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Publié le 3 Décembre 2014

Berthe-Corinne Le Barillier (Jean Bertheroy) , "Sémiramis".

Ce n'était pas assez d'étendre son empire
Des rives de l'Euphrate au fleuve Etymander ;
Ce n'était pas assez de conquérir la mer
Et de fertiliser le pays de la myrrhe.

Il lui fallait encore des palais de porphyre,
Des jardins suspendus sous les feux du soleil,
De gigantesques tours dont le dôme vermeil
Captive les rayons de l'astre qui s'y mire.

Il lui fallait des lacs au bord des quels le soir,
Charmeresse lascive elle venait s'asseoir,
Quand sa voix se mêlait à celle du zéphyre ;
Alors elle rêvait qu'accélérant leurs pas
Les plus beaux fils d'Asie accouraient dans ses bras
Avec des élans de satyre.

***

Car elle était la femme aux désirs invaincus.
Dercéto qui l'avait, au souffle de Bélus,
Engendrée en la nuit profonde
Avait mis dans son âme et jeté dans son sang
Le germe du génie indomptable et puissant
Qui devait étonner le monde.

A son pouvoir sans nom rien n'avait résisté :
Elle avait tout sondé, tout refait, tout tenté,
Créé des forts et des royaumes ;
Elle avait dominé les peuples insoumis,
Et devant sa grandeur ses plus fiers ennemis
S'effaçaient comme des fantômes.

Et quand elle attirait sur son coeur triomphant
Le Chaldéen nubile ou le Médique enfant
Le prince ou le soldat farouche,
Nul de de ceux qu'elle avait admis à son baiser
-Philtre que versait l'âme au corps sans l'apaiser-
Ne sortait vivant de sa couche.

***

Pour immortaliser leur rêve souverain
D'autres s'étaient taillés dans le marbre ou l'airain
Une impérissable statue ;
Mais elle, qui changeait toute chose à son gré,
Dédaignait de sentir d'un contour mesuré
Sa gloire immense revêtue ;

Et s'attaquant au sol d'un gigantesque mont,
Elle ordonna qu'il prit la forme de son front,
Le galbe de son corps splendide ;
Et le mont ébauché projeta sous le ciel,
En face des splendeurs étranges de Babel,
L'ombre de la reine Abbasside !...

***

Maintenant des chacals sont errant en ces lieux
Et plus rien ne survie aux jours de Babylone :
Une arcade brisée, une antique colonne
Rappellent tristement le lointain glorieux.

Des herbes ont poussé sur le terrain crayeux
Où jadis s'élevaient les temples de délices ;
Et, louches instruments des suprêmes justices,
S'y promènent en paix des scorpions hideux.

Sémiramis est morte et mort Sardanapale ...
A peine voyons-nous encor leur face pâle
Dans la nuit du passé se dresser à nos yeux ;

Car rien n'est éternel ni l'orgueil ni la gloire,
Et les voyant si grands, la décevante Histoire
Doute des Héros et des Dieux !

Sororellement,

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Publié le 14 Août 2014

"A Secret", Fred Appleyard
"A Secret", Fred Appleyard

Alors voilà, cela fait des mois voir des années que je potasse, ou que j'étudie -par curiosité- si vous le préférez, le christianisme tout en gardant un regard critique quant aux fêtes religieuses qui nous ont été imposées sur le calendrier, fêtes et symbolismes souvent empruntés au paganisme, c'est à dire à des cultes plus anciens, que l'on retrouve notamment en Egypte, Grèce ou Rome Antique (donc en Étrurie aussi) , voir chez les anciens Celtes. Il me vient l'envie de partager le fruit de ce travail de recherches et d'analyse, que je mettrai à jour au fur et à mesure que le courage me prendra, c'est laborieux comme tâche! Espérant que vous partagez mon plaisir ;-)

