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Publié le 2 Mars 2015

La miserable astrada.

Je suis la ténébreuse, -la veuve,- l'inconsolée,
La comtesse de Burlats aux créneaux dentelés,
Ma seule étoile scintille encor et mon luth constellé,
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit complice, toi qui m'a consolée,
Rends-moi la Toscane et la vieille étoile d'Étrurie,
Le Trobar qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la tombe où le jasmin à la violette s'allie.

Suis-je Psyché ou Esméralda..., Constance ou Libuše?
Mes reins sont rouges encore de l'étreinte du Roi,
J'ai rêvé dans la grotte où se dresse une acantha.

Et j'ai deux fois, au combat, entendu la mélopée des muses,
Soufflant tour à tour sur la flamme de πρόνοια,
Les soupirs de la daïmone et le cri de la damnée.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Symbolisme, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 27 Août 2014

Correspondance. Anne, ma soeur Anne, séduire serait-il mentir, vraiment?

Très chère,

Il y a peu, vous «découvriez benoîtement», pour reprendre vos mots, mon billet au sujet de l'Art de la séduction -à la Languedocienne- et vous êtes alors servi de votre plume afin d'exprimer votre ressenti sur le sujet (voir ici : http://adelaisetjasmine.over-blog.com/2014/08/le-pecher-de-vigne-ou-l-art-de-la-seduction.html). Pour mes lectrices et lecteurs, j'ajoute en lien votre article surprenant, criant à mon sens de clichés sexistes, et je vous remercie de me donner ainsi du blé à moudre, car les échanges ayant matière à réflexion profonde ne courent pas les trottoirs citadins si étroits.

Oui, je l'affirme à nouveau, j'aime séduire. Non pas un inconnu, les hommes en général, mais mon âmant. J'insiste sur l'accent circonflexe. Subjuguer, faire perdre la tête, induire à des états de conscience modifiée, cela me plait. Juste pour la grande beauté et la magie de l'instant.

Au sujet de mes kilos superflus, voyez-vous, -car ils le sont- même si je m'efforce de m'accepter telle que je suis après avoir pris 26 kg suite à une médication ayant chamboulé mon hypophyse, j'aspire à retrouver la ligne -un petit 40/42- afin de prendre plaisir à me vêtir comme il me plait, et non comme je le peux ; tout en me remettant au sport afin de me galber (je n'aime pas les bourrelets inesthétiques que font les bas sur mes cuisses). Ayant qui plus est un métier tourné vers le public, ma présentation compte : vous n'êtes pas sans savoir qu'en ce monde, fondé sur les apparences, tout se joue dans les 3 premières minutes, les trois premiers regards, les trois premiers mots, les trois premiers gestes. Mieux vaut donc être alèse et droite dans ses bottes.

Mais revenons-en à l'objet de cette réponse. Non, vraiment, quand on sait qu'étymologiquement le mot séduction nous vient du latin ECCLÉSIASTIQUE seductio, c'est à dire action de corrompre, et que ces mêmes ecclésiastes et autres docteurs en foi utilisent ce vocable essentiellement pour définir la tentation, qu'elle émane du diable ou des femmes libres, à la sexualité affirmée et à l'intellect indépendant, opposant donc la pureté au vice suprême du mensonge que revêt la tentatrice, alors que merda, c'est bien aux hommes d'apprendre à résister, faibles et lâches pour ceux qui succombent et ne le devraient pas ... Pas question de materner ou de soumettre, mais de faire perdre la conscience de l'espace, du temps, et de la matérialité. Non, vraiment quand on sait que séduire nous vient du Latin subdūcere « soulever; retirer » «Tirer de bas en haut»... Non, vraiment, quand on sait que certaines opposent séduire (ou "charmer" je devrais dire) à être soi-même ... Assimilant donc séduction et mensonge, alors que c'est ce que font les Pères de l'Eglise avec Lilith, La Reine de Saba ou Salomé pour ne citer qu'elles....

Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi on ne rend pas ses lettres de noblesse à cet Art millénaire, j'avais pour ma part en tête l'érotisme au sein du couple, (au sens noble, pas de cliché pornographique), qui est bien un jeu de séduction, pas aussi superficiel qu'il n'y parait à mon sens car source d'inspiration et de méta-morphoses, sublimant des états d'âme rares hors sentiments -du moins pour moi-. Vu la confiance que ce genre de joute demande, et n'accordant cette dernière pleinement que par amour, il va de soi que cette séduction, instrument d'émois (bien connu des Trobardors et Trobairitz) ne peut être assimilée à un mensonge, mais bien à une joute, un duel (non sado-maso, cela va de soi) ... De l'éros à l'agapé dites-vous, en effet, pour moi la libido est graduelle (sexe/coeur/conscience/esprit) et trouve sa pleine raison d'être, vitale, dans le clair obscur de la psyché. Enfin bref, on peut être parfaitement soi-même en séduisant et en mettant son âmant à la "merci" de ses charmes, soulever son âme, le retirer de la mondanité.

