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Publié le 20 Juin 2015

La Roue du Temps ...

Dans 10 ans peut-être,
Quand les remous de mon âme se seront apaisés,
Je reviendrais en Terres Cathare,
Dans mes Corbières maritimes adorées ...
Les pins parasol embaumant, l'été,
Et les cigales enchantées ;
Sans la peur des daïmons du passé,
Du regard inquisiteur de ceux qui pour moi auront existé ;
La vague Méditerranéenne douce et étincelante,
Plutôt que ce vieil Océan tempétueux,
Et es accents chéris aux airs roulés ...
Mais mes filles auront alors bien grandi,
Et je ne voudrais pas leur couper les ailes,
Dans leur adolescence et leurs premiers frémissements d'amour,
Alors j'attendrais encor',
Un peu, que le temps fasse sont Oeuvre,
Et qu'elles vivent sans avoir besoin de moi ...
Dans 18 ans peut-être,
Serais-je Majeure et reviendrais-je, ô Pays, en Paix ...

Amistats et Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Catharisme, #Occitanie, #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 16 Juin 2015

Constellations

Les grains de beauté sur ton corps,
Comme autant de constellations,
Ou d'éclats stellaires déchus ;
Lire la carte du ciel et perdre le Nord,
Naviguer dans l'éther de la passion,
Et découvrir la soie de ta peau nue.

*** *** *** ***

C'est bientôt le Solstice, la musique est en fête,

J'ai envie d'aller voir les cygnes en majesté sur l' estey,

M'enivrer du Bassin, le soleil de feu sur l'océan craint ;

L'odeur des pins et les cigales m'aidant à parapher ma Quête,

Le passé murmurant les oublis d'une expérience mystifiée,

Le coeur pur et rêveur aux reflets précieux d'almandin.

*** *** *** ***

Je suis, il y a longtemps, partie émue sous le Centaure,

Ma jeunesse pour seule arme et fougueusement j'ai traversé,

Comme un monde, de part en part le ciel étoilé et sombre ;

L'artifex avait dit que je devais transformer le plomb en or,

Mais la souffrance implosant, la folie a violemment accosté,

Les marées de ma psyché fluctuant, j'ai eu si peur de mon Ombre...

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 2 Mai 2015

Trencar (trancher) Vel (voile)?

Trancher le voile, c'est ce que nous lisons. Hermétisme?

Le trancheur, c'est ce qu'en dit Mistral. Faits d'armes?

"Casse Noisette" aurait été un surnom dont était affublé Aton, invivable. Ah tiens?

Trencavel. Mon adoré Raymond-Roger, vicomte de Carcassonne, Béziers, Albi. Héros s'il en est et l'une des premières victimes de la Croisade contre les Albigeois, chevalier qui a défendu son peuple face à l’oppresseur, jusqu'à en mourir, de la main fourbe de Simon de Montfort, dans l'un de ses cachots. Fils d'Adélaïs, comtesse de Toulouse aux yeux lilas, qui m'a inspiré ce blog. Pourquoi lui, alors que s'annonce, cette nuit, le 10 000ème visiteur unique de mon blog?

Car voyez-vous, depuis peu, je re-porte l'anneau à mon annulaire gauche, marquant ainsi mon engagement pour la défense de mes valeurs, féministes et occitanes, pourtant perdues dans le combat contre mon ex toxique, par amour pour mes deux filles. Oui, telle une faydit, j'ai tout perdu : emploi, enfants, toit, dignité ... et toute trace d'affection à mon égard ; jusqu'à la raison. Et l'affaire ne fut pas des plus justes qui soit. Enfin bref, sans m'amputer un sein, n'ai-je pas tout -ou presque- reconquis, à commencer par la confiance de celles et ceux qui détenaient mon à venir entre les mains? Ne dit-on pas, simplement, que le chemin des cathares est Justice&Vérité? Car ce qui me tient droite, en catharisme, n'est pas le dogme religieux, mais bien un désir d'appartenance culturelle -et non cultuelle, j'insiste-, au nom des valeurs qui ont fait de l'Occitanie médiévale une civilisation brillante : esprit de résistance, paratge e convivencia. Cet idéal me porte. Il est décalé, et alors? Folie? Sectarisme? Dégénérescence? Je vous emmerde. Moi, au moins, j'ai su sortir du désert. Cicne pour chevaleresse au cygne et Ròsa pour troubadouresse à la rose, n'en déplaise à celles et ceux qui y verraient ... quoi au fait?