6 Janvier, l'Epiphanie. Oui, c'est bien le jour où l'on se partage la galette, et ce serait une tradition qui remonterait à la Rome Antique où l'on tirait de véritables fèves en l'honneur de Saturne ; les Romains célébraient aussi à cette période Janus, dieu à double face, celui qui regarde en avant et vers l'arrière, dieu du commencement et des fins, dieu des portes ! L'épiphanie/théophanie (de "théo" dieu et "phan" apparaître) célèbre désormais Jésus visité par les Rois Mages venus d'Orient afin d'offrir l'or, la myrrhe et l'encens ; simples mages [μάγοι], la tête dans le ciel étoilé, ils ne deviendront rois qu'à partir du IIIème siècle sous la plume de Tertullien, écrivain Carthaginois issu d'une famille Berbère, devenu théologien et Père de l'église, luttant activement contre le Paganisme et le Gnosticisme, même chrétien. Mais il existait aussi une épiphanie [Ἐπιφάνεια] d’Apollon à Delphes (c'est à dire son arrivée), représentée sur le fronton Est de son Temple selon Pausanias. Avant le IVème siècle l'on célébrait aussi Noel à cette date...Oui, les Rois-Mages auraient bien suivi une étoile pour trouver l'enfant, et, pour l’anecdote entre le 1er et le 6 Janvier nous pouvons voir, si nous observons le ciel, une pluie d'étoiles filantes dans la constellation du Bouvier, si chère aux cathares, les "quadrantides". L'épiphanie correspond au début du carnaval ["carnaval" est issu du latin "carnelevare" ("carne" viande et "levare" enlever), signifiant "entrer en carême", le carnaval débutant le 6 Janvier pour l’Épiphanie (célébrant JC visité par les Rois Mages) et s'arrête le mardi gras, où tout est permis, veille du début du carême. Cette fête hautement populaire serait donc rythmée par les croyances et un calendrier "saint" chrétien]. Carnaval, carnelevare, enlever la viande, donc ne plus manger de viande? Je n'en suis pas si sûre. On peut avoir une autre lecture, du moins, moi j'ai la mienne. Ôter la viande, la chair, pourrait autant exprimer le trépas, le dernier souffle, la mort physique. Quitter son corps pourrait aussi revêtir un sens plus symbolique ou spirituel : mourir à soi-même, transcender les appétits mondains, l'égo, les pulsions charnelles afin de voir évoluer sa psyché loin des obligations et moeurs purement matérielles, vers une foi plus profonde ou la sagesse, la méditation, le détachement. Ainsi, "quitter son corps" ou s'en détacher symboliquement pourrait être, aussi, une définition littérale de carnelevare. Une ascèse, mais là encore, à ne pas entendre au sens religieux mais philosophique voir poétique, terme emprunté au terme grec originel askêsis «exercice», qui s'appliquait à de nombreuses disciplines dont l'athlétisme, aux métiers ainsi qu'aux arts. En Egypte Antique, cette période correspond à la célébration la crue du Nil fertilisant les semences, et à celle du dieu Rê, le soleil, le feu divin.

2 Février, la Chandeleur ou purification chez les chrétiens car Marie, comme toute mère Juive, devait offrir un sacrifice 40 jours après l'accouchement pour le "rachat de son premier né", car "dieu" avait épargné les premiers nés Hébreux lorsqu'il avait infligé les dix plaies d'Egypte aux Égyptiens. Purification qui doit être effectuée avant la présentation de Jésus au Temple... Le vocable "chandeleur" nous vient du mot chandelle et l'origine de la fête est païenne ; elle était donnée en l'honneur du dieu Pan pour les Lupercales, les Romains parcourant les rues en agitant des flambeaux. Lupercale est aussi le nom de la grotte qui aurait abrité la louve ayant allaité Romulus et Rémus au pied du mont Palatin, mythe fondateur de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques. Leur mère, Réa Sylva, vestale, fut condamnée car elle avait fait voeux de chasteté et devait rester pure pour veiller sur le feu sacré du Temple. Leur nourrice sera Acca Larentia, parfois assimilée à une prostituée comme le sont souvent les femmes libres dans l'antiquité Gréco-Romaine. Acca Larentia, déesse chthonienne (ou tellurique, divinité ancienne) qui fut elle même rapprochée de la déesse Angérona. Mais chez les Celtes aussi, on fêtait Imbolc, célébrant la fertilité deBrigit, déesse mère, soeur et filles des dieux, veillant à l'inspiration, à la guerre ainsi qu'à la guérison : rite de purification de la fin de l'hiver et du renouveau de la vie, les jours rallongeant à cette période. C'est donc, depuis des temps anciens, une fête de la lumière et de la purification.

25 Mars l'Annonciation. L'annonciation, qui préfigure la naissance du Christ, est souvent représentée par l'archange Gabriel offrant un lys, symbole de pureté, de virginité, à la Vierge Marie. Or ces représentations ne seraient que tardives, suivant l'introduction du lys en France par les Croisés revenus de Moyen Orient. Cette fleur avait déjà une forte valeur symbolique et le catholicisme en fit l'attribut de la Vierge Marie. Mais ce qui est saisissant c'est que dans la mythologie Romaine, Junon, reine des dieux et déesse du mariage, enfanta Mars (nom, comme vous pourrez le constater, du premier mois du Printemps) sans l'aide de son brutal époux Jupiter grâce à un lys enchanté que lui aurait offert la déesse Flore, sur un simple contact, ; en bref, par l'opération du Saint-Esprit! Selon la mythologie Grecque, le lys serait issu du lait pur d'Héra (Junon chez les Romain), donc, nous l'avons vu, mère du ciel, reine des dieux, Héraclès la tétant avec tant de force que deux goûtes tombèrent, l'une dans le ciel, formant la voie lactée, et l'autre sur terre, créant ainsi le lys immaculé. C'est enfin la période de l'équinoxe de Printemps, date à la quelle la journée est égale à la nuit, mais nous reviendrons avec la fête de Pâques.

