Publié le 27 Août 2014

Correspondance. Anne, ma soeur Anne, séduire serait-il mentir, vraiment?

Très chère,

Il y a peu, vous «découvriez benoîtement», pour reprendre vos mots, mon billet au sujet de l'Art de la séduction -à la Languedocienne- et vous êtes alors servi de votre plume afin d'exprimer votre ressenti sur le sujet (voir ici : http://adelaisetjasmine.over-blog.com/2014/08/le-pecher-de-vigne-ou-l-art-de-la-seduction.html). Pour mes lectrices et lecteurs, j'ajoute en lien votre article surprenant, criant à mon sens de clichés sexistes, et je vous remercie de me donner ainsi du blé à moudre, car les échanges ayant matière à réflexion profonde ne courent pas les trottoirs citadins si étroits.

Oui, je l'affirme à nouveau, j'aime séduire. Non pas un inconnu, les hommes en général, mais mon âmant. J'insiste sur l'accent circonflexe. Subjuguer, faire perdre la tête, induire à des états de conscience modifiée, cela me plait. Juste pour la grande beauté et la magie de l'instant.

Au sujet de mes kilos superflus, voyez-vous, -car ils le sont- même si je m'efforce de m'accepter telle que je suis après avoir pris 26 kg suite à une médication ayant chamboulé mon hypophyse, j'aspire à retrouver la ligne -un petit 40/42- afin de prendre plaisir à me vêtir comme il me plait, et non comme je le peux ; tout en me remettant au sport afin de me galber (je n'aime pas les bourrelets inesthétiques que font les bas sur mes cuisses). Ayant qui plus est un métier tourné vers le public, ma présentation compte : vous n'êtes pas sans savoir qu'en ce monde, fondé sur les apparences, tout se joue dans les 3 premières minutes, les trois premiers regards, les trois premiers mots, les trois premiers gestes. Mieux vaut donc être alèse et droite dans ses bottes.

Mais revenons-en à l'objet de cette réponse. Non, vraiment, quand on sait qu'étymologiquement le mot séduction nous vient du latin ECCLÉSIASTIQUE seductio, c'est à dire action de corrompre, et que ces mêmes ecclésiastes et autres docteurs en foi utilisent ce vocable essentiellement pour définir la tentation, qu'elle émane du diable ou des femmes libres, à la sexualité affirmée et à l'intellect indépendant, opposant donc la pureté au vice suprême du mensonge que revêt la tentatrice, alors que merda, c'est bien aux hommes d'apprendre à résister, faibles et lâches pour ceux qui succombent et ne le devraient pas ... Pas question de materner ou de soumettre, mais de faire perdre la conscience de l'espace, du temps, et de la matérialité. Non, vraiment quand on sait que séduire nous vient du Latin subdūcere « soulever; retirer » «Tirer de bas en haut»... Non, vraiment, quand on sait que certaines opposent séduire (ou "charmer" je devrais dire) à être soi-même ... Assimilant donc séduction et mensonge, alors que c'est ce que font les Pères de l'Eglise avec Lilith, La Reine de Saba ou Salomé pour ne citer qu'elles....

Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi on ne rend pas ses lettres de noblesse à cet Art millénaire, j'avais pour ma part en tête l'érotisme au sein du couple, (au sens noble, pas de cliché pornographique), qui est bien un jeu de séduction, pas aussi superficiel qu'il n'y parait à mon sens car source d'inspiration et de méta-morphoses, sublimant des états d'âme rares hors sentiments -du moins pour moi-. Vu la confiance que ce genre de joute demande, et n'accordant cette dernière pleinement que par amour, il va de soi que cette séduction, instrument d'émois (bien connu des Trobardors et Trobairitz) ne peut être assimilée à un mensonge, mais bien à une joute, un duel (non sado-maso, cela va de soi) ... De l'éros à l'agapé dites-vous, en effet, pour moi la libido est graduelle (sexe/coeur/conscience/esprit) et trouve sa pleine raison d'être, vitale, dans le clair obscur de la psyché. Enfin bref, on peut être parfaitement soi-même en séduisant et en mettant son âmant à la "merci" de ses charmes, soulever son âme, le retirer de la mondanité.

Il est bien question, à mon sens, de séduction [subdūcere, tirer de bas en haut, donc, élever] chez les fedeli d'amore, dont je ne peux m'empêcher d'associer la Tradition (ésotérique) à celle du Trobar ... La sublimation de la frustration, c'est à dire la transmutation du désir -qui donne des ailes comme le souligne le mythe d'Apulée Éros et Psyché- est une joute se pratiquant réellement à deux. Hélas, nous n'avons guère d'exemple de femmes fedeli d'amore/fidèle d'amour. Dans tous les cas, il est bien question d'alchimie spirituelle. Quelques Trobairitz, c'est mieux que rien. Et l'excellent ouvrage de R.Nelli "L'érotique des Troubadours" ainsi que celui de Delphine Aguilera "Femmes poètes du moyen-âge : les trobairitz".

Non, vraiment, le complexe madone et catin est une invention misogyne.

