prostitution

Publié le 16 Janvier 2021

Le courant dit pro-sexe ayant phagocyté le Planning Familial ces dernières années, alors que c'est celui-ci qui intervient auprès des jeunes et scolaires pour les questions de prévention et de sexualités nous emmène à considérer de près l'impact du capitalisme, pornophile, conduisant à la marchandisation des psychés, des désirs et des corps : flatter et attiser les bas instincts afin d'empêcher les esprits de s'élever à travers une libido (pulsion de vie) adroitement et sainement mobilisée, voir sublimée me semble concourir d'un objectif réellement conscientisé.

 
Les dernières campagnes de communication du Planning Familial sur le polyamour, le porno, ou les transidentités invisibilisant carrément le "genre" féminin sont donc particulièrement inadaptées à la situation, sanitaire d'abord, mais aussi à la crise existentielle et collective à laquelle cette dernière conduit : un point de basculement qu'il nous faut envisager et contre lequel il faut lutter pour le devenir de l'Humanité.
 
Or, c'est bien le STRASS ainsi que les mouvements QUEER et autres militants transactivistes, -relevant du mouvement dit pro sexe- qui prennent le pouvoir au sein de ces milieux d'où les féministes radicales sont exclues, notamment de #NousToutes. J'ai même participé à une formation du Planning au sujet de la prostitution, formation prodiguée par l'asso Grisélidis, faisant une parallèle à des fins élogieuses pour la prostitution en évoquant la quasi insignifiance de la passe d'une migrante et la laboriosité d'une journée de maçonnerie au black. 
 
Je n'en déduis rien, je me questionne. Je pense que les enfants ont besoin de parler d'amour et d'attachement, de respect, de consentement, plutôt que de plaisir sexuel, de polygamie/andrie, de pornographie, hors cas spécifiques et à visée purement pédagogique liés à des contagions psychiques et autres mimétismes comportementaux que l'ont peut trouver tels des foyers épidémiques dans certains coins ou établissements. Ils ont besoin de parler de leurs différences certes, de leurs envies, et de s'accorder sur leurs angles de vision et expériences, en dialoguant réellement car le marketing ainsi que l'éducation genrés, les médias, les forums etc creusent l'écart entre leurs attentes respectives. Ils ont besoin de tisser des liens et de se considérer comme des égaux, des amis, pas des rivaux, ou des objets. Ils ont besoin de stimulation ... intellectuelle, et affective, pas sexuelle. Ils ont besoin de grandir et de jouer ensemble, tels des enfants, pas en fonction de leur sexe. 
 
Mais ainsi va le pouvoir. Que les meilleur.e.s gagnent? Sans foi ni loi? Sans humanité? La loi du Talion? Tout est symbole.
 
Encore une fois, tout profite à Marine Le Pen qui est la seule à commenter l'actualité en disant ce que veut entendre le peuple, pour 80 % du commun des mortels elle semblerait même démocrate, dans son propos. Et le peuple, justement, est engourdi et confus notamment à cause des fakenews grâce auxquels elle surfe sur la vague : après avoir indexé les suprémacistes blancs qui sont en grande partie son électorat, accusant même Macron de séparatisme, refusé la vaccination, renié Trump dont elle était un grand soutien après les évènements au Capitole juste afin d'adhérer à l'opinion publique, elle se positionne à tous sujets en faisant écho à l'insatisfaction populaire (...) Or, si l'on creuse l'origine de son parti,  ainsi que son projet politique, l'on sait qu'il n'est question en rien démocratie, bien au contraire. C'est donc bien de la propagande. Elle semble courageuse et droite dans ses bottes à cause de la lâcheté des démocrates qui ont laissé croire que l'inclusion impliquait de tout laisser faire, par relativisme culturel, ce qui se traduit par de la complaisance. Or inclure, en démocratie, au sein d'une République, c'est aussi faire respecter non les mœurs du pays, mais le cadre légal de la loi, en commençant par endiguer la violence de certains esprits échauffés de tous bords et toutes confessions : droits et libertés fondamentaux, dignité humaine. "Qu'est-ce qui cloche, pourquoi ça ne marche pas, la devise Française" -celle issue du club des Cordeliers, comme me le demandaient dernièrement mes filles? Convaincues toutes deux désormais que dieu n'existe pas, au regard de toute la souffrance, la violence, la pauvreté qu'il y a partout. Au regard du Corona machin.
 
