Trobairitz Catalane pleurant la perte de l'être aimé.

Publié le 13 Septembre 2013

Trobairitz Catalane pleurant la perte de l'être aimé.

Au hasard du feuilletage, je suis tombée hier, en découvrant l'ouvrage de Delphine Aguilera "Femmes poètes du Moyen-Age, les Trobairitz" (page 152) sur un planh de Trobairitz anonyme, en Catalan dans sa langue d'origine, mais traduit en Français.

"Le coeur triste, dévoré d'inquiétude,

Les yeux pleins de larmes, m'arrachant les cheveux,

En poussant de gros soupirs, hélas, je prendrai congé

De Fine Amor et de tous ses conseils :

Car il ne me plait pas d'aimer homme au monde

Désormais ni de lui manifester mon bon vouloir,

Puisque la mort cruelle m'a ravi Celui a qui

Sans nul déplaisir je voulais plus de bien qu'à moi-même

Et c'est pourquoi j'ai ce comportement

Désespéré, que j'aurai chaque jour,

Et, le visage triste, je ferai comprendre

A tous ceux qui m'entourent

Qu'ils n'ont plus besoin d'avoir en moi nulle espérance

Mais peuvent bien aller chercher ailleurs

Une Dame qui les aime et leur accorde son amitié :

Car moi je me sépare de Joie et d'Amour ..."

Amistats et Sororellement,

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Trobairitz&Trobadors, #Féminisme, #Symbolisme, #Musique et Poésie

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