maçons, les martinistes, les rose-croix ou que sais-je encore qui, ne représentent pour moi aucunement un pouvoir, un ascendant spirituel quelconque au quel je devrais me soumettre.

 

Avec sororité, 

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Publié le 19 Octobre 2016

Au bout de 700 ans, finalement, c'est fait. L'Évêché d'Ariège a demandé pardon pour le bûcher de Montségur et des centaines de sympathisants sont allé rendre hommage aux cathares, Dimanche 16 Octobre alors que les zozos de LMPT étaient dans la rue pour casser du PD et des FEMEN. Tu vois Ludovine, je voulais te toucher deux mots sur mon genre, pas princesse ni rose du tout, mais plutôt violet et chevaleresque.

 

Je pense que la psyché de l'être humain, pour atteindre un état de plénitude "réel" et constant, doit avoir des axes d'évolution parfaitement ajustés. Ainsi, maturités affective, intellectuelle, sexuelle et spirituelle me semblent indissociables et indispensables au bon développement psychique de la femme et de l'homme, en dehors de l'aspect physique, ou parallèlement, c'est entendu. On pourrait penser à des normes graduées, comme par exemple viser un esprit critique affiné, l'honnêteté et l'éthique pour l'intellect, la sincérité, l'assertivité et la bienveillance pour l'affect, l'intégrité, la réciprocité et la fusion pour l'éros, l'étude, la tolérance et le libertinage pour les choses de l'esprit. Le leurre est de penser qu'en malmenant, ignorant l'un de ces 4 aspects, l'être humain pourra se libérer de sa condition d'esclave esclavagiste, progresser, être le meilleur de lui même, dans le vrai, l'authentique, le "soi" de Jung.  L'empathie, les neurones miroirs, permettent de comprendre la souffrance et la compassion, de la ressentir. L'expérience permet elle d'éprouver, d'endurer notre dualité, et de nous améliorer, d'apprendre à devenir juste et bienveillant non en refoulant notre partie obscure, au contraire, en l'éclairant de notre conscience, en l'aimant "quand même". Je prends l'exemple du désir sexuel, la libido ou l'éros donc, au quel je donne 5 niveaux d'expression, de développement : instincts (sexe), besoins (ventre), affects (coeur), intellect (tête), et plus si aff'. La sublimation de cette énergie vitale et sacrée est bien mystérieuse.... Me comprends-tu Ludovine ou vous n'apprenez pas ça au caté? Qu'en disent les prêtres pédo-criminels chez vous? Désolée, c'est que chez nous, les femmes ont un esprit et s'en servent. Tu vois Ludovine,  mon expérience de vie ne vaut pas mieux que la tienne, et inversement. Je souligne juste ici que l'on ne peut guère écouter activement, aiguiller, conseiller, panser les maux de l'âme sans connaître le type de combat/remous dont il s'agit, surtout chez les hommes : l'archidiacre Frollo se croit bien en mission pour dieu. Cette haine/peur, mépris des femmes ainsi que ce "désir de pureté"  sont pathologiques : ce sont des pulsions libidineuses de prédation refoulées que les femmes ainsi que les enfants hélas subissent depuis la nuit des temps... Pourtant, ce sont bien souvent ces mêmes hommes malades qui conseillent et ordonnent, qui guident les peuples ....

Hélas, notre Société Occidentale tend à sacraliser l'intellect seul et voue un culte à l'argent et au corps. La notion de pouvoir devient alors indispensable pour écraser les rivaux dans cette compétition qu'est la vie, tout les coups sont permis, manipulation et humiliations publiques se démocratisent. Ce monde avilissant, bourré de principes pourtant, de dogmes, et méprisant les valeurs élevées rend malade : la conscience de toute cette violence et de toute cette souffrance ne peuvent que mener, après l'abattement et la révolte, à une quête de sens. 

Mourir sans avoir vécu avec intensité son Aventure intérieure profonde et sublime, quel gâchis!

 

