feminin sacre

Publié le 9 Février 2014

S'il est un milieu éminemment masculin, c'est bien celui des médias -presse, télévision, radio, internet- à quelques exceptions près. Véritable centre névralgique de notre Société, c'est grâce à eux que sont relayées les informations locales ou mondiales (ce qui n'est plus exactement le cas aujourd'hui grâce aux blogs personnels et aux réseaux sociaux), que sont lancées les modes, que sont véhiculés l'art et la culture, les idées politiques et religieuses, que sont manipulées les masses, comme c'est le cas actuellement en ce qui concerne les polémiques autour du genre, voile opaque minimisant l’oppression féminine face aux intégrismes religieux guidant les droites extrêmes.

Prenons ben conscience que la femme, telle que nous la trouvons dans les publicités (quand ce ne sont pas de toutes jeunes filles de 12, 13 ou 14 ans) est un produit marketé visant donc à la consommation. Mais l'argent n'est pas le seul moteur à l'objétisation de ce genre féminin mannequin, maltraité par le milieu de la mode. Le fantasme masculin phallocrate permet ainsi de nourrir des rivalités entre les filles, car, en divisant, il peut régner en maître et ébranler la cohésion féminine qui nous permettrait pourtant de nous imposer brillamment et en force dans toutes les sphères représentatives du pouvoir.

Sournoisement et insidieusement, les hommes sculptent donc un, voir plusieurs modèles féminins selon leur imaginaire malade. Tiens, cela me souvient le mythe d'Adam délaissant Lilith, libre et faite d'argile tout comme lui, pour se faire une Ève selon ses propres mesures et désidératats. Ainsi en va-t'-il de la complémentarité : moitié et moitié ne font qu'un, c'est ce qu'il est dit du mariage (culte garantissant à l'homme la soumission de l'épousée). Alors que chez moi, 1 + 1 font deux, mais deux est un 3. Nous disions donc, les "hommes" créent leurs fantasmes féminins à la plastique plus que parfaite (retouchée par des logiciels) et hypersexualisés (sois belle, sensuelle et tais-toi) et ces créatures envahissent les médias, inspirant les jeunes filles forgeant leur personnalité ou culpabilisant les femmes normales, moins superficielles, plus évoluées, ne vouant pas un culte à leur corps. Oui, la beauté est toute relative, et oui, moi aussi je préfère regarder des courbes plus esthétiques que mes bourrelets et mes vergetures. Parce que je suis conditionnée par les stéréotypes de la beauté, transmis par les médias et donc les hommes. Si certaines se font refaire la bouche, les seins, se mettent au régime, se vernissent les ongles, s'épilent, se découvrent, c'est surtout pour leur plaire, quoi qu'elles en disent. Ainsi les efforts, en séduction, ne sont pas égaux entre femmes et hommes, car les femmes sont éduquées afin de (se) donner et cette générosité inclut le sens et la profondeur du pardon. Ce qui me pose un cas de conscience car cette trame inconsciente est le fait religieux des attributs de la dite Vierge Marie ou d'autres déesses à l'imago maternelle. Les femmes, ainsi, sacrifient ce qu'elles sont afin de répondre à ce que la norme sociale, savamment édifiée en androcentrisme, attend d'elles.

Alors Messieurs, pour plus de justice, comment vivriez vous que nous vous mettions en concurrence déloyale juste pour vous donner l'impulsion de répondre à nos pulsions, même les plus mortifères? Que nous vous dévalorisions au point de ne plus voir en vous qu'un objet marketing interchangeable? Que nous ne nous intéressions plus à qui vous êtes réellement afin de projeter un fantasmagorique idéal masculin que nous définirions nous-mêmes? Que nous arrêtions tout effort afin de vous plaire (ou de sympathiser) et de communiquer avec vous? Que nous vous mettions en compétition afin de savoir ce que vous valez? Que nous prenions de grande décisions sans même vous consulter? Que nous vous interdisions d'être libres? La liste est longue, il suffit d'inverser les rôles...

Mieux vaut s'écouter et être une femme de confort qu'une conquête de réconfort...

