religion

Publié le 27 Janvier 2014

Le père de la psychologie humaniste, Abraham Maslow, a classé les besoins de l'être-humain, édifiant ainsi une figure géométrique symbolique pyramidale représentative du développement de la femme et de l'homme ainsi, selon moi, leur évolution devrait être à la fois intellectuelle, psycho-affective, sexuelle et spirituelle. Ces quatre axes de développement permettraient un être bien équilibré afin de partager banquets et autres délices.

La psychologie (de "psyché" âme et "logos", verbe, parole) est une discipline visant à la connaissance de soi afin d'être pleinement actif et conscient de ses potentiels, de sa vie et de l’élaboration de son propre bonheur.

Méditant sur mon expérience passée de victime, j'ai réfléchi au besoin de reconnaissance qui me semble à l'origine de la pathologie des manipulateurs pervers et narcissiques. Certaines inflations de l'ego (narcissisme), notamment quand l'on a la prétention de faire autorité sur un individu ou dans quelque domaine que ce soit peuvent rendre cruel, sadique et pervers (donc violent) si la personne que nous avons face à nous ne se soumet pas au pouvoir du quel nous nous sentons investi. Souvent, à ce jeu de rôles là, la gent masculine excelle, syndrome du patriarcat misogyne, phallocrate et androcentré. C'est un comportement qui me semble particulièrement déplacé quand il s'agit d'êtres-humains, et pourtant, il est largement prégnant en entreprise, au sein du couple ou des fratries, bref, en Société. N'est-ce pas là l'expression de notre part animale, de nos instincts de mammifères? Et dire que, dans ces états de conscience là (certainement liés à une zone du cerveau), qui génèrent souvent des délires de toute-puissance, certains se prennent pour des dieux vivants... Souvent, celles et ceux qui disent diriger les masses ou les consciences ont ce type de profil, inhumain, et sont malsains car ego-centrés.

En PNL (programmation neuro-linguistique, très usitée dans le cadre du management mais aujourd'hui démocratisée), le manipulateur pervers et narcissique oscille entre le pôle parent normatif négatif et l'enfant soumis. Jamais une prise décision d'adulte, ni d'enfant libre dans ses relations avec sa victime.

J'entrevois, pour ma part, trois besoins non identifiés par Abraham, fondamentaux pour l'évolution de la psyché humaine -du moins la mienne- : * justice (équité, assertivité, éthique) * vérité (en soi-même et autour de soi) * amour vrai (relations humaines non fondées sur les besoins). Or, pour les dits cathares médiévaux, la vie  était une voie de bienveillance, certes, mais aussi de justice&vérité.

Sororellement,

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Catharisme, #Manipulation, #Religion

Repost0

Publié le 13 Décembre 2013

Rejet du rapport Estrela ou quand les mouvances religieuses intégristes font pression sur l'Europe.

Edit, de son prénom, une eurodéputé socialiste portugaise, vice-présidente de la commission du droit des femmes et de l'égalité des genres, l'aurait annoncé sur twitter : nous avons perdu une bataille, pas la guerre.

Son rapport « la santé et les droits reproductifs et génésiques » http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2013-0426+0+DOC+XML+V0//FR&language=fr, présenté au Parlement Européen le mardi 10 Décembre -jour des droits de l'Homme- a été rejeté à peu de voix près. Outre un droit à l'avortement pris en charge et encadré par des professionnels de la santé, ce rapport préconise notamment la Procréation Médicalement Assistée ou l'éducation sexuelle non discriminatoire à l'école, permettant aux enfants, par exemple, d'apprendre à respecter leur corps ainsi que celui d'autrui (pensez aux violences sexistes ordinaires ou non). Le grand bal des louves nous initie ici à une chasse des questeurs/ses de victimes émissaires, qui sont généralement, nous le savons, les êtres les plus sensibles. Education sexuelle qui permettrait d'aborder, aussi, à l'école, les mariages forcés et précoces et de repérer les enfants victimes de violences sexuelles.