Il faudrait appeler ces interventions scolaires autrement qu'"éducation à la sexualité" (ce qui fait peur aux parents et cette peur légitime est manipulée par les mouvances intégristes et extrémistes), et faire intervenir auprès des enfants d'autres individus que des bénévoles. Des personnels formés et spécialement dédiés seraient plus adaptés, dans un programme englobant la lutte contre les discriminations, le harcèlement, pour l'égalité, la sensibilisation au numérique ainsi qu'aux médias, pourquoi pas en partant de thématiques liées à la laïcité, thématiques qui risquent d'ailleurs de ne pas faire bon ménage avec l'histoire des religions si l'on n'y intègre pas les philosophes des lumières et de l'antiquité, qui sont de réelles écoles de pensée, pensées d'ailleurs très élaborées et plus ouvertes et tolérantes que les croyances religieuses, tout en permettant de questionner les angoisses existentielles et notre place dans l'univers. Je ne dis pas qu'il faille exclure les religions. Néanmoins, englober l'histoire des persécutions religieuses ayant conduit à la naissance de la laïcité et à la séparation des Eglises et de l'Etat, ainsi que l'histoire des civilisations et des mythologies les ayant façonnées, ou encore les concepts philosophiques de l'Antiquité permettrait aussi d'aborder le roman de l'aventure humaine et pas la croyance dogmatique en tant que telle.
 
Voilà ce à quoi aboutit la mouvance dite pro-sexe et encore une fois, les rumeurs sur les réseaux pédocriminels médiatiques, politiques voir étatiques s'en trouvent réellement fondées mais les peurs des parents conduisent là encor à une manipulation de masse via les fakenews, ce qui relève d'une communication de propagande des intégristes et extrémistes (ce fut d'ailleurs l'une des stratégies de campagne de Trump que de dire lutter contre la pédophilie) .
 
Tout le monde revient de l'idéologie transactiviste, elle aussi récupérée par les intégristes et extrémistes afin de manipuler par la peur tout en visant le pilier qu'est l'éducation : https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/lhumain-est-contraint-il-ne-peut-pas-tout-la-tribune-de-pediatres-et-psychiatres-sur-le-documentaire-petite-fille
 
MLP est déjà en campagne, et je trouve son temps de parole et sa présence dans les médias particulièrement alarmants : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006148458/2021-01-16/
 
Crâne de Léonardo Da Vinci © Cicne&Ròsa

 

Ave Μνημοσύνη!

 
 
 
 

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Laïcité, #Prostitution, #Sexualité, #Religion, #Société, #Manipulation

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Publié le 21 Juillet 2020

Les radfems, c'est à dire les féministes radicales (courant venant des states créé dans les années 60), sont lynchées, exclues des milieux militants, violentées en manifs. Notre tort, estimer que la liberté est de pouvoir se dévoiler en Orient sans se faire lapider, brûler à l'acide, violer ou risquer sa vie ; ou d'estimer encore qu'il faut responsabiliser les clients en les pénalisant au regard de la moyenne d'âge d'entrée en prostitution, qui est 14 ans, et du rapport indéniable avec la pauvreté ; et que, ramenant le 'genre' au sexe biologique, c'est à dire à la science, nous estimons que dire se sentir être femme ne suffit pas pour produire un fait, et en être une. 

 

Le transactivisme issu de la pensée queer est une pomme de discorde balancée par les États Unis, servant à semer le trouble au sein des milieux féministes et ainsi nous affaiblir dans nos luttes dans le but de faire régresser nos droits. J'y vois une assez vaste opération 'mindfuck' probablement prodiguée par le 'discordianisme' à l'encontre du 'dianisme' (écofeminisme), deux mouvements créés pareillement aux states dans les années 60 et faisant leur chemin en France. 

