figures feminines

Publié le 29 Décembre 2020

[δύσφορος/dysphorie]

La dysphorie est une affection de la psyché, une affliction, une peine incommensurable qui peut conduire à l'irréparable. C' est le symptôme d'une société malade, très malade. Chacun.e son conseiller mémoire.

Les derniers mèmes de Pepe la grenouille, signe de ralliement de l'extrême droite, ressemblent bien à des pommes de discorde : elles ont la peau noire (lutte contre le racisme : discorde) les cheveux arc-en-ciel (lutte pour les droit lgbt+ : discorde),  la tenue et la matraque de forces de l'ordre (lutte contre les violences policières/loi sécurité : discorde), d'autres miment des bagarres, et tous ou presque portent le nez rouge ce qui me fait penser au scandale de la ligue du lol, surtout au sein des médias, ce qui s'avère n'être rien d'autre qu'une forme de harcèlement qu'est le mobbing et autres flying monkeys -notamment et surtout à l'encontre des féministes, personnes de couleur, homos, ou juifs- alors que l'antiféminisme est reconnu comme un terrorisme à part entière par le dernier rapport d'Europol datant de cet été... pas impossible donc que ces mèmes ne circulent sous peu chez les queers et transactivistes, réseaux relevant bien souvent d'une idéologie dite pro-sexe (pensée récupérée à des fins servant l'intérêt de quelques uns dirons-nous) plutôt que libfem, idéologie à mon sens masculiniste et pas féministe, et un peu trop néolibérale à mon gout : dire aux femmes de prendre le pouvoir avec leur sexualité et leur corps, notamment en le monnayant, c'est bien trop réducteur et dégradant pour relever des droits ainsi que des libertés fondamentales des femmes, même si oui, les désirs et les plaisirs sexuels librement consentis et réciproques son essentiels.

Déstabilisation mentale, confusion et mise sous emprise

Ce qui n'est pas sans me faire penser aux opérations mindfuck du discordianisme dont la déesse Eris est celle du chaos, de la discorde, de la famine, de la souffrance, des conflits (...), discordianisme, créé justement dans les années 60 aux Etats-Unis pendant la lutte pour les droits civiques des Afro-américain.e.s, alors que le dianisme (philosophie écoféministe avec notamment le groupe activiste W.I.T.C.H.), créé quelque années plus tard, est lui proche du Black Féminism. Par ailleurs, les extrêmes droites et fous de dieu faisant un temple à la politique de Trump étaient aussi très impliqués dans ces années 60 pour essayer de maintenir la ségrégation en question et dans les violences qui en ont découlé alors que JFK, connu pour ses idées progressistes, démocrates, antiracistes et féministes était l'homme à abattre. A noter que Jackie Kennedy était très engagée elle aussi auprès des Afro-américain.e.s afin de tendre vers l'égalité. Discordianisme qui évoque le fait de faire des blagues de plus ou moins grande envergure, à l'encontre de quelqu'un, d'un groupe, voir d'une institution. Discordianisme pratiqué, en tous les cas en France, par le bras religieux de l'Ordo Templi Orientis [EGA/EGC] - tout comme la magie sexuelle et du chaos -, l'Eglise Gnostique Apostolique catholique, ou encore cahote, et même pour certains évêques ordonnés "Tau per" ... cathare (pour bien connaître le sujet, le phénix probablement renaîtra de leurs cendres juste pour ne pas être associé à ces mindfucks) et dont le maître à penser, Aleister Crowley, me laisse perplexe.  Il suffit, comme le dit l'article, que les opérations "mindfuck"  soient récupérées à mauvais escient, par des courants idéologiques extrémistes et violents, comme c'est le cas avec l'alt-right américaine. C'est dans les années 60 effectivement qu'émerge la contre-culture aux Etats-Unis, suite à des mouvements massifs de désobéissance civile pacifiste contre le nucléaire relevant d'un engouement certain pour la paix et pour l'égalité, à la fois entre les femmes et les hommes mais aussi entre les les êtres de différentes nationalités et origines, moteur de la libération sexuelle, mouvement d'où est issu le symbole de paix , et de la liberté. Il serait malvenu de provoquer des émeutes actuellement, cela dégénèrerait en guerre mondiale.

Discorde, chaos, et suprémacisme blanc

Entre les grands remplacés qui font la chasse aux sorcières et autres étrangèr.e.s ainsi que les suprémacistes blancs qui se préparent à entrer en guerre voir qui la provoquent en générant discorde et chaos, cela sent la rose bleue en 2022 : la lecture du livre 'Mindfuck' du lanceur d'alerte canadien Christopher Wylie m'informe d'ailleurs sur les stratégies de communication, avec les fake news (justement, grande spécialité discordienne) et autres théories conspirationnistes, (stratégies à visées politiques) mises en œuvres en manipulant volontairement les masses et visant notamment à rendre le peuple désorienté, paranoïaque, violent, dysphorique, afin de créer de la confusion dans le but de fédérer auprès de figures politiques dites 'rassurantes' voir des émeutes est édifiante. Ou comment s'installe une propagande. Et c'est ici justement que les discordiens me font penser aux boogaloo boys : et oui, la loi sur les séparatismes ne vise pas qu'à lutter contre le théofascisme qu'est l'islamisme, mais aussi contre les dérives sectaires et les suprémacismes blancs. Justement, cela tombe bien, la misogynie et le racisme de ce fou à lier de Trump ne sont pas véritablement les bienvenus en Europe, quoi que certain.e.s puissent vouloir revenir en arrière, dans les années 50 ;  de là à espérer de pouvoir dissoudre la fachosphère pour intelligence avec l'ennemi, il n'y a qu'un pas! L'affaire Frédérik Limol devrait suffire pour comprendre : d'un côté les boogaloos armés anti-flics, de l'autre les néonazes anti-immigration. Tous misogynes et antiféministes. 