Amistats et avec sororité,

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Publié le 5 Octobre 2016

Spiritus Rector

En fait, la difficulté d'être spirituelle dans cette Société vient du fait que ce sont des êtres superficiels souvent hyper matérialistes et capitalistes qui définissent la norme. Ils se ressemblent tous, regardent les mêmes émissions débilisantes, bouffent de la merde empoisonnée à tous les repas, écoutent la même daube commerciale à la radio. De plus, la spiritualité est en général l'apanage de l'homme qui se targue d'être son gardien, édifiant des dogmes asservissants aux quels se soumettent avec une piété immature des personnes qui croient non pour avoir expérimenté mais pour avoir été gavées comme des oies d'élevage depuis l'enfance. Ainsi sont toutes les religions, sectaires. On trouve encore chez les intellectuels laïcs des moqueurs de bigots et bouffeurs de curés ; hélas, ils mettent religion, spiritualité et occultisme dans le même sac et tu ne peux avoir de préoccupation autre qu’enracinée dans la matière sans passer pour un-e illuminé-e. Pour ma part, je me sens au dedans autant blanche que black, beur ou asiat' ; mes voiles sont gonflées d'influences gypsy et dianiques, ma toute première identité culturelle est occitano-cathare ; mes préoccupations sont les droits humains, la liberté, la paix et la sororité ; le but de ma vie, ma quête initiatique, ma mystique, ma chevalerie, mon trobar, c'est l'Amor ; je ne crois pas : je ressens, je vibre et j'évoque ; je ne sais pas, je suis agnostique ; libertine d'esprit et anarchiste spirituelle je suis fière d'être ; la poésie et la kundalini yoga donnent des alibis à ma folie quand je me dis que finalement je vais faire mien le concept de neurosagesse développé par Idriss Aberkane.

A mes côtés on peut se perdre ou se trouver, imploser, exploser, mais rarement souffrir car je n'aime pas faire un mal pour un bien, ma spiritualité me l'interdit :-)

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Spiritualité

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Publié le 7 Août 2016

Cycle Dianique
Cycle Dianique

La Parité, selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales : 1. Rapport d'égalité, de similitude entre deux choses ou deux êtres (le plus souvent comptables). Parité absolue d'idées; parité parfaite; parité de salaire, de traitement. Ces deux terribles journées (...) avaient coûté à l'ennemi cent cinquante mille hommes de ses meilleures troupes, dont cinquante mille tués sur le champ de bataille. Il n'y avait nulle parité avec nos pertes, qui ne s'élevaient pas à cinquante mille (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823, p.27).À quinze ans, un adolescent et une jeune fille sont vraiment du même âge. Ils s'aiment ou ils croient s'aimer. À vingt ans, cette parité d'âge n'est plus que dans les dates (Bourget, Sens mort, 1915, p.217).

***

La parité absolue, concept philosophique du XXIIème siècle?

Voilà, tu vois, la parité, à la base c'est pas compliqué. C'est considérer les femmes comme des êtres humains à part ... entière! Mais moi, la parité, parce que je suis une grande idéaliste, je l'imagine partout, à chaque instant, à chaque battement de coeur. Peut-être est-ce parce que j'ai été habituée à -presque- tout partager à part égale que j'envisage l'autre systématiquement comme mon égal-e, avec au moins autant de valeur que moi? Un peu, genre, ce que dit le préambule de la constitution qui garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme depuis 1946!

Car oui, la parité, c'est une question de salaire, certes, -à postes et qualifications égales les femmes sont rémunérées, en moyenne, 24% de moins- ; d'accession à l'éducation, à la formation et à l'embauche ; c'est aussi le problème de la précarité, notamment des femmes seules avec enfants et des retraitées (pour rappel : http://adelaisetjasmine.over-blog.com/pr%C3%A9carit%C3%A9-des-femmes-en-2013-des-donn%C3%A9es-alarmantes ), ou les affaires domestiques dont se chargent environ deux fois plus les femmes que les hommes. Que dire alors de la parité en politique? Jamais de femme présidente réellement pressentie en France, seulement 15% de femmes maires ou 19 % à l'Assemblée Nationale? Qu'en est-il de cette autre strate édifiante de notre Société, la Haute Fonction Publique ou même des directions et conseilsd'administration des grosses entreprises? Les médias? Puis est-ce qu'il y a des p'tits garçons qui rentrent au pays l'été afin qu'on leur coupe une partie du gland -plaisir sacrilège oblige- et qu'on les force à se marier avec des femmes de 20, 30, 40 ans leurs aînées, voir plus? 12 768 viols ont été déclarés en France en 2014, soit un viol toutes les 40 minutes (et encore qu'il ne s'agit que ceux qui sont déclarés). Une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint. Voilà pour la piquouze de rappel, des faits quantifiables, pour rafraîchir la mémoire voir informer au besoin.