Il est bien question, à mon sens, de séduction [subdūcere, tirer de bas en haut, donc, élever] chez les fedeli d'amore, dont je ne peux m'empêcher d'associer la Tradition (ésotérique) à celle du Trobar ... La sublimation de la frustration, c'est à dire la transmutation du désir -qui donne des ailes comme le souligne le mythe d'Apulée Éros et Psyché- est une joute se pratiquant réellement à deux. Hélas, nous n'avons guère d'exemple de femmes fedeli d'amore/fidèle d'amour. Dans tous les cas, il est bien question d'alchimie spirituelle. Quelques Trobairitz, c'est mieux que rien. Et l'excellent ouvrage de R.Nelli "L'érotique des Troubadours" ainsi que celui de Delphine Aguilera "Femmes poètes du moyen-âge : les trobairitz".

Non, vraiment, le complexe madone et catin est une invention misogyne.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Spiritualité, #Symbolisme, #Sexualité, #Société, #Féminisme, #Religion

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Publié le 14 Août 2014

"A Secret", Fred Appleyard
"A Secret", Fred Appleyard

Alors voilà, cela fait des mois voir des années que je potasse, ou que j'étudie -par curiosité- si vous le préférez, le christianisme tout en gardant un regard critique quant aux fêtes religieuses qui nous ont été imposées sur le calendrier, fêtes et symbolismes souvent empruntés au paganisme, c'est à dire à des cultes plus anciens, que l'on retrouve notamment en Egypte, Grèce ou Rome Antique (donc en Étrurie aussi) , voir chez les anciens Celtes. Il me vient l'envie de partager le fruit de ce travail de recherches et d'analyse, que je mettrai à jour au fur et à mesure que le courage me prendra, c'est laborieux comme tâche! Espérant que vous partagez mon plaisir ;-)

6 Janvier, l'Epiphanie. Oui, c'est bien le jour où l'on se partage la galette, et ce serait une tradition qui remonterait à la Rome Antique où l'on tirait de véritables fèves en l'honneur de Saturne ; les Romains célébraient aussi à cette période Janus, dieu à double face, celui qui regarde en avant et vers l'arrière, dieu du commencement et des fins, dieu des portes ! L'épiphanie/théophanie (de "théo" dieu et "phan" apparaître) célèbre désormais Jésus visité par les Rois Mages venus d'Orient afin d'offrir l'or, la myrrhe et l'encens ; simples mages [μάγοι], la tête dans le ciel étoilé, ils ne deviendront rois qu'à partir du IIIème siècle sous la plume de Tertullien, écrivain Carthaginois issu d'une famille Berbère, devenu théologien et Père de l'église, luttant activement contre le Paganisme et le Gnosticisme, même chrétien. Mais il existait aussi une épiphanie [Ἐπιφάνεια] d’Apollon à Delphes (c'est à dire son arrivée), représentée sur le fronton Est de son Temple selon Pausanias. Avant le IVème siècle l'on célébrait aussi Noel à cette date...Oui, les Rois-Mages auraient bien suivi une étoile pour trouver l'enfant, et, pour l’anecdote entre le 1er et le 6 Janvier nous pouvons voir, si nous observons le ciel, une pluie d'étoiles filantes dans la constellation du Bouvier, si chère aux cathares, les "quadrantides". L'épiphanie correspond au début du carnaval ["carnaval" est issu du latin "carnelevare" ("carne" viande et "levare" enlever), signifiant "entrer en carême", le carnaval débutant le 6 Janvier pour l’Épiphanie (célébrant JC visité par les Rois Mages) et s'arrête le mardi gras, où tout est permis, veille du début du carême. Cette fête hautement populaire serait donc rythmée par les croyances et un calendrier "saint" chrétien]. Carnaval, carnelevare, enlever la viande, donc ne plus manger de viande? Je n'en suis pas si sûre. On peut avoir une autre lecture, du moins, moi j'ai la mienne. Ôter la viande, la chair, pourrait autant exprimer le trépas, le dernier souffle, la mort physique. Quitter son corps pourrait aussi revêtir un sens plus symbolique ou spirituel : mourir à soi-même, transcender les appétits mondains, l'égo, les pulsions charnelles afin de voir évoluer sa psyché loin des obligations et moeurs purement matérielles, vers une foi plus profonde ou la sagesse, la méditation, le détachement. Ainsi, "quitter son corps" ou s'en détacher symboliquement pourrait être, aussi, une définition littérale de carnelevare. Une ascèse, mais là encore, à ne pas entendre au sens religieux mais philosophique voir poétique, terme emprunté au terme grec originel askêsis «exercice», qui s'appliquait à de nombreuses disciplines dont l'athlétisme, aux métiers ainsi qu'aux arts. En Egypte Antique, cette période correspond à la célébration la crue du Nil fertilisant les semences, et à celle du dieu Rê, le soleil, le feu divin.