Coalition politico-religieuse patriarcale

Nous avons un exemple en France donnant force et cohésion aux droites dures et extrêmes, la théorie du genre et les mesures éducatives proposées sous Hollande pour l'égalité. Le nombre de personnes ayant eu peur que les instits apprennent la masturbation à leurs enfants à l'école en est symptomatique, surtout au regard des JRE (journées de retrait de l'école) qui ont suivi, initiées par des têtes pensantes de La Manif Pour Tous/Printemps Français, mouvements nés sous Ratzinger issu du droit fil de l'inquisition, et complètement gangrénés par les théofascistes et extrêmistes politiques alors que le débat aurait dû pouvoir avoir lieu. Or aujourd'hui, nous ne pouvons que constater certaines dérives de l'idéologie du genre (qui va jusqu'à proposer des prothèses péniennes pour mettre dans les culottes des petites filles), et les difficultés que risque de rencontrer le corps enseignant qui ne peut déontologiquement pas ne plus se référer à la science pour le cours de biologie, et qui ne peut se permettre non plus de se faire attaquer pour transphobie. Puis John Money, à l'origine de cette idéologie, n'est quand même pas très inspirant. En France, en Europe, nous avons effectivement des études sur le genre visant l'égalité, or, l'idéologie du genre, pensée mystico-psychanalytique sur le sexe des anges, s'est imposée peu à peu. C'est une question éthique essentielle. La gauche nie souvent les problèmes d'ordre sociétaux, du moins en partie, et c'est ce qui la dessert : idem par exemple pour la laïcité et le relativisme culturel avec l'islamisme, bien réel, qui est politique. Mais notre pays est l'un des plus visés par ce terrorisme, pourquoi? Beaucoup de discorde à gauche, chez les régionalistes, les féministes, les antifa, les démocrates, pourquoi? Psyops?

Insécurité, droits et libertés fondamentales

Visiblement, il y a certains corps d'activité qui jouissent d'une bonne réputation à priori. Comme par exemple les éducateurs, alors qu'il y a de plus en plus de mères désenfantées ou subissant des mesures dites éducatives mais dans les faits coercitives suite à des violences conjugales, ce qui est le cas aussi d'enfants autistes selon Maître Michel Amas, que 80% des enfants placés sont issus de familles pauvres et pas maltraitantes selon un syndicat de familles d'accueil, et que de nombreux journalistes enquêtent sur les abus et dysfonctionnements graves de l'ASE (France Culture, Marianne, Zone Interdite, Nouvel Obs etc ) où même les enfants sont maltraités selon ce qu'en disent par exemple le militant Lyes Louffok ou la journaliste Marie Vaton alors que plusieurs scandales éclatent en Europe sur des réseaux criminels abusant des enfants placés, notamment liés à la drogue et à la pédoprostitution.  Le dernier rapport de la Cour des Comptes insiste sur le fait que la Protection de l'Enfance de notre pays n'est pas en phase avec ... les besoins des enfants, cela n'est donc hélas guère étonnant. Je pense aussi aux enfants volés sous Franco et pendant les dictatures Argentines, aux lebensborns sous Hitler, aux enfants Réunionnais  "déplacés" afin de repeupler la Creuse, aux bébés des Irlandaises internées dans des congrégations religieuses, aux abus en Angleterre, aux enfants placés chez des pédophiles en Allemagne, aux enfants autochtones au Canada et j'en passe ...  je me dis, que c'est un excellent moyen de soumettre et de détruire que de toucher à la famille. Les forces de l'ordre aussi ont de bons soutiens malgré la violence dont nous les savons capables contre les journalistes, les défenseurs des droits humains, les gilets jaunes, les étudiants, les féministes, les personnes de couleur, et même ... les infirmières. Non vraiment, les infirmières, fallait pas, non.  Et après, l'on s'étonne qu'ils ne prennent pas nos plaintes, et comme ils ne prennent pas nos plaintes, quand enfin ils daignent nous défendre, tout le monde s'étonne car ils meurent parce qu'un survivialiste armé leur a tiré dessus. Paix à leurs âmes. Condoléances à leurs familles, tout comme à toutes celles de ces femmes et enfants qui avaient demandé de l'aide, qu'elles aient porté plainte ou non, qu'ils aient pris leurs plaintes ou non, et qui sont morts sous les coups de leurs conjoints ou ex conjoints, sous les coups, poussées à bout se suicidant ou tuées socialement en les faisant passer pour folles ou en les paupérisant, par exemple. Pourquoi vit-on dans un pays où l'on n'endigue pas la violence? Pourquoi tant de discorde, de clivages, de communautarismes alimentant haines et violences? Pourquoi ne font-ils rien alors que c'est leur job d'endiguer la violence? 

Contagion psychique, mimétisme, réseaux sociaux et propagande

Il y aurait de plus en plus de filles qui chercheraient à transitionner, or, le monde est de plus en plus violent envers elles : techniques de séduction visant à mettre sous emprise et à abuser en forçant le consentement, prostitution des mineur.e.s avec réseaux de traites, séquestrations, parfois dès 12 ans (je suis abolo, moi ces "clients" là, j'appelle ça des pédos : des années que c'est le cas dans les quartiers, c'est aussi le cas avec les enfants de l'ASE, parfois placés de façons abusive probablement des sous-espèces d'humains pour que personne n'ait rien fait avant), réification, sexualisation, obscurantismes cherchant à les rhabiller (voile, longueur de la jupe etc), les exciser, les marier précocement, violences conjugales, ligue du lol, groupes sur les réseaux sociaux comme Babylone 2.0 ou les mecs partagent des photos/vidéos d'elles nues souvent volées sans leur consentement, revenge porn, vidéos de viols et de pédopornographie, alimentant les sites de porno libres d'accès où les garçons font bien souvent leur éducation sexuelle et ce de plus en plus jeunes, harcèlement ... De bonnes raisons d'être dysphoriques, non? Parler de genre 'humain' pour les non-binaires et agenres qui n'adhèrent plus de façon viscérale au marketing, éducation et conditionnement genrés, qui sont systémiques, je peux l'entendre, cela me semble même être une évolution. À la limite, évoquer une identité trans à part entière, accorder une case en plus des deux sexes afin de ne pas nier la crise dysphorique, je peux l'entendre aussi. Nier les raisons sociétales et politiques qui font que de plus en plus de filles justement sont dysphoriques, au regard de la violence qu'elles subissent (il y a de la dysphorie aussi dans le SPT ou la dépression par exemple) c'est hallucinant. Mais nous accuser de transphobie quand l'on se définit femme, car l'on a ses règles ou que l'on enfante par exemple et que l'on subit des violences spécifiques en tant que femmes, c'est quand même fortement misogyne : personnes à vulves, à utérus? De plus, ce me semble être un poison et contre poison de l'alt-right américaine, une pomme de discorde assez effrayante, visant à invisibiliser nos luttes en décrédibilisant nos combats. Là où l'on constate de plus en plus de "perversion narcissique", je pense aussi qu'il faut se questionner sur les techniques d'abus mental acquises en groupe, ce qui relève dans les faits de dérives sectaires, et plus d'une pathologie psychiatrique, bien qu'il faille à minima être sadique ou pervers, voir psychopathe, pour jouir de faire souffrir en mettant sous emprise. 