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Spiritualité, #Symbolisme, #Sexualité, #Société, #Féminisme, #Religion

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Publié le 22 Août 2014

Le pêcher de vigne ou L'Art de la séduction

Réflexions nocturnes suite à une discussion. Espérant ne pas heurter la sensibilité de l'initiatrice de cette réflexion.

La pêche de vigne ou L'Art de la séduction, ce fruit défendu par le patriarcat judéo-chrétien.

Non, je ne vais pas faire ici l'apologie de cette mode ambiante qui se résume à chercher à séduire dès que l'on croise un ressortissant de l'autre sexe, histoire de combler un besoin de reconnaissance ou de considération généralement installé dans la petite enfance : flagrant délit d'immaturité psycho-affective... Je ne ferai pas non plus l'apologie des diktats édifiant les stéréotypes genrés, tellement avilissants pour les femmes, ni des fameuses techniques dites de séduction, vendues à prix d'or, qui n'ont pour simple but que la manipulation et causent beaucoup de souffrance.

Ce soir, on m'a dit que l'on ne pouvait pas séduire et aimer, que les deux étaient antinomiques. Complexe madone et catin, est-ce ci que tu te caches? Moi, en Amor, je suis une grande idéaliste, et la folie qui m'anime m'amène sur un sentier escarpé diamétralement opposé. Je m'explique.

Certes attendre d'un homme qu'il fasse votre bonheur est à élever au rang de la soumission suprême, ce serait confondre un besoin rendant dépendant et un sentiment ressenti par un individu libre de toute entrave plus ou moins inconsciente. Quoi que, l'est-on réellement un jour? Le fait est que j'ai bon espoir d'avoir un jour une vie de couple très épanouissante, ayant fait un break de quatre ans afin de conscientiser et de chasser en moi ce qui fait souffrir. L'amour m'a toujours inspirée, faite rêver, et si j'ai eu mon lot d'histoires ou d'aventures, amants d'un soir, de quelques semaines, de quelques mois ou de quelques années, on peut dire que je n'ai jamais été réellement la même, mais n'ai jamais été réellement épanouie non plus. Sentimentale, douce, gentille et attentionnée, il en fallait peu pour que l'on me cantonne à ce rôle maternant par excellence qui entérinait, sans même que je n'en prenne conscience, le début de la fin : mon tempérament méditerranéen reprenait vite le dessus et ne supportait guère la tiédeur et l'à peu près. Car non, je n'étais pas que ça. Un problème a pourtant longtemps persisté : mon poids ; porte-jarretelle, bas, petite robe noire fendue sur la cuisse, talons hauts pas pour moi ... vous conviendrez que les bourrelets sont gommés sur les gravures de mode et que la femme ronde devient bien vite -aux yeux du plus grand nombre- ridicule s'il lui prend l'envie de revêtir une tenue communément acceptée comme sexy, mais qui peut être aussi sobrement élégante, simplement féminine voir chic selon les sphères dans les quelles vous évoluez. Alors donc nous voilà au coeur du problème : non seulement demain, j'ambitionne d'être éperdument amoureuse et d'être aimée en retour -ah ces poètes, que feraient-ils sans amour, ou ne feraient-ils pas par amour- mais en plus, j'ai envie d'exploiter mon potentiel de séduction et d’envoûter littéralement mon homme/partenaire/compagnon par la simple force de ma psyché et de mon éros, dans le but de joutes amicales et intimes, aussi profondes que pourront l'être nos sentiments respectifs et réciproques. N'est-ce pas là, le Trobar inspiré? Sublimation du désir n'était point, je le rappelle, en Languedoc réservé aux seuls hommes ... Est-il vraiment antinomique de vouloir faire fondre l'être aimé par l'étendue de ses qualités humaines, de sa capacité à donner et à partager certes mais en le subjuguant, aussi, pour des raisons qui font de Lilith, pour les Pères abrahamiques, une démone, vile et obscure tentatrice? Pourquoi le désir ne mènerait-il pas vers l'illumination, la transe, la musique des sphères éthérées en somme, mais le silice et la souffrance, si? Les femmes ne seraient-elles pas toutes, un peu, des magiciennes à l'image de Circé, brûlant d'un feu sacré? A la fois mères, amantes, soeurs et épouses, croissant -et décroissant tiens, c'est cyclique- selon les axes de développement de la maturité psycho-affective, sexuelle, intellectuelle et spirituelle ? Pourquoi devrais-je choisir entre la madone et la catin, qui m'oppriment, puisque c'est un mal misogyne, androcentré et phallocrate?

I fell good ☼

Sorellement,

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Publié le 17 Août 2014

La marche de Rosen contre la prostitution.

Le 3 Septembre, Rosen Hicher, ancienne prostituée, partira de Saintes en vue de sillonner la France à pied, un sac sur le dos, afin de sensibiliser contre les méfaits de la prostitution.

Pas dans une démarche moraliste, mais un un combat contre la partie invisible de l'iceberg, le proxénétisme.