2 Février, la Chandeleur ou purification chez les chrétiens car Marie, comme toute mère Juive, devait offrir un sacrifice 40 jours après l'accouchement pour le "rachat de son premier né", car "dieu" avait épargné les premiers nés Hébreux lorsqu'il avait infligé les dix plaies d'Egypte aux Égyptiens. Purification qui doit être effectuée avant la présentation de Jésus au Temple... Le vocable "chandeleur" nous vient du mot chandelle et l'origine de la fête est païenne ; elle était donnée en l'honneur du dieu Pan pour les Lupercales, les Romains parcourant les rues en agitant des flambeaux. Lupercale est aussi le nom de la grotte qui aurait abrité la louve ayant allaité Romulus et Rémus au pied du mont Palatin, mythe fondateur de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques. Leur mère, Réa Sylva, vestale, fut condamnée car elle avait fait voeux de chasteté et devait rester pure pour veiller sur le feu sacré du Temple. Leur nourrice sera Acca Larentia, parfois assimilée à une prostituée comme le sont souvent les femmes libres dans l'antiquité Gréco-Romaine. Acca Larentia, déesse chthonienne (ou tellurique, divinité ancienne) qui fut elle même rapprochée de la déesse Angérona. Mais chez les Celtes aussi, on fêtait Imbolc, célébrant la fertilité deBrigit, déesse mère, soeur et filles des dieux, veillant à l'inspiration, à la guerre ainsi qu'à la guérison : rite de purification de la fin de l'hiver et du renouveau de la vie, les jours rallongeant à cette période. C'est donc, depuis des temps anciens, une fête de la lumière et de la purification.

25 Mars l'Annonciation. L'annonciation, qui préfigure la naissance du Christ, est souvent représentée par l'archange Gabriel offrant un lys, symbole de pureté, de virginité, à la Vierge Marie. Or ces représentations ne seraient que tardives, suivant l'introduction du lys en France par les Croisés revenus de Moyen Orient. Cette fleur avait déjà une forte valeur symbolique et le catholicisme en fit l'attribut de la Vierge Marie. Mais ce qui est saisissant c'est que dans la mythologie Romaine, Junon, reine des dieux et déesse du mariage, enfanta Mars (nom, comme vous pourrez le constater, du premier mois du Printemps) sans l'aide de son brutal époux Jupiter grâce à un lys enchanté que lui aurait offert la déesse Flore, sur un simple contact, ; en bref, par l'opération du Saint-Esprit! Selon la mythologie Grecque, le lys serait issu du lait pur d'Héra (Junon chez les Romain), donc, nous l'avons vu, mère du ciel, reine des dieux, Héraclès la tétant avec tant de force que deux goûtes tombèrent, l'une dans le ciel, formant la voie lactée, et l'autre sur terre, créant ainsi le lys immaculé. C'est enfin la période de l'équinoxe de Printemps, date à la quelle la journée est égale à la nuit, mais nous reviendrons avec la fête de Pâques.

Pâques est la fête chrétienne la plus importante, elle célèbre la résurrection de Jésus après sa passion [du latin passio du verbe patior c'est à dire souffrir, endurer ; nous parlerons d'endura, vocable occitan définissant l'ascèse très stricte et rituelle observée par celles et ceux qui demandaient le consolament, c'est à dire le baptême spirituel par imposition des mains, chez les chrétiens dits cathares.] Sa date est fixée au premier dimanche qui suivra la pleine lune après le 21 Mars, date de l'équinoxe de printemps. Il ne faut pas la confondre avec la Pessa'h (Pâque) Juive au cours de la quelle on commémore l'exode des Juifs hors d'Egypte. Mais cette résurrection n'est pas une tradition, un culte nouveaux. Les anciens Celtes célébraient par exemple Ostara, symbolisant le renouveau de la nature après la longue période hivernale. La vie après la mort en somme, alors qu'en équinoxe la nuit et le jour sont d'égale durée. C'est la période où l'on sème dans les champs, où les animaux font leurs parades amoureuses. Le nom anglais de cette fête est Easter, d'une ancienne déesse anglo-saxonne, Ēostre -pour l'équinoxe de printemps le soleil se lève exactement à l'est, east en anglais-, que nous pouvons rapprocher de la Babylonienne et Assyrienne Ishtar, encore Inanna chez les Sumériens ou de la Phénicienne Astarté, déesse duelle, insufflant la vie et de la mort, maîtresse en amour comme à la guerre. L'un des symboles de cette déesse est l'étoile, celle de vénus, brillant le matin et le soir, l'étoile du berger, en réalité une planète, l'astre le plus brillant après la lune et le soleil. Rien à voir à priori mais à cette période de l'année, tous les 24 Mars, les Galles, prêtres de Cybèle, déesse Phrygienne, s'émasculaient à l'occasion des sanguinarias, célébrant ainsi la puissance de la déesse qui, dans un excès d'amour éperdu rendit fou Attis qui se castra.

L'Ascension quant à elle, célébrée 40 jours après Pâques, marque, dans la tradition chrétienne, l'élévation de Jésus vers le ciel. Les anciens Celtes célébraient Beltaine, fête ou le feu tient une place sacrée, purificatrice, nourri d'offrandes aux dieux. A cette date, les beaux jours s'annoncent, passant de la saison sombre à la saison claire, le soleil réchauffe la terre fertilisée par ses rayons, faisant naître les premières fleurs ; le voile entre ce monde et le monde céleste est fin, propice aux rencontres avec des êtres surnaturels. Selon la légende, Le roi Arthur et sa demi-soeur, la fée Morgane s'uniront une nuit de Belataine et concevront Mordred, qui donnera la mort des années plus tard à son père, souhaitant siéger sur son trône. Les Romains quant à eux célébraient la déesse Flore (Chloris chez les Grecs) avec les floralies ou jeux floraux, célébrant la floraison, et, pour l'anecdote, l'une des plus vieilles sociétés savantes d'Europe est l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse, qui fut fondée par des troubadours Languedociens après la Croisade contre les Albigeois ou cathares, où sont encore aujourd'hui primés de talentueux poètes.