Capitalisme, néolibéralisme, abus et manipulation

Régression des droits va forcément avec régression des mœurs.

Dysphorique, Fouadpourquoi? Paix à son âme. Parce que la jupe lui était interdite dans son bahut? A cause de l'ASE? De ce qui n'était peut-être pas à son gout chez les garçons et/ou chez les filles au regard de la sensibilité fine que j'ai pu discerner dans ce que j'ai lu à son sujet? Quels stéréotypes de genre oppressent? Et oui, tant que l'éducation genrée assignera certaines émotions, comportements, traits de caractère, gouts, facilités, à un sexe plutôt que de laisser les enfants grandir comme ... des enfants, surtout au regard du marketing de plus en plus genré avec lequel s'engraisse le capitalisme et des violences systémiques qui conduisent à beaucoup de sexisme envers l'un et l'autre sexe, tant qu'il y aura de la grossophobie, du racisme, du validisme, du classisme, de l'antisémitisme, de l'homophobie, du sexisme, des injustices, du harcèlement, de l'antiféminisme, des cancans, des commérages, des médisances, des humiliations, de la méchanceté gratuite ... de la violence ... l'être humain aura du mal à supporter, endurer ... le manque d'Humanité

Alors, je ne suis pas surprise dans ce monde où l'indignation est à géométrie variable, selon ses propres intérêts ou par besoin d'appartenance que certaines consciences humanistes aux propos limpides et cohérents soient dysphoriques, notamment en constatant la cohue exaspérante dans cette ziggurat à sept étages qu'est Babel, d'autant que toute cette discorde alimente les bas instincts et les pulsions de prédation plutôt que le désir de cohésion et de coopération si chers à la démocratie participative qui pourrait sauver l'Humanité. Prendre parti par besoin d'appartenance sans réelle conviction ni esprit critique juste pour suivre les autres est grandement dommageable. Maslow et ses besoins ontiques permettraient d'y voir plus clair, si seulement l'on se souvenait de lui au delà de sa pyramide. Le loup oméga, dans une meute, est celui sur lequel tous se déchargent, souvent avec bcp de violence. Or, pourquoi ces boys clubs ont-ils choisi de se référer au terme alpha pour parler de mâle dominant tout en harcelant en meute leurs cibles et/ou en en les mettant sous emprise convaincus d'exceller en séduction ? D'ailleurs, toujours au sein de la meute de loups, si c'est un couple femelle/mâle qui gère le groupe plutôt qu'un individu dominant seul, ce couple est aussi fidèle que des inséparables, cela m'a toujours intriguée. La problématique étant, dans ces rapports dominants/dominés très usuels que ce ne sont simplement pas des comportements ... humains!

La loi Gayssot, première des lois mémorielles de la loi française, devrait être adaptée à la misogynie, d'autant plus que l'antiféminisme est reconnu comme un terrorisme par Europol. Et oui, le féminisme est politique et philosophique au sens où il œuvre sur les esprits et sur la vie de la Cité.

C'est la guerre des nerfs!

מ,

 

 

Avec sororité, Ave Μνημοσύνη!

 

Pour aller plus loin, en toute intelligence ... collective :

 

 

 

 

 

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Publié le 11 Novembre 2018

La nuit fut fructueuse.

 

Ou quand au réveil tu mets ta main à couper (ou presque, c'est ma réflexion du matin, à chaud) que Lacan et Freud ont dû éprouver du désir pour leurs filles et que, hasard, aucun "complexe" n'existe à ma connaissance à ce sujet. Oui, je pense qu'ils les ont investi de leur éros, et que cela peut-être problématique pour l'évolution dans la maturité affective ou sexuelle des filles, que leur père les désire, notamment pour ce qu'il leur ont transmis, -elles leur renvoient leur reflet- narcissisme par excellence.

 

Parce que cela n'est pas sein, même sans "passage à l'acte", et qu'un enfant, réputé pour être une éponge émotionnelle, peut ressentir ces élans libidineux, même sans passage à l'acte. A ne pas confondre avec la simple tendresse parentale, qu'elle soit paternelle ou maternelle...

 

Mais cette science qu'est la psychiatrie n'est elle pas le royaume patriarcal par excellence? Ne qualifie-t'on pas par exemple les prostituées de sphynges eu égard à une prétendue sexualité "débridée" et effrayante, -excisons-les- (quelle sexualité? quel plaisir pour les prostituées? n'y a-t'il pas que les clients qui pensent cela, ou en somme qu'ils sont des "dieux du sexe" alors qu'elles simulent afin qu'ils en aient pour leur argent et pour éviter les coups?), sexualité que refuse Oedipe, face à l'esprit monstrueux car féminin, libre -non maternel et complaisant- de la sphynge, en souhaitant épouser [baiser] sa mère? De là découle le complexe madone et catin, qui invite les hommes à se dissocier dans leur sexualité, complexe qui est d'ailleurs très souvent mal vécu par les femmes, dans les faits soit objetisées telles des prostituées cristallisant tous les bas instincts, l'esprit de domination et de prédation, s'exprimant par le mépris et la violence, soit idéalisées et respectées telles des mères, à ne pas salir avec une sexualité plus instinctive, bestiale, "libérée". Dans la sexualité certes mais aussi dans le quotidien : les œdipiens sont incapables d'autonomie, tant affective que matérielle, attendant du maternel qu'il les panse, qu'il les nourrisse, qu'il les écoute, qu'il s'affaire à leur place aux corvées domestiques, et qu'il s'occupe des enfants évidemment. L'enfant-homme est le roi par excellence, en patriarcat, il s'aime à lui, à travers les attentions infantilisantes qu'il reçoit. L'Œdipe-roi n'est-il pas un mythe central dans les théories de Lacan et Freud?