Il faut impérativement faire le lien avec les psychoses collectives liées au genre nées sous Hollande, au moment de la loi Taubira alors que Vallaud-Belkacem tentait de mettre en place les ABCD de l'egalité, et les mouvements de la Manif pour Tous en réaction. Comme quoi, il n'y avait pas de fumée sans feu, mais les extrêmes droites ainsi que les intégristes religieux se sont faufilés dans la brèche et ont manipulé tout ce petit monde par la peur, distillant leur propagande en alimentant les communautarismes ce qui conduit à des conflits sociétaux violents et fédère politiquement vers des leaders assez flippants. 

La lecture du bouquin 'Mindfuck' ou l'écoute en podcast de Christopher Wylie, lanceur d'alerte Canadien évoquant la manipulation des citoyens notamment sur les réseaux sociaux dans une visée politique peut permettre une meilleure compréhension de la situation il me semble.

Antiféminisme + racisme sont les portes lod'entrée de l'extrême droite, Darmanin et Dupont Moretti ont été des soutiens de La Manif Pour Tous, cela donne le ton.

La radicalisation des mouvements queer introduits par les États-Unis peut nous être fatal, à nous, féministes françaises, ayant pour ambition secrète de faire "au moins aussi bien" que les hommes qui sont souvent nos premiers exemples de réussite. Nous sommes humanistes et égalitaires, mais aussi pour la plus part entières, passionnées, intellectuelles et aspirantes à la liberté. Il y a des homos, des hétéros, des féminines, des masculines, des femmes de differentes couleurs, dont des beiges, des marrons, des noires. Et du respect pour les hommes, voir de la sympathie, toujours, à priori. Et nous considérons que la science est une réalité nécessaire dans notre réflexion et cheminement car au plus radical, nous devenons théoriciennes et espérons. .. écrire ou... débattre plutôt que de casser des vitrines ou mettre le feu aux poubelles... ou encore violenter les hommes. Mais toucher à leurs privilèges, c'est déjà une violence pour certain.e.s.

Oui, nous débattons des idées, avons des idéaux. Alors c'est vrai, nous sommes particulièrement 'pénibles' à tout questionner ainsi. Nous provoquons des émotions intenses et des réflexions profondes, qui peuvent conduire à nous exclure, voir même à nous persécuter. En colère, fières Mariannes, Cassandres lasses, Pandores maudites. Sphynges incomprises. 

L'antiféminisme est considéré comme un terrorisme depuis peu par Europol, il est fédérateur et hautement contagieux. Il conduit à beaucoup de violences à l'encontre des femmes et à un sentiment de toute puissance et d'impunité chez leurs agresseurs. Notez que je n'ai pas dit 'hommes' mais 'agresseurs'. Je n'englobe donc pas tous les hommes. Je me dois d'être pédagogue, c'est mon futur métier, ingénieure pédagogique. 

Le féminisme suscite la haine car les hommes ont à y perdre en pouvoir et privilèges. Les femmes souvent le rejettent par esprit 'maternel', ou par crainte de ne plus leur plaire. Leur plaire, se soumettre, c'est souvent la condition sinéquanone de notre survie. Car c'est important de continuer à se plaire entre hommes et femmes, mais à quel prix, quels efforts font-ils, eux ?

 

Oui, les hommes attendent souvent d'être 'maternés'. 

Une mère en général comprend tout, pardonne tout. Le bien être de son enfant passe avant tout, c'est sacrificiel. Les hommes en profitent. J'ai toujours entendu dire 'ce sont de grands enfants'. La vie est un terrain de jeu, nous aussi nous voulons jouer. Pas à la poupée, à la dînette ou à la ménagère. Question de marketing et d'éducation génrée. 

Une féministe ne veut pas passer sa vie à se sacrifier et à servir les autres. Elle veut sa part de joie, de jeu, de liberté. De bonheur. Sans mettre à mort personne, et sans se faire de mal à elle-même. Pourquoi les antiféministes ne le veulent-ils pas ? 

Je crois que les Amerloques ont mis la discorde avec l'arrivée de Trump et ses fous de dieu masculinistes 'contre-poison queer' et que toutes les femmes en payent les frais, mais que le retour sur le devant de la scène des croyances religieuses des un.e.s et des autres un peu partout en Europe, ainsi que leur volonté de les imposer, est aussi vraiment problématique. Un effet de vases communiquants, l'idéologie queer touchant au sacré pour les croyant.e.s c'est à dire 'l' âme', le couple, l'enfant. Oui je crois que la théorie du genre est une pomme de discorde qui a généré nombre de peurs irrationnelles qui ont été manipulées afin d'en faire des psychoses collectives et des sujets très clivants. Nous retiendrons 2005 comme une date importante, élection de Ratzinger, issu de l'inquisition ; cause à effet ? 