Ce soir un fou dégénéré sectaire, appelons-le Edward, s'indignait de la défense que nous assurions, avec une poignée de femmes engagées en féminisme, -et d'hommes aussi-, donc il s'indignait que nous ne laissions pas de porte de sortie à des pédo-criminels d'Etat avérés. Leurs propres paroles et écrits faisant office d'aveux, je ne vois pas en quoi je n'aurais pas pu, dû, su trancher, au nom de la République -qu'il dit l'autre-?

Trencar la vergueta comme disent -je l'ai décidé- les radfem occitanes, reste parfois la meilleure chose à faire. Mais est-ce suffisant?

Chef de pub, quel beau métier ... Ah, si demain l'on me confiait certaines campagnes en cette veille de Beltaine ;-)

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Occitanie, #Catharisme, #Féminisme, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 15 Mars 2015

Bûcher de Montségur, Jacques Fauché
Bûcher de Montségur, Jacques Fauché

Demain, c'est le 16 Mars, date anniversaire du bûcher de Montségur, une façon de commémorer cette date, moi qui ne suis un peu loin pour partager, désormais, les réjouissances ......

"De faire un sirventès - sur cette mélodie qui me

convient.
Je ne veux plus tarder - ni longtemps hésiter ;
Et je sais cependant, sans en douter - qu'il attirera sur
moi la malveillance,
Car je fais ce sirventès
Sur les fourbes, les malappris
De Rome, qui est - à la tête de la décadence,
Où tout bien déchoit

Je ne m'étonne plus, -
Rome, si le monde se trompe,
Car vous avez mis le siècle - en tourment et en guerre,
Et prouesse et merci - meurent par vous et sont ensevelis,
Rome trompeuse,
Guide, cime et racine
De tous maux. - si bien que le noble roi d'Angleterre
Fut par vous trahi.

Rome tricheuse, - la cupidité vous égare :
A vos brebis - vous tondez trop la laine.
Que le Saint-Esprit - qui revêtit un corps humain
Entende mes prières
Et brise tes crocs.
Rome, point de trêve avec moi, - car tu es fausse et
perfide
Envers nous et envers les Grecs.

Rome, aux faibles d'esprit - vous rongez la chair et les
os,
Et vous guidez les aveugles - avec vous vers la fosse ;
Vous outrepassez les commandements - de Dieu, si
grande
Est votre cupidité.
Car vous faites, contre denier.
Remise des péchés. - Rome, vous vous chargez
D'un lourd fardeau de mal.

Rome, sachez bien - que votre lâche marchandage
Et votre folie - ont fait perdre Damiette.
Vous régnez à la male heure, - Rome. Que Dieu vous
abatte
Et vous fasse déchoir !
Car vous régnez trop hypocritement
Pour l'argent, - Rome, de race vile, menteuse

À ses engagements.


Rome, je sais en vérité ; - sans aucun doute, que sous
couleur
De faux pardon -, vous avez livré
Au martyre - les barons de France,
Loin, du paradis,
Et que vous avez assassiné,
Rome, le bon roi Louis - en l'attirant loin de Paris
Par vos prédications trompeuses.

Rome, aux Sarrasins - vous faites peu de dommage,
Mais les Grecs et les Latins - vous les envoyez au
carnage.
Dans le l'eu de l'enfer, Rome, - vous avez élu demeure,
Dans la perdition.
Que jamais Dieu ne me fasse
Participer, Rome, au pardon - ni au pèlerinage
Que vous fîtes en Avignon.

Rome, sans motif- vous avez tué maintes gens.
Et il ne me plaît guère - de vous voir suivre une voie
tortueuse.
Car au salut, - Rome, c'est vous qui fermez la porte.
Aussi suit-il un mauvais guide,

Été comme hiver,
Celui qui marche sur vos traces - car le diable l'emporte
Dans le feu d'enfer.