Mais, philosophiquement, qu'est-ce qu'un concept -le quel pourrait même devenir fondamental et s'étendre au racisme ou à l'homophobie par exemple- pourrait nous apporter ? φιλοσοφία ou «aimer la sagesse», oui, l'idée est bien de remonter aux causes afin d'essayer d’arrêter de panser les plaies béantes des unes comme des autres, qui ne sont hélas, que les conséquences d'un manque de parité, dû à la misogynie patriarcale. Et là je viens de manger un kiwi, histoire de réflexion, car je ne sais pas comment aborder ce qui suit. Pour moi, nous avons, nous féministes, à travailler sur l'inconscient collectif, car c'est là que Pandore est trop curieuse, Lilith trop sulfureuse, Al-lat une impudique éhontée (pour reprendre le terme de Sérénade Chafik qui m'a en partie inspiré ce billet d'humeur avec son article «Nous femmes sur nos terres d'Islam»(http://laregledujeu.org/2016/06/20/29392/nous-femmes-sur-nos-terres-d-islam/) Penthésilée trop virago, ou bien encore Flore et Cassandre violées, Héra subissant les infidélités chroniques de son violeur de Zeus, Esméralda la duperie mortelle de Phoebus ainsi que la perversion de Frollo, Aliénor et Esclarmonde, trop libres, Maryam de Magdala, trop initiée, Salomé, trop sensuelle, Boadicée, trop rebelle, Circé, trop ensorcelante... Et qui sais-je encore? N'est ce pas dans cette trame inconsciente que le mâle se sent légitime dans son rôle de dominant voir de prédateur? N'ont-elle pas été, toutes, non soumises par essence, par nature, mais soumises par le-s mâle-s, l'histoire, le mythe? N'est-ce pas ce qu'elles sont en tant que femmes, ou êtres humaines, qui est piétiné, souillé, brisé, banni? Sans parler des dégâts inhérents aux grandes religions monothéistes, dans les quelles les femmes n'existent qu'en tant que filles, ou mères : dévastateur en réalité, une excision psychique, symbolique. Or elles ne servent en rien «dieu», elles servent les hommes, qui se servent, entre eux. Un autre genre de plafond de verre, en somme. Reste à définir pourquoi certaines ont besoin d'entrer en religion et de crouler sous le poids des dogmes et des maîtres plutôt que de vivre une spiritualité libre? Toujours est-il que je préfère accompagner ces femmes dans leur trip plutôt que leur opposer la laïcité à tout prix, l'un n'empêchant pas l'autre : ce n'est pas le chemin le plus facile pour se libérer, mais que vaut l'expérience du vécu? Qui suis-je pour réduire leur choix à de la folie, de l'inconscience? Vous trouverez sur ce blog plusieurs poésies issues d'un recueil en cours d'écriture, "De Lune à l'Autre", déclamant un droit de réponse de plusieurs personnages féminins issus de la littérature, de l'histoire ou de la mythologie, et soulignant la misogynie qu'on ne perçoit pas toujours...

Travailler sur l’inconscient collectif c'est aussi soigner nos refoulements, frustrations, souffrances, hontes, culpabilités et autres joyeusetés transgénérationnelles, tout ce que l'on encaisse car d'autres générations ont encaissé en se disant c'est normal, c'est relatif à tel ou tel genre. Des exemples concrets. Etre au service, faire plaisir. Je ne dis pas que dans une relation équilibrée ce n'est pas jouissif, quand c'est réciproque. J'affirme que les femmes sont éduquées depuis des lustres à se sacrifier. Autre exemple alors même que TOUS les hommes que j'ai connu n'auraient jamais supporté d'être mis en concurrence, c'est moi qui en prenait plein la tête si je faisais remarquer l'indélicatesse voir carrément une fois, l'infidélité. Qui n'a pas vécu ce genre de situation ou l'autre devient nettement manipulateur voir malveillant avec des phrases du genre "tu te fais des films","tu fais des histoires","c'est pas vrai il ne s'est rien passé" et arrivent à te faire douter alors que ça c'est passé sous tes yeux? Un piège pervers et narcissique aussi vieux que l'humanité. Et là, dans ces situations précises, c'est bien aux femmes de s'armer car eux aussi se transmettent ce subterfuge de génération en génération.... Technique malhonnête, comme souvent, plutôt lâche et infantilisante : c'est patriarcal. Faire passer les femmes pour folles ou hystériques, c'est pas nouveau, et ça marche, pourquoi s'en passer après tout. N'est-ce pas ce qu'on risque chaque fois que nous sommes poussées à bout, quand nous explosons, finalement? Cette conscience ne nous pousserait-elle pas à subir plutôt qu'à nous révolter, par crainte, d'être effectivement prises pour folles ou de la violence que pourrait éventuellement générer cette résistance?

Alors oui, la parité ne peut-être qu'absolue, finalement.

Avec sororité.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Spiritualité, #Sexualité

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Publié le 22 Juillet 2016

Éloge du plaisir ... et de la déconvenue !