24 Juin Saint Jean le Baptiste ou Saint Jean d'été. Jean là est un prophète, ascète du désert, ayant annoncé la venue de Jésus, et la tradition chrétienne nous dit qu'il baptisait d'eau au bord du Jourdain. Pour la Saint-Jean, on danse autour des feux de joie, rite qui permettait, dans les anciennes croyances, de bénir les moissons. Cette date n'est pas anodine, c'est celle du solstice d'été, Litha chez les anciens Celtes, journée la plus longue de l'année, le soleil étant à son zénith. La déesse est enceinte du dieu qui va naître à Yule, autre sabbat mineur, pour le solstice d'hiver. Moment propice pour célébrer l'amour et la prospérité des récoltes Les Romains célébraient Fortuna (Tyché chez les Grecs), déesse de la chance et du hasard ; elle est la divinité de la destinée comme les Parques, distributrice des biens et des évènements, mais aussi déesse du passage. Fors (fortuit) comme Fortuna dériveraient de la même racine indo-européenne que le verbe ferre, "porter" "donner". En Mésopotamie aussi, où l'on célébrait Tammuz/Dumuzi, dieu de la végétation, symbolisant la mort et la renaissance de la nature, berger devenu l'amant d'Inana/Ishtar qu'il remplace aux enfers.

15 Aout assomption.

1 Novembre toussaint

25 Décembre noel

27 Décembre saint jean l'évangéliste

Pâques/ascension

La croix

La colombe

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Religion, #Spiritualité, #Symbolisme, #Mythes Fondateurs, #Manipulation

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Publié le 10 Août 2014

La femme Étrusque, grande oubliée des féministes.

Grande Civilisation oubliée de l'Antiquité, étouffée par les Grecs et les Romains qui étaient leurs rivaux, les Étrusques, qui s'appelaient eux-mêmes Rasna, ancêtres des Toscans, n'ont toujours pas révélé tous les mystères de leurs origines et de leur langue. Ce peuple très religieux, de fins bâtisseurs, astronomes et navigateurs a pourtant largement contribué à l'édification de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques.

L'Étrurie était constituée de 12 villes-états, et le manque d'unité entre elles, face aux Romains, a signé leur perte : les Étrusques auraient été plus doués à l'Art de l'Amour qu'aux stratégies guerrières.

La seule trace que nous ayons d'eux dans l'hexagone est le site de Lattara (Lattes dans l'Hérault, en Languedoc) où des amphores datant du Vème siècle avant JC attestent le commerce des vins avec ce peuple. Ce sont eux qui auraient initié à la viticulture dans le Sud de la France, rien que ça!

Selon les auteurs Grecs et Romains de l'Antiquité comme Posidonios ou Théopompe, les Étrusques étaient connus pour leur mollesse, leurs prétendus gout du luxe, des banquets copieux et leur débauche. Mais, comme nous l'avons vu par ailleurs, je me méfie des sources inquisitoriales​ car l'Histoire est souvent écrite par les vainqueurs.

Nous savons au sujet des femmes Grecques et Romaines qu'elles étaient dépendantes de leurs pères puis de leurs maris, et leurs étaient soumises. Simples maîtresses de maison, nous n'avons rien à leur envier : les femmes plus libres étaient considérées comme des prostituées (du Latin prostituere, exposées au public), donc des femmes de mauvaise vie. D'ailleurs, elles étaient souvent esclaves ou affranchies.

Il en est tout autre de la condition de la femme Étrusque. Avant tout chose, il est important de dire qu'il n'est nulle question, ici, d'un matriarcat. Mon analyse et mon ressenti me font penser à une tradition où il est question de femmes et d'hommes et non de mères et de pères, d’adultes et non de parents. Donc de transmissions et de comportements non infantilisants comme le sont les religions et les sociétés en règles générales. Il est à noter, pour ceux qui comprendront mon clin d'oeil, que certaines femmes Étrusques avaient une activité manuelle qui était le tissage.

Ce qui faisait bondir ceux qui dénoncent leurs moeurs légères, c'est que les femmes Étrusques assistaient aux banquets, souvent sur le même klinè que leurs époux (lit de table, où ils étaient couverts tous deux par le même manteau), mais qu'elles pouvaient, aussi, prendre place à côté de n'importe quel homme, et, surtout, trinquer à la santé de qui elles souhaitaient. La vie publique leur était ouverte, et les jeux et cérémonies, par exemple, ne leur étaient pas interdits. Elles étaient belles à voir, prenaient grand soin de leur corps, et se paraient de bijoux finement stylisés et de belles draperies. Elles avaient des biens propres, un prénom, et donnaient même leur nom à leurs enfants. L'égalité entre femmes et hommes semble donc bien être un pilier de cette Civilisation brillante et raffinée.