 

Il est aussi d'ailleurs question de désir dans la théorie du transfert vis à vis d'un.e thérapeute, celle où la.le patient.e transférerait son désir, ou ses affects (positifs et/ou négatifs) depuis l'un de ses parents sur son thérapeute ; or, le désir du.de la thérapeute peut aussi ouvrir l’appétit du.de la patient.e ou celui du.de la patient.e simplement être ouvert sur ce que lui inspire l'autre en tant qu'individu dans une relation d'adulte à adulte. Mais ne peut-on envisager que le.la thérapeute jouisse de façon malsaine du pouvoir qu'il.elle a sur son.sa patient.e en abusant de sa confiance? De nombreux témoignages, de femmes notamment, vont en ce sens, une pétition a d'ailleurs vu le jour il y a quelques mois afin d'inscrire dans le code de déontologie médicale l'interdiction pour un.e médecin d'avoir des relations sexuelles avec son.sa patient. Qu'il soit question de désir en soi n'est pas gênant ni dégradant : le.la patient.e peut désirer de façon saine et consciente son.sa thérapeute pour sa bienveillance affichée, parce qu'il.elle prend soin de lui.elle et que c'est touchant, troublant (réellement aimable et désirable comme comportement de la même façon que l'on peut être séduit .e par un regard, une façon de se mouvoir, de communiquer, de sourire etc tout ce qui fait les jeux et plaisirs de la séduction habituellement) sans forcément tout ramener à l'enfance ou à un lien parental ; de la même façon que le.la médecin peut être touché.e, troublé.e par son.sa patient.e et être amené.e à le.la désirer de façon saine et consciente, mais son devoir sera alors de se maîtriser parfaitement et de ne rien laisser transparaître, bien au contraire, histoire de fermer la porte et de ne pas alimenter l'attirance, surtout dans le cadre d'un suivi régulier.

 

Ce qui n'est pas dit, c'est ce que risquent ces patientes à dénoncer de tels agissements, notamment lors du déni du praticien qui aura tôt fait de "pathologiser" le comportement de sa victime, surtout dans un cadre psychiatrique/psychologique, le plus fréquent.

 

Freud, Lacan, les femmes et leur place, leur misogynie, il doit bien y avoir, en creusant bien, le mythe d'un dieu s'unissant/enfantant avec sa propre fille... Non pas que je sois une férue de psychanalyse, mais l'imprégnation de ce genre d'histoire est vivace dans l'inconscient collectif et se traduit par les schèmes comportementaux malsains souvent banalisés, notamment quand ce sont les filles et les femmes qui les subissent. Genre "Peau d'âne" doit avoir une origine bien plus ancienne...

 

Avec sororité

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme, #Mythes Fondateurs, #Sexualité

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Publié le 28 Avril 2018

Vous pouvez découvrir à la Maison Gibert (24, av. Max-Dormoy, à Lézignan-Corbières), jusqu'au 20 mai, deux expositions proposées par le CIRDÒC et l’IEO-Aude : la première consacrée aux troubadours Camins de trobar et la seconde à cette grande dame de l'histoire occitane et européenne : Alienòr d'Aquitània.

 

L'Association Espace Gibert et les Compagnons/Companhs de Paratge vous convient à une conférence-lecture le vendredi 4 mai à 18h30 (entrée libre), dont le thème sera « 25 juin 1218 : la mort de Montfort » :

 

- présentation historique, par Jean-Louis Gasc

- lecture d'extraits de la Cançon de la Crosada (en occitan médiéval, occitan contemporain et français) et d'un poème d'Auguste Fourès par Miquèla Stenta, Mirelha Braç et Alan Roch.

 

 

 

Amistats!

 

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Publié le 14 Mars 2017

Danger.

 

Non pas que la menace islamiste -tant celle imposant la charria sur notre sol que celle posant des bombes- n'existe pas, mais elle n'est en rien comparable pour le pays, en regard des houles FN qui réveilleraient d'une façon décomplexée les haines, d'un côté comme de l'autre. Laisser les intégristes musulmans mener leurs ouailles un temps, j'entends les laisser faire, permettrait aux intégristes cathos et autres fanatiques nationalistes de légitimer une droitisation des plus nauséabondes en instaurant un climat de terreur délétère. Chacun son terrorisme.

 

J'en reviens à mes rêves, ceux mentionnés dans le laïus introduisant ce blog, ceux que j'ai fait après la naissance de ma fille, il y a 6 ans, et qui m'ont tourmentée au point d'en perdre la raison tant ces visions d'horreur étaient insoutenables. Le pays était à feu et à sang, des filles et des femmes violées, kidnapées pour constituer de nouveaux harems et autres maisons clauses, les maisons et les magasins pillés, les voitures explosant dans la rue, pendant que certains en profitaient pour assassiner, en bandes organisées. Désolation. Et bien entendu, non, il n'était pas question des musulmans, mais d'hommes de nationalités et religions diverses et variées, attendant tapis dans l'ombre afin de pouvoir passer à l'acte. Ce ne sont que des rêves, me direz-vous. Certes. Mais, j'aime autant faire avorter Nyx de sa fille Éris -quand on voit de quoi elle enfante- , déesse de la discorde (tiens cela me fait songer aux discordiens qui la vénèrent, pratiquant la chaos magick, y aurait-il un lien avec l'opération mindfuck?), tant qu'il est encore temps, du moins, si cela est dans mes cordes ; mais je n'y arriverai pas seule. Alors oui, il est vrai que nous pouvons craindre une invasion, car dans le lots de migrants -qui fuient leur pays en guerre-, il y a des terroristes et autres fous de dieu, des fanatiques : le déni des islamo-gauchistes à ce sujet est justement ce qui génère autant de haines et de discriminations, l'invisibilisation de cette problématique nourrissant les fantasmes des uns comme des autres. Halte au relativisme culturel, le risque est réel, pourquoi prendre le peuple pour des mineurs incapables d'entendre, de comprendre, de penser par lui-même? L'idée n'est pas de trop en faire (ou pas assez) mais de dire ce qui ne va pas nous ne sommes pas tous anarchistes ou immatures au point de vouloir faire basculer le pouvoir juste pour en jouir. Certaines bonnes volontés, et ce de façon tout à fait désintéressée ambitionnent sincèrement (naïvement?) de déjouer le sort funeste de l'Humanité, quel que soit le bord politique qui nous gouverne. Nous pouvons, aussi, trouver des solutions, #Ensemble. Je crois que c'est ça, la démocratie participative, non?