Pâques est la fête chrétienne la plus importante, elle célèbre la résurrection de Jésus après sa passion [du latin passio du verbe patior c'est à dire souffrir, endurer ; nous parlerons d'endura, vocable occitan définissant l'ascèse très stricte et rituelle observée par celles et ceux qui demandaient le consolament, c'est à dire le baptême spirituel par imposition des mains, chez les chrétiens dits cathares.] Sa date est fixée au premier dimanche qui suivra la pleine lune après le 21 Mars, date de l'équinoxe de printemps. Il ne faut pas la confondre avec la Pessa'h (Pâque) Juive au cours de la quelle on commémore l'exode des Juifs hors d'Egypte. Mais cette résurrection n'est pas une tradition, un culte nouveaux. Les anciens Celtes célébraient par exemple Ostara, symbolisant le renouveau de la nature après la longue période hivernale. La vie après la mort en somme, alors qu'en équinoxe la nuit et le jour sont d'égale durée. C'est la période où l'on sème dans les champs, où les animaux font leurs parades amoureuses. Le nom anglais de cette fête est Easter, d'une ancienne déesse anglo-saxonne, Ēostre -pour l'équinoxe de printemps le soleil se lève exactement à l'est, east en anglais-, que nous pouvons rapprocher de la Babylonienne et Assyrienne Ishtar, encore Inanna chez les Sumériens ou de la Phénicienne Astarté, déesse duelle, insufflant la vie et de la mort, maîtresse en amour comme à la guerre. L'un des symboles de cette déesse est l'étoile, celle de vénus, brillant le matin et le soir, l'étoile du berger, en réalité une planète, l'astre le plus brillant après la lune et le soleil. Rien à voir à priori mais à cette période de l'année, tous les 24 Mars, les Galles, prêtres de Cybèle, déesse Phrygienne, s'émasculaient à l'occasion des sanguinarias, célébrant ainsi la puissance de la déesse qui, dans un excès d'amour éperdu rendit fou Attis qui se castra.

L'Ascension quant à elle, célébrée 40 jours après Pâques, marque, dans la tradition chrétienne, l'élévation de Jésus vers le ciel. Les anciens Celtes célébraient Beltaine, fête ou le feu tient une place sacrée, purificatrice, nourri d'offrandes aux dieux. A cette date, les beaux jours s'annoncent, passant de la saison sombre à la saison claire, le soleil réchauffe la terre fertilisée par ses rayons, faisant naître les premières fleurs ; le voile entre ce monde et le monde céleste est fin, propice aux rencontres avec des êtres surnaturels. Selon la légende, Le roi Arthur et sa demi-soeur, la fée Morgane s'uniront une nuit de Belataine et concevront Mordred, qui donnera la mort des années plus tard à son père, souhaitant siéger sur son trône. Les Romains quant à eux célébraient la déesse Flore (Chloris chez les Grecs) avec les floralies ou jeux floraux, célébrant la floraison, et, pour l'anecdote, l'une des plus vieilles sociétés savantes d'Europe est l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse, qui fut fondée par des troubadours Languedociens après la Croisade contre les Albigeois ou cathares, où sont encore aujourd'hui primés de talentueux poètes.

24 Juin Saint Jean le Baptiste ou Saint Jean d'été. Jean là est un prophète, ascète du désert, ayant annoncé la venue de Jésus, et la tradition chrétienne nous dit qu'il baptisait d'eau au bord du Jourdain. Pour la Saint-Jean, on danse autour des feux de joie, rite qui permettait, dans les anciennes croyances, de bénir les moissons. Cette date n'est pas anodine, c'est celle du solstice d'été, Litha chez les anciens Celtes, journée la plus longue de l'année, le soleil étant à son zénith. La déesse est enceinte du dieu qui va naître à Yule, autre sabbat mineur, pour le solstice d'hiver. Moment propice pour célébrer l'amour et la prospérité des récoltes Les Romains célébraient Fortuna (Tyché chez les Grecs), déesse de la chance et du hasard ; elle est la divinité de la destinée comme les Parques, distributrice des biens et des évènements, mais aussi déesse du passage. Fors (fortuit) comme Fortuna dériveraient de la même racine indo-européenne que le verbe ferre, "porter" "donner". En Mésopotamie aussi, où l'on célébrait Tammuz/Dumuzi, dieu de la végétation, symbolisant la mort et la renaissance de la nature, berger devenu l'amant d'Inana/Ishtar qu'il remplace aux enfers.