Bref, un grand pas en arrière pour les droits des filles et des femmes. De l'élan donc.

Une meilleure éducation à la parité et à l'égalité conscientes ne peut qu'être bénéfique aux générations futures. L'école est laïque et doit le rester, même si nos livres d'histoires ne sont pas totjorn au niveau!

J'ai beaucoup apprécié, avant d'écrire ce billet, de lire les avis des groupuscules et individualités défavorables à ce rapport. Des hommes. Cela ne me surprend guère. On se demande ce qu'ils ont à cacher ;-)

Sororellement,

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Religion, #Laïcité

Repost0

Publié le 12 Décembre 2013

Qu'est-ce qu'une secte?

La dérive sectaire

"Il s'agit d'un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l'ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société."

Mission Interministerielle de VIgilence et de LUtte contre les DErives sectaires. (MIVILUDE) http://www.derives-sectes.gouv.fr/quest-ce-quune-d%C3%A9rive-sectaire

Les religions -notamment abrahamiques-, liberticides, fratricides et misogynes sont des sectes dangereuses. La place de leurs intégristes de tous bords est en HP ou en prison. Hélas, même si la France est laïque, le nombre de femmes victimes de violences sexistes, qu'elles soient physiques ou psychologiques, nous indique à quel point le système est corrompu par une trame inconsciente -très catholique en ce qui nous concerne- et les dénis de Justice, donnant toute puissance aux bourreaux, sont une tentative d'emprise sectaire. Le féminisme est donc un combat humaniste pour la démocratie ainsi que pour le respect des droits humains. Faire croire aux femmes que leur délivrance passe par la libération -ou l'aliénation- de leurs moeurs sexuelles est sectaire. Imposer le végétarisme ou un rite quelconque est sectaire. Soumettre est bestial ; donc chez les êtres-humains, c'est sectaire. Utiliser des techniques de manipulation ou de suggestion à des fins personnelles est sectaire. Exclure les femmes au nom d'une prétendue domination masculine est sectaire. Exclure les femmes au nom de leur trop grande sensibilité ou de leurs prétendues fragilités cycliques est sectaire : c'est ce qui fortifie notre âme depuis que le monde est monde. Exclure au nom d'une confession ou d'une nationalité est sectaire. Intimer à pacifier et pardonner quelles que soient les situations est sectaire ; notamment face à la violence. Il y a puritanisme, pureté et ... pureté. Des Iris, des Violettes et ... des Belles de Nuit. Chacun(e) son métier. Moi, le droit, la loi et la justice je n'ai pas choisi. Mais d'autres, si, ils/elles sont payé(e)s pour ça. J'affirme que maintenir les êtres-humains dans la peur, le conflit ou la pauvreté, c'est sectaire.

Tiens, noos pourrions "lancer" un Tribunal Pénal International afin de condamner les misogynes et pédophiles des dites églises -et du système-. C'est parfaitement hérétique, comme idée.

Pour les fêtes de fin d'année, je préfère donc célébrer la -ma- féminité et le clair-obscur de la nature.

Sororellement,

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Manipulation, #Religion

Repost0

Publié le 13 Septembre 2013

Impossible de passer le cap de l'an sans revenir sur les raisons qui m'ont fait créer, d'abord sur facebook, le groupe Adélaïs&Jasmine.

Il y quelques mois, une certaine catégorie d'individus -que je ne juge ni ne condamne- battait le pavé afin de préserver, selon eux, l'intégrité de la famille traditionnelle Française. Le "Printemps Français" était lancé. Qui des droites ou des catholiques fit le premier pas, je ne pourrais vous dire, mais si leurs intention diffèrent dans le fond, elles se rejoignent dans la forme. Or, si les bords politiques m'indiffèrent totalement, car les individualités humaines ont toutes leurs propres valeurs ajoutées, les questions religieuses, souvent pernicieuses, m'indisposent au plus haut point. Soyons clairs, surtout quand il s'agit des catholiques. Pas celles et ceux vivant dans la foi et oeuvrant pour l'humanité au nom du "dieu" qui est Amour, mais ceux trichant avec l'histoire, manipulant les masses et les consciences depuis des siècles à des fins que je suis, en l'état, bien incapable d'imaginer. Mais il suffit de regarder en arrière : païens, manichéens, bogomiles, cathares, templiers, protestants, franc-maçons et j'en passe, les méthodes de persécution, de répression et d'asservissement sont identiques, violentes et inhumaines.