Sororellement,

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Publié le 6 Février 2014

ABC

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Do Ré Mi

Si certain(e)s sont réfractaires aux grands virages s'imposant -tous les mille ans, comme dirait l'Autre- aux individualités les plus avisées de notre société, c'est simplement qu'elles/ils sont asservis, dans la masse, par des objecteurs de conscience qui regardent, bien égoïstement, avant tout autre chose, leur intérêt ainsi que leur confort personnel.

Je connais des anti-féministes, quelque peu couard(e)s, qui iront jusqu'à dire que nous sommes l'incarnation du malin éternel, grandes démones dominatrices et castratrices dans l'absolu, et que nous pervertissons les moeurs en cherchant à corrompre les bonnes âmes des troupeaux. Or il n'en est rien : au sujet de l'égalité, il n'est question que de droits ainsi que de devoirs. Et la liberté est un droit fondamental de l'être humain. Celle de penser, de dire, et d'agir, que ce soit conformément aux idées reçues et à la norme sociale ou non.

Non, toutes les féministes ne veulent pas s'emparer du pouvoir afin de soumettre et d'objétiser les hommes, d'ailleurs, celles-ci n'en sont pas, en réalité, des féministes. Ce sont des perverses narcissiques, ne pas confondre. Non, toutes les féministes ne veulent pas édifier un monde entre femmes et pour les femmes, non ; les vraies veulent un monde plus juste pour les filles ainsi que les femmes. Non, toutes les féministes n'oeuvrent pas pour et au nom de l'homosexualité, bien qu'elles défendent, aussi, les droits d' être humains à une sexualité différente afin que leur dignité soit respectée. Oui, le féminisme, pour qui ne connait pas les femmes, c'est une somme d'à priori qui peut rendre phobique, voir sexiste et misogyne.

Le changement, c'est maintenant. Quelles sont mes attentes, en tant que femme, pour vous donner un exemple de ce qu'est le féminisme? En premier lieu, être libre de penser, de dire et d'agir car, dans la mesure ou je fais mon possible afin de ne pas être malveillante, même si je trouble l'ordre moral, je ne représente un danger pour personne. Ensuite, j'aimerais pouvoir trouver du plaisir à prendre soin de mon corps et me vêtir comme je le souhaite sans être victime de sexisme ordinaire dans la rue. J'aimerais aussi pouvoir sortir seule et danser, ou non, en paix. A compétences égales, je veux que mes qualités humaines soient pourtant reconnues et valorisées par le système androcentré et phallocrate et pouvoir prétendre à un poste et un salaire souvent réservés aux seuls hommes. Je veux pouvoir vivre sereinement avec ma sensibilité sans qu'elle ne soit exploitée par les monstres au pouvoir. Je veux que les violences et injustices vérifiables que j'ai subi soient condamnées par la justice. Je veux partager les affaires domestiques, recevoir autant que je donne et ainsi donner plus... Alors, qui a dit que le féminisme était castrateur?

L'égalité entre homme et femmes n'est impossible qu'à cause des stéréotypes genrés humiliant perversement les femmes, qui ne sont pas une sous espèce crée afin de divertir ces Messieurs, comme beaucoup se plaisent encore à le penser.

Amistats et Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Féminin Sacré

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Publié le 6 Février 2014

Tiens, le gouvernement s'agiterait autour du droit des pères. BLASPHÈME !!! Non, ces géniteurs, violents, manipulateurs, pervers, sadiques et narcissiques, ne seront jamais de bons pères, au sens propre du terme, même s'ils font les pitres en haut des grues afin d'attirer l'attention sur les mouvances intégristes et misogynes du royal gang masculiniste. Ils sont justes bons à nous rétrocéder leur sperme pour leurs qualités physiques (le cerveau est bien un élément corporel), mais ne valent pas plus que tous ces faschistes foulant le pavé au nom de la famille dite traditionnelle. Je pleins autant d'étroitesse d'esprit et de manque d'intégrité car ils sabotent les droits des pères aimants qui s'usent et souffrent au nom de l'amour qu'ils portent leurs enfants, et non afin de détruire leurs ex, voir de les pousser en HP ou au suicide. Il en va ainsi du patriarcat qui est entrain de s'effondrer sur lui même tant les armes et stratégies de ces lâches et faibles dégénérés mentaux sont reconnaissables. C'est qu'ils jouent contre leur camp, ces idiots utiles du Ministère des Droit des Femmes.