15 Aout assomption.

1 Novembre toussaint

25 Décembre noel

27 Décembre saint jean l'évangéliste

Pâques/ascension

La croix

La colombe

Sororellement,

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Religion, #Spiritualité, #Symbolisme, #Mythes Fondateurs, #Manipulation

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Publié le 11 Août 2014

Déclamation [Droit de réponse de Psyché-Ψυχή]

Fille d'un Roi, et pourtant louée pour ma grâce,
Je ne trouve guère d'époux et les heures passent,
Sans que je trouve bonheur, au grand désarroi de mon père,
Méprisée par mes deux soeurs, je suis une solitaire.
Aphrodite, de ma grande beauté envieuse,
Fera de moi sa rivale au miroir, aventureuse,
Et m’enverra son fils afin de me punir,
Jubilant de me faire grande peine et de me voir souffrir.

Mais la flèche décoche et cet Eros pourtant si crédible,
De moi s'éprend et l'amour changera de cible,
Une passion aveugle irradie alors le dieu,
En fin stratège il s'adonne au jeu amoureux ;
Sa mère vengeresse complote et me met à l'épreuve,
Pensant que le temps parachèvera son oeuvre,
Que les déboires finiront par me désespérer,
Et que nul sentiment, à sa fureur, ne pourra résister.

Ma curiosité me met, hélas, en bien mauvaise posture,
Ailée par mes sens j'ai foi en cet amour clair-obscur,
Et aussi laborieuse soit la tâche j'y consens de bon aloi,
M'importe peu cette être divin infâme et sa loi,
Je m'affaire pour celui que j'aime et dans son palais,
Il me remet son âme et de me délier de mon passé me permet ;
Mais le courroux du panthéon se fait entendre,
Faire bénir notre union ne sera pas chose tendre.

Aphrodite la beauté que tu loues est mortelle,
Elle trépassera jusque dans la tombelle,
L'histoire qui est la mienne voile l'immortalité de l'âme,
N'initie guère d'adorer leur corps aux femmes,
Car elles se voient s'éteindre avec lui, tout nous oppose,
Apprends-leur à aller cueillir leur vie dans un jardin de roses,
La coupe d'ambroisie au banquet est apothéose et drogue douce,
Une jouissance exaltée sous les rayons de la lune rousse.

Jalousies et mesquineries édifièrent mon âme,
Ces joutes essoufflées me rangèrent au rang de Dame,
Non pas passive et soumise au sort et au destin,
Mais actrice de ma liberté déjouant les pièges du malin ;
En renaissant à moi-même j'appris à aimer,
Le monde, sans mes chaînes et l'esprit des blés,
La puissance féconde d'une flamme ardente
Gravant pour l'éternité la volupté duelle dan l'attente.

Sororellement,

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Publié le 10 Août 2014

La femme Étrusque, grande oubliée des féministes.

Grande Civilisation oubliée de l'Antiquité, étouffée par les Grecs et les Romains qui étaient leurs rivaux, les Étrusques, qui s'appelaient eux-mêmes Rasna, ancêtres des Toscans, n'ont toujours pas révélé tous les mystères de leurs origines et de leur langue. Ce peuple très religieux, de fins bâtisseurs, astronomes et navigateurs a pourtant largement contribué à l'édification de Rome, dont les trois premiers rois furent Étrusques.

L'Étrurie était constituée de 12 villes-états, et le manque d'unité entre elles, face aux Romains, a signé leur perte : les Étrusques auraient été plus doués à l'Art de l'Amour qu'aux stratégies guerrières.

La seule trace que nous ayons d'eux dans l'hexagone est le site de Lattara (Lattes dans l'Hérault, en Languedoc) où des amphores datant du Vème siècle avant JC attestent le commerce des vins avec ce peuple. Ce sont eux qui auraient initié à la viticulture dans le Sud de la France, rien que ça!

Selon les auteurs Grecs et Romains de l'Antiquité comme Posidonios ou Théopompe, les Étrusques étaient connus pour leur mollesse, leurs prétendus gout du luxe, des banquets copieux et leur débauche. Mais, comme nous l'avons vu par ailleurs, je me méfie des sources inquisitoriales​ car l'Histoire est souvent écrite par les vainqueurs.

Nous savons au sujet des femmes Grecques et Romaines qu'elles étaient dépendantes de leurs pères puis de leurs maris, et leurs étaient soumises. Simples maîtresses de maison, nous n'avons rien à leur envier : les femmes plus libres étaient considérées comme des prostituées (du Latin prostituere, exposées au public), donc des femmes de mauvaise vie. D'ailleurs, elles étaient souvent esclaves ou affranchies.

Il en est tout autre de la condition de la femme Étrusque. Avant tout chose, il est important de dire qu'il n'est nulle question, ici, d'un matriarcat. Mon analyse et mon ressenti me font penser à une tradition où il est question de femmes et d'hommes et non de mères et de pères, d’adultes et non de parents. Donc de transmissions et de comportements non infantilisants comme le sont les religions et les sociétés en règles générales. Il est à noter, pour ceux qui comprendront mon clin d'oeil, que certaines femmes Étrusques avaient une activité manuelle qui était le tissage.