Aujourd'hui je me questionnais sur ce qu'il restait finalement quand on n'a plus rien à partager avec quelqu'un. Non pas par mépris ou affront mais simplement parce qu'on a bu jusqu'à la lie le calice de malveillance, aussi infime son contenu puisse-t'il paraître. Ou parce qu'on a changé, évolué, voir involué. Parce qu'on regarde l'autre et qu'on ne lui en veux plus de nous avoir fait souffrir, de nous avoir trahi, abandonné, rejeté, humilié. Parce qu'on s'est essoufflé à trouver la force de l'aimer quand même malgré les échardes dans le coeur... Alors, que reste-t'il quand on désaime? Du respect, certes.. et encore? Mais aussi, souvent, une image de soi déformée, si notre miroir était les yeux de l'autre. Et si cet autre est la famille? Est-ce que je lui dois quelque chose? Que cache l'obligation du devoir familial, quand on n'aime plus la famille? Aujourd'hui, on m'a fait remarquer mon silence. Je sais me taire quand je n'ai pas envie de parler, quand je n'ai rien à partager. Sans me sentir mal alaise. Je n'aime pas faire semblant. Je n'aime pas la notion de devoir. Ni celle de principe. Si ce qu'intimement je suis, en tant qu'être sensible, est écorché consciemment, juste parce que j'ai en face de moi un autre qui n'existe qu'en écrasant, écorchant, ben j'estime que je ne lui dois rien. Pas même un sourire : si je n'ai pas envie, je n'ai pas envie. Je n'ai d'ailleurs jamais considéré devoir plus respecter mes aînés que ceux qui étaient moins avancés dans l'âge que moi. Le respect, ça se conquiert, en toute réciprocité. D'égal-e à égal-e. Ça se gagne et ça se perd, à l'instar de la confiance. Est-ce que ça me fait plaisir de te sourire? De te saluer? De venir te voir? De t'ouvrir mon coeur? Est-ce que j'en ai envie? Si ta simple présence m'insupporte, pourquoi me forcer? Et si c'étaient mes valeurs fondamentales qui étaient ébranlées quand je me mens et que je te souris, ou que je te parle, que je viens te voir? Alors, être fidèle, oui, mais d'abord à soi-même, à ce qui nous épanouit, aux racines de notre bien. Ainsi sont le premiers pas vers la véritable liberté, celle d’être soi-même, en toutes circonstances.

Vous me direz, c'est difficile, à moins de vivre en ermite. Mais si au lieu de faire notre devoir, nous faisions simplement ce qui nous semble juste? Pas par obligation, mais parce que nous en avons envie? Certes, on me l'a souvent reproché, de ne faire que ce que j'avais envie, notamment dans le cadre professionnel, et cela m'a valu quelques avertissements. Mais si le travail est fait et les résultats sont là? Ne sommes nous pas capables de compromissions réciproques en vue d'un plaisir partagé plus authentique et plus intense? Doit-on soumettre, se soumettre, paraître, ou être? Le bonheur ne construit-il pas avec tous ces petits plaisirs, que nous nous accordons? Dont ceux notamment de faire plaisir à autrui quand nous en avons vraiment envie? De même, le gars qui va consulter une pute pour ses troubles sexuels ou affectifs ne s'encombre pas des désidératas de la praticienne et ne se rend pas compte qu'il la viole, alors même que je prends un plaisir incommensurable à veiller au désir de mon amant et suis absolument incapable de prendre du plaisir -avec lui- si lui n'en prend pas -avec moi-. C'est dire si penser à ses envies et son plaisir personnel est égo centré ! Après tout, c'est ça être libre, se faire plaisir sans opprimer/dévaloriser/rabaisser autrui. Tout le reste n'est que servitude volontaire.

Ainsi les principes ne sont que des dogmes édifiés pour des êtres humains incapables de penser par eux mêmes. De juger de la valeur d'une pensée, d'un acte, par eux même. Avec les principes, on doit ou l'on ne doit pas, mais on ne se doit jamais à soi-même. Avec les principes, on n'affine pas son esprit critique, sa citoyenneté, on n'évalue pas la justesse d'un geste, d'un idéal. Les principes ne sont pas des garde fous, ils sont des règles religieuses. Penser égalité me semble alors être la base de toute relation saine, mais peut-être suis-je trop insubordonnée à fuir ainsi les schémas de dépendances, du moins quand je les décèle et que j'ai le courage de les combattre... Moi je ne peux pas m'empêcher d'offrir des petits plaisirs sincères, un regard tendre, un sourire, un compliment, une caresse, une fleur.

Dans tous les cas ainsi en est il de la notion de PARATGE en langue d'Oc, n'est-ce pas? À la vie à l'Amor, alors ;-)

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Spiritualité, #Sexualité, #Féminisme

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Publié le 9 Juillet 2016

Vous avez dit hérésie?