Jusqu'à ce jour, l'ouvrage le plus complet que j'ai pu lire sur les moeurs Étrusques et notamment sur la condition des femmes en Étrurie, est "Regards sur la Truphè Étrusque" d'Yves Liébert, docteur ès lettres et sciences humaines, maître de conférences à l'Université de Limoges, enseignant de littérature Latine et d’Étruscologie. Je ne dis pas que les anciens auteurs sont sans intérêt, et que la réputation des Étrusques est infondée : nous ne pouvons étudier qu'eux, puisque nous n'avons rien des Étrusques eux-mêmes, si ce n'est ce que nous apprend ce qu'ils ont laissé dans leurs tombes. Mais il faut prendre en considération le regard misogyne des Grecs et des Romains au sujet des femmes Étrusques, ainsi que leurs rivalités.

Réflexion de pleine lune de la nuit du 9 Aout 2014...

Omphale, reine de Lydie en Asie Mineure, acheta selon la légende comme esclave et soumettra Hercule, héros pour le moins puissant, symbolisant à merveille la force, attribut masculin par excellence, afin qu'il expie un crime. Ce mythe met en scène une inversion des rôles dominant/dominé au sein du couple : Omphale apprendra à Hercule à tisser la laine, l'obligera à se travestir en femme et portera sa peau du lion de Némée en s'armant de sa massue. Comme vous le savez, pour moi, à contrario des Romains et des Grecs, les femmes Étrusques étaient -plus- libres, et c'est un sujet qui me captive. Selon Hérodote, les Étrusques auraient justement émigré de Lydie. Que penser de cette coïncidence? En outre l'omphalos [ὀμφαλός], "nombril, ombilic" représentait chez les Grecs le "nombril du monde", entendre le centre, dont Pausanias nous dit, dans "Description de la Grèce" (livre X - chapitre XVI) "Ce que les Delphiens nomment le nombril est en marbre blanc ; c'est, à ce qu'ils prétendent, le milieu de la terre, et Pindare a dit la même chose qu'eux dans une de ses odes." (livre X - chapitre XVI) représenterait bien plus qu'un point géographique mais un centre spirituel dont l'endroit serait marqué donc par cette pierre après que Zeus ait lâché deux aigles aux points extrême occidental et oriental, laissant tomber cette pierre aux points où ils se rencontraient. On ne peut guère ne pas ce questionner entre ce qui pourrait rapprocher la reine Omphale et l'omphalos, nombril du monde, centre de la terre .....

Comme d'hab, en quête de sens!

Sororellement,

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Mythes Fondateurs, #Symbolisme, #Société

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Publié le 8 Août 2014

Quelles origines pour la croix Occitane?

Tiens, ce soir, je tombe en me connectant sur facebook sur le post d'un pasteur Languedocien, Michel Jas, écrivain éclairé et dont la présence est agréable, reconnu dans le milieu du catharisme pour sa rigueur et sa passion en ce qui concerne le sujet.

Ce soir il s'agit d'une croix, la notre, la croix dite occitane (souvent représentée avec une étoile à 7 branches pour les 7 dialectes occitans), Toulousaine ou Languedocienne, "chrisme bouleté" selon l'ami Bertran de la Farge, dont les premières utilisations en héraldique se firent en Provence, dans la dynastie des Bosons (vers l'an mille, avec la croix de Venasque).

Elle a fait couler beaucoup d'encre quant à ses origines : croix grecque encore dite pattée, dont les boules de l'extrémité des branches ramèneraient aux douze apôtres ou aux mois de l'années, croix de l'église Copte d'Alexandrie, ou du grand Patriarcat de Constantinople.

La croix Nestorienne utilisée par l'église assyrienne est frappante de ressemblance elle aussi, comme vous pourrez le remarquer...

Alors, et vous, qu'en pensez-vous? Orient et Occident bercés, là, par un même symbolisme chrétien ... Une pensée pour les chrétiens d'Orient et autres minorités comme les Yézidis en Irak, minorités dont les femmes sont violées -nous l'avons vu, le viol est une arme de guerre massive- et forcées de se convertir à l'islam afin de se "marier". Alors oui, une pensée pour toutes, tous ces persécuté(e)s injustement oubliés du reste du monde...

Sororellement,

Croix Nestorienne utilisée par l'église Assyrienne.

Croix Nestorienne utilisée par l'église Assyrienne.

Croix du Sud ou croix d'Agadez "Barchakéa"

Croix du Sud ou croix d'Agadez "Barchakéa"

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Occitanie, #Symbolisme, #Société

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Publié le 2 Février 2014

Transmutation de la libido : sublimation de l'énergie vitale du profane au sacré ou la domination du Serpent.