Pour la bonne santé mentale et physique de tou.te.s il serait souhaitable d'accompagner celles et ceux qui sont en transition (les transsexuel.le.s) d'un sexe vers l'autre médicalement (hormones, opérations - interdits aux mineur.e.s et pas avant un suivi psycho) par une psychothérapie adaptée, et de laisser le genre pour ce qu'il est, c'est à dire une question de conditionnement sociétal et familial : laissons les enfants puiser dans les personnalités des un.e.s et des autres, et mimer des comportements d'enfants et non en fonction de leur sexe seul. Un enfant est un enfant avant d'être une fille ou un garçon, et il devrait avoir le droit de jouer avec n'importe quel jouet d'enfant, et de mimer (d'essayer) tous les comportements et traits de personnalité qui l'attirent, qu'ils passent pour plutôt masculins ou féminins. Jouer au foot, au.à la chevalier.eresse, au poupon ou à l'élastique, quand on est enfant, c'est normal. Une petite fille active et prenant des initiatives, c'est normal, un petit garçon doux et sage, c'est normal aussi. Nous n'avons pas à jouer des rôles mais à vivre nos vies, dans toutes leurs potentialités.

 

Par ailleurs, évoquer les sentiments, le respect, l'engagement, la non violence autant que l'anatomie, le consentement, le désir et le plaisir me semble aussi essentiel pour les cours d'éducation sexuelle et affective à l'école, les êtres humains étant devenus des consommables. Constatant que de plus en plus de jeunes regardent de la pornographie et adoptent des comportements sexuels qu'ils y puisent, je pense sincèrement que des cours d'éducation sexuelle et affective sont salutaires, afin d'aborder le respect, le consentement, la violence, les abus, et la différence. Des cours d'empathie comme dans les pays du nord en plus d'une du cation au numérique pourrait en plus prévenir le harcèlement de meute, les discriminations comme le racisme, le sexisme, l'homophobie. 

Je vous invite à lire le dossier HL 167 de la LDH, et à remettre les Amerloques à leur place. On est en France. Pas au Maghreb, ni dans les pays de l'Est non plus. Nous sommes égales et fraternisons avec les hommes -pas à leur service- qui ne cherchent, question de culture, ni à nous rabaisser, ni à nous humilier, ni à nous dominer, ni à nous détruire. A moins que... Ah non, c'est juste un rêve ça. Nous sommes en patriarcat.

Religion : sphère privée
Un seul sauveur, la #laicité.

#concordeetliberté

#jesuisunefeministeexcessive #quoimongenre #louisemichel2022

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Laïcité, #Manipulation, #Prostitution, #Société, #Religion

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Publié le 17 Août 2014

Le 3 Septembre, Rosen Hicher, ancienne prostituée, partira de Saintes en vue de sillonner la France à pied, un sac sur le dos, afin de sensibiliser contre les méfaits de la prostitution.

Pas dans une démarche moraliste, mais un un combat contre la partie invisible de l'iceberg, le proxénétisme.

Voici ce qu'elle publiait sur facebook :

"EN MARCHE POUR L'ABOLITION "... laisser le droit aux clients de nous acheter, c'est laisser le droit aux proxos de nous vendre...." Rosen je partirai à travers la France le 3 septembre sac sur le dos et je marcherai pour l'abolition de l'esclavage sexuel dans le monde . Pourquoi ais-je choisi Saintes comme ville de départ , c'est mon dernier lieu de prostitution et pendant cette marche j'irai vers les lieux ou je me suis vendue. Je veux combattre cette dernière violence faite et autorisée encore dans le monde. JE DIS STOP A TOUS ACHATS DE CORPS"

Abolos de tous bords, vous êtes les bienvenu(e)s afin d'égayer sa Croisade contre le système prostitutionnel en vous joignant à elle pour cette marche, ou en lui proposant l'hospitalité sur son parcours : "Départ Saintes le 3, arrivée a Beurlay pour la nuit départ le matin pour Rochefort arrivé prévue vers 17 heur départ pour la Rochelle le lendemain, La Rochelle le lundi, Saint-Jean-de-Liversay, puis, La Garette, puis ,Niort(, Poitiers puis Châtellerault direction Châteauroux 36 puis bourges , retour sur Vierzon 18 puis sur Blois 41 puis Orléans passage par l’Essonne pour arriver sur Paris rue du Collysé vers le dix ou quinze octobre."