Si le Catharisme est un dualisme, la divinité qui s’y découvre au travers de deux Principes Originels et distincts, est celle du Bien, en contrepoint au mal. Le « dieu » Bon n’est pas de ce monde, n’y a absolument aucune part, ce dernier étant totalement sous la coupe du démiurge, s’inscrivant dans les faits avec toute la violence dont il sait faire œuvre.

Or cette violence, tout aussi quotidienne qu’elle soit, est banalisée à nos yeux et pour nos mains pervertis, qui l’acceptent autant qu’ils l’alimentent. Le Bien Absolu est inconnu à nos considérations simplement humaines, il est alors logique d’en déduire que ce Principe du Bien, plénier, originel, immuable et éternel dans son essence, est étranger et inconnu a ce monde.

« Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. » Jean 18:36.

Les Chrétiens Cathares opposaient donc l’Esprit à la matière, le « Royaume » au monde terrestre, et de ce fait étaient bien dualistes, mais monothéistes, ne croyant qu’en un seul « dieu », un seul créateur, celui des âmes (ou esprits), divins. Cette Éminente Bonté, qui n’a rien à opposer ni à envier au mal, ne fait le moindre mal, non par choix, mais par méconnaissance absolue et ontologique de ce qu’est le mal, car le mal lui est étranger. Le monde, n'est donc pas fait de mélange, car si les deux principes cohabitent en deux « créations » distinctes, elles sont totalement non miscibles l’une dans l’autre: l'âme, principe de Vie, éternelle et parfaite à l'Origine, et la matière, temporelle, éphémère et imparfaite. L'âme ne peut donc se mélanger à la matière, car elle en est asservie, amnésique en l’état de sa véritable nature.
Les Cathares croyaient effectivement en la transmigration des âmes, lesquelles, si elles n’étaient point sauvées en cette vie s’incarnaient à nouveau dans un corps, fut-il celui d’un animal, bien que ce point de vue reste tardif, et encore sujet à de nombreux questionnements, aux vues de sa nature spéculative. On peut alors effectivement parler d’un travail de purification, visant principalement au détachement, celui des passions, de l’ego, du mental, du vouloir, du pouvoir, des affects. Le mythe de la chute est à entendre d’une façon allégorique. Les cathares médiévaux, eux mêmes divisés sur ce point particulier, l’abordaient comme un mythe, ni plus ni moins.

Pour les uns, les Albigeois, dits cathares absolus, Lucifer entraîna dans sa chute une part du Bon Principe puis créa la matière, tout en ordonnant le monde. La part du Bon Principe ayant chuté fut alors divisée et emprisonnée dans des corps, « terre d’oubli ». Cette chute ne relève d’ailleurs pas du libre arbitre, les anges (ou âmes) ayant chuté ne le firent pas par choix, mais furent entraînées par la ruse, hors du Royaume. « Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté. » Apocalypse selon Jean, La Femme et le Dragon 12 : 3/4.

Pour autant, il ne faut pas croire, comme l’on peut l’entendre, que la matière revête alors quelque aura néfaste pour ces Chrétiens qui osèrent penser autrement que l’institution Religieuse en place, à savoir l’Eglise de Rome. Ils ne haïssent ni un corps, ni un arbre, ni la mer, ni la lune. Il faut bien comprendre que, dans l’absolu, leur foi les amenait à ne rien haïr du tout, mais au contraire, à être véritablement « Aimants » (Agapè) avec tout. S’ils connaissent l’origine du créateur de la matière, ils n’en sont pas moins compassionnels avec sa création, dont nos corps font évidemment partie.

« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon. » Evangile selon Matthieu 6:24 « L’attachement à la matière engendre une passion contre nature. Le trouble naît alors dans tout le corps; c’est pourquoi je vous dis : «Soyez en harmonie...» Si vous êtes déréglés, inspirez-vous des représentations de votre vraie nature. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » Marie 8

Le Bon Chrétien, ou Bonhomme (Bonne Chrétienne ou Bonnefemme cela va de soi) est le plus grand des pécheurs par définition. Ceci pourrait sembler être un contre sens à leur prédication mais il n’en est rien, bien au contraire, car pour pécher, il faut différencier le Bien du mal. Pour un Cathare, le pécheur est celui qui sait qu’il pèche, celui qui a conscience qu’il ne fait pas le Bien. Comme nous le disions précédemment, le Bien Absolu est inaccessible à ce monde, impropre à notre nature mondaine. Nous ne pouvons donc dès lors, n’être que pécheur, car, même si nous aspirons à chaque instant à être habité par un plus grand Bien, nous savons que cette perfection rigoureuse de l’âme ne pourra être réelle et réalisée que lorsque celle-ci sera nue, au dernier souffle, quand elle se détachera de notre corps pour aller rejoindre le Royaume, la Jérusalem Céleste. Nous endurons alors notre nature, double, animale et divine, dans la conscience que l’une vient assombrir l’autre, quoi que nous puissions en penser, quoi que nous puissions en faire.