Ces associations dites masculinistes cachent, défendent et protègent des hommes violents, sectaires, et même incestueux. Hommes, révélez-vous et combattez avec les féministes.

Les enfants ont besoin de héros et d'héroïnes ordinaires, capables de sincérité et d'actes relevant d'un amour vrai non fondé sur des rapports corrompus par le gout du pouvoir et de la domination, mais ils ont aussi besoin de repères et de bornes d'adultes intelligent(e)s qui ne leur mentiront guère toute leur enfance durant. Fini le temps où la violence était impunie et où l'on imposait le silence aux victimes.

Pour ma part, je suis totjorn aussi solidaire des FEMEN, et défendrai leur liberté d'agir et de s'exprimer autant que faire se peut. Pourtant, je suis chrétienne et l'Art Sacré me donne des ailes ; mais, de toute évidence, c'est parce que je suis une femme libre de penser par moi-même qu'elles ne me choquent pas.

Ce que mères et filles pardonnent, femmes ne pardonnent point. Faut-il que nous nous fassions Justice nous-mêmes? En chacun(e) sommeille une psychopathe...

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminicides, #Féminin Sacré, #Femen, #Société

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Publié le 2 Février 2014

En cette lune noire d'Imbolc, alors que l'érotisme, fantasmé par les hommes en mal de féminité devient à la mode, notamment sur les réseaux sociaux, non sans danger puisque, il faut rappeler que cette pratique vise, surtout, les plaisirs charnels sains et partagés et que tout le monde n'est pas à même de savoir sublimer ses désirs (sa libido) ce qui peut générer troubles, tensions agressives, souffrances (n'oublions pas que la psychopathie est, par définition, une souffrance de l'âme) ou déviances. Donc, les hommes se plaindraient de notre manque de féminité. Or que savent-ils du sexisme ordinaire très agressif que nous essuyons à chaque coin de rue quand nous prenons, justement, soin de notre corps et de notre féminité (complexe de Frollo très largement répandu) ? Que savent-ils de nos blessures et colères quand nous lisons des commentaires du genre "la féminité à l'état pur" sous une photo d'une femme dénudée et à la silhouette parfaite? Que savent-ils de la féminité, en dehors de ce qui les fait fantasmer? A quoi jouent ces femmes qui s'amusent à les faire fantasmer si ce n'est pour se nourrir de leur éros afin d'en tirer profit et supériorité? Et elles, ils, voudraient nous guider vers ce qu'ils considèrent être comme l'expression d'une sexualité libérée, plus mature? Quelle est la place des sentiments dans ces jeux précis? Mon corps n'est pas un objet dédié au plaisir masculin et le désir des hommes, quand il est dénué de sentiments, m'agresse et m'indispose. Je ne suis pas une femelle, et, si je manque effectivement de confiance parfois, je ne ressens pas le besoin d'être désirée afin de me sentir être, exister, ou aimée. Ces jeux de rôles, très connotés et fortement stéréotypés démontrent la bestialité ainsi que la prégnance de la domination dans les rapports dits humains.

La frustration sublimée, elle, en effet nourrit l'âme, et il y a un certain nombre de règles à ce jeu là : un Amor vrai, propre, conscient et réciproque (essentiel afin de ne pas tomber dans du sado-masochisme), c'est le minimum requis. Qui cherche trob'art , et je ne doute point de me délecter l'esprit avec l'ouvrage "L'érotique des Troubadours" de René Nelli.

Messieurs, aimez les femmes pour ce qu'elles sont plutôt que de vous aimer vous-mêmes, vous verrez que vous ne manquerez de rien, et que vous n'éprouverez pas le besoin d'aller voir ailleurs afin d'assouvir certains désirs, besoin dont vous nous faites porter la faute, depuis la nuit des temps. Cessons d'inverser les rôles, lles amoureux savent se dire ce dont ils ont envie, et faire ce qui nourrira leur couple. En revanche, si votre femme, mère de vos tris enfants, empêtrée entre le bureau, les affaires domestiques et l'éducation des enfants ne cherche pas à vous séduire, que vous demandez pourquoi et lui en tenez rigueur, allez d'urgence chez un psy, ou prenez le balais et donnez lui un coup de main, non sans amour, afin de la soulager ... Les femmes savent sublimer, bien mieux que les hommes et bien plus qu'il n'y paraît.