En cette lune noire d'Imbolc, alors que l'érotisme, fantasmé par les hommes en mal de féminité devient à la mode, notamment sur les réseaux sociaux, non sans danger puisque, il faut rappeler que cette pratique vise, surtout, les plaisirs charnels sains et partagés et que tout le monde n'est pas à même de savoir sublimer ses désirs (sa libido) ce qui peut générer troubles, tensions agressives, souffrances (n'oublions pas que la psychopathie est, par définition, une souffrance de l'âme) ou déviances. Donc, les hommes se plaindraient de notre manque de féminité. Or que savent-ils du sexisme ordinaire très agressif que nous essuyons à chaque coin de rue quand nous prenons, justement, soin de notre corps et de notre féminité (complexe de Frollo très largement répandu) ? Que savent-ils de nos blessures et colères quand nous lisons des commentaires du genre "la féminité à l'état pur" sous une photo d'une femme dénudée et à la silhouette parfaite? Que savent-ils de la féminité, en dehors de ce qui les fait fantasmer? A quoi jouent ces femmes qui s'amusent à les faire fantasmer si ce n'est pour se nourrir de leur éros afin d'en tirer profit et supériorité? Et elles, ils, voudraient nous guider vers ce qu'ils considèrent être comme l'expression d'une sexualité libérée, plus mature? Quelle est la place des sentiments dans ces jeux précis? Mon corps n'est pas un objet dédié au plaisir masculin et le désir des hommes, quand il est dénué de sentiments, m'agresse et m'indispose. Je ne suis pas une femelle, et, si je manque effectivement de confiance parfois, je ne ressens pas le besoin d'être désirée afin de me sentir être, exister, ou aimée. Ces jeux de rôles, très connotés et fortement stéréotypés démontrent la bestialité ainsi que la prégnance de la domination dans les rapports dits humains.

La frustration sublimée, elle, en effet nourrit l'âme, et il y a un certain nombre de règles à ce jeu là : un Amor vrai, propre, conscient et réciproque (essentiel afin de ne pas tomber dans du sado-masochisme), c'est le minimum requis. Qui cherche trob'art , et je ne doute point de me délecter l'esprit avec l'ouvrage "L'érotique des Troubadours" de René Nelli.

Messieurs, aimez les femmes pour ce qu'elles sont plutôt que de vous aimer vous-mêmes, vous verrez que vous ne manquerez de rien, et que vous n'éprouverez pas le besoin d'aller voir ailleurs afin d'assouvir certains désirs, besoin dont vous nous faites porter la faute, depuis la nuit des temps. Cessons d'inverser les rôles, lles amoureux savent se dire ce dont ils ont envie, et faire ce qui nourrira leur couple. En revanche, si votre femme, mère de vos tris enfants, empêtrée entre le bureau, les affaires domestiques et l'éducation des enfants ne cherche pas à vous séduire, que vous demandez pourquoi et lui en tenez rigueur, allez d'urgence chez un psy, ou prenez le balais et donnez lui un coup de main, non sans amour, afin de la soulager ... Les femmes savent sublimer, bien mieux que les hommes et bien plus qu'il n'y paraît.

On dit les femmes compliquées ... Mais s'ils avaient conscience que c'est autre chose que leurs pulsions sexuelles qui les animent réellement, les révèlent, et les relèvent -et dont ils ont envie- ils envisageraient d'autres options que les fantasmes de prostitution légalisée où le féminin est avili et le corps de la femme objétisé afin de prendre -sans donner- de plaisir. L'hyper sexualisation ne sert qu'à abrutir les masses qui deviennent ainsi plus manipulables. Non les hommes ne sont pas qu'une moitié basse du corps mais les mâles si. Et inversement. Pourtant, croyez moi j'aime le sexe qui serait un anti dépressif puissant (tiens, en temps de crise, quoi de mieux?) ; mais la tournure que prennent les évènement m'indispose au plus au point. Le diktat des phéromones et du sexe facile, mode lancée par des prétendus hommes qui ne sont que des mâles en réalité ... j'ai honte de l'espèce "humaine" qui régresse, comme si la prostitution ainsi que la pornographie (dérivant parfois vers le viol, l'inceste et la pédophilie) les piliers du patriarcat, n'étaient que les seules réponses aux difficultés d'évolution de la psyché vers une pacification et une humanisation des moeurs. Et c'est dangereux car animalité, gout du sang ainsi que prédation y sont associé. C'est très clair comme observation. Mais que personne ne se sente visé ; quoi que. Maudit complexe madone et catin!

J'aurais bien développé un peu plus, mais je garde l'essenciel pour mes plaisirs personnels ;-)

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Sexualité, #Société, #Religion, #Symbolisme, #Féminin Sacré, #Catharisme

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Publié le 31 Janvier 2014

Cygne, Max Rouquette


CYGNE

Cygne qui sait garder ta vie
de tout chant pour mieux recueillir
d'heure en heure l'or du silence
d'un cœur de braise enseveli,
heureux le chant de la merveille
qu'un cœur de neige peut cacher,
ultime fleur, altissime poème
où le désir se vient transfigurer.
Sur le miroir de l'eau tranquille
un phénix blanc songe au bûcher,
tandis que croît, ombre sur plaine,
l'éternel envol d'un chant dernier.

.

MAX ROUQUETTE


"Le tourment de la licorne"

Sororellement,

...

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Symbolisme, #Catharisme, #Trobairitz&Trobadors, #Musique et Poésie

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Publié le 26 Janvier 2014

Ondulations algébriques.

J'inspire, expirant et sans expier pour une faute que je n'ai point commise.

Ainsi, sur le fil, il est des troubles qui ne préviennent guère quand ils s'installent,

Et la psyché esquive coups durs&coups bas, trop vivifiée pour l'osmose ;

Elle se rend et joute en Muse aux mots croisés.

C'est la couleur de ses plumes qui me questionne :

J'ai lu son journal, et il est aimé.