Nous disions donc que ces bonnes gens étaient dans la rue, non pas pour réclamer un toit pour tous, de la nourriture pour tous, des soins pour tous ou du travail pour tous, ils y étaient pour s'opposer à une loi conférant aux homosexuel(les) les mêmes droits matrimoniaux qu'aux hétérosexuels. Nous n'avons entendu parler que de cela pendant des mois. Ce sont souvent les mêmes qui s'opposent, notamment, à l'avortement ou à la procréation médicalement assistée. C'est leur droit, et ils ont bien raison de le faire. Mais ont-ils une âme? Ont-ils une conscience? L'accès à la prêtrise pour les femmes me semble pourtant un sujet plus urgent mais une catholique m'a répondu, confiante, que Jésus et les Apôtres étaient des hommes ...

Nous les entendrons probablement, sous peu, contre les fameuses études sur le genre. Est-ce le mot "genre" qui fait peur? Que les petites filles ne s'identifient plus à de douces princesses et les petits garçons à de preux chevaliers pose un problème d'envergure? A moins qu'ils ne soient incapables de voir le mal que fait l'éducation abrahamique, phallocrate, androcentrée et patriarcale autour d'eux, jusque dans l'inconscient collectif? STOP MISOGYNIE - STOP HOMOPHOBIE.

Alors les voilà les raisons de la création d'Adélaïs&Jasmine. Que je puisse être associée à ce mouvement m'a été insupportable. Simplement pour dire qu'il y avait, aussi, des hérétiques qui jouaient. Même si je prends tout cela très au sérieux!

Sororellement,

Illustration Emmanuel Benner, "Marie-Madeleine au désert"

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Religion, #Laïcité, #Manipulation

Repost0

Publié le 13 Septembre 2013

Endura chez les cathares : suicide, renoncement ou catharsis?

Endura est vocable occitan que nous pouvons traduire par "privation", "endurance" ou "persévérance". Dans les faits, c'est un jeûne rituel qui s'offrait aux consolés (adultes baptisés par imposition des mains, les dits "parfaits") ayant pour but d'entrer dans des états de conscience modifiés comme, par exemple, la méditation, permettant de se détacher de la matière au profit du monde spirituel.

La version des inquisiteurs, qui fut plus tard reprise par des historiens majoritairement catholiques, vise à décridibiliser le catharisme : à toute "bonne" fin, il s'agirait, pour eux, d'un suicide impulsé par la très sainte horreur du monde qu'auraient eu les bonnes femmes et les bons hommes. Mais il n'en est rien : les cathares ne haïssaient point le monde, mais ne supportaient pas et condamnaient la violence du monde, et tout ce qu'elle recouvre. C'est ainsi qu'il faut entendre que seul le diable peut être maître du monde : souffrance et violence, largement répandues, ne pouvant émaner de "dieu", du Bien.

Les consolés (même les mourants qui demandaient une "bonne fin"), qui entraient en "dieu" renonçaient aux attachements matériels (même aux affects), aux passions et désirs de ce monde, donc au paraître, aux conflits et au sexe, jeûnaient régulièrement au pain et à l'eau et ne mangeaient plus de nourriture carnée, par bienveillance envers les animaux. Revêtus, Ils s'engageaient donc, en toute connaissance de cause, à être des femmes et des hommes de "l'entendement du Bien". Il est essentiel de souligner que les simples croyants continuaient, quant à eux, à vivre normalement et que celles et ceux qui demandaient le consolamentum (baptême) le faisaient souvent dans le fleur de l'âge, après une vie mondaine bien remplie, avec le consentement de leur conjoint.