On dit les femmes compliquées ... Mais s'ils avaient conscience que c'est autre chose que leurs pulsions sexuelles qui les animent réellement, les révèlent, et les relèvent -et dont ils ont envie- ils envisageraient d'autres options que les fantasmes de prostitution légalisée où le féminin est avili et le corps de la femme objétisé afin de prendre -sans donner- de plaisir. L'hyper sexualisation ne sert qu'à abrutir les masses qui deviennent ainsi plus manipulables. Non les hommes ne sont pas qu'une moitié basse du corps mais les mâles si. Et inversement. Pourtant, croyez moi j'aime le sexe qui serait un anti dépressif puissant (tiens, en temps de crise, quoi de mieux?) ; mais la tournure que prennent les évènement m'indispose au plus au point. Le diktat des phéromones et du sexe facile, mode lancée par des prétendus hommes qui ne sont que des mâles en réalité ... j'ai honte de l'espèce "humaine" qui régresse, comme si la prostitution ainsi que la pornographie (dérivant parfois vers le viol, l'inceste et la pédophilie) les piliers du patriarcat, n'étaient que les seules réponses aux difficultés d'évolution de la psyché vers une pacification et une humanisation des moeurs. Et c'est dangereux car animalité, gout du sang ainsi que prédation y sont associé. C'est très clair comme observation. Mais que personne ne se sente visé ; quoi que. Maudit complexe madone et catin!

J'aurais bien développé un peu plus, mais je garde l'essenciel pour mes plaisirs personnels ;-)

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Sexualité, #Société, #Religion, #Symbolisme, #Féminin Sacré, #Catharisme

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Publié le 20 Janvier 2014

De Gérard de Nerval à la baronne Dudevant, Amantine Dupin (George Sand)

A Madame Sand

"Ce roc voûté par art, chef-d'oeuvre d'un autre âge,
Ce roc de Tarascon hébergeait autrefois
Les géants descendus des montagnes de Foix,
Dont tant d'os excessifs rendent sûr témoignage."

O seigneur Du Bartas ! Je suis de ton lignage,
Moi qui soude mon vers à ton vers d'autrefois ;
Mais les vrais descendants des vieux Comtes de Foix
Ont besoin de témoins pour parler dans notre âge.

J'ai passé près Salzbourg sous des rochers tremblant ;
La Cigogne d'Autriche y nourrit les Milans,
Barberousse et Richard ont sacré ce refuge.

La neige règne au front de leurs pics infranchis ;
Et ce sont, m'a-t-on dit, les ossements blanchis
Des anciens monts rongés par la mer du Déluge.

Gérard de Nerval

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Catharisme, #Figures féminines

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Publié le 20 Janvier 2014

Avec tout l'amour que je voue aux véritables hommes de foi, je vous envoie un travail.

Suspens&compagnie.

1/Le quel des deux est le plus pur? Le plus vrai? Elle, ou lui?

2/La quelle des deux est la plus pure, la plus vraie?

3/Ces violences et dualités ne serait-elles pas des problématiques exclusivement véhiculées par le patriarcat, la misogynie, l'androcentrisme, la phallocratie?

4/Phoebus est-il un homme fiable et digne de l'amour que lui portent Esmeralda ainsi que Fleur de Lys?

5/Pourquoi Le roman Notre-Dame de Paris sort-il en librairie le 16 mars 1831?

6/La Cour des Miracles existe-t'elle?

7/Esmeralda, l'émeraude. Valeur symbolique de la pierre?

 

Visuel, une carline d'acanthe. J'attribue ce chardon au martyre de Marie-Madeleine.

 

Je vous souhaite une année 2014 studieuse.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Société, #Sexualité, #Catharisme

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Publié le 19 Janvier 2014

Olympe de Gouges la Languedocienne et la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Septembre 1791

LES DROITS DE LA FEMME (extraits).

***

HOMME, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique. (...)

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous. (...)

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne. (...)

DÉCLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE (extraits).

IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix de la nature et de la raison. (...)

XIII.

Pour l’entretien de la force publique, & pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie. (...)

POSTAMBULE (extraits).

Dans cette sorte d’antithèse, que de remarques n’ai-je point à offrir ! je n’ai qu’un moment pour les faire, mais ce moment fixera l’attention de la postérité la plus reculée. Sous l’ancien régime, tout étoit vicieux, tout étoit coupable ; mais ne pourroit-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n’avoit besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédoit ces deux avantages, elle voyoit cent fortunes à ses pieds. Si elle n’en profitoit pas, elle avoir un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portoit au mépris des richesses ; alors elle n’étoit plus considérée que comme une mauvaise tête ; la plus indécente se faisoit respecter avec de l’or ; le commerce des femmes étoit une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avoit encore, la révolution seroit perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l’homme achete, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique. La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes mêmes de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? (...)

Je voudrois encore une loi qui avantageât les veuves et les demoiselles trompées par les fausses promesses d’un homme à qui elles se seroient attachées ; je voudrois, dis-je, que cette loi forçât un inconstant à tenir ses engagements, ou à une indemnité proportionnelle à sa fortune. Je voudrois encore que cette loi fût rigoureuse contre les femmes, du moins pour celles qui auroient le front de recourir à une loi qu’elles auroient elles-mêmes enfreinte par leur inconduite, si la preuve en étoit faite. Je voudrois, en même tems, comme je l’ai exposée dans le bonheur primitif de l’homme, en 1788, que les filles publiques fussent placées dans des quartiers désignés. Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des moeurs, ce sont les femmes de la société. En restaurant les dernières, on modifie les premières. Cette chaîne d’union fraternelle offrira d’abord le désordre, mais par les suites, elle produira à la fin un ensemble parfait.

J’offre un moyen invincible pour élever l’âme des femmes ; c’est de les joindre à tous les exercices de l’homme : si l’homme s’obstine à trouver ce moyen impraticable, qu’il partage avec la femme, non à son caprice, mais par la sagesse des lois. Le préjugé tombe, les moeurs s’épurent, et la nature reprend tous ses droits. (...)

***

Sororellement,

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Publié le 18 Janvier 2014

Religions, femmes, et édification de notre Société.

La materia prima de l'inconscient collectif, en ce qui nous concerne, ici -mais comme partout ailleurs-, est misogyne. Le tissus mythique et mythologique, pour qui creuse sa psyché ainsi que les spiritualités plus qu'il n'édifie son mental, son corps et sa parole afin d'en extraire du pouvoir -c'est à dire de vouer un culte à sa petite personne- est désespérément avilissant pour les femmes. La faute ... aux mères, bien qu'elles ne soient pas, bien entendu, les seules à éduquer leurs garçons. C'est en ce sens que les stéréotypes de genres doivent être combattus ; car non, amis du Printemps Français, les "Princes Charmants" n'existent pas et les valeurs chrétiennes et chevaleresques sont mises à rudes épreuves, surtout quand elles sont portées par une femme, dans notre société patriarcale ou le pénis est le centre du monde, responsable de toutes les guerres ainsi que de tous les maux qui en découlent. La faute aux ... pervers et misogynes Απόστολος (apôtres, c'est à dire "envoyés") faisant prêcher l'εὐαγγέλιον (euangélion, c'est à dire "bonne nouvelle") dans les chaumières et se réunissant en conciles depuis 2000 ans afin de définir qui a une âme -afin qu'elle soit asservie-, qui est chrétien et a le droit de s'exprimer, voir de vivre, ou pas. Mais au juste, quelle est cette bonne nouvelle annoncée souvent par la ruse et la force ; l'inquisition est Romaine, donc catholique et ils adorent persécuter : Païens, Bogomiles, Manichéens, Vaudois, Tisserands, Cathares, Templiers, Sorcières, Franc-Maçons (homosexuels et femmes aujourd'hui...)? Ben que dieu est amour, c'est limpide, non? Mais ne pas croire que seuls les catholiques prêchent de cette manière la bonne nouvelle, surtout quand ils sont face à nous, les femmes et qu'ils redoublent de violence juste pour le plaisir de nous soumettre. C'est une technique ancestrale : la manipulation perverse et narcissique. Tiens, c'est curieux qu'il y ait une recrudescence de ce type de pathologie actuellement, et que ce soient essentiellement les femmes qui en pâtissent, non? Le diable, ce menteur. "Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge." Jean 8/44.