Voici ce qu'elle publiait sur facebook :

"EN MARCHE POUR L'ABOLITION

"... laisser le droit aux clients de nous acheter, c'est laisser le droit aux proxos de nous vendre...." Rosen

je partirai à travers la France le 3 septembre sac sur le dos et je marcherai pour l'abolition de l'esclavage sexuel dans le monde . Pourquoi ais-je choisi Saintes comme ville de départ , c'est mon dernier lieu de prostitution et pendant cette marche j'irai vers les lieux ou je me suis vendue.
Je veux combattre cette dernière violence faite et autorisée encore dans le monde.

JE DIS STOP A TOUS ACHATS DE CORPS"

Abolos de tous bords, vous êtes les bienvenu(e)s afin d'égayer sa Croisade contre le système prostitutionnel en vous joignant à elle pour cette marche, ou en lui proposant l'hospitalité sur son parcours : "Départ Saintes le 3, arrivée a Beurlay pour la nuit
départ le matin pour Rochefort arrivé prévue vers 17 heur
départ pour la Rochelle le lendemain, La Rochelle le lundi, Saint-Jean-de-Liversay,
puis, La Garette, puis ,Niort(, Poitiers puis Châtellerault direction Châteauroux 36 puis bourges , retour sur Vierzon 18 puis sur Blois 41 puis Orléans passage par l’Essonne pour arriver sur Paris rue du Collysé vers le dix ou quinze octobre."

"La prostitution est un problème de société, ne pas confondre prostitution soi-disant libre et esclavage sexuel qui n'a rien à voir. Ancienne prostituées, prostituées, parlons-en enfin, de la réalité et de la violence vécue et subie. Comment peut-on laisser faire et ne rien dire. Nous savons, nous lavons subi , cette violence liée à l'achat de notre corps est intolérable , irréelle. Y survivre est surhumain, hurler le pour ne pas laisser les femmes être vendues comme du bétail et vivre ce que nous avons vécu." Rosen

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Prostitution, #Société

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Publié le 16 Août 2014

Sophie Wallerstein, philanthrope de Gascogne.

Il y a à Arès, paisible station balnéaire du Bassin nord, une magnifique propriété jouxtant la clinique, ancien aérium pour les enfants malades défavorisés, fondé par Sophie Wallerstein, philanthrope, en front d'Océan et sous les pins, - amoureuse qu'elle en était- en 1894. Sa vie fut oeuvre de bienfaisance, et j'avais eu la chance de visiter la propriété ayant un jour fortuitement rencontré le jardinier. Son frère, Louis Emile Javal, membre de l'Académie de Médecine, Directeur du laboratoire d'ophtalmologie à la Sorbonne, député de l'Yonne, dont la volonté était de soigner le strabisme de sa jeune soeur dira modestement «Je n'ai jamais été qu'un troubadour ». Dommage que les fonds manquent pour rénover et ouvrir les lieux dans une continuité honorant la mémoire de la Dame. Allez savoir pourquoi, ce lieu ainsi que cette famille me touchent au plus haut point, moi qui ne suis pas du coin et qui n'y ai vécu que deux ans .... Je lui ai donné le sobriquet de "The Wall" car, Juive, elle a légué ses biens à la croix rouge pendant la guerre par crainte pour sa propre vie et pour mettre la Fondation à l'abri ; le site à permis de cacher, aussi, des enfants juifs (et même Juliette Greco) pendant la guerre. Je trouve que cette chanson des Pink Floyd chantée par des enfants lui va à mer vieille.

Ah si j'étais riche!

Sororellement,

Sophie Wallerstein, philanthrope de Gascogne.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Figures féminines, #Occitanie

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Publié le 16 Août 2014

La Marseillaises des Cotillons, hymne révolutionnaire féministe de 1948!

Merci à JMF pour ce partage sur facebook ;-)

La Marseillaise des cotillons en l'an 1848 est un hymne féministe de L. de Chaumont.

Il parut en juin 1848 dans le numéro 1 de La République des femmes, journal des cotillons édité à Paris par les Vésuviennes.

[-Il se chante sur l'air de la Marseillaise-]

"Tremblez, tyrans portant culotte !
Femmes, votre jour est venu :
Point de pitié, mettons en note
Tous les torts du sexe barbu ! {x2}
Voilà trop longtemps que ça dure
Notre patience est à bout
Debout Vésuviennes, debout
Et lavons notre vieille injure

{Refrain:}
Liberté sur nos fronts
Verse tes chauds rayons
Tremblez, tremblez, maris jaloux
Respect aux cotillons !

L'homme, ce despote sauvage
Eut soin de proclamer ses droits
Créons des droits à notre usage
A notre usage ayons des lois ! {x2}
Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize
Eut soin de ne songer qu'à lui
Travaillons pour nous aujourd'hui
Faisons-nous une Marseillaise !