Pour autant, aux yeux du Père, de Dieu, du Bon Principe, le péché n’existe pas ! Comment se pourrait-il en être autrement ? S’il se dessine à nos yeux de simples mortels comme l’éminente Bonté, logiquement, nous ne pouvons qu’en déduire qu’il ne peut émettre un jugement, une condamnation, ou une punition comme le pourrait faire le dieu vengeur et despote de l’ancien testament. Le péché n’existe pas ! Nulle ambition de soumettre ce propos au commandement de dieu, ou d’en faire une volonté divine. L’anthropomorphisme qui pourrait s’y dessiner n’a de valeur que par analogie comparative à la Loi, à cet autre dieu en lequel nous pouvons alors aisément, sous cette optique, reconnaître l’image et les effets malins et pervers du diable, qui s’alimente de notre méconnaissance du Bien, grand illusionniste et diviseur qu’il est, dès l’Origine. Nous pouvons dès lors convenir que ces deux Principes, ces deux « dieux » sont présents en toutes cultures, Spiritualités : n’y a-t’-il pas, par exemple, chez les anciens Grecs, deux Eros, un grand et un petit ? Un Zeus Justicier mais impitoyable ? Ne retrouve t-on pas chez certains Anciens Philosophes Grecs une recherche de cette expression Divine et Bienfaisante, sans pour autant la trouver, se perdant dans les entrelacs des dieux successifs et de leurs rejetons, qu’ils soient humains ou divins ? « Qu'est-ce que le péché du monde ? Le Maître dit : " Il n'y a pas de péché. C'est vous qui faites exister le péché lorsque vous agissez conformément aux habitudes de votre nature adultère. Là est le pêché. Voilà pourquoi le Bien est venu parmi vous ; Il a participé aux éléments de votre nature afin de l'unir de nouveau à ses racines. » Marie, 13 à 22.

En accord avec l’expression de leur Spiritualité, les Cathares ne jugent ni ne condamnent, ne rendent pas les coups, n’appliquent pas la Loi du Talion, ne « savent » pas, ou plutôt, savent leur ignorance. Pour cette raison accepter l’autre dans son immensité individuelle rend indulgent, tout en sachant que la nature humaine, la sienne en premier lieu, est loin d’être incorruptible et parfaite. Ils se retrouvaient alors autour d’un rite mensuel, l’Apparelhement, cérémonie publique reconnaissant l’imperfection collective, durant laquelle les Bonshommes se confessaient. L’ « absolution » était donnée par un ancien dans la Foi, un Diacre. Si j’insiste sur l’Ancienneté de l’expression de la Foi, c’est simplement car c’est ainsi que se structurait le clergé séculier (Evêque, Diacre, Ancien) cathare, avec une hiérarchie horizontale et non verticale. C'est-à-dire que cet Ancien était reconnu pour sa Foi, et la justesse avec laquelle il l’appliquait dans sa propre vie. Il ne représentait donc aucun pouvoir ni commandement temporel, si ce n’est ce qui se devine en force et profondeur dans la sagesse appliquée de l’entendement de l’Evangile.

L’on peut considérer sous cette optique que la hiérarchisation du clergé visait alors à déléguer la disponibilité offerte aux croyants, tout en découpant les zones géographiques (Albigeois, Carcasses, Razès, Toulousain et Agenais) afin de répondre de manière efficace aux attentes et démarches spirituelles des communautés. L’Eglise Cathare « Fuit et Pardonne », pour cette raison, elle n’a pas survécu à la seconde croisade et à l’inquisition, aujourd’hui toujours présente au sein de l’église Catholique au travers de la « Congrégation pour la doctrine de la Foi », fondée par Paul III en 1542, visant de lutter contre les hérésies, présidée par 1981 à 2005 par le Cardinal Ratzinger, plus connu aujourd’hui comme étant le Pape Benoit XVI.