Il y a fort longtemps que je ne m'étais guère perdue dans les jardins secrets,

Et j'ai été enchaînée. Sans passion m'a-t'il soufflé.

Mais toutes ces Elles... S'en sert-il? Et m'a-t'il vue?

Non sans éros, je lui ai fait des avances et lui ai promis la lune, à ma façon.

Je l'ai senti s'émouvoir et lui me sait sincère, mais dans un égoïsme fulgurant,

J'ai refermé son journal, il n'est peut-être plus celui qu'il prétend.

Certains sont si prompts aux plaisirs en tous points

Qu'ils rivalisent d'ingéniosité afin de piller les âmes des Dames.

Et ils ont l'air plus qu'ils ne sont. Mais je reste sur mes premières impressions.

Il m'ignore et doit avoir ses raisons que mon coeur ne reconnait guère.

Il serait donc l'un de mes frères.

Je me suis arrangée afin que, par delà les mots, il reçoive mes

Spiritual Message Service, m'importe peu qu'il ne me voit pas.

Moi j'ai vu, et su lui transmettre quelques très ors.

Plaie d'Amor n'est point mortelle, et il en aura d'autant qu'Il en rêve.

J'aurais aimé caresser ses yeux de mes lèvres, mais, d'autres s'y prendront mieux...

Il connait les règles du jeu et je sais que celui-ci va lui plaire,

Lui souhaitant de ne point se tromper de partenaire,

Car ces plaisirs, vrais, valent tout l'Or du Monde.

Sororellement,

Le tube des pervers(e)s narcissiques. Fuyons les tous, dieu a reconnu les sien(ne)s ;-)

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors, #Symbolisme

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Publié le 18 Janvier 2014

Religions, femmes, et édification de notre Société.

La materia prima de l'inconscient collectif, en ce qui nous concerne, ici -mais comme partout ailleurs-, est misogyne. Le tissus mythique et mythologique, pour qui creuse sa psyché ainsi que les spiritualités plus qu'il n'édifie son mental, son corps et sa parole afin d'en extraire du pouvoir -c'est à dire de vouer un culte à sa petite personne- est désespérément avilissant pour les femmes. La faute ... aux mères, bien qu'elles ne soient pas, bien entendu, les seules à éduquer leurs garçons. C'est en ce sens que les stéréotypes de genres doivent être combattus ; car non, amis du Printemps Français, les "Princes Charmants" n'existent pas et les valeurs chrétiennes et chevaleresques sont mises à rudes épreuves, surtout quand elles sont portées par une femme, dans notre société patriarcale ou le pénis est le centre du monde, responsable de toutes les guerres ainsi que de tous les maux qui en découlent. La faute aux ... pervers et misogynes Απόστολος (apôtres, c'est à dire "envoyés") faisant prêcher l'εὐαγγέλιον (euangélion, c'est à dire "bonne nouvelle") dans les chaumières et se réunissant en conciles depuis 2000 ans afin de définir qui a une âme -afin qu'elle soit asservie-, qui est chrétien et a le droit de s'exprimer, voir de vivre, ou pas. Mais au juste, quelle est cette bonne nouvelle annoncée souvent par la ruse et la force ; l'inquisition est Romaine, donc catholique et ils adorent persécuter : Païens, Bogomiles, Manichéens, Vaudois, Tisserands, Cathares, Templiers, Sorcières, Franc-Maçons (homosexuels et femmes aujourd'hui...)? Ben que dieu est amour, c'est limpide, non? Mais ne pas croire que seuls les catholiques prêchent de cette manière la bonne nouvelle, surtout quand ils sont face à nous, les femmes et qu'ils redoublent de violence juste pour le plaisir de nous soumettre. C'est une technique ancestrale : la manipulation perverse et narcissique. Tiens, c'est curieux qu'il y ait une recrudescence de ce type de pathologie actuellement, et que ce soient essentiellement les femmes qui en pâtissent, non? Le diable, ce menteur. "Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge." Jean 8/44.

Nombreux sont ceux qui ont une image de la femme essentiellement maternelle. La Vierge. Celle qui pleura au pied de cette satanée croix tant elle se sentait impuissante et opprimée. C'est culturel, et cultuel. Passivité et soumission ; certes, tendresse, affection et bienveillance. Mais passivité, virginité, soumission, pureté, sainteté, non, ce n'est vraiment pas le modèle féminin par excellence. Bon sang, que de souffrances et d’incohérences dans cette bible! Et après l'on s'étonne que de nombreux rapports-humains soient infantilisants, ne soient que le fait de projections et souvent sado-masochistes ...

Je n'adhère pas avec les courants féministes issus du paganisme défendant surtout l'émancipation sexuelle, je connais mieux que les plaisirs faciles : l'exaltation des sens et les vibrations de l'âme liées aux sentiments plus nobles et plus profonds. Pourtant, j'aime jouir et je jouis d'ailleurs quand je le veux. Mais sachez que les hommes sont ravis de pouvoir baiser, se vider les couilles, trouver un peu d'affection ou de sensualité comme ils le souhaitent, surtout avec les plus jeunes d'entre nous, pensez-y. Leur façon de se venger de notre combat contre la proxénétisme et l'objetisation du corps des femmes pour leurs propres plaisirs. Ils sont bien plus narcissiques et egocentrés qu'il n'y parait. Hélas, me disait mon psychiatre, les HP sont fait pour celles et ceux qui souffrent. Attention, les opposition fermes les rendent violents en tous points. Certaines risqueraient de se faire prendre à leur propre piège, car coalition politique et religieuse, il y a.