{au Refrain}

Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde
Tout était borgne et de travers
Partout, sur la machine ronde
La femme essuyait des revers{x2}
Qu'un pareil chaos se débrouille
A nous battre le tambour !
Et vous, messieurs, à votre tour
Filez, filez notre quenouille

{au Refrain}

Combien de nous furent vexées
Depuis le matin jusqu'au soir !
Nos pauvres paupières lassées
De pleurs étaient le réservoir {x2}
Prenons, prenons notre revanche
Que le sexe battu jadis
Aujourd'hui batte les maris
Ainsi, nous serons manche à manche

{au Refrain}

On dit qu'Eve, notre grand-mère
N'avait chemise ni maillot
Supprimons notre couturière
Oui, la couturière est de trop {x2}
La liberté, chaste amazone
N'admet ni voiles ni verrous
A la barbe de nos époux
Luttons comme à Lacédémone

{au Refrain} "

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Société, #Musique et Poésie

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Publié le 14 Août 2014

"A Secret", Fred Appleyard
"A Secret", Fred Appleyard

Alors voilà, cela fait des mois voir des années que je potasse, ou que j'étudie -par curiosité- si vous le préférez, le christianisme tout en gardant un regard critique quant aux fêtes religieuses qui nous ont été imposées sur le calendrier, fêtes et symbolismes souvent empruntés au paganisme, c'est à dire à des cultes plus anciens, que l'on retrouve notamment en Egypte, Grèce ou Rome Antique (donc en Étrurie aussi) , voir chez les anciens Celtes. Il me vient l'envie de partager le fruit de ce travail de recherches et d'analyse, que je mettrai à jour au fur et à mesure que le courage me prendra, c'est laborieux comme tâche! Espérant que vous partagez mon plaisir ;-)

6 Janvier, l'Epiphanie. Oui, c'est bien le jour où l'on se partage la galette, et ce serait une tradition qui remonterait à la Rome Antique où l'on tirait de véritables fèves en l'honneur de Saturne ; les Romains célébraient aussi à cette période Janus, dieu à double face, celui qui regarde en avant et vers l'arrière, dieu du commencement et des fins, dieu des portes ! L'épiphanie/théophanie (de "théo" dieu et "phan" apparaître) célèbre désormais Jésus visité par les Rois Mages venus d'Orient afin d'offrir l'or, la myrrhe et l'encens ; simples mages [μάγοι], la tête dans le ciel étoilé, ils ne deviendront rois qu'à partir du IIIème siècle sous la plume de Tertullien, écrivain Carthaginois issu d'une famille Berbère, devenu théologien et Père de l'église, luttant activement contre le Paganisme et le Gnosticisme, même chrétien. Mais il existait aussi une épiphanie [Ἐπιφάνεια] d’Apollon à Delphes (c'est à dire son arrivée), représentée sur le fronton Est de son Temple selon Pausanias. Avant le IVème siècle l'on célébrait aussi Noel à cette date...Oui, les Rois-Mages auraient bien suivi une étoile pour trouver l'enfant, et, pour l’anecdote entre le 1er et le 6 Janvier nous pouvons voir, si nous observons le ciel, une pluie d'étoiles filantes dans la constellation du Bouvier, si chère aux cathares, les "quadrantides". L'épiphanie correspond au début du carnaval ["carnaval" est issu du latin "carnelevare" ("carne" viande et "levare" enlever), signifiant "entrer en carême", le carnaval débutant le 6 Janvier pour l’Épiphanie (célébrant JC visité par les Rois Mages) et s'arrête le mardi gras, où tout est permis, veille du début du carême. Cette fête hautement populaire serait donc rythmée par les croyances et un calendrier "saint" chrétien]. Carnaval, carnelevare, enlever la viande, donc ne plus manger de viande? Je n'en suis pas si sûre. On peut avoir une autre lecture, du moins, moi j'ai la mienne. Ôter la viande, la chair, pourrait autant exprimer le trépas, le dernier souffle, la mort physique. Quitter son corps pourrait aussi revêtir un sens plus symbolique ou spirituel : mourir à soi-même, transcender les appétits mondains, l'égo, les pulsions charnelles afin de voir évoluer sa psyché loin des obligations et moeurs purement matérielles, vers une foi plus profonde ou la sagesse, la méditation, le détachement. Ainsi, "quitter son corps" ou s'en détacher symboliquement pourrait être, aussi, une définition littérale de carnelevare. Une ascèse, mais là encore, à ne pas entendre au sens religieux mais philosophique voir poétique, terme emprunté au terme grec originel askêsis «exercice», qui s'appliquait à de nombreuses disciplines dont l'athlétisme, aux métiers ainsi qu'aux arts. En Egypte Antique, cette période correspond à la célébration la crue du Nil fertilisant les semences, et à celle du dieu Rê, le soleil, le feu divin.