La catharsis est une purification des passions (du latin pâtir donc souffrir), l'un des effets de la tragédie nous apprend Aristote, bénéfique et libérateur sur celle ou celui qui ouvre sa conscience à la portée de ses émotions ou de celles des autres, en les observant objectivement, avec le filtre de la raison et non celui de la passion. Elle permet un meilleur discernement. Elle trouve toute sa place dans le cheminement intérieur des dits cathares.

L'endura n'était donc pas un suicide car les cathares aimaient la vie bien plus que les données inquisitoriales catholiques, corrompues par leur soucis de domination et leur appropriation habituelle du christianisme, ne le racontent.

Amistats et Sororellement,

Illustration : Jeu d'ombres et lumières sur une meurtrière dans Cité de Carcassonne.

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Catharisme, #Religion, #Manipulation

Repost0

Publié le 12 Septembre 2013

Si je suis personnellement contre le mariage, en revanche, je pense que l'union entre deux individus (de sexes opposés ou non) devrait être scellée par un lien d'Amor véritable, réciproque et exclusif. Un engagement sans faille nourri par la confiance mutuelle. Voilà le pourquoi des guillemets au mot mariage dans le titre.

Comment être indifférent(e)s au sort de ces fillettes violées légalement selon l'Islam -entre autres- sous prétexte qu'Aïcha, épouse préférée du Prophète Mahomet -polygame- avait 9 ans pour son "mariage"? Là encore, on va me targuer d'islamophobie. Or, je ne pense pas que cet Islam là soit à proprement parler une religion où "dieu" est grand. Les hommes qui s'adonnent à ces pratiques ne sont pas des croyants et je suis intimement convaincue que les vrais musulman(e)s les condamnent, même silencieusement, par honte ou par crainte des représailles. Cette coutume est fréquente en Moyen Orient, mais on la rencontre encore un peu partout dans le monde, notamment en Asie et en Afrique. La pauvreté en serait la principale cause. La misère a bon dos. Les conséquences sont l'esclavagisme sexuel et domestique des fillettes et femmes, sans parler des problèmes de santé générés par des grossesses précoces.

Les mutilations sexuelles, quant à elles, bien qu'illégales dans la plupart des pays du monde, concerneraient, selon les derniers chiffres de l'UNICEF publiés cet été, près de 140 millions de femmes et de filles sur terre. Certains auteurs les mentionnent depuis l'antiquité. Traditionnellement, les organes génitaux non mutilés sont associés à la prostitution, et cette pratique s'exerce aussi dans les matriarcats, comme c'est le cas dans certaines tribus du Burkina Faso. L'excision protégerait les femmes de leurs appétits sexuels débridés. Un autre des arguments est que les hommes étant polygames, ils ne peuvent pas satisfaire toutes leurs épouses, et qu'il est donc pratique de les avoir sans désir sexuel plutôt qu'infidèles. D'abord intervient la clitoridectomie, puis les grandes lèvres sont cousues ensembles, laissant un minuscule trou. Les jambes sont elles aussi attachées ensembles, durant quelques jours, afin de permettre la cicatrisation. Les infections sont fréquentes, l'urine et le sang ne pouvant être évacués correctement. La nuit de noce est d'un romantisme à vous couper le souffle : le mari commence par ouvrir le sexe avec les doigts ou un couteau. Les rapports sexuels sont douloureux et sans plaisir, cela va sans dire. Dans de nombreux pays, la réinfibulation (couture des grandes ou petites lèvres) est exigée après chaque grossesse afin que les femmes restent "étroites comme des vierges". N'oublions pas que des centaines de petites Françaises d'origine étrangère rentrent au pays chaque été. Aborder ces sujets dès l'école serait une façon de faire de la prévention efficace, de sensibiliser les enfants non issus de l'immigration, et d'engager des débats et témoignages. Al-lat (اللات déesse de la féminité pré-islamique) est grande.