Rome, il est facile - de voir le mal qu'on doit dire de

vous.
Car, par dérision - vous faites des chrétiens des martyrs;
Mais en quel livre - trouvez-vous que l'on doive,
Rome, tuer les chrétiens ?
Que Dieu qui est le pain véritable et quotidien
M'accorde - de voir advenir des Romains
Ce que je désire.



Rome, il est bien vrai - que vous fûtes trop empressée
Aux pèlerinages hypocrites - que vous avez proclamés
contre Toulouse ;
Vous avez trop rogné de mains - à la façon d'une
enragée,
Rome semeuse de discorde.
Mais si le valeureux comte
Vit encore deux ans - la France portera
Le châtiment de vos perfidies.

Rome, si grande - est votre forfaiture
Que vous plongez dans l'oubli - Dieu et ses saints ;
Et vous régnez si mal - Rome fausse et perfide.
Qu'en vous se cache,
Se réduit et se détruit
La joie de ce monde. — Et vous faites grande démesure
A l'égard du comte Raimon.

Rome, Dieu lui vienne en aide - et lui donne le pouvoir
et la force,
Au comte qui tond - les Français et les écorche.
Et en « fait planche et pont » - quand il est aux prises
avec eux ;
Et j'en ai grande joie.
Rome, que Dieu se souvienne
De vos grands torts - et s'il lui plaît, qu'il arrache le comte

À vous et à la mort.

Rome, je reprends bien confiance, - car avant peu
Vous finirez mal -, si l'empereur loyal
Règle habilement son destin - et fait ce qu'il doit faire.
Rome, je vous le dis en vérité,
Votre puissance, nous la verrons
Déchoir -. Rome, que le vrai Sauveur me permette
De voir bientôt cela !

Rome, pour de l'argent - vous faites mainte vilenie,
Mainte chose déplaisante - et mainte félonie.
Vous voulez tellement - régir le monde que vous ne
redoutez rien,
Ni Dieu ni ses défenses ;
Au contraire, je le vois,
Vous faites plus de mal - que je ne saurais dire,
Au moins dix fois plus.

Rome, vous serrez tellement - votre griffe
Que ce dont vous pouvez - vous emparer, vous échappe
difficilement.
Si vous ne perdez bientôt - la puissance, le monde est
tombé
Dans un mauvais piège,
Il est mort, vaincu.
Et le mérite est détruit : - Rome, voilà les miracles
Que fait votre pape.

Rome, que Celui qui est la lumière - du monde et la
vraie vie
Et le vrai salut, - vous donne une mauvaise destinée,
Car vous commettez tant de méfaits, au su de tous, -
que le monde crie.
Rome déloyale,
Racine de tous maux.
Dans les feux de l'enfer - vous ne manquerez point de
brûler,
Si vous ne changez pas vos pensées.

Rome, en la personne de vos cardinaux, - on a de quoi
vous reprendre.
Pour les mortels - péchés dont ils font parler.
Car ils ne pensent qu'aux moyens- de revendre
Dieu et ses amis.
Et la réprimande pour eux reste vaine.
Rome, il est fort écœurant - d'écouter et d'entendre
Vos sermons.

Rome, je suis irrité - de voir grandir votre pouvoir.
Et de voir grande peine - nous accabler tous à cause de

vous.
Car vous êtes l'abri et la source - de la tromperie, de la

honte
Et du déshonneur.
Vos pasteurs
Sont hypocrites et fourbes, - Rome, et qui les fréquente
Fait bien grande folie.

Rome, il agit mal - le pape, quand il dispute
Avec l'Empereur - le droit à la couronne.
Quand il lui crée des difficultés - et pardonne à ses
ennemis,
Car un tel pardon.
Qui n'est pas amené par de justes raisons,
Rome, n'est point convenable; - qui, au contraire,
cherche à en justifier l'auteur,
Demeure honteux.