2 Février, la Chandeleur ou purification chez les chrétiens car Marie, comme toute mère Juive, devait offrir un sacrifice 40 jours après l'accouchement pour le "rachat de son premier né", car "dieu" avait épargné les premiers nés Hébreux lorsqu'il avait infligé les dix plaies d'Egypte aux Égyptiens. Purification qui doit être effectuée avant la présentation de Jésus au Temple... Le vocable "chandeleur" nous vient du mot chandelle et l'origine de la fête est païenne ; elle était donnée en l'honneur du dieu Pan pour les Lupercales, les Romains parcourant les rues en agitant des flambeaux. Lupercale est aussi le nom de la grotte qui aurait abrité la louve ayant allaité Romulus et Rémus au pied du mont Palatin, mythe fondateur de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques. Leur mère, Réa Sylva, vestale, fut condamnée car elle avait fait voeux de chasteté et devait rester pure pour veiller sur le feu sacré du Temple. Leur nourrice sera Acca Larentia, parfois assimilée à une prostituée comme le sont souvent les femmes libres dans l'antiquité Gréco-Romaine. Acca Larentia, déesse chthonienne (ou tellurique, divinité ancienne) qui fut elle même rapprochée de la déesse Angérona. Mais chez les Celtes aussi, on fêtait Imbolc, célébrant la fertilité deBrigit, déesse mère, soeur et filles des dieux, veillant à l'inspiration, à la guerre ainsi qu'à la guérison : rite de purification de la fin de l'hiver et du renouveau de la vie, les jours rallongeant à cette période. C'est donc, depuis des temps anciens, une fête de la lumière et de la purification.

25 Mars l'Annonciation. L'annonciation, qui préfigure la naissance du Christ, est souvent représentée par l'archange Gabriel offrant un lys, symbole de pureté, de virginité, à la Vierge Marie. Or ces représentations ne seraient que tardives, suivant l'introduction du lys en France par les Croisés revenus de Moyen Orient. Cette fleur avait déjà une forte valeur symbolique et le catholicisme en fit l'attribut de la Vierge Marie. Mais ce qui est saisissant c'est que dans la mythologie Romaine, Junon, reine des dieux et déesse du mariage, enfanta Mars (nom, comme vous pourrez le constater, du premier mois du Printemps) sans l'aide de son brutal époux Jupiter grâce à un lys enchanté que lui aurait offert la déesse Flore, sur un simple contact, ; en bref, par l'opération du Saint-Esprit! Selon la mythologie Grecque, le lys serait issu du lait pur d'Héra (Junon chez les Romain), donc, nous l'avons vu, mère du ciel, reine des dieux, Héraclès la tétant avec tant de force que deux goûtes tombèrent, l'une dans le ciel, formant la voie lactée, et l'autre sur terre, créant ainsi le lys immaculé. C'est enfin la période de l'équinoxe de Printemps, date à la quelle la journée est égale à la nuit, mais nous reviendrons avec la fête de Pâques.

Pâques est la fête chrétienne la plus importante, elle célèbre la résurrection de Jésus après sa passion [du latin passio du verbe patior c'est à dire souffrir, endurer ; nous parlerons d'endura, vocable occitan définissant l'ascèse très stricte et rituelle observée par celles et ceux qui demandaient le consolament, c'est à dire le baptême spirituel par imposition des mains, chez les chrétiens dits cathares.] Sa date est fixée au premier dimanche qui suivra la pleine lune après le 21 Mars, date de l'équinoxe de printemps. Il ne faut pas la confondre avec la Pessa'h (Pâque) Juive au cours de la quelle on commémore l'exode des Juifs hors d'Egypte. Mais cette résurrection n'est pas une tradition, un culte nouveaux. Les anciens Celtes célébraient par exemple Ostara, symbolisant le renouveau de la nature après la longue période hivernale. La vie après la mort en somme, alors qu'en équinoxe la nuit et le jour sont d'égale durée. C'est la période où l'on sème dans les champs, où les animaux font leurs parades amoureuses. Le nom anglais de cette fête est Easter, d'une ancienne déesse anglo-saxonne, Ēostre -pour l'équinoxe de printemps le soleil se lève exactement à l'est, east en anglais-, que nous pouvons rapprocher de la Babylonienne et Assyrienne Ishtar, encore Inanna chez les Sumériens ou de la Phénicienne Astarté, déesse duelle, insufflant la vie et de la mort, maîtresse en amour comme à la guerre. L'un des symboles de cette déesse est l'étoile, celle de vénus, brillant le matin et le soir, l'étoile du berger, en réalité une planète, l'astre le plus brillant après la lune et le soleil. Rien à voir à priori mais à cette période de l'année, tous les 24 Mars, les Galles, prêtres de Cybèle, déesse Phrygienne, s'émasculaient à l'occasion des sanguinarias, célébrant ainsi la puissance de la déesse qui, dans un excès d'amour éperdu rendit fou Attis qui se castra.