Ce qui faisait bondir ceux qui dénoncent leurs moeurs légères, c'est que les femmes Étrusques assistaient aux banquets, souvent sur le même klinè que leurs époux (lit de table, où ils étaient couverts tous deux par le même manteau), mais qu'elles pouvaient, aussi, prendre place à côté de n'importe quel homme, et, surtout, trinquer à la santé de qui elles souhaitaient. La vie publique leur était ouverte, et les jeux et cérémonies, par exemple, ne leur étaient pas interdits. Elles étaient belles à voir, prenaient grand soin de leur corps, et se paraient de bijoux finement stylisés et de belles draperies. Elles avaient des biens propres, un prénom, et donnaient même leur nom à leurs enfants. L'égalité entre femmes et hommes semble donc bien être un pilier de cette Civilisation brillante et raffinée.

Jusqu'à ce jour, l'ouvrage le plus complet que j'ai pu lire sur les moeurs Étrusques et notamment sur la condition des femmes en Étrurie, est "Regards sur la Truphè Étrusque" d'Yves Liébert, docteur ès lettres et sciences humaines, maître de conférences à l'Université de Limoges, enseignant de littérature Latine et d’Étruscologie. Je ne dis pas que les anciens auteurs sont sans intérêt, et que la réputation des Étrusques est infondée : nous ne pouvons étudier qu'eux, puisque nous n'avons rien des Étrusques eux-mêmes, si ce n'est ce que nous apprend ce qu'ils ont laissé dans leurs tombes. Mais il faut prendre en considération le regard misogyne des Grecs et des Romains au sujet des femmes Étrusques, ainsi que leurs rivalités.

Réflexion de pleine lune de la nuit du 9 Aout 2014...

Omphale, reine de Lydie en Asie Mineure, acheta selon la légende comme esclave et soumettra Hercule, héros pour le moins puissant, symbolisant à merveille la force, attribut masculin par excellence, afin qu'il expie un crime. Ce mythe met en scène une inversion des rôles dominant/dominé au sein du couple : Omphale apprendra à Hercule à tisser la laine, l'obligera à se travestir en femme et portera sa peau du lion de Némée en s'armant de sa massue. Comme vous le savez, pour moi, à contrario des Romains et des Grecs, les femmes Étrusques étaient -plus- libres, et c'est un sujet qui me captive. Selon Hérodote, les Étrusques auraient justement émigré de Lydie. Que penser de cette coïncidence? En outre l'omphalos [ὀμφαλός], "nombril, ombilic" représentait chez les Grecs le "nombril du monde", entendre le centre, dont Pausanias nous dit, dans "Description de la Grèce" (livre X - chapitre XVI) "Ce que les Delphiens nomment le nombril est en marbre blanc ; c'est, à ce qu'ils prétendent, le milieu de la terre, et Pindare a dit la même chose qu'eux dans une de ses odes." (livre X - chapitre XVI) représenterait bien plus qu'un point géographique mais un centre spirituel dont l'endroit serait marqué donc par cette pierre après que Zeus ait lâché deux aigles aux points extrême occidental et oriental, laissant tomber cette pierre aux points où ils se rencontraient. On ne peut guère ne pas ce questionner entre ce qui pourrait rapprocher la reine Omphale et l'omphalos, nombril du monde, centre de la terre .....

Comme d'hab, en quête de sens!

Sororellement,

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

Hercule aux pieds d'Omphale, Gustave Boulanger.

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Rédigé par Cicne&Ròsa

Publié dans #Féminisme, #Mythes Fondateurs, #Symbolisme, #Société

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Publié le 20 Avril 2014

Damnare [Droit de réponse de Lilith]

Je suis, aux yeux des Pères, l’infâme, la tentatrice,
L'impure infanticide et la mère de tous les vices,
Celle qui mène l’âme des hommes vers la perdition,
Grande enchanteresse et maîtresse en séduction,
Qui puise ses forces obscures dans les racines du mal,
Mais j’enhardis divinement le féminin et ouvre le bal,
Des introversions éclatantes et r-évolutionnaires,
Je suis celle qui prédit les grands changements sur la terre.

Ainsi les femmes dans le plus grand secret m'évoquent,
Et de l'Une à l'Autre, enlysée, je suis univoque,
Répondant aux éléments telluriques ou éthérés,
Je suis grande prêtresse aux écheveaux de la destinée,
Ennemie originelle de la cruelle et perfide Rome,
Le prodigue est fils du Roi en mon royaume,
Et j'inspire les êtres sur les chemins authentiques,
Guide et psychopompe des individualités hérétiques.