 

Parlons d'état d'esprit, car bien entendu, on ne peut pas exclure une -toute prétendue- élite (l'étymologie nous ramène d'ailleurs ici au sens religieux de l'élu) sous seul prétexte qu'elle a du pouvoir et/ou de l'argent ; en revanche, à ces fonctions, elles/ils sont censés représenter le peuple, ses intérêts et servir ses droits or ce sont bien souvent les intérêts de l'Etat qui priment, non pour la Nation en soi mais bien pour ses élus qui se servent plutôt qu'ils ne servent. Pour cette raison le peuple est stratégiquement divisé, seule façon pour certains partis de régner en attisant les haines et en créant des discriminations. Mais ainsi est l'être humain, la classe moyenne préférera taper sur les pauvres qui "abusent" du système plutôt que sur tous ces escrocs corrompus qui détournent impunément des milliards, et pourtant ce sont bien eux les véritables abuseurs d'autant plus rageant qu'ils profitent (parfois) de la clémence de la justice et de la complicité des médias. Ce n'est qu'une question d'argent : comme il se fabrique, à qui profite réellement la pauvreté, à qui profite de maintenir les pauvres (souvent les femmes d'ailleurs), dans cet état de servitude? Je vais vous éclairer sur une conquête sociétale des droites extrêmes ces dernières années, puisque le plafond de verre concernant la carrière des femmes vient d'elles, en paupérisant les femmes seules avec enfants, non seulement elle les rendent vulnérables au point que certaines se remettent en couple acceptant par désespoir des conditions de vie insoutenables, mises en "concurrence" avec les femmes de l'Est ou musulmanes se soumettant avec moins de difficulté car culturellement éduquées à servir le foyer/les hommes, mais en plus elles sont présentées comme un (mauvais) exemple de ce à quoi la quête de liberté peut aboutir, incitant par la même à subir les violences sans rien dire : c'est clairement l'intérêt des hommes Russes qui a fait, dernièrement, dépénaliser les violences domestiques : certains en rêvent, en France, oui oui. Ces hommes veulent nous garder asservies, d'autant qu'ils estiment qu'on leur prend leurs emplois ! Non vraiment, on ne peut pas comparer les luttes des extrêmes gauches et celles des extrêmes droites. 

 

Alors non, le FN ne sera pas la panacée, bien au contraire, pensez-y ... Si l'ordre naît du chaos selon certains, d'autres estiment que le chaos représentera le salut et purifiera les Nations, un bain de sang censé apaiser le courroux des cieux. Alors, vraiment, non merci.

 

 

Edit  du 18/03, je m'adresse à MHV, qui m'a soufflé des mots doux sorores, -peut-être est-elle trop pro FN- quand je lui ai demandé un peu de franchise sur les raisons qui lui ont fait supprimer mon billet? Je souhaitais lui répondre, parce que ce genre de trouduc' se dit féministe et vient t'humilier en privé, sans raison, juste pour le plaisir. Sans grand courage d'ailleurs. Juste de la malignité, rien de constructif, vous en conviendrez.

 

"Ah, et donc, tu prônes un universalisme où seul ce qui te semble digne d’intérêt a le droit d'être? Parce qu' en dehors de toi rien n'a le droit d'exister? Tu connais le principe de liberté, d'expression notamment? Tu sais que je me bats pour que toutes les femmes puissent s'exprimer librement, même celles que je ne comprends pas, même celles que je n'aime pas, même celles dont j'abhorre les idées, même celles qui ne peuvent faire qu'avec mépris et condescendance, comme toi?"

 

 

Avec sororité,

 

Illustration : Nyx avec le génie de l'amour et des études, Pablo Americo.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Féminicides, #Figures féminines

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Publié le 11 Mars 2017

Sulfur.

 

Tu sens le soufre.

 

On me l'a dit quelques fois. Cela m'a toujours blessée, car je ne comprenais pas pourquoi.

 

Si je me questionne sur l'appartenance catholique, même inconsciente, de certains occitanistes -car je ne peux simplement pas comprendre qu'après toutes ces persécutions, tous ces massacres (des cathares aux franc-maçons, en passant par les templiers et les sorcières),  certains se revendiquent encore de cette religion en terme de spiritualité, à moins que seul le gout du pouvoir ne les anime-, c'est que les choses sont claires : les manifestations de ces dernières années contre les droits des homosexuels, la régression des droits ainsi que des libertés des femmes, visant à repositionner la famille dite traditionnelle comme exemple moteur et fondamental de la Société sont, aussi, des persécutions. Mais si je me questionne pareillement sur les sympathisants cathares fleurtant avec les droites extrêmes, je ne peux non plus me réduire à penser que le déclin de notre belle civilisation soit le fait de Na Loba, la sulfureuse louve dont personne ne sait lire le mercure, archétype de femme plutôt que celui de mère, à l'instar de Marie-Madeleine face à la Vierge ou Lilith plutôt qu'Eve, femmes libres assimilées à des démones prostituées par les pères de l'église comme le fut Acca Larentia, lupa, à l'origine de Rome, et certainement issue d'un culte anciennement Étrusque. Tellement facile, encore une fois, d'exciser symboliquement la force et la fougue féminines, de museler le(s) désir(s) des femmes, et de les voiler afin de les soumettre, en niant leur être plutôt que d'éduquer ces mâles au consentement et au respect. La louve, symbole fort chez les Celtes, les Romains et les Nordiques (entre autres), symbolisant les instincts, la force et la puissance, le retour à la nature sauvage, la meute ... La louve, mère adoptive de Mowgli, aussi.