"La prostitution est un problème de société, ne pas confondre prostitution soi-disant libre et esclavage sexuel qui n'a rien à voir. Ancienne prostituées, prostituées, parlons-en enfin, de la réalité et de la violence vécue et subie. Comment peut-on laisser faire et ne rien dire. Nous savons, nous lavons subi , cette violence liée à l'achat de notre corps est intolérable , irréelle. Y survivre est surhumain, hurler le pour ne pas laisser les femmes être vendues comme du bétail et vivre ce que nous avons vécu." Rosen

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Prostitution, #Société

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Publié le 8 Septembre 2013

Qu'elles soient jeunes, isolées avec ou sans enfants ou dans la fleur de l'âge, les femmes subissent la crise de plein fouet et les dernières études en la matière (IPSOS/Secours populaire http://http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=867b949cec592b4ca27c697faf806614&id_actu=8251) révèlent qu'elles sont nombreuses à ne plus pouvoir trouver un emploi stable, faire face aux dépenses relatives aux simples besoins de base (se loger et se nourrir), et donc à s'endetter. Étudiantes, mères isolées et retraitées, même combat pour la survie.

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) nous informe, lors d'une étude de la délégation du droit des femmes et de l'égalité publiée ce 8 Mars 2013, qu' "En France, en 2010, 4,7 millions de femmes avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté soit 964 euros mensuels pour une personne seule. 70% des « travailleurs pauvres » sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales dont 33% ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté." Et les choses vont en empirant.

Certain(e)s, hélas, vous diront que les femmes, dans leur désir d'autonomie, devenues exigeantes et compétitives, mettent à mal la Société et la famille. Elles travaillent, créent, divorcent, séduisent, s'initient, tapent du poing sur la table, et sont de plus en plus nombreuses à dénoncer les violences qu'elles subissent, qu'elles soient conjugales ou sexistes. Bref, elles vivent aussi pour elles, et non plus exclusivement pour la famille.

Certains hommes, plus ou moins jeunes, souhaiteraient retrouver ce paradis perdu d'une femme à la maison, esclave sexuelle, aide ménagère, et "bonne" mère de famille, soumise à l'autorité du mâle dominant (de véritables animaux). Je me demande, sans plonger dans la paranoïa pour autant, si cela a un lien direct avec la crise? Après tout, les strates dirigeantes de notre Société sont essentiellement masculines, alors, coalition ? Consciente ou inconsciente? La libération dite sexuelle aurait-elle, surtout, servi les hommes et leurs pulsions sexuelles? Le risque est réel : même des groupes de femmes, comme les "blanches" Antigones par exemple, se constituent en niant le principe fondamental d'égalité (et donc le féminisme) entre femmes et hommes pour prôner la complémentarité. Je ne sais pas si elles sont bien conscientes qu' être complémentaire ne rend pas plus libre : la complémentarité se dessine dans le besoin, or, en amour, le besoin est à proscrire car il rend dépendant. Des compétences sont complémentaires ; mais si femmes et hommes sont différents, même quand ils s'unissent, ils doivent rester égaux en devoirs et droits, ce qui n'est bien souvent pas le cas dans le patriarcat. Le blanc n'est donc pas ma couleur : le dress-code, ici, c'est black-black, même si l'arc-en-ciel me fait frémir.

Restons optimistes, reculer, un peu, permet aussi de prendre de l'élan.

Peut-être que des maisons de femmes, comme le faisaient les femmes cathares en Languedoc médiéval, afin d'accueillir les victimes de violences, les affamées, les malades ou les mourantes (la religion en moins, hein!) seraient une solution.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Catharisme, #Laïcité, #Prostitution

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