Jamais je n'ai dévoré, par gout du sang, les enfants,
J'éloigne le mensonge des faux oracles et charlatans,
Et je veille sur les métamorphoses intérieures,
Des filles sur le fil de Psyché, divinité supérieure,
Afin qu'elles conduisent leur vie sous le soleil,
Gardiennes du prisme du Temple arc-en-ciel,
Pacifiées mais rebelles à l'ordre établi par le mâle,
J'initie et instigue au contre sort de la kabbale.

Première femme, faite d'argile, tout comme Adam,
Insoumise, je jouis d'une réputation abolissant,
L'égalité des humains face à la création du Monde,
J'octroie courage et force par les entrelacs de mes ondes,
Aux damnées qui déploient leurs ailes et dont coulent les larmes,
Subissant le joug du patriarcat, je bénie leurs armes,
Afin qu'elles conquièrent pas à pas sur le terrain de guerre,
Leur liberté et leurs droits édifiant l'Utopie pierre après pierre.

Je préside à la Justice et révèle la voûte céleste,
De celles qui ne retourneront pas leur veste,
Pour un peu de pouvoir ou de volupté,
Je suis lune, terre, mer et féminin sacré,
Endiablée quand la violence s'en mêle,
Bien plus qu'un mythe, je suis le réel,
De millions de femmes en marche vers la libération,
Combattant l’oppresseur pour leur évolution.

Sororellement,

Illustration, "Lady Lilith" Dante Gabriel Rossetti.

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Publié le 18 Mars 2014

Le Printemps s'en vient [Droit de réponse de Flore]

Je suis ode à la vie, la rayonnante à la gorge laiteuse,
Les lèvres pourpres ou rose tendre, audacieuse,
Non pour le plaisir de la chair mais pour celui de rire,
Regarder la nature s'éveiller doucement, et revivre,
Après le long repos hivernal et la stagnation profonde,
Le soleil étend désormais les bras et ses merveilleuses ondes,
Pour que les couleurs pales resplendissent de mille éclats,
Et que dansent les pétales et corolles sur un alléluia.

Satanée Rome antique faisant de moi une courtisane,
Seules les initiées à mon culte sauront lire les arcanes,
De la résurrection dont il est question à mes fêtes,
Je suis lune et l'autre parmi les astres, du ciel la conquête,
Et je pourfend la mort de ma lame tranchante,
Panse avec les simples la douleur lancinante,
Des corps célestes se relevant de la guerre et du trépas,
Grâce aux incantations des sorcières et des fées des bois.

Nul ne dit que Zéphyr n'avait point mon consentement,
Quand il m'enleva pour faire de moi son épouse, librement,
Ou si, comme le veut la légende il vit en moi une femme publique,
Prostituée vouant son corps-objet facile à l'étreinte alchimique,
Des dieux dominateurs s'éprenant d'une simple mortelle,
Faisant des femmes des filles mineures, sous leur tutelle,
Ils m'impotent peu car mes racines sont en Rome ancienne,
Celle que les Étrusques ont édifiée, belle et souveraine.

A Toulouse où l'on célèbre encor le Trobar on me vénère,
Pour l'ancienne Académie des Jeux Floraux je suis l'altière,
Et les trobadors des temps modernes ressortent leur plume,
Louant la nostalgie de la grâce et les humides brumes,
Qui se lèvent aux Printemps quand l'astre diurne les pénètrent,
Laissant courir jaune d'or et rouge sang sur les vagues champêtres,
Et embrasent le coeur de toute choses en un opus commun,
Dont les nymphes se font l'écho, chantant sous les embruns.

Et la nuit et le jour, voici donc qu'ils se joignent,
En un cercle parfait tel un yin et un yang,
Il est temps de préparer l'équinoxe de printemps,
De clore le cycle en célébrant le premier jour de l'an,
Où les heures filent dans la durée parfaitement équitable,
Je suis celle qui dans les sabliers rajoute le sable,
Pour que ce clair-obscur ne dure qu'un instant fécond,
Laissant emprunter aux héroïnes l'escalier en colimaçon.

Sororellement,

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Publié le 14 Mars 2014

Noli me tangere [Droit de réponse de Myriam de Magdala]

Je suis l'amante, l'inconsolée, la madone et la catin,
L'initiée au culte des mystères, le saint des saints,
Celle qui fit face aux Romains sur le chemin de croix,
Qui ne trouve grâce aux yeux des hommes de la Loi,
Mon Rabouni dont je suis disciple et belle âmie,
Fut par delà les cieux mon intime envie,
Ce fils de dieu dédicant à l'amour sur son sillage,
Grand commandeur des anges, des astres et des sages.