L’Amour et le Pardon ne sont pas des grâces Divines pour un Cathare, mais sont « dieu », dans son immense et infinie Bonté. Pour cette raison, ils gardaient en conscience que n’importe quel « voyou », légat du Pape ou inquisiteur par exemple, pouvait être sauvé avant eux. Ainsi, les dettes à payer n’existent pas, il suffit alors de son vivant de tourner son âme vers le Bien, et d’en faire la demeure du Christ, ne fut-ce que 10 minutes avant le dernier souffle, l’essentiel étant de se trouver en cet état lors de sa dernière heure, la profondeur de la Foi Véritable primant alors sur la quantité d’heures passées tourné vers « dieu », ou à faire le « bien ». Ce qu’il faut bien comprendre, pour les Cathares, c’est que le Christ est un Ange (du Grec ἄγγελος, angelos, « messager ») lequel, en nous livrant le Logos (le Verbe), nous annonce l’avènement de notre retour au Royaume. Or ce Christ, qui n’est fait ni de chair ni de sang, se trouve être en chacun de nous, intimement lié à la nature de notre âme prisonnière, dont Satan, Prince de ce Monde est le geôlier. Pour cette raison, nous rejetons la divinité de Jésus, lequel à d’ailleurs pu exister en tant qu’homme, mais nous dissocions ces deux natures, l’homme et l’émanation divine, Jésus et le Christ, bien que nous voyions dans le trait d’union entre l’un et l’autre toute la complexité et la dualité de l’expression initiale du Christianisme. « Car c’est à l’intérieur de vous qu’est le Fils de l’Homme; allez à Lui: ceux qui Le cherchent Le trouvent En marche ! Annoncez l’Évangile du Royaume. » Marie 9.


La croix, bien entendue est rejetée, instrument de torture et de misère par excellence, mais les reliques ou les idoles le sont aussi, quelles qu’elles soient : elles sont mémoires de l’humanité de Jésus, de « Marie » ou des Apôtres, aussi mystérieux que ces personnages puissent être, mais elles nourrissent des Cultes asservissants et avilissants pour l’Humanité, qui affectionne alors tour à tour un bout de chair, un bout de tissus, de la matière modelée de main d’homme ou le bourreau et ses outils. Idolâtries qui n’honorent pas « dieu », et c’est en ce sens qu’il faut entendre que le Catharisme est une religion de l’Esprit, non tournée vers la matérialité, la souffrance et le monde. Si l’Eglise Chrétienne Cathare n’est faite ni de bois ni de pierre, c’est qu’elle EST là où deux, au moins, se réunissent en « son nom ». Elle est le temple intérieur de l’homme, celui en lequel les ténèbres et la lumière se côtoient parfois sans se voir, ni même se reconnaître. Eglise, du Grec « ἐκκλησία » ekklêsía, assemblée du peuple, entendons par là assemblée de croyants véritables.

Pour cette raison, les Bons Chrétiens ou Bonshommes, allaient deux par deux, sur les chemins, de maison en maison, à la rencontre de tout un chacun en prêchant l'Évangile, et en rompant afin de le partager, le « Pain ». Il semblerait que les Bonnes femmes, elles, n’étaient pas itinérantes (peut-être par mesure de sécurité à l’époque), et faisaient leurs prédications au même titre que les hommes depuis leur maison, dans laquelle elles vivaient en petit groupe, tout en veillant à l’éducation des enfants.

Pour la plupart, ce choix se faisait à l’issue d’une vie de famille bien remplie, et la décision du couple de se séparer car l’un ou l’autre souhaitait entrer dans la vie religieuse était nécessairement sans heurt, le conjoint délaissé pour l’Eglise donnant sa bénédiction. Ces maisons devenaient alors des lieux de vie, de travail, de catéchèse, ou tout simplement d’accueil, de soins et de rencontres, bien que la communauté religieuse observe alors strictement la « règle » mise en place par la maisonnée. Les enfants n’étaient pas reçus dans l’Eglise, pas même par le biais du baptême, concrétisation diabolique de l’église de Rome. Le seul baptême ayant valeur d’ordination était le Consolament, sacrement utilisé lors de la cérémonie de réception dans l’Eglise, l’entrée en vie Religieuse, alors signifiée par l’imposition des mains. Ce sacrement était aussi administré aux mourants qui le demandaient, nous pouvons alors le comparer à « l’extrême onction ».