En toute bonne foi, l’élu islamiste Tunisien Habib Ellouze nous a dernièrement parlé de l'excision : c'est une "opération esthétique", "sans conséquence pour le plaisir de la femme", "bénéfique contre les odeurs corporelles" ce qui a fait bondir le Dr Henning, chirurgien gynécologue bénévole pour l'ONG Clitoraid, qui reconstruit les femmes, physiquement et psychologiquement, victimes de cette barbarie selon les méthodes du Dr. Pierre Foldes.

Le droit des femmes et des filles me tient à coeur. En revanche, le paradoxe, c'est que, malgré l'islamophobie ambiante -tout à fait condamnable-, certains se réjouiraient de pouvoir s'adonner à la polygamie et aux "mariages" forcés et précoces. Mais ils sont bien trop hypocrites pour le reconnaître. Vice ou égrégore? Le cerveau étant un émetteur-récepteur, nous pouvons en effet nous questionner.

Z'avez pas vu Lillith? (Oui, avec deux ailes, c'est comme cela que ça s'écrit)

Sororellement,

Illustration : "L'origine du Monde" du Gustave Courbet.

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Féminicides, #Religion, #Manipulation, #Viol

Repost0

Publié le 11 Septembre 2013

Celles et ceux qui se seront intéressé-e-s au catharisme auront pu constater le sectarisme actuel qui peut le recouvrir, voir l’étouffer. Si j'apprécie de lire les historien-ne-s et autres Docteur-e-s, c'est qu'ils nous permettent d'avoir un regard objectif et critique sur le sujet. Le reste est affaire personnelle.

 

Il faut, dans un premier temps, bien distinguer le catharisme de la Civilisation Occitane et de la tradition des Trobairitz et Trobadors, même si l'unité que ces trois entités formait a fait la réputation du bien vivre -larguesa, valor, onor, convivéncia et paratge- en Occitanie médiévale ; le Languedoc fut ainsi une terre propice à l’hérésie.

 

AMORC, franc-maçons, rose-croix d'or, graaliens, templiers, anthroposophes, ésotérisme nazi, intégristes catholiques convaincus du bien fondé de l'inquisition, -attention, je ne dis pas là qu'ils sont tous sectaires- mais aussi d'autres groupes ésotériques et occultistes de plus ou moins grande envergure gravitent autour du catharisme et peuvent induire les chercheurs en erreur voir même les mettre en danger. D'où la nécessité d'aborder le thème, au moins dans un premier temps, avec le prisme et la justesse des historiens, afin de ne pas prendre ses propres désidératas pour des réalités. Les dits cathares, qui s’appelaient eux mêmes bonnes femmes (bons hommes) ou bonnes chrétiennes (bon chrétiens) étaient des spirituel-e-s avant d'être des religieux, qui veillaient au bien de tout ce qui est vivant, et qui avaient une lecture originale de l’Évangile, accessible à chacun selon eux, et non réservée à une toute prétendue élite cléricale. Ils démystifiaient les Écritures, n’honoraient pas Jésus, mais le Christ, du moins, son maître, l'amour ; et, une fois engagés en "dieu" (Le Bon Principe chez les dits cathares, ce qui se faisait essentiellement après une vie mondaine accomplie, et nécessairement avec le consentement du conjoint, souvent dans la fleur de l'âge donc) souhaitaient vivre une vie dénuée de tout attachement terrestre, libres de toute entrave donc tout en vivant dans le monde, au milieu et avec le peuple. Les "ancien-ne-s" étaient celles et ceux qui étaient reconnus pour l'ancienneté de leur foi, leur sagesse, leurs connaissances et leur bienveillance ; ils n'avaient aucun pouvoir temporel ni ne cherchaient, de quelque façon que ce soit, à dominer autrui.