Nombreux sont ceux qui ont une image de la femme essentiellement maternelle. La Vierge. Celle qui pleura au pied de cette satanée croix tant elle se sentait impuissante et opprimée. C'est culturel, et cultuel. Passivité et soumission ; certes, tendresse, affection et bienveillance. Mais passivité, virginité, soumission, pureté, sainteté, non, ce n'est vraiment pas le modèle féminin par excellence. Bon sang, que de souffrances et d’incohérences dans cette bible! Et après l'on s'étonne que de nombreux rapports-humains soient infantilisants, ne soient que le fait de projections et souvent sado-masochistes ...

Je n'adhère pas avec les courants féministes issus du paganisme défendant surtout l'émancipation sexuelle, je connais mieux que les plaisirs faciles : l'exaltation des sens et les vibrations de l'âme liées aux sentiments plus nobles et plus profonds. Pourtant, j'aime jouir et je jouis d'ailleurs quand je le veux. Mais sachez que les hommes sont ravis de pouvoir baiser, se vider les couilles, trouver un peu d'affection ou de sensualité comme ils le souhaitent, surtout avec les plus jeunes d'entre nous, pensez-y. Leur façon de se venger de notre combat contre la proxénétisme et l'objetisation du corps des femmes pour leurs propres plaisirs. Ils sont bien plus narcissiques et egocentrés qu'il n'y parait. Hélas, me disait mon psychiatre, les HP sont fait pour celles et ceux qui souffrent. Attention, les opposition fermes les rendent violents en tous points. Certaines risqueraient de se faire prendre à leur propre piège, car coalition politique et religieuse, il y a.

Quant à nos incantations, proses, évocations et vocalises, qu'elles les fassent fuir, ce n'est pas le moment de faire la paix, ils nous manipulent à l'affect, et c'est vieux comme le monde : ce que mère pardonne, femme ne pardonne point ;-)

Le mythe d’Éros et Psyché (Ψυχή, âme), dans les Métamorphoses d'Apulée, est l'un des moins misogynes qu'il m'ait été donné de rencontrer.

Oh, mon con-joint ne souhaite pas que je m'adonne à l'escrime médiévale avec des hommes [si non, il va s'adonner à la danse orientale avec des femmes] ... Chez moi, avec complicité, affection et sans éros, c'est d'une facilité extraordinaire. Quand on ne veut pas être ambigu(ë), on ne l'est pas ; si les hommes ne maîtrisent point leurs pulsions sexuelles, c'est que les femmes sont supérieures à eux dans ce domaine. De la même façon, un "bonjorn" souriant à un inconnu n'est pas nécessairement signe d'attirance sexuelle ou sentimentale ou une invitation à plus si aff. Les hommes manquent souvent d'éducation. Mères que faites-vous? C'est donc que ce n'est pas l'homme qu'il me faut.

L'Amor, pour moi, et tout ce qui en découle, est un Feu de Joies Sacré.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Féminicides, #Sexualité, #Société, #Symbolisme

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Publié le 17 Janvier 2014

Libre d'avorter grâce à mon aînée Simone Veil et pourtant, j'aime mes enfants...

AMERTUME DE L’ABSINTHE.

***

Dans l’Âtre du foyer, de brindilles en bûches,

Noos décortiquons ces troncs mis à mal par les colères tempestueuses,

Et exploitons ce bois sec célestin, mort, au sol.

La terre, elle, fertile et féconde, nourrit les jeunes pousses

Dont les ramifications ne peuvent puiser les eaux en profondeur,

Et les astres veillent au souffle régénérant des forêts enchanteresses.

Ici la terre est meuble et agréable à malaxer, elle serait faite d'argile,

Les limons et les sables se trouvant sur les pentes escarpées,

Les rivages et les déserts, où Lillith, dans son antre, désespère.

Réconcilier les âmant(e)s ainsi que les âmi(e)s maudit(e)s

Par l'orgueil et les tentations du diable.