Quant à nos incantations, proses, évocations et vocalises, qu'elles les fassent fuir, ce n'est pas le moment de faire la paix, ils nous manipulent à l'affect, et c'est vieux comme le monde : ce que mère pardonne, femme ne pardonne point ;-)

Le mythe d’Éros et Psyché (Ψυχή, âme), dans les Métamorphoses d'Apulée, est l'un des moins misogynes qu'il m'ait été donné de rencontrer.

Oh, mon con-joint ne souhaite pas que je m'adonne à l'escrime médiévale avec des hommes [si non, il va s'adonner à la danse orientale avec des femmes] ... Chez moi, avec complicité, affection et sans éros, c'est d'une facilité extraordinaire. Quand on ne veut pas être ambigu(ë), on ne l'est pas ; si les hommes ne maîtrisent point leurs pulsions sexuelles, c'est que les femmes sont supérieures à eux dans ce domaine. De la même façon, un "bonjorn" souriant à un inconnu n'est pas nécessairement signe d'attirance sexuelle ou sentimentale ou une invitation à plus si aff. Les hommes manquent souvent d'éducation. Mères que faites-vous? C'est donc que ce n'est pas l'homme qu'il me faut.

L'Amor, pour moi, et tout ce qui en découle, est un Feu de Joies Sacré.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Sexualité, #Société, #Symbolisme

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Publié le 18 Janvier 2014

Intrigues r-évolutionnaires, entre blancs et noirs.

Alors que l'esprit rebelle, ou Paraclet, de Lillith souffle sur les consciences féminines, pas nécessairement féministes pour autant -bien que, nous l'avons vu, femmes&féminismes ne font qu'Une dans l'absolu- certaines trames plus ou moins inconscientes, viles et perverses se profilent, notamment en Europe, afin de restreindre les libertés ainsi que les droits du beau sexe, du sexe fort, au nom de "dieu" disent-ils, mais nous savons que c'est au nom des idéologies ainsi que des dogmes patriarcaux, asservissants et avilissants pour les femmes.

Dernièrement, quêstant, totjorn, au sujet des persécutions contre les dits cathares je me questionnais sur le Pape François, que je pense non pas inspiré par l'inquisition, lui, mais par François d'Assise, bien qu'à un certain nombre de sujets, comme celui des femmes qu'il souhaiterait voir s'identifier à Marie, mère douce et tendre de "Jésus", ou de la philosophie féministe qu'il compare à du machisme en jupons, je ne m'accorde pas avec toutes ses pensées. Donc en surfant, après une ballade pétillante à Saint-Emilion, je découvre le Club révolutionnaire des Cordeliers, ou Société des amis des droits de l'homme et du citoyen, fondé en 1790 -dont le Carcassonnais Fabre d’Églantine aurait été membre-. Les Cordeliers étaient des moines Franciscains, vêtus d'une simple robe de bure noire dont l'Ordre fut fondé au Moyen-âge. Leur rivaux siégeaient dans les lieux les Dominicains ("domini canis" chiens de dieu) -le Club révolutionnaire des Jacobins-, vêtus de blanc, ordre pareillement médiéval et à l'origine des persécutions contre les dits cathares. Simple irOnie du sort?

La devise Liberté, Égalité, Fraternité serait l'invention des Cordeliers. ( juin 1791)

Enfin, tout cela pour dire que ces clubs étaient essentiellement masculins. Or, c'est bien connu, afin d'évoluer, il faut des femmes, les hommes sont trop violents. Vierge n'est jamais que mon signe astrologique, je suis née en Septembre.

Une révolution, si elle nous pend effectivement au nez, entraînerait des mouvements radicalement haineux ainsi que des émeutes, qui dégénèreraient vite en règlements de compte, et deviendrait certainement sanglante au point d'éclater en guerre civile voir de religion. Les toutes prétendues élites souhaiteraient-elles sacrifier le peuple, et lui seul? Sans parler de ceux qui attendent patiemment que cela se passe pour violer, casser, brûler, voler, kidnaper... Personnellement, je ne tiens pas à payer de mon sang et de ma vie pour celles et ceux qui nous gouvernent et nous dirigent. Je préfère le doux symbolisme du cygne à celui du coq Français.

"Pour la première fois de son histoire, le Vatican a subi, jeudi 16 janvier à Genève, un interrogatoire en règle sur son action de lutte contre la pédophilie au sein de l'Eglise catholique. Tandis que le pape François faisait part de sa « honte » face aux scandales que connaît l'institution en la matière, les représentants du Saint-Siège essuyaient le feu roulant des questions des experts du comité pour les droits de l'enfant de l'ONU, dont les conclusions seront publiées le 5 février." (voir article "Pédophilie, le Vatican sommé de s'expliquer à l'ONU" sur Le Monde en ligne publié le 16 Janvier).

Sororellement,

Ah, ces robes rouges .....

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Catharisme, #Symbolisme

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