Dans l'absolu, distinguant l'être humain de ses pensées et de ses actes, l'un étant ontologiquement bon (concept d'égalité concernant ce qui nous anime) et le reste dépendant de l'expérience, donc du vécu, du conditionnement familial et sociétal, des tramas et autres fractures psychiques, du rapport à la violence et à la souffrance, au bonheur, de la résilience au malheur, de la capacité à aimer et être aimé, de la chimie du cerveau etc etc. Bref, de son rapport individuel au monde.- Néanmoins, au delà des conceptions philosophiques sur la nature des esprits ou le sexe des anges, ne pouvant relever que de l’agnosticisme me semble-t'il, il faut admettre que si seul l'Amour peut être céleste et divin, on ne peut nier que la réflexion initiale censée mener à un cheminement spirituel ne peut aller de paire avec la violence exprimée par certaines croyances menant à un endoctrinement servant la malignité, le pouvoir... Je ne pense pas que nous puissions comparer les droites extrêmes intimant les pauvres à rester asservis, esclaves du Système dont les salaires ne permettent qu'à payer leurs factures, ou encore alimentant et protégeant l'hégémonie phallocrate visant à faire des femmes des esclaves sexuelles et domestiques ou encore excluant et persécutant des êtres humain.e.s plus bronzé.e.s, selon leurs convictions spirituelles ou leurs choix amoureux et les luttes pour la justice, l'égalité et la vérité de ces mêmes persécuté.e.s, humilié.e.s, violenté.e.s, esclaves modernes, victimes du patriarcat.

D'ailleurs, tout comme le fait ci-dessous la philosophe Simone Weil, j'ai personnellement attribué la cause de cette défaite Occitane au Comte de Toulouse ici.

"Ce coup les fit plier ; il avait été infligé à cet effet. Il ne leur fut pas permis de s'en relever ; les atrocités se succédèrent. Il se produisit des effets de panique très favorables aux agresseurs. La terreur est une arme a un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent a conserver leur liberté et leur bonheur que ceux qui songent à détruire et à écraser ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent les hommes libres contre des agresseurs. Les gens d'oc subirent défaite après défaite : tout le pays fut soumis. S'il faut croire le poète, Toulouse, ayant prété serment à Simon de Montfort, sur le conseil du comte de Toulouse lui-même, après la défaite de Muret, ne songea pas à violer sa parole ; et sans doute les vainqueurs auraient pu s'appuyer sur l'esprit de fidélité qui dans ce pays accompagnait toujours l'obéissance. Mais ils traitèrent les populations conquises en ennemies, et ces hommes, accoutumés à obéir par devoir et noblement, furent contraints d'obéir par crainte et dans l'humiliation. "  Simone Weil, "L'inspiration Occitane".

"Mais que personne ne pense que je m'abaisse pour les riches, s'ils deviennent pires qu'ils ne sont ; car une joie pure naît en moi et me guide ; cela me tient doucement joyeux et me délasse dans la parfaite amitié de celle qui me plaît le plus ; et si vous voulez savoir son nom, demandez-le dans la contrée de Carcassonne." Peire Vidal

Alors, encore un mythe misogynisé?

 

Avec sororité.

Illustration : "Na Loba" toile en cours, noir et bronze, acrylique

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Publié le 1 Décembre 2016

Discussion ce soir avec une amie qui me demande ce que je pense de Salomé, et justement, cela fait des années que je tourne autour de ce mythe sulfureux sans pour autant ressentir ce personnage féminin comme néfaste. Je pensais plutôt en faire une poésie dans ma série [Droit de réponse] peut-être que cela viendra après. Ce qui me chagrine c'est que d'autres femmes puissent voir dans son comportement une insulte à "dieu" la condamnant à être prédatrice alors qu'il y a de très fortes probabilités que ce mythe ait été misogynisé par les dits pères de l'Eglise comme c'est souvent le cas avec les femmes de la Bible. Alors, si cette petite aventure peut ouvrir une réflexion chez d'autres féministes qui se questionnent elles aussi à ce sujet ..

 

D’abord effectivement on oppose Salomé à Jean le Baptiste qui lui est célébré pour le solstice ... d'été (nuit la plus courte de l'année, ritualisée dans de nombreuses cultures dites païennes) , et ce n'est pas la saison! Rires. En fait, elle est diabolisée autant que lui peut être sacralisé dans son rôle de précurseur du Christ criant dans le désert, baptisant d'eau au delà du Jourdain, à Béthanie (la maison d'Anne?), et je pense même encensé au sein de certaines loges dites des "deux Jean". La peur du pouvoir féminin, la séduction, la danse, la sensualité dans ce mythe précis ne sont-ils pas le caput mortuum de l'ascète -immature?- dévoué à dieu? N'y-a-t'il pas une double initiation dans cette attirance? Pourquoi autant de misogynie? L'ombre de l'archétype de Lilith plane ... et c'est un exemple précis d'imprégnation dans l'inconscient collectif qui oppresse la moitié de l'Humanité, les fameux 52 %.

 

D'où l'enjeu de conscientiser la double quête initiatique à percevoir dans ce mythe ainsi que l'aspect symbolique de la tête qui est demandée par la mère (la Mère?), le crâne (caput mortuum des alchimistes). C'est le  désir sexuel -tout supposé, elle danse- qui en fait, selon l'iconographie patriarcale, donc misogyne, une perfide tentatrice, manipulatrice. Ramenant les hommes à des esclaves de leur libido bien incapables de la maîtriser. Voilons-là! Selon certains dont Oscar Wilde, elle chercherait à séduire Jean Le Baptiste pour le détourner de dieu -ou de son destin-. Exemple d'interprétation à forte domination masculine, n'aurait-elle t'elle pas eu plutôt une mission, une quête spirituelle de même valeur, elle aussi? Et pourquoi non? On le sait, la femme en tant qu'être libre, c'est le mal. L'étymologie de ce prénom nous ramène par ailleurs à שָׁלוֹם Shalom, paix ; je ne pense donc pas qu'il soit réellement question d'une condamnation à mort mais d'une décapitation symbolique, le premier mot qui me soit venu à l'esprit est "capitulation". De plus, subdūcere, séduire, "soulever" donc tirer du bas vers le haut pour certains quand pour d'autres c'est détourner du droit chemin. Question de « charme », d'enchantement donc d'un côté contre une question de manipulation de l'autre. Ici se pose effectivement la question du consentement mutuel à ce jeu là qui est parfois conscient et respecté et parfois pas. La méconnaissance des femmes et de leur rapport à leur éros, ce désir pourtant reconnu comme impérieux chez les hommes ne trouve pas d'écho positif dans sa libre expression en ce qui concerne la psyché féminine -nous pouvons faire une parallèle dans ce rejet avec la sphynge d'Oedipe - qui se doit de recevoir et d'être soumise car ayant un sexe de nature introvertie. C'est oublier que le clitoris est,1 lui aussi, un organe érectile.