La connaissance du bien et du mal, seule, libère les consciences,

Et les martyr(e)s, témoins du mal, enhardissent leur rébellion,

Afin d'oeuvrer pour un Opus commun, au nom de l'Humanité.

***

Il n'est pas envisageable que le droit d'avorter en toute sécurité, l'un des plus fondamentaux en ce qui concerne les femmes, -combat durement et rondement mené par Simone Veil et les siennes le 17 Janvier 1975- puisse être remis en question dans le pays des droit des Hommes. Je peux entendre que certain(e)s puissent être pleins d'empathie pour les embryons ainsi que leurs âmes, mais si l'âme existe, elle ne meurt pas, et s'incarne dans un autre corps si tôt que son hôte perd la vie. Le libre choix d'avorter garanti aux femmes, sur le territoire Français, contribue à les faire libres de toutes entraves et conditionnement patriarcal. Nous ne tenons pas à revenir à l'ancienne et risquer nos vies avec des aiguilles à tricoter bien que je puisse entendre que certain(e)s soient choqué(e)s par celles qui prennent le risque d'avorter à répétition plutôt que d'envisager un contraceptif. Il est à rappeler que si l'interruption volontaire de grossesse est un droit durement acquis, elle n'en reste pas moins une décision ainsi qu'un acte douloureux que l'on ne prend pas à la légère et qui a des conséquences.

De tout mon coeur avec les Espagnoles.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Féminicides, #Féminin Sacré, #Manipulation, #Symbolisme

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Publié le 27 Décembre 2013

Sospirs&Suspens. Bieris de Romans, Na Maria ***

"Na Maria, pretz e fina valors,
e.l gioi e.l sen e la fina beutatz,
e l'acuglir e.l pretz e las onors,
e.l gent parlar e l'avinen solatz,
e la dous cara, la gaia cuendanza,
e.l douz esgart e l'amoros semblan,
ce son en vos, don non avetz egansa,
me fan traire va vos ses cor truan.

Per ce vos prec, si.us platz, ce fin'amors

e gausiment e douz ultimaz

me puosca far ab vos tan de socors

ce mi donetz, bella domna, si.us platz,

so don plus ai d'aver giaoi esperansa ;

car en vos ai mon cor e mon talan

e per vos ai tut so c'ai d'alegransa,

e per vos vauc mantas ves sospiran.

e car beutatz e valors vos onransa

sobra tutas, c'una no.us es denan,

vos prec, si.us platz, per so ce us es onransa

ce non ametz entendidor truan.

Bella domna, cui pretz e gioi enansa,

e gent parlar, a vos mas coblas man,

car en vos es saess'e alegransa,

et tot lo ben c'om en dona deman."

TRADUCTION :

Dame Marie, mérite et fine valeur,
"Joy" esprit et rare beauté,
Votre façon d'accueillir et de faire honneur, votre Prix,
Votre doux langage et votre aimable conversation,
Votre gentil visage et vos manières enjouées,
Votre doux regard et vos mines amoureuses,
Toutes ces qualités qui sont vôtres et qu'on ne saurait égaler
Ont attiré vers vous mon coeur sans nulle vilénie.

C'est pourquoi je vous prie, s'il vous agrée, que Fine Amour

Et plaisir et douce Bonté

Puisse m'être auprès de vous d'un tel secours

Que vous consentiez à me donner, Belle Dame, s'il vous plaît,

Ce dont j'espère avoir le plus de Joie.

Car c'est en vous que j'ai mis mon coeur et mon désir,

Par vous que j'ai tout ce qui est en moi d'allégresse,

Pour vous que je vais poussant maints soupirs.

Et comme la beauté et le mérite vous élèvent

Au - dessus de toutes les femmes, et qu'aucune ne vous surpasse,

Je vous prie, s'il vous plaît, et parce qu'il y a de l'honneur,

De ne pas accorder votre amour à un amant grossier.

Belle dame, en qui Prix et Joie s'exaltent,

Ainsi que gentil langage, à vous j'adresse mes strophes.

En vous résident gaîté et allégresse

Et tout le Bien qu'une femme peut faire désirer.

BIERIS de ROMANS.

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