 

Le plus grand nombre porte le catharsme en son coeur (et pas que chez nous!), ils sont simples, humains, parfois spirituels, et un devoir de mémoire et de réconciliation les ronge de l'intérieur, notamment quand ils sont confrontés, de près comme de loin, à la violence de ce monde et à l'injustice. Mémoires et résiliences transgénérationnelles?

 

Donc, s'il est question de mystères, en catharisme, il ne s'agit que d'enseignements et de "révélations" -ou prises de conscience- accesibles à tout le monde et quant à la gnose, il n'est question que de conscience et de connaissance de soi non superficielle. Les idées d’extrême droite, certainement véhiculées par Otto Rhan, ne sont pas cathares : les cathares étaient humanistes et fraternels. Les courants politiques régionaux ne sont pas cathares : les cathares ne s'occupaient que de l'esprit. Les "enseignement" payants et secrets ne sont pas cathares : depuis quand facture-t'on l’Évangile (εὐαγγέλιον - bonne nouvelle)? Les végétariens ne sont pas plus cathares que les autres : ce n'est pas parce qu'ils sont plus doux avec les animaux qu'ils le sont nécessairement avec les hommes, ou les femmes ;-)

 

Il y a tout un marketing institutionnel du "pays cathare" qui vend même de l'agneau façon bouchère. Le catharisme est donc, aussi, un piège à touristes biens que nos châteaux -qui ne sont pas cathares comme on essaye vous le faire croire- méritent vraiment le détour pour de belles ballades.

 

N'écoutez pas non plus les inquisiteurs d'aujourd'hui, pharisiens et domini canis qui "gardent" le christianisme.

 

Alors, vraiment, si cet univers vous inspire, soyez vigilant(e)s, sachez qu'il n'y a pas de Parfait(e)s et que ce terme est un vocable emprunté à l'inquisition qui définissait de la sorte les dits cathares ou Albigeois engagés en "dieu" (n'oublions pas que pour eux, "dieu" est en l'Homme), les "hereticus perfectus". Prenez le temps et essayez de vous faire une idée par vous même.

 

Amistats, et Sororellement.

 

PS : ne cherchez pas à trouver le mot PARATGE dans un dictionnaire occitan. Chacun a sa propre définition. La mienne concerne les relations humaines : "de niveau et à âmes égales, totjorn".

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Catharisme, #Manipulation, #Religion, #Mythes Fondateurs

Repost0

Publié le 9 Septembre 2013

Adélaïs, Comtesse de Toulouse aux yeux de violette.

Je m'en vais vous présenter, quand même, Adélaïs.

Sa mère, Constance, Princesse de France, belle-soeur d'Aliénor d'Aquitaine*, fut mariée en seconde noce à Raymond V, Comte de Toulouse catholique, en 1154. Il n'avait que 20 ans, elle la trentaine. Après la naissance de 4 ou 5 enfants, dont Adélaïs, leur relation se dégrade, d'après ce que nous enseigne une série de lettres conservées dans les archives Royales. C'est la rupture.

" Le jour même où mon serviteur m'a quittée, je suis partie du Palais et me suis rendue dans une villa, à la maison d'un certain chevalier. Je n'avais même plus de quoi manger ni de quoi donner à mon personnel. Le comte n'a aucun soin de moi "

"Si tous les messagers qui doivent se rendre à la Cour vous disent que tout va bien pour moi, ne les croyez pas. Si j'osais vous l'écrire, je vous dirais pire encore ". (Lettre de Constance au Roi de France, son frère.)

En Mai 1165, Constance assistera, au coté de Raymond Trencavel ( Vicomte de Nîmes, Béziers, Carcassonne et Albi), père de son futur beau-fils, au Colloque de Lombers, organisé par l’Évêque catholique d'Albi, dont le but était de condamner les hérétiques dits Cathares. C'est à partir de ce moment que ces derniers furent appelés les Albigeois.