 

Salomé par Gustave Moreau

 

Cela fait par ailleurs plusieurs années que je propose le solstice d'hiver sous l'égide d'Angérona la bien nommée, déesse Romaine très ancienne, certainement Étrusque, et pour ceux qui célèbrent aussi le christianisme, je pense que l'on peut parfaitement éclairer la dualité masculine et féminine du Christ en Marie-Madeleine et Jean l’Évangéliste, frère et soeur. En toute égalité.

 

« L'attachement à la matière
engendre une passion contre nature.
Le trouble naît
"Soyez en harmonie..."
Si vous êtes déréglés,
inspirez-vous des représentations
de votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles
pour entendre entende. » Évangile de Marie-Madeleine

 

Alors à ceux qui m'on fait remarquer que ces deux personnages féminins "voulaient être" de même niveau que les deux Jean, je rétorque que non, ce n'est pas une question de vouloir mais d'être, car c'est ontologique. Et je n'attends absolument pas que ce me soit validé par des pontes mâââles ni chez les cathares, ni chez les franc-maçons, les martinistes, les rose-croix ou que sais-je encore qui, ne représentent pour moi aucunement un pouvoir, un ascendant spirituel quelconque au quel je devrais me soumettre.

 

Avec sororité, 

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Publié le 8 Août 2016

Elle et ses chats noirs ...
Elle et ses chats noirs ...

Fille du Soleil pour les uns, je rayonne de beauté et de grâce,

Ou d'Hécate la lunaire pour les autres, je m'impose par l'audace,
Et j'attire dans mes filets les voyageurs aux longs cours,
Marins, héros ou guerriers, ils rêvent de me faire la cour,
Alors pour les éprouver, je les séduis et les enivre gaiement,
Mais qu'ils ne se jouent de moi ou ce sont des nuits de tourments,
Qu'il leur sera infligé, mes colères sont telluriques et anciennes,
Mes filtres en fauves les transformeraient, je suis magicienne.

Si ma naissance fait de moi une créature envoûtante, céleste,
La légende, elle, me prête une aura maléfique, noire et funeste,
Car mes poisons d'une grande renommée sont sorcellerie :
Je commande au ciel, fait choir les étoiles et ma jalousie,
N'ayant d'égale que le feu animant ma passion pour la vie terrestre,
C'est au coeur de mon somptueux palais que je séquestre,
Les malheureux qui croisent ma route et cherchent à me dominer,
Braves loups ou lions, grâce à mes breuvages, à mes pieds.

Tout est de métal précieux sous ma main délicate et experte,
Il me plait d'entonner de troublantes mélopées aux dieux offertes,
Sur mon ouvrage, tissant ma toile aussi grande que la mer, immortelle,
Ouvrant la destinée d'Ulysse, humiliant ses compagnons rebelles,
Aux lois qui sont les miennes sur l'île d'Aiaié, où je domestique,
Les âmes sauvages des hommes les rendant amnésiques,
De leur liberté passée, ils vont, chiens et chats sous mes doigts,
Quand ce n'est pas en pourceaux que je les métamorphose sans émoi.

Mais mon cœur s'éprit pour ce roi qui venait d'Ithaque, c'est ardemment,
Aidé par Hermès, et le moly à fleur laiteuse, qu'il résista à mon enchantement,
Homme de bravoure et de tempérance, il échangera un corps à corps,
Contre la vie de ses hommes et son retour au Pays, non pour de l'or,
Après l'avoir effleuré de ma baguette, le plaisir brûlant les chairs,
Une année de communion de sens, de partages et d'enfantements éclairs,
Conscience et folie, raison et passion ne faisant jamais bon ménage,
Le temps advint pour Ulysse et ses hommes de reprendre le large.

Une fois n'est pas coutume, l'Odyssée me dépeint obscure,
Le féminin ayant, hélas, face au masculin, bien mauvaise posture,
Tentatrice et séductrice, perfide démone vile et ensorceleuse,
L'homme ayant la belle part de la sagesse et la femme amoureuse,
Quand une autre, qui l'était tout autant, lasse et passive à souhaits,
Pénélope à son métier à tisser sans compter son temps ni ses regrets ;
Aux anciens Grecs nous pourrions décerner la palme amicale,
Non celle des martyrs innocents mais de la misogynie ancestrale.

Avec sororité,

Piqué le titre à un texte (Le sort de Circé) de la très talentueuse .... Juju je t'<3

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Publié le 29 Avril 2015

CES FEMMES QUI ONT FAIT L'HISTOIRE...Rosa Bonheur.

Rosa Bonheur (née à Bordeaux en 1822 et morte en 1899 en Seine et Marne)

Marie-Rosalie Bonheur, peintre et sculptrice Française, s'est imposée à force de détermination et grâce à son talent sans borne dans le monde de l'art ; captivée par le dessin dès l'enfance, elle alliera à sa passion pour les animaux la peinture et deviendra la plus grande peintre animalière de son temps, exposant dans le monde entier. A talent hors du commun, tempérament et vie hors norme, c'est ce que nous allons découvrir au travers du vent de liberté qui souffle sur cette destinée glorieuse déjouant les interdits moralisateurs de son siècle...