Ma paroles et mes louanges sont fleurs bleues,
Que ma beauté sereine et sauvage transcende,
Couverte d'or et de joyaux scintillants,
Je me consume de mille feux dévorants,
Mon âme, déchaînée, au quatre directions,
Des vents déshonorants la folle Passion,
Du Christ supplicié et condamné à mort,
Trahi par les siens et condamné à tort.

Au désert mes compagnes Lilith et Salomé,
Lèvent leur voile rouge sur l'infernale réalité,
Celle des Justes sous le joug de la perversion,
Ô, prophétesses des sables, levez cette malédiction,
Qui rend aphone face aux perfides malveillances,
Et impuissante sans le sang pur de l'espérance ;
Ils ont crucifié mon Roi, celui que j'attendais,
Le visage entre les mains dans les jardins d’Éternité.

Le choeur des anges m'est tristement familier,
Je m'y suis consacrée à trop voir ma peine ruisseler,
Je ne me repens de rien, je n'ai pas commis de faute,
Mais j'erre du soir au matin la pluie filant entre les notes,
Des mélopées célestes des âmes exilées sur une île,
Celle des bonne gens souffrant, l'écume de l'amère entre les cils ;
Je suis Une et bénie entre toutes les femmes,
Le paraclet ondoyant sur moi a posé sa flamme.

Qu'importe alors que je sois la mère ou la fille,
L'épouse, la soeur, l'apôtresse ou sa seule famille,
Il a su en un regard revenir sur le Temple perdu,
Celui de l'apocalypse annonçant les anges déchus,
La jalousie des hommes n'est que feinte,
En réalité ils me haïssent, pour l'étreinte,
Celle que jamais ils n'auront en un frisson,
Qui entrelace les battements de coeurs au diapason.

Sororellement,

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Publié le 11 Mars 2014

Sang Royal [Droit de réponse d'Aliénor d'Aquitaine]

Alors que mon aïeule Languedocienne m'a légué la violette,
Le souffre m'embaume car aux hommes je vole la vedette,
Et si personne ne sait guère y lire le mercurius,
C'est que je règne en d'autres coutumes et us,
Un palais fait d'or noir aux jardins d'espérance,
Je suis la Reine, la grande Éléonore de France,
Celle que les dévots auraient pu condamner pour hérésie,
Mais, ô grands dieux, j'ai su tenir les rennes de ma vie.

La terre fertile et les eaux cristallines ont béni mon âme,
Chevauchant la vallée bercée par la danse des flammes,
Puissance et beauté auréolent de gloire mon nom,
Noblesse et patience sanctifient mon bleu d'horizon.
Ma légende est telle que les Rois se bousculaient pour un instant amantin,
Et virent en l'éclat de ma sombre prunelle l'étoile du matin,
L'éblouissante Vénus aux reflets roses et cuivrés,
Aux sens électriques et à l’envoûtante mélopée.

Mes racines s'entrelacent dans le Sud, je suis une Occitane,
Qui enrichit le Trobar à mille lieues du monde profane,
Du nectar de la voie lactée des poètes à l'aérienne vocalise,
Dans mes salons l'on ne prie ni crie, mais l'on devise,
Ma cour d'Amor d'un renom qui n'est plus à prouver,
S'est faite à l'ombre des tours et détours d'un ostal fortifié,
Et j'ai vu naître les premières grandes cathédrales gothiques,
L'architecture, autre art sacré par vagues amnésiques.

Soeurs d'armes il me plait de partir en Croisade suivie,
Par celles et ceux de mon peuple pourfendant l'ennemi,
Ou avivant mes passions et protégeant mes intérêts,
Aussi fidèlement que si nos sangs étaient mêlés.
Je manie l'épée pus finement que les fils de Pendragon,
Et le verbe aussi sûrement que les Amazones,
Le plaisir de combattre se transmet haut le coeur
Quand il s'agit de protéger et de défendre ses soeurs.

Pour m'être rebellée je perdis 16 ans de ma vie en prison,
Peine levée par mon bien aimé fils Richard au Coeur de Lion,
Scandaleuse et séductrice sont des traits qui souvent reviennent,
Quand il est question de l'insoumise et indomptable Reine,
Mes affaires de coeur semblent primer dans l'Histoire sur mon courage,
Déterrez donc mes qualités afin de me rendre hommage,
Faites de moi une femme libre et ambitieuse à souhait,
Ayant transmis la fougue et l'appétit de la vie au peuple Français.

Sororellement,

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Publié le 11 Mars 2014

Le chant du cygne [Droit de réponse de Léda&Némésis]

-Je suis l'obscure, l'absente, la fille de la nuit,
Justicière impactant bruyamment sur vos vies,
L'implacable vengeresse des crimes inhumains,
Scrutant inlassablement vos penchants malsains,
Et je rétribue équitablement à bonne ou mauvaise fortune,
L'on m'évoque par l'air et l'eau les soirs de pleine lune,
Afin de redresser le sort d'un être malchanceux
Ou de rendre clairs quelque déboire amoureux.