On sait, selon "L'histoire générale du Languedoc" des Bénédictins Dom Claude Devic et Dom Joseph Vaissète, que Constance était en Palestine en 1173.

Son frère lui accordera des biens immobiliers, et elle fera, notamment, des dons aux Templiers. Elle sera plus tard connue comme étant la Comtesse de Saint-Gilles (Gard).

Adélaïs, née vers 1158, aurait été élevée auprès de sa mère Constance, à Burlats, charmant village près d'Albi, sur les terres de sa future belle-famille. Elle sera mariée en 1171 pour des raisons politiques à un ennemi de son père, le Vicomte de Nîmes, Béziers, Carcassonne et Albi, presque aussi puissant que lui par son alliance avec le Comte de Barcelone et Roi d'Aragon. Roger II Trencavel, son époux, est favorable aux Albigeois. Les fastes de la vie Carcassonnaise ne lui plaisant guère, elle ira trouver la plénitude à Burlats. Elle sera louée pour sa beauté et son esprit brillant par les Trobadors de sa cour, dont plus précisément Arnaud de Mareuil, qui ne chantera qu'elle.

En 1178, la délégation des Rois de France et d'Angleterre, qu'elle recevra à Castres, lui fait état de l'urgence de convaincre son mari de réprimer l'hérésie. D'ailleurs, son propre père, Raymond V, écrivit en 1177 à l'abbé de Citeaux afin de demander de l'aide pour combattre l'hérésie et ainsi faire abjurer leur foi aux Cathares.

Raymond-Roger Trencavel, son fils, né en 1185 sera probablement élevé par Adélaïs, à Burlats, jusqu'à la mort de son père, en 1194. Il sera alors confié à Bertrand de Saissac, le bras droit de Roger II, cathare, et grandira dans la foi des hérétiques. C'est un héros de la Croisade contre les Albigeois ; il en faut.

Je regrette de ne pas avoir une représentation d'elle à insérer à ce billet ...

*Aliénor avait des droits sur le Comté de Toulouse par sa grand-mère, Philippa de Toulouse, qu'elle aurait essayé de faire valoir en 1141.

Sororellement,

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 7 Septembre 2013

Claudia Procula, la Languedocienne.

J'ai creusé, un peu, le christianisme. Mes lectures, notamment autour du Cycle du Graal, faisant référence à un symbolisme que je ne connaissais point, il le fallait. Mais j'ai vite déchanté, ne supportant pas l'idée de Jésus sur la croix sans que les Évangiles ne mentionnent que quelqu’un ait oeuvré pour l'en faire descendre. Que faisaient-ils, ses "disciples"? Se lamentaient-ils? Prenaient-il des notes? Quant à celles et ceux qui adorent cet instrument de torture sous prétexte que Jésus serait mort pour le Salut de l'Humanité, ben je me dis, soit ils sont sadiques, soient ils sont masochistes. Dans tous les cas il y a un truc...malsain!

Selon la légende, entretenue par Christian Doumergue, un auteur du coin, Claudia Procula était Languedocienne, de Narbonne. Or, elle aurait été la seule à essayer d'intercéder en faveur de Jésus : "Qu'il n'y ait rien entre toi et ce Juste ; car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui." (Évangile de Matthieu 27/19) fit-elle dire à son Pilate de mari afin de le convaincre de ne pas condamner Jésus, alors qu'il siégeait au tribunal.

Alors je me demande : mais que faisaient les autres?

"Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha
La foule sans tête
Etait à la fête
Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas
C´est plus juste en somme
D´abattre un seul homme.
Ce jeune homme a dit la vérité
Il doit être exécuté." La vérité- Guy Béart

Sororellement,

Illustration "Le rêve de la femme de Pilate" par Alphonse François (qui ressemble beaucoup à du Gustave Doré, arrière-arrière grand oncle de Julien Doré l'artiste Languedocien).

Voir les commentaires

Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminin Sacré, #Symbolisme, #Religion, #Mythes Fondateurs

Repost0