Garçon manqué, elle sera élevée à la campagne avec ses deux frères, à une époque qui considérait les femmes comme mineures et incapables. Son père, idéaliste, peintre paysagiste et professeur de dessin, étant très en avance sur son temps quant au statut des femmes, initiera de la même façon ses enfants aux arts, les encourageant tous à suivre sa propre voie, le talent ayant précocement éclot dans la fratrie. Elle quittera la campagne Girondine en 1830 afin de rejoindre, accompagnée de sa mère et de ses frères, son père à Paris, et deviendra élève dans son atelier après avoir été apprentie couturière après la mort de sa mère en 1833. A 14 ans, elle rencontre le grand amour de sa vie, Nathalie Micas, qui deviendra peintre elle aussi, dont le père commande un portrait à Raymond Bonheur, son propre père. Elles ne se sépareront plus qu'à la mort de Nathalie, en 1889. Elle expose pour la première fois au Salon de sculpture et de peinture de Paris à à peine 19 ans, et s'y fera remarquer en obtenant ne médaille de bronze. En 1849, elle succédera son père, qui vient de mourir, au poste de directrice de l'école gratuite de dessin pour jeunes filles. Montant à cheval comme un homme, fumant le Havane et s'habillant de vêtements masculins avec l'aval d'un permis de police qui lui était accordé pour raisons médicales, jamais pourtant, la moindre ombre ne vint ternir le tableau de sa réputation. Ses contemporains iront même jusqu'à la comparer à George Sand, pour son amour pour la campagne et ses manières masculines. C'est grâce à son oeuvre «Le marché aux chevaux» en 1853, qu'elle acquiert une notoriété lui valant une reconnaissance internationale, alors même que les femmes n'étaient pas admises au conservatoire. Après 1855, toute sa production étant vendue d'avance, elle ne paraît plus au Salon. Forte de ces succès, en 1865, l'impératrice Eugénie, qui l'avait déjà visitée l'année précédant dans son très grand atelier qu'elle fit construire à By, près de la forêt de Fontainebleau, où elle vit avec Nathalie, Madame Micas mère et sa lionne Fatma, en liberté -non sans aménager des espaces pour ses autres animaux-, viendra lui remettre en main propre les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur, ce qui fera d'elle la première femme artiste à recevoir cette distinction. Elle recevra une panoplie de Sioux, des arcs, et des flèches de la main de Buffalo Bill en 1889, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris alors qu'elle l'avait invité chez elle. Rosa refera sa vie avec Anna Klumpke, une autre peintre, qui lui survivra.

De nos jours, il est toujours possible de visiter son atelier au musée-château de By, près de Thomery.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Féminisme

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Publié le 23 Décembre 2014

La grande [Droit de réponse d'Al-Lāt اللات ]

J'embaume le Persan Jasmin à des nuées à la ronde,
Celles qui ont succombé à mes célestes et mystérieuses ondes,
Ont soulevé l'Orient au début des années deux mille,
La colère mena la révolution des femmes et des filles,
Violée, excisée, lapidée, cachée, défigurée à l'acide,
Je suis la grande déesse, celle de la féminité, apatride,
Et je rompt la glace, pour Lune et l'Autre, que nul ne devine,
Délivrant des enfantements psychiques aux profondeurs abyssines.

Sur mon tapis volant, d'Orient, elles se prédestinent au voyage,
Qui les mèneront à bon port, nuit comme jour, quel qu'en soit l'âge,
Celui qui les verra, debout, rebelles à la loi et à l'ordre établi,
Quand elles viendront chercher en Occident un alibi,
Pour qu'en Iran, pays du soleil, enfin, librement elles se dévoilent,
Que les Saoudiennes conduisent sans l'accord d'un mâle,
Que Malala puisse insuffler aux filles le droit de s'instruire,
Et qu'ensemble nous puissions échafauder les plans de l'avenir.

Isis, Sammuramât, ils veulent convertir de force l'Europe,
Qu'ont-ils donc au fond de l'âme; provoquer ainsi le cyclope,
Nuirait aux pacifistes savants, frères de coeur, à la tradition,
Mais n'ont-ils donc aucune intégrité, bonté divine, aucune raison,
Pour épouser ainsi les frénésies du diable, et sa décadence,
Pensent-ils que les Occidentaux vont passer sous silence,
La violence qu'ils savent et que tous les jours ils constatent,
Les affrontements sont imminents, quelle qu'en soit la date.

Ishtar, Nisaba, n'avez-vous donc pas un sort évoquant un djin,
Nous devons contribuer à la paix dans nos attributions divines,
Tout en feignant la soumission, car nous n'aurons la puissance,
Qu'en volant des lames aiguisées, quelle aberrance,
Car nous devons défendre celles qu'ils tiennent en esclavagisme,
Combattant armes au poing, tête haute par notre activisme,
Que soient libres les femmes Yézidis, de leur vie, leurs mouvements,
De choisir l'expression de leur foi, leur toit, et leurs hommes évidemment.

Ô mes soeurs de sang, sinon, il vous reste l'astrolabe,
Pour prendre les mesures du ciel dans votre langue Arabe,
Et nous dire si vous maintenez le port du foulard ou non,
Et s'il vous plait ne me dites pas que là n'est pas la question,
Car savoir, à nos yeux, la haine et l'attirance pour les femmes,
Malgré tout génies impures et viles tentatrices infâmes,
Car demain nous devrons ensemble nous accorder,
Et vivre main dans la main le printemps des effrontées.

Sororellement,

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Publié le 21 Décembre 2014

Lawrence Alma Tadema
Lawrence Alma Tadema

Caressant, à l'aube, les perles de rosée,
Sur le tapis vert ou s'étend le frêle muguet,
Brin sauvage laissant un sillage embaumé,
Prédisant à la venue du joli mois de Mai,
Tant de dons m'ont été octroyés,
Et pourtant lourd est le fond de ma pensée,
Les larmes roulant le long de mes joues dorées,
Mes maux sont hécatombe pour l'humanité.

Zeus, encore lui, le tout puissant,
Me créa sur un coup de colère infligeant,
Aux hommes dans leurs désirs aliénants,
La punition divine par le feu et le sang,
Péché fou de l'âme attisée et convoitant,
Le corps d'une femme courtisant,
Musicienne et gracieuse, librement,
La fougue et le bon sens de son amant.

Fruit humain de la coalition divine,
Ma grande beauté n'est pas anodine,
L'esprit insufflé par les cieux me destine,
Chevelure plongeant sur ma poitrine,
A répandre le chaos et rester chagrine,
Malgré tous mes dons et mon intelligence fine,
Ma curiosité cadeau d'Hermès à l'origine,
Faisant choir le mal et mêler ses racines.

Qu'ont-ils donc, ces dieux, à créer pour punir,
Une victoire pour l'humain en devenir,
Quelques flammes volées pour réunir,
Autour de l'âtre les âmes à accueillir,
Pour exulter autour du savoir et agir,
Édifier un monde où s'irise l'avenir,
Où s'étendent les ailes de l'âme, sans l'alourdir,
Où l'astre solaire s’apprête à alunir.

Tout comme Ève et Lilith, je serais la fautive,
Prométhée, lui, un héros, pas d'alternative,
La femme donc toujours sujette aux invectives,
Quand il s'agit d'un mythe à la trame déconstructive,
Grecs et Romains à l'assaut de la légende abusive,
Influant sur les mentalités simples et craintives,
Faisant le beau sexe perfide et oisives,
Tels sont les échos mondains dans nos archives.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminin Sacré, #Figures féminines

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