Rome, que le Dieu de gloire - qui souffrit douleur
cruelle pour nous
Sur la croix, - vous donne une mauvaise fortune.
Car vous voulez toujours - porter la bourse pleine,
Rome aux viles coutumes,
Dont tout le cœur
Est tourné vers l'argent : - Aussi la convoitise
Vous conduit aux flammes éternelles.

Rome, de la rancœur - que vous portez en la gorge.
Naît le suc dont meurt - le monde, et dont il s'étouffe
Avec (trompeuse) douceur au cœur ; - voilà pourquoi le
sage tremble
Quand il reconnaît et voit
Le venin mortel

(Et sa provenance là-bas -: Rome, il vous coule du
cœur !)
Dont les poitrines sont pleines.

Rome, on a bien toujours - entendu dire
Que ce qui vous tient la tête diminuée (de sens) - c'est
que vous la faites souvent raser ;
Je pense donc et je crois - que vous auriez besoin,
Rome, qu'on vous ôtât la cervelle,
Car vous portez un vilain chapeau,
Vous et Cîteaux - qui fîtes faire à
Béziers
Très affreuse boucherie.

Rome, avec un appât trompeur - vous tendez votre filet
Et vous mangez maint morceau mal acquis - quel que
soit celui qui s'en passe.
Car vous portez en vous - avec une mine innocente
d'agneau,
Des loups rapaces.
Des serpents « couronnés »
Nés d'une vipère - et c'est pourquoi le diable prend
soin de vous.
Comme de ses intimes."

Sororellement,

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Publié le 7 Mars 2015

Tomber amoureuse

Tomber amoureuse, c'est perdre le nord,
Se mettre en condition de l'effort,
Parfois écouter Némésis et consort,
Etre la confidente, l'alliée, le réconfort,
Flirter joyeusement entre la vie et la mort,
Naviguer en eaux troubles et espérer un port,
S'enrêver dans les vapeurs de l'athanor.

Tomber amoureuse, c'est écouter ses daïmons,
Mettre sa psyché au diapason,
Devenir maîtresse en ascension,
Emprunter l'escalier en colimaçon,
Se battre contre soi-même, sous l'horizon,
Voir trahir les siens pour quelques émotions.

Tomber amoureuse c'est entendre les voix du monde,
Danser sur de mystérieuses ondes,
Dans la forêt aller cueillir l'osmonde,
Renaître d'imagination féconde,
Et montrer du doigt la lune ronde.

Tomber amoureuse c'est croire au destin,
Ne plus divaguer seule au lit le matin,
Se damner pour un regard ou un câlin,
Se croire éternelle comme un séraphin.

Tomber amoureuse, c'est se faire moins ou plus,
Découvrir patiemment d'autres coutumes et us,
Jouer avec grâce et suspens du stradivarius.

Tomber amoureuse c'est se rendre, les bras en l'air,
Et se laisser prendre pour caresser de nouveaux éthers.

Tomber amoureuse c'est jouter en extasie.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 2 Mars 2015

La miserable astrada.

Je suis la ténébreuse, -la veuve,- l'inconsolée,
La comtesse de Burlats aux créneaux dentelés,
Ma seule étoile scintille encor et mon luth constellé,
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit complice, toi qui m'a consolée,
Rends-moi la Toscane et la vieille étoile d'Étrurie,
Le Trobar qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la tombe où le jasmin à la violette s'allie.

Suis-je Psyché ou Esméralda..., Constance ou Libuše?
Mes reins sont rouges encore de l'étreinte du Roi,
J'ai rêvé dans la grotte où se dresse une acantha.

Et j'ai deux fois, au combat, entendu la mélopée des muses,
Soufflant tour à tour sur la flamme de πρόνοια,
Les soupirs de la daïmone et le cri de la damnée.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Symbolisme, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 1 Mars 2015

"Ange ou démon" par Isabelle Ballie
"Ange ou démon" par Isabelle Ballie

De l'enfant timide et introvertie,

À l'écart du monde endormi,

À la femme qu'aujourd'hui je suis,

J'en ai bravé des dangers,

Guettant toujours l’inavoué,

Le silencieux, l'indicible secret,

De ma psyché métamorphosée ;

Le rêve toujours prend la pause,

Dans mes pensées et mes proses,

Me laissant tremblante sans ma dose,

Satisfaisant mon gout pour l'aventure,

Et pansant la moindre blessure,

Faignant des airs de désinvolture.