Dans les Ecritures, la réception de l’Esprit Saint n’est d’ailleurs pas figurée par l’immersion au Jourdain professée par Jean le Baptiste. « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint Esprit. Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu. » Jean 1 :33/34. Jean le Baptiste reconnait donc lui-même que le baptême d’eau qu’il professe n’a aucune valeur spirituelle. D’ailleurs, toujours dans Jean, même si le sujet est ambigu, il n’est jamais question de l’immersion de Jésus : « Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait » Jean 1 :28. Ne nous y trompons pas, le baptême des petits enfants, tel qu’il nous est connu aujourd’hui, est un contre sens à sa dimension spirituelle initiale. A l’époque des Pères de l’Eglise, le Baptême Pascal, la Confirmation ainsi que l’Eucharistie sont célébrés en même temps et constituent les étapes d’une initiation Chrétienne, celle d’un adulte demandant un catéchuménat (préparation à la réception de sacrements Chrétiens afin d’entrer dans la vie de l’Eglise). Ce baptême, aurait pour symbolisme, initialement, la conversion du péché exprimé par le passage de la mer Rouge pour entrer sur la terre promise (église de Jésus Christ). Ce serait seulement aux environs du XIIème siècle, sous l’influence de la renaissance de la pensée Augustinienne (rappelons ici au passage qu’Augustin d’Hippone, en son temps, combattait avec ferveur les hérésies, dont le Manichéisme qu’il avait pourtant embrassé durant sa jeunesse), notamment au travers des conceptions relatives au péché originel, que ce baptême aurait perdu sa dimension Pascale et serait devenu indispensable au « Salut », dès la naissance, permettant ainsi de donner une réponse au angoisses relatives au taux de mortalité infantile croissant. Le catéchuménat disparait, le baptême est séparé de la confirmation, et se fera toute l’année plutôt qu’aux fêtes Pascales. Par ailleurs, n’oublions pas que le symbolisme inhérent à la purification ou à la renaissance par l’eau est présent dans de nombreuses traditions et rites initiatiques préchrétiens, cet élément étant naturellement utilisé pour les ablutions ou les immersions. Carl Gustav Jung rapprochera même ces rituels à une recherche de la mémoire fœtale in-utero !

Bien entendu, pour l’Eglise Chrétienne Cathare, aucun endoctrinement n’est envisageable. La « décision » de croire [en] ne peut être prise qu’en l’âme et conscience de chacun, dans l’attente de ce que l’on pourrait appeler l’âge de Raison. La conscience étant définie comme une faculté mentale d'appréhender sa propre existence il est alors évidemment impossible d’envisager de convertir de force un adulte, et a fortiori, un enfant ! Entrer dans l’Eglise ne peut et ne doit être qu’un choix individuel et libre. L’Apôtre Paul nous le rappellera d’ailleurs lors de son incarcération : «Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n’y a qu’un seul Corps et un seul Esprit. Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous » Epitre de Paul aux Ephésiens.

Ce Baptême, que déclame Paul avec tant de passion, ne peut être que celui de l’Esprit Saint, baptême de Feu, représenté « tel une colombe » au Jourdain ou « semblable à des langues de feu » descendant sur les Apôtres pour Pentecôte.
Nous avons connaissance d’un « Notre Père » cathare lequel diffère quelque peu de celui de l’église Catholique. Cette prière est issue du « Rituel Cathare » de Dublin, (l’un des ouvrages médiévaux qui a subsisté, nous en avons deux autres, Lyon et Florence, écrits en Occitan ou en Latin), ainsi qu'un « Père Saint », dont l’introduction se suffit à elle-même :

« Père Saint, Dieu juste des bons esprits,
toi qui jamais ne te trompes, ni ne mens, ni ne doutes
de peur d’éprouver la mort dans le monde du dieu étranger,
puisque nous ne sommes pas du monde
et que le monde n’est pas de nous
donne-nous à connaître ce que tu connais
et à aimer ce que tu aimes. »

Avec sororité,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Spiritualité, #Religion, #Société, #Féminin Sacré, #Féminisme

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Publié le 26 Mai 2016

Je ressens à l'infini, comme un peintre décline les couleurs en mélangeant ses peintures, comme un musicien décline les mélopées en mélangeant ses accords, comme un poète décline les textes en mélangeant ses mots ... Je ressens ... c'est mon logos, ma passion, ma jouissance, mon Pilate et mon Longinus ... mon Astre, sa clarté, son magnétisme ... mon sommet et mon abîme, ma vague scélérate et mon abysse ... C'est mon fort intérieur, ses tours et ses jardins, son cloître et sa chapelle.

Je ressens, c'est le ciel et la terre, c'est l'éther ou l'enfer, c'est la nuit ou le jour, c'est l'orage, la lave incandescente du volcan... l'ancolie ou la violette, la belle de nuit ou le tournesol ... c'est le gout du sel, du lait et du miel, c'est le bruit des vagues, le bruissement des feuilles dans la foret...

Je ressens, c'est expulser le placenta ou sentir monter la contraction, c'est une luxation de la rotule, un massage à l'huile de figue de barbarie ou à la rose de Damas, c'est un café corsé, un thé à la menthe ... c'est l'aube ou l'aurore, un concert au milieu des ruines, une cloche ou un canon...

Je ressens, c'est mon feu sacré, ma belladone, ma mandragore, mon oliban. Mon chapelet. Mon sceau. Ma chevêche. Mon Opus Dea.

Voilà. C'est ce que je voulais te souffler.

 

Sororellement, 

Perceptions

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Trobairitz&Trobadors, #Musique et Poésie, #Spiritualité

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