L'Ascension quant à elle, célébrée 40 jours après Pâques, marque, dans la tradition chrétienne, l'élévation de Jésus vers le ciel. Les anciens Celtes célébraient Beltaine, fête ou le feu tient une place sacrée, purificatrice, nourri d'offrandes aux dieux. A cette date, les beaux jours s'annoncent, passant de la saison sombre à la saison claire, le soleil réchauffe la terre fertilisée par ses rayons, faisant naître les premières fleurs ; le voile entre ce monde et le monde céleste est fin, propice aux rencontres avec des êtres surnaturels. Selon la légende, Le roi Arthur et sa demi-soeur, la fée Morgane s'uniront une nuit de Belataine et concevront Mordred, qui donnera la mort des années plus tard à son père, souhaitant siéger sur son trône. Les Romains quant à eux célébraient la déesse Flore (Chloris chez les Grecs) avec les floralies ou jeux floraux, célébrant la floraison, et, pour l'anecdote, l'une des plus vieilles sociétés savantes d'Europe est l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse, qui fut fondée par des troubadours Languedociens après la Croisade contre les Albigeois ou cathares, où sont encore aujourd'hui primés de talentueux poètes.

24 Juin Saint Jean le Baptiste ou Saint Jean d'été. Jean là est un prophète, ascète du désert, ayant annoncé la venue de Jésus, et la tradition chrétienne nous dit qu'il baptisait d'eau au bord du Jourdain. Pour la Saint-Jean, on danse autour des feux de joie, rite qui permettait, dans les anciennes croyances, de bénir les moissons. Cette date n'est pas anodine, c'est celle du solstice d'été, Litha chez les anciens Celtes, journée la plus longue de l'année, le soleil étant à son zénith. La déesse est enceinte du dieu qui va naître à Yule, autre sabbat mineur, pour le solstice d'hiver. Moment propice pour célébrer l'amour et la prospérité des récoltes Les Romains célébraient Fortuna (Tyché chez les Grecs), déesse de la chance et du hasard ; elle est la divinité de la destinée comme les Parques, distributrice des biens et des évènements, mais aussi déesse du passage. Fors (fortuit) comme Fortuna dériveraient de la même racine indo-européenne que le verbe ferre, "porter" "donner". En Mésopotamie aussi, où l'on célébrait Tammuz/Dumuzi, dieu de la végétation, symbolisant la mort et la renaissance de la nature, berger devenu l'amant d'Inana/Ishtar qu'il remplace aux enfers.

15 Aout assomption.

1 Novembre toussaint

25 Décembre noel

27 Décembre saint jean l'évangéliste

Pâques/ascension

La croix

La colombe

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Religion, #Spiritualité, #Symbolisme, #Mythes Fondateurs, #Manipulation

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Publié le 11 Août 2014

Déclamation [Droit de réponse de Psyché-Ψυχή]

Fille d'un Roi, et pourtant louée pour ma grâce,
Je ne trouve guère d'époux et les heures passent,
Sans que je trouve bonheur, au grand désarroi de mon père,
Méprisée par mes deux soeurs, je suis une solitaire.
Aphrodite, de ma grande beauté envieuse,
Fera de moi sa rivale au miroir, aventureuse,
Et m’enverra son fils afin de me punir,
Jubilant de me faire grande peine et de me voir souffrir.

Mais la flèche décoche et cet Eros pourtant si crédible,
De moi s'éprend et l'amour changera de cible,
Une passion aveugle irradie alors le dieu,
En fin stratège il s'adonne au jeu amoureux ;
Sa mère vengeresse complote et me met à l'épreuve,
Pensant que le temps parachèvera son oeuvre,
Que les déboires finiront par me désespérer,
Et que nul sentiment, à sa fureur, ne pourra résister.

Ma curiosité me met, hélas, en bien mauvaise posture,
Ailée par mes sens j'ai foi en cet amour clair-obscur,
Et aussi laborieuse soit la tâche j'y consens de bon aloi,
M'importe peu cette être divin infâme et sa loi,
Je m'affaire pour celui que j'aime et dans son palais,
Il me remet son âme et de me délier de mon passé me permet ;
Mais le courroux du panthéon se fait entendre,
Faire bénir notre union ne sera pas chose tendre.

Aphrodite la beauté que tu loues est mortelle,
Elle trépassera jusque dans la tombelle,
L'histoire qui est la mienne voile l'immortalité de l'âme,
N'initie guère d'adorer leur corps aux femmes,
Car elles se voient s'éteindre avec lui, tout nous oppose,
Apprends-leur à aller cueillir leur vie dans un jardin de roses,
La coupe d'ambroisie au banquet est apothéose et drogue douce,
Une jouissance exaltée sous les rayons de la lune rousse.

Jalousies et mesquineries édifièrent mon âme,
Ces joutes essoufflées me rangèrent au rang de Dame,
Non pas passive et soumise au sort et au destin,
Mais actrice de ma liberté déjouant les pièges du malin ;
En renaissant à moi-même j'appris à aimer,
Le monde, sans mes chaînes et l'esprit des blés,
La puissance féconde d'une flamme ardente
Gravant pour l'éternité la volupté duelle dan l'attente.

Sororellement,

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Publié le 10 Août 2014

La femme Étrusque, grande oubliée des féministes.