Cent fois j'ai rêvé de l'amour,

Jamais lésée au lever du jour,

Retrouvant l'âmant, le troubadour,

Épris de tendres passions idéalistes,

À la profession de foi humaniste,

Rompu aux expériences des alchimistes...

Je l'ai rêvé dès l'adolescence,

À chaque trahison ou inconscience,

J'ai tenu le fil et la distance,

Dans le fol espoir de vivre cette hérésie,

Ce désir pressant d'accalmie,

Une nuit, foudroyée par l'agnosie.

Maintenant que je me suis trouvée,

Livrée jusqu'aux sangs de la maternité,

Féministe accomplie et éhontée,

Il te faudra remonter l'estey sinueux,

Me retrouver sous les cieux,

Pour déguster l'alcool capiteux.

Car j'ai encore beaucoup à faire,

Pour extatiquement satisfaire,

Les sens ennoblis de l'archère ;

Goûter aux jeux à saveur inconnue,

Bas couture sur ma peau nue,

Complicité et confiance absolues,

Loin des fourberies avilissantes,

Loin des paroles blessantes,

Loin des manigances anéantissantes ;

Plus près du choeur de Déméter,

De l'echo de ma voix et de mon éther,

Comme un complot entre ciel et mer.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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Publié le 23 Février 2015

"La légende d'Eros et Psyché" Angélica Kauffmann
"La légende d'Eros et Psyché" Angélica Kauffmann

50 nuances de gris sous mes doigts,
Sa tignasse ébouriffée sur la soie,
Qui glissait le long de la cambrure de mes reins,
Ou crissant sous ses doigts libertins ...
Jamais au fond de ses yeux l'inquiétante lueur,
L'instinct de domination du prédateur,
Juste un désir ardent éclipsant la raison,
Initiant les jeux de deux corps au diapason ;
Le souffle court, les lèvres caressantes,
Monts et merveilles, caresses troublantes,
Autre, toujours estimée comme le précieux sel,
De l'alchimiste fou découvrant l'or immatériel ;
Je reconnais bien là son caractère fort,
Son tempérament fougueux et le décor,
De nos éclats de voix quand la tension monte,
Sans la moindre violence, jamais, en acompte ;
L'un qui ne cherche pas à soumettre ou humilier,
Sait que l'autre plus encore à donner :
Des instants amantins aux extases éclatantes,
Et la journée durant, ces souvenirs nus, hantent,
De l'audace d'un âmant joueur et attentionné,
Aux rythmes endiablés d'une chevauchée,
Laissant les corps passablement épuisés,
Sans frustration ni honte et un gout de plaisir partagé.

Sororellement,

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Publié le 23 Décembre 2014

La grande [Droit de réponse d'Al-Lāt اللات ]

J'embaume le Persan Jasmin à des nuées à la ronde,
Celles qui ont succombé à mes célestes et mystérieuses ondes,
Ont soulevé l'Orient au début des années deux mille,
La colère mena la révolution des femmes et des filles,
Violée, excisée, lapidée, cachée, défigurée à l'acide,
Je suis la grande déesse, celle de la féminité, apatride,
Et je rompt la glace, pour Lune et l'Autre, que nul ne devine,
Délivrant des enfantements psychiques aux profondeurs abyssines.

Sur mon tapis volant, d'Orient, elles se prédestinent au voyage,
Qui les mèneront à bon port, nuit comme jour, quel qu'en soit l'âge,
Celui qui les verra, debout, rebelles à la loi et à l'ordre établi,
Quand elles viendront chercher en Occident un alibi,
Pour qu'en Iran, pays du soleil, enfin, librement elles se dévoilent,
Que les Saoudiennes conduisent sans l'accord d'un mâle,
Que Malala puisse insuffler aux filles le droit de s'instruire,
Et qu'ensemble nous puissions échafauder les plans de l'avenir.