-Je suis la lumineuse, la présence, la grâce solaire,
Peintres et poètes romantiques fascinés par mon éther,
Brodent autour d'une histoire vielle comme le monde,
Qui aurait certainement rougit les foudres d'Esclarmonde,
Celle d'un dieu s'éprenant d'une simple mortelle,
Qui ne se soumet point à sa loi et se rebelle,
Et se retrouve fixée, éternelle, dans la voie lactée,
Ayant fui avec empressement afin de trouver la paix.

Némésis, tu combats aussi escroquerie et boniment,
Gloire aux Cieux qui t'ont vue naître, de Nyx ou d'Océan,
Mais au fond des âges importe peu ta parentelle,
Zeus n'a guère besoin d'eux pour te trouver fort belle,
A une incessante course il se presse à ton corps et tes pieds,
Oubliant même l'art consistant à te laisser respirer,
Ce jeu de plaintes et d'intimidations est harcèlement,
Sinon toi, qui peut le punir d'être aussi violent?

-Léda, en effet, Zeus nous poursuit depuis la nuit des temps,
Pour nous faire siennes, c'est humiliant et lassant,
Rien d'un beau mythe, c'est une tragédie féminicide,
Mais les gynécées sont des maisons closes aux remous acides,
Encerclant les femmes et leurs idées au minimum vital,
Une prison dorée pour l'univers microcosmique de leur mental,
Insidieusement dociles et soumises au sexe dit fort elles errent,
En Etrurie plutôt qu'en Grèce et Rome elles auraient pu s'y soustraire.

L'Oeuf nait de deux et un est un trois, maxime des alchimistes,
Nous fumes toutes deux l'ombre de l'une, pacifistes,
Quand nous aurions dû guerroyer pour notre dignité,
Au fil de ces entrelacs plutôt que gagner l'éternité,
Sans l'une et l'autre Troie n'aurait pas eu sa place,
Dans les manuels répartis dans le temps et l'espace,
Et la beauté d'Hélène aurait jouit d'un autre renom,
Si nous avions mis, alliées, nos âme au diapason.

Sororellement,

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Publié le 9 Mars 2014

Suspens [Droit de réponse de Πενθεσίλεια-Penthésilée]

Les trois angles du prisme laissent passer les rayons,
Des flammes solaires qui dansent lentement sur mon front,
Et mon âme s'élève vers mes soeurs éclatantes,
Quand, enchanteresses, nous évoquons Rhadamanthe ;
Qu'il en soit ainsi, car je suis de divine naissance :
Initiée à l'Art de la guerre, par l'épée se transmet la puissance,
Que m'a légué mon père Arès, le tempestueux,
Respecté et craint à la fois au plus haut des cieux.

Reine parmi les Reines, preuse, mes armes au cygne,
Révélant l'étendue de mes dons et talents est un signe,
De reconnaissance face au plaidoyer des coeurs purs,
Et la vaillance passionnée de celles combattant en armure,
N'a d'égale que l'ondulation de notre beauté provocante,
Portée aux nues par quelques rimes désespérées et piquantes,
Car si les artistes nous louent, d'autres nous tiennent en disgrâce :
Des femmes libres et émancipées, un mythe qui les agace.

Mais il ne faut pas croire que nous oeuvrons par mépris,
Ainsi se lisent nos serments, nous ne désavouons que la misogynie,
Non pas que nous haïssions les hommes qui seraient nos rivaux,
Mais nous déracinons les maux et en faisons nos égaux,
Afin que la concorde règne et que cessent les injustices,
Par la lame forgée d'incantations et maléfices,
Jusqu'à sacrifier le galbe de notre sein droit,
Afin de pouvoir manier l'arc et porter le carquois.

Quant à ceux qui confondraient Érinyes et Amazones,
Je dis que la vengeance ne nous anime et les désarçonne .
Si impunément les mâles infériorisent et humilient,
C'est simplemen pour tenir entre eux leurs homélies,
Car souvent, la femme n'est guère malveillante,
Quant elle est pleine d'une liberté fertile et abondante,
Dont elle ne sait elle-même rien faire de répréhensible,
Tant le bonheur partagé de ses espoirs est la cible.

Les arcanes majeures ne dévoileront l'ésotérique tellurisme,
De notre cercle de rébellion qu'à celles enjouées en féminisme,
Car les morsures d'un Fol Amor de nature célestine,
N'épargne pas l'ouvrage du temps des filles de Mélusine,
La noblesse de la joute invitant à s’entre-tuer,
Comme nous le firent, à Troie, Achille et moi-même Penthésilée,
En un regard, un mot et un geste à l'inspiration dramatique,
Ébranlant en l'espace de la magie d'un instant la gloire phallique.

Sororellement,

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