Grande Civilisation oubliée de l'Antiquité, étouffée par les Grecs et les Romains qui étaient leurs rivaux, les Étrusques, qui s'appelaient eux-mêmes Rasna, ancêtres des Toscans, n'ont toujours pas révélé tous les mystères de leurs origines et de leur langue. Ce peuple très religieux, de fins bâtisseurs, astronomes et navigateurs a pourtant largement contribué à l'édification de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques.

L'Étrurie était constituée de 12 villes-états, et le manque d'unité entre elles, face aux Romains, a signé leur perte : les Étrusques auraient été plus doués à l'Art de l'Amour qu'aux stratégies guerrières.

La seule trace que nous ayons d'eux dans l'hexagone est le site de Lattara (Lattes dans l'Hérault, en Languedoc) où des amphores datant du Vème siècle avant JC attestent le commerce des vins avec ce peuple. Ce sont eux qui auraient initié à la viticulture dans le Sud de la France, rien que ça!

Selon les auteurs Grecs et Romains de l'Antiquité comme Posidonios ou Théopompe, les Étrusques étaient connus pour leur mollesse, leurs prétendus gout du luxe, des banquets copieux et leur débauche. Mais, comme nous l'avons vu par ailleurs, je me méfie des sources inquisitoriales​ car l'Histoire est souvent écrite par les vainqueurs.

Nous savons au sujet des femmes Grecques et Romaines qu'elles étaient dépendantes de leurs pères puis de leurs maris, et leurs étaient soumises. Simples maîtresses de maison, nous n'avons rien à leur envier : les femmes plus libres étaient considérées comme des prostituées (du Latin prostituere, exposées au public), donc des femmes de mauvaise vie. D'ailleurs, elles étaient souvent esclaves ou affranchies.

Il en est tout autre de la condition de la femme Étrusque. Avant tout chose, il est important de dire qu'il n'est nulle question, ici, d'un matriarcat. Mon analyse et mon ressenti me font penser à une tradition où il est question de femmes et d'hommes et non de mères et de pères, d’adultes et non de parents. Donc de transmissions et de comportements non infantilisants comme le sont les religions et les sociétés en règles générales. Il est à noter, pour ceux qui comprendront mon clin d'oeil, que certaines femmes Étrusques avaient une activité manuelle qui était le tissage.

Ce qui faisait bondir ceux qui dénoncent leurs moeurs légères, c'est que les femmes Étrusques assistaient aux banquets, souvent sur le même klinè que leurs époux (lit de table, où ils étaient couverts tous deux par le même manteau), mais qu'elles pouvaient, aussi, prendre place à côté de n'importe quel homme, et, surtout, trinquer à la santé de qui elles souhaitaient. La vie publique leur était ouverte, et les jeux et cérémonies, par exemple, ne leur étaient pas interdits. Elles étaient belles à voir, prenaient grand soin de leur corps, et se paraient de bijoux finement stylisés et de belles draperies. Elles avaient des biens propres, un prénom, et donnaient même leur nom à leurs enfants. L'égalité entre femmes et hommes semble donc bien être un pilier de cette Civilisation brillante et raffinée.

Jusqu'à ce jour, l'ouvrage le plus complet que j'ai pu lire sur les moeurs Étrusques et notamment sur la condition des femmes en Étrurie, est "Regards sur la Truphè Étrusque" d'Yves Liébert, docteur ès lettres et sciences humaines, maître de conférences à l'Université de Limoges, enseignant de littérature Latine et d’Étruscologie. Je ne dis pas que les anciens auteurs sont sans intérêt, et que la réputation des Étrusques est infondée : nous ne pouvons étudier qu'eux, puisque nous n'avons rien des Étrusques eux-mêmes, si ce n'est ce que nous apprend ce qu'ils ont laissé dans leurs tombes. Mais il faut prendre en considération le regard misogyne des Grecs et des Romains au sujet des femmes Étrusques, ainsi que leurs rivalités.

Réflexion de pleine lune de la nuit du 9 Aout 2014...

Omphale, reine de Lydie en Asie Mineure, acheta selon la légende comme esclave et soumettra Hercule, héros pour le moins puissant, symbolisant à merveille la force, attribut masculin par excellence, afin qu'il expie un crime. Ce mythe met en scène une inversion des rôles dominant/dominé au sein du couple : Omphale apprendra à Hercule à tisser la laine, l'obligera à se travestir en femme et portera sa peau du lion de Némée en s'armant de sa massue. Comme vous le savez, pour moi, à contrario des Romains et des Grecs, les femmes Étrusques étaient -plus- libres, et c'est un sujet qui me captive. Selon Hérodote, les Étrusques auraient justement émigré de Lydie. Que penser de cette coïncidence? En outre l'omphalos [ὀμφαλός], "nombril, ombilic" représentait chez les Grecs le "nombril du monde", entendre le centre, dont Pausanias nous dit, dans "Description de la Grèce" (livre X - chapitre XVI) "Ce que les Delphiens nomment le nombril est en marbre blanc ; c'est, à ce qu'ils prétendent, le milieu de la terre, et Pindare a dit la même chose qu'eux dans une de ses odes." (livre X - chapitre XVI) représenterait bien plus qu'un point géographique mais un centre spirituel dont l'endroit serait marqué donc par cette pierre après que Zeus ait lâché deux aigles aux points extrême occidental et oriental, laissant tomber cette pierre aux points où ils se rencontraient. On ne peut guère ne pas ce questionner entre ce qui pourrait rapprocher la reine Omphale et l'omphalos, nombril du monde, centre de la terre .....