Isis, Sammuramât, ils veulent convertir de force l'Europe,
Qu'ont-ils donc au fond de l'âme; provoquer ainsi le cyclope,
Nuirait aux pacifistes savants, frères de coeur, à la tradition,
Mais n'ont-ils donc aucune intégrité, bonté divine, aucune raison,
Pour épouser ainsi les frénésies du diable, et sa décadence,
Pensent-ils que les Occidentaux vont passer sous silence,
La violence qu'ils savent et que tous les jours ils constatent,
Les affrontements sont imminents, quelle qu'en soit la date.

Ishtar, Nisaba, n'avez-vous donc pas un sort évoquant un djin,
Nous devons contribuer à la paix dans nos attributions divines,
Tout en feignant la soumission, car nous n'aurons la puissance,
Qu'en volant des lames aiguisées, quelle aberrance,
Car nous devons défendre celles qu'ils tiennent en esclavagisme,
Combattant armes au poing, tête haute par notre activisme,
Que soient libres les femmes Yézidis, de leur vie, leurs mouvements,
De choisir l'expression de leur foi, leur toit, et leurs hommes évidemment.

Ô mes soeurs de sang, sinon, il vous reste l'astrolabe,
Pour prendre les mesures du ciel dans votre langue Arabe,
Et nous dire si vous maintenez le port du foulard ou non,
Et s'il vous plait ne me dites pas que là n'est pas la question,
Car savoir, à nos yeux, la haine et l'attirance pour les femmes,
Malgré tout génies impures et viles tentatrices infâmes,
Car demain nous devrons ensemble nous accorder,
Et vivre main dans la main le printemps des effrontées.

Sororellement,

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Publié le 6 Décembre 2014

D'une artifex à l'autre.

Étrangement, je ne veux pas de toi, mais je t'attends ;
Je t'attends comme se seraient perdus deux amants,
Je t'attends au crépuscule, l'oeil lucide sur mon céans,
Je ne veux pas de toi mais je t'attends, impatiemment.


Qui seras-tu, d'où viens-tu? Quelle aura été ta vie?
Sauras-tu t'approprier le rythme effréné de mes envies?
Apprivoiser mes vieux démons et ma douce folie?
T'adapter à mes oraisons, mes ennemis?


Il y aura les cicatrices, celles que tu verras, sur mon corps,
Et les invisibles, celles de feu mon âme, ô triste sort,
Qui l'a vue s'éloigner et se perdre dans l'athanor?
Le Temps seul pouvant transformer le plomb en or.


Je te vois bienveillant, tendre et tes attentions,
Me libéreront de ces longs mois d'hibernation,
Sur des mélopées exquises, alors nous écrirons,
Notre histoire à la plume, le coeur au diapason.


Mais comment te reconnaître je n'ai pas de cadran,
Sois certain que je ne te regarderai pas vraiment ;
Je ne scille plus, même à l'ombre du prince charmant,
Je ne sais de ta vie ... si tu es artifex et seul artisan.


Il y aura les cicatrices, celles que tu verras, sur mon corps,
Et les invisibles, celles de feu mon âme, ô triste sort,
Qui l'a vue s'éloigner et se perdre dans l'athanor?
Le Temps seul pouvant transformer le plomb en or.


M'attacher sera difficile, aujourd'hui j'ai deux enfants ;
Des années de souffrances invincibles, jusqu'à présent,
Qui noircissent un peu tout ce que je regarde, absorbant,
Les joies simples que je redécouvre enfin, secrètement.


Mais je sais que tu es mon accroche-coeur, mon aubaine,
Le démon de minuit de ma crise de quarantaine,
Que j’oublierais mon sol désolé par tant de haine,
Mon émoi me rendra de ces instants souveraine.


Il y aura les cicatrices, celles que tu verras, sur mon corps,
Et les invisibles, celles de feu mon âme, ô triste sort,
Qui l'a vue s'éloigner et se perdre dans l'athanor?
Le Temps seul pouvant transformer le plomb en or.

Sororellement,

Spéciale dédicace à mon ex, et non, ce n'est pas lui que j'attends ;-)

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Musique et Poésie, #Trobairitz&Trobadors

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