Comme d'hab, en quête de sens!

Sororellement,

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Mythes Fondateurs, #Symbolisme, #Société

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Publié le 9 Août 2014

Palestine/Israël : des exactions patriarcales dans les deux camps, un point c'est tout ...

Je trouve malheureux de prendre parti aveuglément pour la Palestine, effectivement opprimée par cette guerre certes mais sans garder un esprit critique vis à vis du HAMAS, mouvement islamiste radical et extrémiste, fondé par les frères musulmans. Personnellement, je souhaite mieux aux Palestiniennes qu'un Etat dirigé par les intégristes... C'est oublier les attaques des intégristes au Liban, au Cameroun en Libye, en Syrie, en Irak, sans oublier les Coptes en Egypte ; de la persécution des chrétiens, et autres minorités comme les Yézidis, des viols et "mariages" forcés de ces milliers de filles et de femmes qui subissent ces mouvements et sont converties de force à l'islam, comme ces 200 jeunes filles Nigérianes enlevées par la secte BOKO HARAM. Nous ne pouvons pas ne pas penser encore à Malala, jeune fille Pakistanaise qui a essuyé une tentative d'assassinat par les Talibans parce qu'elle défend le droit à l'instruction des filles ... Ou encore penser à la journaliste Masih Alinejad menacée de mort elle aussi car elle dévoile les Iraniennes ... Que dire des Turques aux quelles il a été conseillé de ne pas rire fort en public? Ou le rapprochement, par les très saints exégètes du Coran, du mortel tremblement de terre à Alger et toutes ces femmes dénudées, en bikini, sur les plages? Qui s'intéresse au sort de ces chrétiennes Irakiennes vendues comme des esclaves au souk de Mossoul? Des exemples, nous en avons par centaine, il suffit de les chercher ; je sais, c'est un long labeur ...

Soyons conscient(e)s que cette coalition "religieuse" et politique en Orient, ne vise pas que les pays musulmans!

Je ne dis cependant pas non plus qu'il faut encenser Israël : faisons de l'humain et de ses droits une priorité, dans les deux camps, sans prendre radicalement partie pour les tortionnaires phallocrates, pour ces exactions patriarcales de sociétés androcentrées, un art de la guerre millénaire, d'un côté comme de l'autre... Mais j'ai la nette impression que c'est bien vu chez les intellectuels et autres humanistes de gauche d'être "du côté du peuple Palestinien colonisé et brutalisé par la guerre que mène Israël" ; c'est pour moi incompréhensible qu'on ne pense pas à l'identique pour le peuple Israélien et qu'on ne se positionne pas contre l'antisémitisme décomplex dont il souffre. Hallucinant de fermer les yeux à ce point!

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Société, #Féminisme, #Religion

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Publié le 8 Août 2014

Quelles origines pour la croix Occitane?

Tiens, ce soir, je tombe en me connectant sur facebook sur le post d'un pasteur Languedocien, Michel Jas, écrivain éclairé et dont la présence est agréable, reconnu dans le milieu du catharisme pour sa rigueur et sa passion en ce qui concerne le sujet.

Ce soir il s'agit d'une croix, la notre, la croix dite occitane (souvent représentée avec une étoile à 7 branches pour les 7 dialectes occitans), Toulousaine ou Languedocienne, "chrisme bouleté" selon l'ami Bertran de la Farge, dont les premières utilisations en héraldique se firent en Provence, dans la dynastie des Bosons (vers l'an mille, avec la croix de Venasque).

Elle a fait couler beaucoup d'encre quant à ses origines : croix grecque encore dite pattée, dont les boules de l'extrémité des branches ramèneraient aux douze apôtres ou aux mois de l'années, croix de l'église Copte d'Alexandrie, ou du grand Patriarcat de Constantinople.

La croix Nestorienne utilisée par l'église assyrienne est frappante de ressemblance elle aussi, comme vous pourrez le remarquer...

Alors, et vous, qu'en pensez-vous? Orient et Occident bercés, là, par un même symbolisme chrétien ... Une pensée pour les chrétiens d'Orient et autres minorités comme les Yézidis en Irak, minorités dont les femmes sont violées -nous l'avons vu, le viol est une arme de guerre massive- et forcées de se convertir à l'islam afin de se "marier". Alors oui, une pensée pour toutes, tous ces persécuté(e)s injustement oubliés du reste du monde...

Sororellement,

Croix Nestorienne utilisée par l'église Assyrienne.

Croix Nestorienne utilisée par l'église Assyrienne.

Croix du Sud ou croix d'Agadez "Barchakéa"

Croix du Sud ou croix d'Agadez "Barchakéa"

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Occitanie, #Symbolisme, #Société

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